42 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
Alors que demain on attend des manifestations contre le CPE mis en place par le gouvernement, le Parti Socialiste qui n'a brandit que des menaces sort enfin une réponse sensée remplacer le CPE pour les jeunes. Martine Aubry a lancé aujourd'hui EVA, pour entrée dans la vie active.
Et franchement ça vaut son pesant de cacahuètes ! Les jeunes de moins de 26 ans auront droit à une location pour chercher un emploi.
Imaginer donc que l'on fasse pareil avec les chomeurs ! Qu'on leur donne une allocation pour trouver du travail, vous pensez qu'ils en trouveraient?
Martine Aubry et les socialistes oublient sûrement que c'est déjà ce que l'on fait et que verser de l'argent aux chômeurs pour vivre ne donne pas du travail ! C'est incroyable que cela soit la seule idée qu'ils puissent avoir à un an des élections générales. A croire que la seule solution à laquelle ils puissent penser soit l'assistanat. Et dire qu'ils veulent combattre la précarité !
Finalement, Martine Aubry, EVA encore nous faire n'importe quoi !
Pour ceux qui se posent des questions sur le CPE, voici ce que j'ai trouvé de plus précis et synthétique dans les journaux: (source : Le Figaro)
Le contrat première embauche est un nouveau contrat de travail réservé aux jeunes de moins de 26 ans qui vise, selon Dominique de Villepin, à faciliter l'accès à un emploi stable. Explications.
J'ai longtemps hésité à écrire sur ce sujet tellement il est devenu le réceptacle de tout et surtout de n'importe quoi. Mais en même temps, j'entends tant de stupidités, de vérités toutes faites, à la fois sur le petit écran comme dans les débats que j'ai pu avoir avec des lycéens et étudiants notamment, que je vais quand même dire ce que j'en pense. Après tout faisons comme tout le monde !
Soyons clair dès le début, je ne pense pas que ce contrat tel quel change la situation du chômage des jeunes. Je ne suis pas partisan comme beaucoup des deux ans d'essai et d'un licenciement possible sans justification car je pense que cela ne résoud rien. Pour autant, n'ignorons pas la situation.
Le constat est le fait qu'aujourd'hui le chômage des jeunes est très important avec en fait une situation très contrastrée :
Voici un tableau de l'Insee qui montre notamment que plus le niveau d'éducation est bas, plus le temps de trouver un emploi est long. Il est intéressant de voir d'ailleurs que quand même 19 % des jeunes sortis du système scolaire mettent de 1 à 4 ans pour trouver un job. On voit d'ailleurs que c'est là que l'écart est le plus grand, de 11 % à 44.7%. La précarité est donc déjà là sans l'emploi.
Pour ma part, j'ai la chance de former chaque année un ou deux stagiaires ingénieur et je peux dire que même avec de bons diplomes la recherche d'un emploi est difficile. On recrute souvent la moitié de nos stagiaires, ce qui prouve que les stages, ça sert. Pour les autres, même les bons, il n'est pas rare qu'ils mettent de 6 mois à 1 an et demi pour trouver un job.
Quand on regarde ce tableau, il est sûr qu'un CPE de 2 ans pour les moins diplomés, c'est mieux que 4 ans ou plus de galère. Non ?
Voici deux autres tableaux qui me semble-t-il sont révélateurs de la situation. Il montre là aussi qu'àprès le diplôme, c'est la situation professionnelle qui en découle, qui permet de protéger. Comme quoi, le meilleur moyen de lutter contre le chômage, c'est surtout d'aller à l'école, quoiqu'il en coûte.
Le tableau 2 montre que la grande majorité des gens qui se retrouvent au chômage, proviennent des contrats à durée déterminée, les CDD. Et cela devant les licenciements qui eux concernent les CDI.
Ce qui est important, c'est de voir que l'on croit qu'aujourd'hui nos CDD et CDI sont de bonnes solutions alors que on voit clairement que le CDD est utilisé comme moyen de licenciement facile. Il n'y a pas pourtant pas encore de CPE.
