42 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
le 13 décembre dernier, j'ai participé à un colloque sur les POLICES MUNICIPALES, organisé par le Réseau IDEAL. J'y ai évoqué les objectifs d'Aulnay et les méthodes qui nous permettaient d'obtenir de bons résultats.
En attendant d'en avoir le résumé, vous pouvez consultez le programme:
L'année dernière, à la même époque, j'avais fait participé Aulnay à une enquête de victimation. 1600 foyers aulnaysiens répartis sur la commune ont été interrogés par le CNRS. Cette enquête réalisée avec le FFSU, a permis de connaitre ce qu'on appelle le chiffres gris de la délinquance. Car toutes les victimes ne déclarent pas tout aux autorités et seules ce genre d'enquête permet d'approcher la réalité. sa publicatio ninterviendra en février prochain, je vous en reparlerais donc.
En attendant, voici un article du FFSU sur cette enquête: l'enquête de victimation.
voilà une des promesses de campagne de 2001 qui prend forme.
à l'époque, nous nous étions engagés à étudier l'implantation sur la ville d'un système de vidéosurveillance. après une étude minutieuse des autres cas en France, et une étude complète sur Aulnay, nous avons décidé d'en implanter dans les endroits suivants:
les zones commerçantes
les zones scolaires
les zones de transport(exemple de la gare routière)
bien évidemment elles ne filment que la voie publique, toutes les zones privées étant masquées. l'objectif est de protéger les plus faibles des actes de vols avec violence. en effet ce sont le plus souvent les femmes et les jeunes qui se font agresser. en ciblant ces zones, il s'agit de dissuader la présence d'agresseur à leur encontre, le risque étant très diminué dès que l'on sort de ces zones. en effet le risque est surtout lié au potentiel de la zone, moins elle procure de proies, moins elle est fréquentée par les agresseurs.
les images sont conservées cryptées par la police municipale pendant 15 jours pour pouvoir être utilisées par la police en cas de plainte. elles ont alors une valeur juridique que les victimes peuvent faire valoir.
l'installation est en train de se dérouler sur ce mois-ci et tout sera terminé dans 3 ou 4 semaines.
pour ceux qui veulent des explications supplémentaires, n'hésitez pas à demander.
le prochain conseil municipal du 26 janvier commencera comme chaque fois à 21 heures.
l'une des délibérations sera consacré à la signature par la ville d'une convention à propos de l'agenda 21.
il s'agit d'un document que la ville est en train de monter et qui doit décrire ce que la ville va faire dans les prochaines années pour participer au développement durable.
cette démarche est construite en même temps que le plan local d'urbanisme qui doit lui édicter les règles d'urbanisme qui doivent aussi contribuer au développement durable.
je vous préparerais une description complète que je mettrais en ligne apèrs le conseil municipal puisque ce n'est pas encore voter.
J'ai écris un article qui résumait la situation sur cette tragédie, il y a quelques jours. J'ai lu quelques réactions polémiques sur les sites et blogs de certains parents d'élèves. Alors je vais préciser les choses car je n'entends pas que l'on pratique ainsi. On peut être en désaccord sur certains points, pas tous, sans pour autant prendre son interlocuteur pour un imbécile, un ignorant et un irresponsable. Je ne suis aucun des trois et tenter de le faire croire sans droit de réponse sur ces sites et blogs n'est pas honorable.
Tout d'abord, mon article précisait qu'il résumait la situation et non en dressait un portrait très précis. Il avait pour but de tenir au courant de ma position actuelle. Il y a sur internet, beaucoup d'information bien faite sur ce sujet, je n'ai pas la prétention de le faire.
En premier lieu, je connais bien le dossier même si je n'écris pas des lettres de soutien au bon moment comme d'autres. Mais l'action ne nécessite pas toujours qu'on en fasse étalage comme pour se justifier. Mon action est interne à la ville, interne à la majorité municipale, et en relation avec le Maire. C'est ainsi dans la gestion d'une ville, c'est le Maire qui doit s'occuper des dossiers les plus importants, ses adjoints sont là pour réfléchir et prendre les meilleures décisions avec lui. Vu de l'extérieur, c'est bien la décision du Maire, parce qu'il est la représentation juridique vis à vis des autres instituttions. C'est ainsi partout, et je m'inscris dans ce cadre. Me faire procès donc de ne pas "afficher" comme d'autres "politiques" mon empathie et mon soutien, n'est pas très correct.