Enfin une troisième infographie du journal Le Monde qui montre que les pays dans lesquels la préiode d'essais est plus longue, possèdent finalement moins de contrats "précaires". Soyons clair, il n'y a aucun lien entre la durée de la période d'essai et la précarité, comme certains le prétendent. En fait, en regardant cette infographie on pourrait presque croire le contraire.
Bref si l'on regarde ce CPE très honnêtement à la lumière de ces graphiques, il n'est pas la machine à précarité que certains voudraient vendre. Je pense même que cette contre vérité sera un fardeau difficile à assumer pour réformer notre code du travail qui clairement nous contraint aujourd'hui dans un système dépassé.
Personnellement, je pense qu'une période d'essai d'un an aurait bien suffit, avec justification de la fin de contrat. Nous aurions évité tout cela...
Dominique de Villepin est venu trois fois à Aulnay, et je dois dire que c'est un homme agréable, intelligent et vraiment un très bon orateur.
Mais la situation actuelle lui laisse peu de marge de manoeuvre et je ne vois pas comment il résistera au piège qu'il a lui-même confectioné.
En effet, même si j'ai écris précédemment sur le fond du CPE, sur la forme je dois dire qu'il s'est trompé.
En premier lieu, au risque de vouloir aller vite, il est vrai qu'il n'a pas pris le temps d'une large consultation. Même ses principaux ministres ont eu peu de choses à dire, il voulait que cela soit "son" CPE. Et confondant autorité et autoritarisme, il a obligé tout le monde à le suivre après la décision.
En second lieu, un texte aussi différent de la pratique habituelle du code du travail aurait dû être porté par un ministre. Cela permet toujours au premier ministre de conserver une marge de négociation en cas de problème, quitte à désavouer son ministre. On l'a vu mille fois, cela a sauvé bien des gouvernements.
En troisième lieu, le fait de ne rien vouloir négocier avec la "rue" est une chose, ne rien vouloir négocier avec les partenaires sociaux, et même son propre parti, sa propre majorité, ne permet pas d'offir une perspective de sortie de crise.
Enfin sur le fond lui-même, aller vendre un contrat que mêmes les entreprises ne demandaient pas, ce n'est pas s'assurer leur soutien. Aller vendre un contrat qui laisse à penser aux jeunes qu'ils devront faire leurs preuves plus longtemps que les autres, ce n'est pas leur donner confiance. Aller vendre un contrat qui autorise le licenciement sans explication alors que les gens ont peur du licenciement même avec explication, ce n'est pas malin.
Pour toutes ces raisons, je ne vois malheureusement pas Dominique De Villepin survivre au delà de ce week-end en tant que premier ministre. Car même si sa majorité l'a soutenue par devoir, elle ne le soutien pas par conviction. Il a couru trop vite, et comme Icare ...
La question est donc maintenant, qui sera le prochain ?
Allez, je me lance dans une réflexion un peu plus philosophique sur l'art de la réforme dans notre pays et sur nos réticences à opérer des changements. En effet, on voit bien à présent que si M de Villepin est resté Premier Ministre, ses marges de manoeuvre politiques sont tellement réduites qu'il va devoir apprendre à ne rien faire tout en faisant croire que cela avance !
Incroyable donc que les Français aient souvent des hommes qui veulent faire bouger la France et qui finalement leur préfèrent dans l'action ceux qui n'agissent pas ! Ne revenons pas sur le CPE, il est mort, mais profitons de l'occasion pour parler de ce que cela signifie.
Nous savons que l'état de notre pays n'est pas terrible (chômage, croissance réduite, déficits chroniques, tensions sociales,etc) et nous savons que le monde qui bouge creuse l'écart entre ceux qui réforment et ceux qui ne le font pas.