En second lieu, j'ai la chance d'être un élu qui travaille, qui donc connait les problèmes du quotidien, et pas seulement à travers sa presse quotidienne. Mais évidemment cela ne permet pas d'être partout, car comme tout le monde, j'ai une famille, des enfants, (oui les élus ont des enfants, penser qu'ils peuvent être insensibles au sort des enfants des autres est stupide). J'ai la chance d'avoir un travail qui m'amène parfois à voyager et qui m'amène donc à " louper "des réunions très importantes, même sur ce sujet. Mais la présence du Maire est celle qui est indispensable, et si je suis son adjoint, c'est que je sais comme lui ce qui s'y passe.
En troisième lieu, c'est consternant de me faire tenir des propos déformés sortis de leur contexte pour m'en faire procès, surtout sans droit de réponse. Lors d'une réunion du comité de vigilance, un expert de l'inspection du travail avait expliqué longuement aux associations comme elle serait consulté avant la démolition et comment elle surveillerait au plus près ce chantier car les risques pour les salariés (et par la même les riverains) étaient certainement grands. A l'époque les procédures en cours faisait suite à l'expertise CDB, la plus alarmante sur le sujet. Nous ne savions pas comment tourneraient les procédures, et il était envisagé que peut être la démolition ne se ferait pas comme nous le souhaitions. J'ai dit à cette occasion, que si le chantier démarrait ainsi, et que les dangers indiqués dans le rapport CDB étaient bien réels, alors l'inspection du travail arrêterait le chantier dans la minute, ce qui pourrait permettre de mettre fin à cette bataille d'experts qui ne travaillent que sur prélèvements. A aucun moment, je n'ai souhaité cette solution, affirmé qu'il fallait prendre un quelconque risque mais que je n'avais aucun doute sur le fait que l'inspection du travail jouerait pleinement son rôle, d'ou ma sérénité sur une telle solution.
En quatrième lieu, je connais parfaitement cette école. Et quand j'écris qu'elle est "à proximité", je ne crois pas que cela soit le contraire d'"à côté", je suis même sûr que dans les synonymes de "proche", on trouve "à côté". Quand j'affirme que les résultats des tests faits dans l'école à deux reprises récentes sont négatifs, aucun parent ne peut dire le contraire. Alors c'est vrai que le rapport CDB parle de "dissémination possible", mais ces experts n'ont pas fait de prélèvements en dehors du chantier de l'usine. Précisons d'ailleurs qu'au moins un riverain a fait faire des tests dans son jardin, et que ceux ci ont aussi été négatifs. Aujourd'hui, il n'existe aucun élément avéré qui prouve un danger dans l'école. Ce qui n'empêche pas dêtre légitimement inquiet. Mais cela ne permet pas d'affirmer que nous mettons en danger la vie des enfants. D'autant que pour ma part, comme je suis né à Aulnay et que je ne suis pas très vieux, j'ai des amis d'enfance qui étaient tout simplement les enfants des gardiens de l'école. Pendant des années, j'ai donc fréquenté cette cours en dehors des heures de classes. Alors penser que je me contente "d'ignorer le problème" est un peu fort. L'ignorance fait croire n'importe quoi, et s'arrêter au superflu, à ce qui se voit, montre beaucoup de légèreté de la part de certains.
En cinquième lieu, ce n'est pas parce que le Maire, ou moi-même, n'exprimons pas officiellement une position qu'elle n'existe pas. En effet, nous voulons que le CMMP paye cette démolition, et toute la bagarre judicaire est là pour cela. Mais si nous affirmons, avant même que cette bataille ne se termine entre les différents protagonistes, que quoi qu'il arrive, nous ferons nous-même la démolition dans les meilleures conditions, pourquoi voulez-vous que les autres se battent? Ils leur suffiraient de laisser pourrir en attendant qu'à bout, nous nous en chargions. A croire d'ailleurs que c'est ce qu'ils font, non?
Mais pour que vous le sachiez, lorsuqe ce fameux rapport CDB nous est parvenu, le Maire et moi avons discuté le jour même des différentes possiblités d'en sortir, et croyez moi, Gérard Gaudron était très préoccupé par cette affaire. Personne n'imagine à quel point, parce qu'il est Maire et que ce ne sont pas ses émotions qu'il peut défendre devant un tribunal, mais des preuves. D'ou les arrêtés de péril et les mesures dans l'école, mais vous connaissez le résultat. Notre discussion, ce jour-là avait abouti au fait qu'il serait peut-être obligatoire que nous nous chargions de cette démolition, et nous avions acté que nous le ferions quelqu'en soit le coût. Mais dans le même temps, nous ferions tout pour que le CMMP paye, car si les aulnaysiens ont été victimes une fois, il ne serait pas juste qu'ils le soient, par le coût financier, cette fois-ci.