Le problème est que nous avons l'air d'être paralysés par cet état de fait, par la mondialisation que nous accusons aujourd'hui de tous les maux. Rappelons-nous d'ailleurs que la mondialisation a débuté, il y a longtemps, avec les grands voyageurs comme Vasco de Gamma, Marco Polo, Christophe Colomb. Eh oui, déjà ces grands explorateurs partaient avec des missions commerciales adossées à leurs missions de découvreurs. Ils permirent à Venise de devenir la plaque tournante du commerce avec l'Asie et à l'Espagne et au Portugal d'être les rois du commerce maritime. La mondialisation ne produit pas de misère mais des richesses, le problème est de savoir comment nous pouvons nous aussi être destinataire de cette richesse.
A vrai dire, aujourd'hui notre principal problème, c'est la complexité du système de gestion de notre société (pas seulement administratif) qui fait de sa forme une exigence plus grande que le fond, et cela au nom d'un certain nombre de principes qui sont excellents pour les statues de marbre.
Le droit du travail est si rigide qu'il devient inadapté et ne protège plus.
le droit pénal est si protecteur des libertés individuelles des mis en cause que les victimes n'ont plus de recours.
le droit des usagers des services publics est si ténu qu'aucun progrès n'est possible.
Loin de moi l'idée de dire que tout cela est inutile, mais que les textes ne répondent plus aujourd'hui au principe de l'efficacité, seul capable de rapprocher les citoyens de la société. Bien évidemment qu'un certain nombre de principes fondamentaux sont nécessaires ( égalité, protection des plus faibles, etc) mais à quoi cela sert-il, si en réalité, leur traduction n'est pas possible ?
Dans le même temps, une partie de notre classe politique veut aujourd'hui capitaliser cette peur du monde en argument fort de la construction d'un système plus protecteur. Soit, mais dans le même temps elle ne propose pas de mesure de mobilité, ce qui évite de fixer un cap. En fait sous prétexte que nous risquons d'aller dans le fossé avec notre voiture, on la blinde jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rouler, comme ça on est sûr de ne pas s'engager sur le mauvais chemin ! Finalement on fait la tortue, dont on connait la rapidité d'adaptation. Je ne vous dirais pas qui sont les tortues, vous les reconnaitrez !
Alors à ceux qui se disent, ok pour la voiture blindée, mais qui avance à peu près au même rythme que les autres, ils restent à fixer un cap (pour ne pas aller dans le fossé) et à faire une double amélioration, blindage et mobilité. Et réformer aujourd'hui, c'est cela. Mais bien evidemment le cap est discuté par ceux qui ne veulent pas avancer.
Si l'on veut donc réformer, il faut apporter aux Français ce goût du risque indispensable pour tenter un cap sans une totale assurance (rien n'est jamais sûr) et en même temps leur garantir l'essentiel qui permet de tenir sur la distance. Mais voilà sommes nous prêts à cela ? je n'en suis pas sûr tellement notre société est allergique à tous les problèmes de risques sanitaires, écologiques, économiques, sociaux, etc.
Cette voie est difficile et certains se demandent s'il y a besoin d'être approuvé quand on réforme. En effet les Français choisissent des élus pour une période plus ou moins longue et il est légitime de penser qu'au long de cette période, on les laisse agir, pour juger le jour des élections. Cela a au moins l'avantage de la durée et de la cohérence. Chacun sait qu'il faut du temps pour construire sa vie, sa carrière, sa maison. Comment en serais-t-il autrement en politique ?
Mais d'autres, les tortues notamment, préfèrent aujourd'hui vendre un autre type de démocratie, la démocratie d'opinion, au lieu de la démocratie élective ou représentative. Cette démocratie a l'avantage de mettre toute décision gouvernementale en phase avec l'opinion. Mais seulement avec l'opinion du moment ! Car le problème, c'est que ce type de démocratie se trouve très vite prise en otage par ceux qui hurlent le plus fort, qui ont la capacité de bloquer les autres pour les faire céder, qui peut se permettre de parler au nom des autres même s'ils ne les représentents pas majoritairement. C'est la loi des minorités bruyantes qui choisissent l'épreuve de force. Démocratique ?