Nous arrivons maintenant à la fin des procédures vers fin mars. Et nous déciderons après. Mais que personne ne doute de notre détermination, même si notre position officielle doit avoir la prudence qui permet à la justice de faire son travail.
Enfin, je voudrais dire, que voir tant de "politiques" , dont le soutien est affiché sur les sites et blogs, se fendre maintenant d'un courrier ou d'une interview, me révolte au plus haut point. Pourquoi la Région , présidée depuis 1998 par la gauche "rose, verte, rouge" ne s'inquiète que maintenant? Pourquoi ces parlementaires "de gauche" écrivent à présent et se montrent à la télé? Pourquoi tant de liens internet avec des sites "d'extrême gauche"?
Soit cette affaire n'est plus sanitaire mais politique, et alors ce n'est pas près de se terminer, soit certains croient vraiment que 2006 sera l'année de la compassion éternelle !
Alors j'appelle ces parents d'élèves, ces riverains, ces victimes, inquiets et en colère, (comme moi, sauf que je ne le montrerais pas, je ne suis pas là pour ça), à ne pas se laisser avoir par ce soudain intérêt. Les seuls qui ont vraiment intérêt à résoudre ce porblème sans arrière pensée électoraliste, c'est vous et vos élus locaux de tout bord. C'est pour cela que si quelque chose doit se faire, ce sera la décision du Maire et de son conseil municipal au complet, et de personne d'autre.
En espérant cette fois-ci, plus détaillée, avoir été compris. Votre combat est indispensable, le nôtre aussi même s'il ne se voit pas à la tété.
Jeudi dernier le conseil municipal a voté le lancement de son agenda 21. De quoi s'agit-il ? En fait on dénomme sous ce vocable, un programme d'actions qui vise le développement durable.
Trois grands domaines sont évalués, la protection de l'environnement, le développement économique et le social.
Cela va se dérouler sur deux ans et en six étapes:
réalisation d'un état des lieux des actions au regard du développement durable (déjà entamé)
définition des objectifs et enjeux
propositions d'actions, hiérarchisation et validation
rédaction de l'agenda 21
mise en oeuvre des actions
suivi et évaluation
Sous l'égide d'un comité de pilotage que le Maire préside, travaillera un comité technique et des groupes de travail thématiques. Nous les définirons prochainement lors du premier comité de pilotage qui aura lieu le 13 Février prochain. Néanmoins, voici les thèmes que je proposerais :
communication, concertation et éducation
achats et marchés responsables
nature en ville
mobilité et sécurité
éco-gestion des ressources
services à la population
développement des activités économiques et de l'emploi
organisation et aménagement de l'espace
Une fois ce travail mené, s"ouvrira le Forum 21, instance de dialogue entre les élus et les citoyens. A ce stade les propositions seront faites, amendées pour constituer l'Agenda 21.
Si vous avez toutefois des sujets à me proposer, n'hésitez pas...
La Mission Ville que je préside est une association qui s'occupe d'actions de politique de la ville et notamment de la création de grands évènements fédérateurs. L'année dernière, une ferme avec des animaux et des activités liées à la ferme avait été installée sur le quartier de Mitry. Ce fut un beau succès puisque plus de 1500 enfants et adolescents ont pu en profiter sans compter leurs parents heureux de montrer à tous ces petits citadins ce qu'est la campagne. En fait un véritable petit salon de l'agriculture à Aulnay.
Cette année, l'évènement revient mais dans un autre quartier, parce que je veux absolument que tous ces festivités circulent sur les différents quartiers de la ville. C'est donc le Parc Dumont qui accueillera, samedi 29 avril prochain, la ferme.
Tous les enfants pourront admirer de nombreux animaux, monter à cheval, boire du jus de pomme pressé sur place, tresser de la corde, et j'en passe.
Il s'agit pour nous à travers un évènement comme celui-là à compléter le tryptique nature à Aulnay qui se compose déjà de la Fête de l'Arbre en novembre, et de la Fête des villes et villages fleuris en juin. Cette Fête consacrée à l'animal permet de ramener un peu plus de campagne à la ville puisque nous ne sommes pas une ville à la campagne.
Alors tous à la Ferme du Parc Dumont Samedi !
Il y avait beaucoup de monde samedi pour découvrir les animaux et les métiers de la ferme ! Les comptages sont très difficiles sur Dumont compte tenu des multiples entrées et sorties. Mais vu le nombre de verres de jus de pomlme frais servis, le nombre de tours de cheval des enfants et le fait que toute la corde à tresser est partie, on peut estimer entre 4000 et 5000 le nombre de personnes.
J'y ai vu beaucoup d'enfants heureux de voir ce qu'ils n'avaient l'occasion d'admirer que très rarement voire jamais, et des parents contents de voir que la ville encore une fois produisait des évènements de qualité pour animer la vie locale.
Cette ferme qui a débuté l'année dernière sur le quartier de Mitry, va donc poursuivre l'année prochaine sur un autre quartier de la ville en variant un peu sa forme mais toujours avec le même objectif de faire connaitre les animaux à nos enfants.
Cet évènement s'insère dans une dynamique évènementielle. Autours de la nature, la Fête de l'Arbre début novembre, l'Exposition Florale mi-mars (cette année, les superbes orchidées), la Fête de l'animal fin avril, et la Fête des Villes et Villages fleuris mi juin, vont donc venir rythmer notre calendrier annuel pour faire "la campagne à la ville" puisque nous ne serons jamais "une ville à la campagne". Cette dynamique sert aussi d'appui pédagogique pour amener chacun de nous et notamment les enfants à mieux respecter leur environnement naturel.
Toutefois la Ferme de Dumont s'inscrit également dans une autre dynamique que la Mission Ville porte plus particulièrement. Il s'agit de créer de grands évènements fédérateurs qui se déplacent dans la ville d'année en année à la fois pour amener le maximum d'aulnaysiens à se déplacer d'un quartier à un autre mais également pour dans chaque quartier prendre contact avec des gens qui ont envie de s'engager pour améliorer le bien-être de leur quartier.
Ainsi autour des thématiques du dépassement de soi et du respect de la nature, deux évènements ont été crées, la journée de l'Exploit, la Fête de l'animal.
La journée de l'Exploit a redémarré en 2004 sur le quartier de Mitry, avec saut à l'élastique, descente en rappel, plongée en aquarium, ring de boxe, etc. Elle a poursuivi en 2005 sur le quartier de Balagny et se produira le 20 mai sur le quartier de Chanteloup.
La Fête de l'animal a démarré en 2005 également sur le quartier de Mitry et s'est donc installée à Dumont cette année. Pour l'année prochaine, nous n'avons pas encore choisi le lieu.
A côté de cela la Mission Ville participe également au Téléthon de fin novembre depuis deux ans, avec notamment l'année dernière un grand village indien installé sur le quartier de Balagny.
A chaque fois cela se fait avec des habitants et permet de créer des relations durables sur nos quartiers dans le but de les amener à un plus grand sentiment d'appartenance à leur ville et à une prise de conscience sur la nécessité que chacun s'implique pour faire mieux. Cette démarche engendrée sur Mitry et Balagny porte quelques fruits, qui comme les vrais, demandent attention et passion.
Un grand merci à tous ceux qui rendent cela possible et à tous les aulnaysiens qui se retrouvent à ces occasions être des participants heureux et passionnés.
Rendez-vous le 20 mai à Chanteloup pour vous étonner encore !
Les maires ont été avec leurs concitoyens les premiers touchés par les émeutes de novembre dernier. Pourquoi ? Parce que leur proximité fait d'eux l'interlocuteur principal voire unique des citoyens, et parce que ces derniers leur demandent aujourd'hui de résoudre tous leurs problèmes, et en premier lieu celui de leur sécurité. Dans la réalité, le Maire n'a souvent pas tous les pouvoirs qu'on lui prête, et sur la question de la sécurité, son pouvoir est très limité alors même que l'Etat a compris lui aussi l'importance de sa vision, de sa connaissance du territoire et sa capacité à mieux répondre que les services concentrés de l'Etat.
L'association des Maires de France organise donc à Aulnay cette semaine, un colloque sur les violences de novembre, et surtout les leçons à tirer de cette période dramatique. En voici le programme et les intervenants:
Pour ma part je participerais à l'après midi, non pas que les sujets du matin m'indiffère mais parce qu'il faut aussi que je travaille pour mon employeur.