Finalement, on voit bien que ces deux tendances de fond dans notre société, la peur du changement et la démocratie d'opinion empêche en fait le système de démocratie représentative d'agir avec sérénité et légitimité. D'ou la tentation de certains, comme de Villepin, de gouverner sans être approuvé !
Quelqu'un a une idée pour en sortir ?
Le projet de loi sur l'immigration présenté par Nicolas Sarkozy fait débat autour d'un terme qui fait raccourci "choisie".
Je veux donc ici livrer ma vision des choses, celle que j'ai construite en étant sur le terrain.
Il est vrai que ceux qui émigrent dans un but définitif ne le font pas le plus souvent de gaité de coeur, ils fuient souvent la guerre, la misère ou la faim. Cest le cas de l'immigration venus d'Afrique, du Proche-Orient ou du Sud-Est asiatique. Reconnaissons qu'ils voient dans les pays européens une issue de secours et que cela est compréhensible.
Mais pour les pays qui accueillent le plus librement, ce qui est notre cas, se posent des problèmes liés à la concurrence de l'attrait du pays d'accueil. Car ne nous voilons pas la face, les immigrants choisissent à la fois les pays les plus protecteurs et les plus conciliants. Le problème est que cet état de fait nous contraint à supporter une pression toujours plus forte de ce point de vue, mettant à mal l'équilibre entre la possiblité d'accueil et la possibilité d'intégration.
Nous avons depuis trop longtemps négligé ce souci d'intégration au profit de celui de l'accueil, qui fonctionnent avec des moyens différents sur des temps différents. Et aujourd'hui nous payons le prix d'une intégration ratée qui nous oblige à revoir notre politique d'accueil.
Pendant très longtemps, nous avons considéré que l'intégration se faisait avant tout par le travail, et par le logement. Les populations du magreb, comme celles de l'afrique noire se sont installées avec le boum économique des années 60 et 70. Elles ont pu à l'époque bénéficier de logements et d'emplois, et pourtant leurs descendants nous renvoient une image de population mal intégrée.
Je pense que nous avons négligé en premier lieu la langue et l'apprentissage de nos règles sociales. Sous prétexte de ne pas vouloir juger de l'histoire de ces populations, nous nous sommes interdit de définir à leur arrivée les conditions de leur réussite. Nous avons fait comme si ils pouvaient s'intégrer sans parler ou écrire la langue, sans connaitre nos règles de vie en communauté. Ainsi beaucoup des ces personnes, encore aujourd'hui, ne parlent toujours pas notre langue. Au contraire, ils ont autour de leur langue, de leur culture, de leurs rites, reconstituer une partie du pays d'origine, glissant lentement vers la cohabitation et non l'intégration. Qui peut croire que l'on vit bien ailleurs sans en posséder la langue ou les règles de vie ? C'est pourtant ce que nous avons fait.
Aujourd'hui leurs enfants, parfaitement intégrés eux, puisqu'ils ne connaissent que cette langue et n'ont pour la plupart jamais mis les pieds dans leur pays d'origine, voient leurs parents qui ne sont pas intégrés et se retrouvent eux-même dans le doute de cette intégration, d'autant plus que la situation économique et celle du logement ne donnent pas ces mêmes apparences d'une réussite sociale.
Or l'intégration implique un contrat clair avec le migrant, pour qu'il ait les clés de sa réussite. En ne l'imposant pas, on peut paraitre "gentil", "humaniste", en réalité on prépare l'échec. Ainsi j'ai vu des parents en toute bonne foi croire que "comme au village", l'enfant dehors, en bas de l'immeuble sera sous la surveillance de la communauté, en réalité il est pris en charge par les voyous. J'ai vu des parents en toute bonne foi, laissé le mercredi après-midi et le samedi leurs enfants dans la cour de la bibliothèque avec un sandwich, croyant qu'ils y resteraient bien sagement parce que quelqu'un les surveillerait de sa fenêtre, en réalité ils vont "jouer" ailleurs. J'ai vu des parents confier la responsabilité, d'accompagner et d'aller chercher à l'école, leurs enfants, à leur oncle de 12 ans ! J'ai vu des enfants, à l'école, jouer le traducteur entre le professeur et leurs parents, en réalité ils traduisent ce qu'ils veulent. Tous ces enfants sont donc "confiés" à la collectivité avec un contrat implicite pour leurs parents, alors qu'en réalité il n'existe pas, nous ne fonctionnons pas ainsi. Dans beaucoup de ces cas, les enfants font vite le bilan de la liberté qu'ils gagnent et d'autres leur montrent rapidement comment ils peuvent en faire un gagne-pain. Leurs parents ne s'en aperçoivent que trop tard, le mal est fait. Voilà pourquoi ces enfants sont surexposés aux problèmes de délinquance.
Les pédopsychologues dénomment par "affection et supervision" les deux actions que les parents réalisent à l'encontre de leur progéniture. Et les études en la matière montrent que la supervision est plus importante que l'affection si on veut éviter les dérives. Dans les cas que je viens de présenter, on se doute bien que c'est justement la supervision qui manque, par manque de connaissance de nos règles de vie.
Le projet de loi instaure deux mesures qui me semblent de nature à résoudre cette conséquence : l'obligation d'apprendre la langue, et faire venir sa famille que quand on a les moyens d'en assurer la subsitance et l'encadrement. Ce sont des mesures nécessaires à la réussite, pour ne pas contineur à payer ultérieurment l'addition au prix fort.
Le reproche souvent fait à ce texte est de priviliégier seulement les élites de ces pays de migration voire des les "voler". C'est franchement ignorer l'actuelle situation. L'ensemble des élites de ces pays se sont toutes faites formées dans les pays européens ou aux USA, ils n'ont pas attendus. Une partie y retourne, et une partie reste, cela a toujours été. Je crois par ailleurs qu'en indiquant un certain degré de sélection, nous inciterons plutôt ces élites à venir effectivement travailler chez nous pour une période donnée avec l'envie de rentrer au pays participer au développement. Le fait aujourd'hui de n'exercer aucune sélectivité a comme résultat un pillage en règle de toute la main d'oeuvre, du moindre encadrant, qui amassant un petit pécule ne rêve plus que de fuir, laissant son pays exsangue des hommes les plus solides. Comment assurer dans ces conditions leur développement futur ?
Le projet de loi instaure là aussi des règles susceptibles d'inverser la tendance: un meilleur accueil pour ceux qui viendront, suivre des enseignements de grande qualité, occuper des postes de grand intérêt, avec l'objectif d'en faire une période transitoire avant un retour au pays doté d'un meilleur baggage. Ce sont là aussi des mesures nécessaires car le pillage "menaçant" n'est pas celui des élites qui ont déjà le choix mais celui de l'ensemble des autres forces vives qui s'accrochent à l'espoir et finissent dans des squatts.
Faire des choix avant de s'engager, contractualiser des objectifs communs, voilà des moyens d'éviter les écueuils passés et actuels, aux bénéfices du pays d'accueil comme des migrants !