Toutefois voici quelques commentaires que m'inspire ce programme:
Chacun sait que la situation de l'emploi est en France bloquée parce que on ne forme pas les gens dont on a besoin et on laisse des tas de jeunes s'engoufrer dans des formations sans issue et d'autres sortir du système scolaire avant même qu'ils n'aient acquis une seule formation.
Avec cela, nous nous retrouvons avec des jeunes sans ressources et sans formation qui s'engagent dans la pauvreté ou dans la délinquance et des jeunes diplomés formés qui mettent trop longtemps pour trouver un job. Du coup toutes les catégories de notre société sont confrontés au problème du chômage.
Cela est pour le cadre général. Dans les quartiers ou nous avons laissé se former des communautés étrangères très fortes, deux problèmes se sont télescopés avec celui pré-cité.
Le premier concerne le fait que les immigrés que nous avons fait venir dans les années 60 - 70, sont venus avec le rêve de repartir plus tard au pays avec de quoi vivre heureux. Mais la crise pétrolière de 74 a cassé ce rêve et a contraint beucoup à travailler plus longtemps pour gagner moins, quand ce n'était pas le chômage.
Pendant ce temps, nous avons fait l'erreur de croire que travailler et se loger siffusaient à réussir "l'intégration". Or, pour la plupart, ils ont préféré se rapprocher de leur "communauté". Leurs enfants n'ont pu que constater cet échec sans le comprendre.
Le second problème, qui découle du premier, est que ces parents n'ont pas pu aider leurs enfants, à l'école, à choisir une formation, un métier à s'insérer dans la société française. Ces enfants sont devenus souvent les interlocuteurs de leurs parents face à cette société. Soyons sûr que même intégrés, ils portent l'histoire de leurs parents mal intégrés.
Bien sûr, beaucoup réussissent malgré cela, et tant mieux, c'est le résultat de beaucoup d'effort et de trvail récompensé. Mais ils subissent le problème de l'amalgame avec tous ceux qui n'ont pas réussi. Parfois, la discrimination raciale est à l'oeuvre mais je pense qu'elle n'est pas majoritaire mais la conséquence du manque d'emplois. Celui-ci provoque chez les employeurs, la recherche des meilleurs et comme la plupart de nos enfants d'immigrés sont moins bien formé et en moins grand nombre, ils ont plus de mal à trouver un job.
Dans nos villes, les logements manquent, c'est une évidence. Mais on se trompe souvent du type de logement. En effet beaucoup prétendent q'il manque des logements sociaux pour ceux qui démarrent ou ne peuvent pas se payer un autre type de logement. Mais on oublie trois éléments:
les logements sociaux ont avant tout une vocation transitoire, permettre de démarrer avant de gravir les échelons de l'ascenceur social. Ils n'ont pas vocation à accueillir tout le monde à moins que nous soyons tous pauvres ou modestes.
les logements sociaux ont déjà été construits en grand nombre, et le principal défaut n'est pas leur manque mais surtout leur entretien, ou plutôt leur manque d'entretien, qui amène à une dégradation importante, et donc une image encore plus dégradante pour ceux qui y vivent.
la plupart des gens qui y vivent, souhaitent eux aussi sortir de ces logements de transition, voire de devenir propriétaires. Or la plupart des autres biens immobiliers sont trop chers parce que ceux-là manquent.
Dans une ville comme la nôtre par exemple, il ne manque pas de logements sociaux, 37%, mais bien de logements dits intermédiaires qui permettent justement de faire sortir des logements sociaux, ceux qui peuvnet le faire. Et comme ces logements manquent, il n'y a donc qu'un faible turn-over dans le logement social, donc les demandes dans le logment social ne peuvent pas être satisfaites. En fait l'entrée n'est pas bouchée parce qu'elle n'est pas assez grande mais parce que la sortie est bouchée.
D'autre part, qu'est-ce que cela signifierait de ne cosntruire que des logements sociaux ? Est-ce que ce ne serait pas accepter que notre pays s'appauvrit et que l'ascenceur social n'a plus court ? Même si la situation n'est pas terrible, il me semble qu'il vaut mieux aider les gens à grimper dans la société plutôt qu'à les inciter à rester en "bas". La mixité sociale résultera de cela et pas l'inverse.