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Année
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Nombre de faits
|
Variation annuelle
|
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2002
|
4872
|
+8.22%
|
|
2003
|
4251
|
-12.54%
|
|
2004
|
3929
|
-7.79%
|
|
Octobre 2005
|
3269
|
-1.44% (sept 2004)
|
|
2005
|
4095
|
+4.22%
|
|
juin 2006
|
2058
|
+1%
|
|
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Majeurs
|
Mineurs
|
|
nombre
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37
|
85
|
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Dont moins de 16 ans
|
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23 (de 13 à 15 ans)
|
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Ecroués
|
6
|
0
|
|
Classement sans suite
|
9
|
4
|
|
Déféré et libérés
|
10
|
35
|
|
Convocation OPJ et libérés
|
2
|
31
|
|
Poursuivis mais libres
|
4
|
3
|
|
|
Nombre
|
% /
police nationale
|
% /
enquête de victimation
|
|
Police nationale
|
4095
|
|
33 %
|
|
Parquet dont
|
2636
|
64 %
|
21 %
|
|
Poursuivies dont
|
1273
|
31 %
|
10 %
|
|
Alternatives
|
611
|
15 %
|
5 %
|
|
Poursuites
|
492
|
12 %
|
4%
|
|
Acteur
|
Personnel satisfait
|
Personnel non satisfait
|
|
Police
|
57%
|
43%
|
|
Justice
|
24%
|
76%
|
|
Ville
|
59%
|
41%
|
Il faut comprendre que la sécurité est une chaine qui doit fonctionner de bout en bout. Le fait que la ville ou la police nationale se surpassent dans leur propre domaine en début de chaine ne peut pas compenser les difficultés à l'autre bout de la chaine.
La justice des mineurs a été conçue dans ses principes il y a bien longtemps pour des enfants qui agissaient comme des enfants et des parents qui agissaient comme des parents. Aujourd'hui force est de constater que des enfants et des parents ne se comportent pas comme ils le devraient et la justice des mineurs est devenue obsolète.
J'entends bien qu'elle répond dans 75 % des cas correctement, ces cas là ne récidivent pas, peut-on se contenter d'un tel taux ? peut-on continuer à croire que pour les 25 autres %, il n'y ait pas de nouvelle réponse à adapter ?
D'autant plus que fournir une réponse inefficace aujourd'hui à ces mineurs récidivistes, c'est leur assurer de terminer en prison tout juste après leur 18 ans ! Cela n'a donc pas de sens.
Espérons donc que le message a été entendu, car la situation ne peut plus durer.
Pour soutenir l'initiative du Ministre de l'Intérieur sur ce sujet, cliquez sur ce lien :
Je n'ai pas voulu m'exprimer sur les débats qui secouaient les socialistes avant qu'ils aient fait leur choix. Non pas que je pense que mes commentaires aient une quelconque influence sur les choix mais je préfère m'exprimer après coup sur ce que représente ce choix et les raisons qui le précèdent selon moi. Voici donc ma vision, mon interprétation de cet évènement très médiatique :
D'abord pour les bons points :
Les prise de paroles organisées par thèmes des différents candidats ont été à mes yeux très intéressantes et même constructives. Pour autant le mot "débat" ne peut convenir à cette période prévue pour éviter l'affrontement.
Les trois candidats représentaient effectivement trois visions très différentes que le journalise Alain Duhamel a, à mon sens bien qualifié. Fabuis pour le PS d'hier, Straus-Khan pour le PS qui devrait être et Royal pour le PS tel qu'il est.
Maintenant sur le fond, il faut s'interroger sur ce que représente ce choix:
En premier lieu Ségolène Royale comme Nicolas Sarkozy insiste depuis le début sur la rupture avec le passé, passé que les deux camps ont, alternativement certes, mais ensemble quand même forgé. Et il faut avouer aujourd'hui qu'une partie du désamour des français pour leurs politiques vient du fait que l'action politique de toutes ces années n'a donné que des résultats très moyens vis à vis des enjeux. Ne disons pas que rien de bien n'a été fait, mais soulignons simplement que cela a toujours été financé avec du déficit sans obtenir jamais le moindre espoir de redresser les comptes publics. rappelons que 1981 fut le dernier budget de l'Etat sans déficit ! Même si la rigueur n'est pas un objectif en soi, chacun de nous sait que quand on parle de moyens, il faut bien qu'ils existent avant de les utiliser ou de les redistribuer.
Ce positionnement "rupture" avec le passé, avec les anciens modèles d'appareils politiques, est donc, à la fois en phase avec l'opinion publique, mais également sérieusement motivé au regard de ce passé. Tout d'eux l'ont compris et s'en sont saisis avant les autres.
En second lieu, l'un et l'autre ont choisi de prendre chaque fois l'opinion à temoin pour rendre possible le fait de dire les choses que les partis s'interdisent eux mêmes, légitimant ainsi le fait que ne pas être d'accord avec la direction de son camp n'est pas un désavantage. Rattaché au premier point, on voit là aussi que l'opinion prefère choisir la liberte de ton plutot que le ton polissé des partis d'hier, qui finalement cachait, soit des opinions que l'on taisait ,soit l'absence totale d'opinion. Le risque pourtant dans cette histoire, c'est que l'opinion est versatile et qu'elle s'emballe en préférant plus que l'opinion aux idées, aux projets. Or chacun sait là également que faire les choses demandent du temps ce que l'opinion n'accorde qu'avec extrême modération.
En troisième lieu, là encore les deux candidats usent du même argument, l'accent est très fortement mis sur la pratique de la politique, avec la volonte de s'adresser plus souvent et plus directement aux citoyens, d'accepter avec eux la discussion de terrain. Sarkozy a ainsi terriblement modifié l'UMP, multipliant les consutations directes de militants, l'ouvrant sur l'internet. Royale a fait de même avec son blog, sont tour de Francehors du parti et ses prises de position sur les "jurys populaires". Cette idée correspond egalement à un besoin profond des citoyens qui veulent avoir quelqu'un auprès de qui ils peuvent raconter leurs problèmes et proposer des idées, voire participer autrement que par un engagement politique à l'amélioration de la vie de leur cité. Toutefois l'idée de faire des "jurys" est assez largement inutile voire dangereuse. En effet personne n'est jamais exempt de pression quand il prend des responsabilités, pas moins les politiques ,à qui on en fait le reproche, que les simples citoyens. Enfin à quoi servirait donc la démocratie directe, le suffrage universel si tel ou tel décrétait au bout de six mois, un an, que cela ne valait pas la peine de poursuivre jusqu'à la fin du mandat donné par les électeurs. Bien souvent on oublie que le temps est une des dimensions de la réussite, faire des jugements intermédiaires aboutirait à priviliégier les courtes vues, la démagogie et l'inefficacité.
Vous comprendrez à travers ces parallèles que ces deux candidats, l'un fait par les français de longue date (pour Sarkozy) et l'autre plus récemment pour Royale correspond bien à la fois à l'opinion dominante et à la fois à un besoin de fond qui fait que n'i l'un ni l'autre ne s'écrouleront dans les sondages. Le sourtien massif dont ils disposent (30% chacun, un record) montre à quel point l'élection se jouera autour de cela.
Maintenant au delà de la forme, il y a la forme du projet que chacun veut porter, et là je dois dire ma déception vis à vis de Royale. Maintes fois elle a montré que le forme d'exercice du pouvoir lui importait plus que le fond au risque même de dire qu'elle ferait ce que les gens pensent. Un peu court et piège immonde que celui de se plier sans cesse à l'opinion dominante. Car si tel était le cas, nul doute que tous les corporatismes se mettraient en marche pour exiger mieux que son voisin au nom du principe de l'opinion. Nous avons vu souvent l'opinion se forger par les épreuves de force, et je ne veux pas de la loi du plus fort.
Il y a certes le projet socialiste qui énoncent des tas d'apparentes bonnes idées, même parfois on se demande qui pourrait être contre ce qui est écrit. Mais ces bonnes paroles cachent beaucoup de difficultés à trouver les bonnes parades dans un monde globalisé. A quoi sert il de vouloir "blinder" sa maison quand on est sur un sol mouvant ? Le risque ou les risques me semblent mal identifiés entrainant ainsi des solutions inefficaces.