Clairement aujourd'hui le Maire est le meilleur acteur public pour porter ces questions sur le terrain. D'abord parce qu'il est le seul à avoir une vision globale de l'action sur son territoire, tous les autres n'ont qu'une action partielle. Enfin parce que c'est le premier contact des citoyens avec leurs élus, et le plus important à leurs yeux.
La difficulté de plus en plus grande pour les services décentralisés de l'Etat à répondre efficacement et rapidement à éloigner beaucoup de citoyens des politiques nationaux. Mais leur besoin de démocratie et de réprésentativité s'est reporté sur les élus locaux. C'est à eux qu'ils ont donné aujourd'hui la charge de leur sécurité, celle que les textes ne leur octroient pas.
De plus si un certain nombre de textes permettent aux maires d'agir dans le cadre de la sécurité et la salubrité publique, aucun textes ne leur permet réellement d'agir dans le cadre de la prévention de la délinquance. Ce qui a pour conséquence à forcer les maires qui se préoccupent de ces questions à préférer les moyens de dissuasion et de répression, c'est à dire ceux auxquels ils ont accès.
Les départements qui ont aujourdh'ui la main mise sur la prévention de la délinquance à travers la prévention spécialisée, n'agissent qu'avec les villes si ils trouvent un accord, sur les objectifs, les teerritoires, les publics et les moyens. Inutile de vous dire que cela n'est pas simple même avec beaucoup de bonne volonté.
Par souci de cohérence, il vaudrait mieux aujourd'hui investir pleinement les maires de cette charge.
Quant au partenariat avec leas autres acteurs, il repose là aussi sur beaucoup de bonne volonté, ce qui est insuffisant. Car à quoi bon signer des accords avec les autres services de l'Etat si leur respect n'est pas la règle. Pour que les choses fonctionnent trois points sont indispensables:
une unité de l'autorité. Or pas facile de savoir qui "commande" quand vosu avez le maire, le préfet, le procureur et l'inspecteur de l'Education Nationale. Chacun décide pour son petit territoire et rie nne l'oblige réellement à agir dans les instances partenariales.
une unité d'objectifs. Or pas facile de définir des objectifs quand la réalité ne peut pas être objectivée. Personne ne veut partager ses données, c'est à dire son savoir avec les autres, rendant plus difficile la définition d'objectifs communs réalisables et evaluables.
une unité de financement. Or pas facile de savoir qui finance quoi et quand, en adéquation avec quelle autre action. Les lignes budgétaires de chaque partenaire ne se mélangent jamais à celles des autres, voire même en sont décalés, de quoi perdre bêtement du temps et de l'énergie.
Voilà quelques pistes ...
Chaque année, le Grand Prix de l'Environnement des villes d'Ile de France récompense les villes qui ont le plus travaillé pour l'environnement.
Aulnay y participait cette année pour la première fois avec plusieurs sujets dont la collecte sélective des déchets notamment en habitat collectif.
Le Maire, Gérard Gaudron est donc allé jeudi en fin d'après midi au SIAAP de Colombes ou avait lieu la cérémonie pour recevoir le second prix.
Aulnau s'est lancé très tôt dans la collecte sélective des ordures ménagères dans les zones pavillonaires. Le taux de tri y est d'ailleurs très élevé ce qui montre à quel point les aulnaysiensse sont engagés et ont pris les bonnes habitudes.
Aulnay s'est également engagé dans le tri sélectif en zone d'habitat collectif, ou traditionnellement cela est plus difficile. En effet les locaux ne s'y prêtent pas toujours, la sensibilisation est plus difficile, et il est impossible d'identifier ceux qui ne jouent pas le jeu. Mais malgré tout avec beaucoup de persuasion et des personnels appelés "ambassadeurs du tri" qui sans cesse font passer le message, on obtient de bons résultats.
Aulnay va encore améliorer les choses dans ce domaine en mettant en place dans les zones d'habitat collectif des containers enterrés pour la collecte. Ceux-ci plus grands ont beaucoup d'avantages: leur taille permet moins de passage des collecteurs, le paysage n'est plus défiguré par les containers mais on aperçoit juste une petite trappe à hauteur des mains, les odeurs sont éliminées même par temps chaud, et enfin ils sont ininflammables.
Ce prix vient donc couronner l'engagement de la ville, la détermination des élus et l'implication des citoyens dans cette démarche. Et nous en sommes fiers.
Vous avez dit ...