Bien sur maintenant que le choix est fait, Royale sera drivée pour que le programme ait dans sa bouche l'allure du programme qu'il nous faut, mais je crains qu'elle doive faire le grand écart entre passé non assumé avec continuité dans le programme, et la "rupture" à assumer tout en l'incluant dans le programme.
De son côté, Sarkozy poosède deux armes que Royale n'a pas encore. Il est certainement actuellement le meilleur communicant politique que l'on ait eu depuis Mitterand et Royale dans ce domaine n'est pas à sa hauteur, on le verra dans les débats. Enfin en consolidant l'UMP et en faisant construire un projet de longue haleine, Sarkozy a rodé un projet aussi bien libéral, que social, que gaulliste. Et cela correspond à une majorité plus grande que la vision du parti socialiste. Chacun à droite pourra en partie se retrouver dans le projet de Sarkozy laissant peu d'espace aux Bayrou, Villiers et autres. Royale ne peut pas vendre son programme à ses alliés politiques, qui ont compris avoir perdu beaucoup de crédibilité dans l'exercice du pouvoir avec la gauche plurielle. La synthèse sera donc plus difficile à gauche qu'à droite au dela des batailles d'égo qui se déroulent à droite et à gauche.
Royale s'est donc tracé une route, plus difficile que royale. Nous verrons si le carrosse peut parcourir tous les chemins.
Je vous invite à regarder les projets législatifs de l'UMP et celui du PS. Vous pourrez voir à quel point, mais c'est juste mon avis, celui du PS est plat, avec toujours les mêmes rengaines que l'on peut résumer à "tout pour tout le monde avec un vrai service public, un vrai état ..." du vraiment vrai et de l'autre un projet que me semble plus novateur à la fois dans l'esprit et dans les mesures qui visent bien à lever les blocages à la spirale vertueuse.
A vous de jouer pour commenter :
Si Ségolène Royale n'arrive pas à volontairement nous faire parler de ces préoccupations, on peut dire qu'involontairement elle sait y faire !
Visiblement depuis le mois de juin dernier, un certain nombre de sites et blogs relevaient que Royal et Hollande avaient monté une SCI pour acheter leurs biens immobiliers. De là à penser qu'il y avait anguille sous roche, beaucoup le pensaient. Personnellement je n'en sais rien mais il est vrai que rares sont les français qui pour devenir propriétaires fondent une SCI. Quelle drôle d'idée !
Toujours est-il qu'au delà de cette curiosité, c'est surtout la question de l'ISF qui est venu troubler la sphère politico-médiatique. En effet, il est difficile de suivre Hollande dans son dégout déclaré des "riches" dans une grande émission de télé et dans sa déclaration au fisc de revenus qui font de son couple un couple de "riches". Se déteste-il tant que cela ? Je ne le crois pas mais cela montre de quelle hypocrisie Hollande, Royale et le PS aujourd'hui sont capables sur ces questions.
Car en effet il n'est pas étonnant que des gens qui réussissent assez bien, qui acquièrent des biens immobiliers qui prennent de la valeur, aient finalement un tel patrimoine. Mais de là à en faire les figures emblématiques des "riches" qui payent l'ISF comme une punition, une marque d'infâmie, il y a une drôle de différence. Et l'on découvre ainsi qu'en 2007, cet ISF s'applique donc à des gens qui n'ont pas le profil de ceux que l'on veut montrer du doigt.
La question est d'ailleurs la même avec le fameux seuil de 4000 euros de revenus mensuels cher à Hollande, il faut encore pointer du doigt ceux qui réussissent. Combien de temps la gauche va-t-elle mettre à comprendre qu'un pays sans "riches" n'est qu'un pays de "pauvres" ? Le tableau suivant est éclairant sur les ravages que provoquent cette vision et le fait de tout faire pour empêcher les gens de s'enrichir.
Le pire est que malgré les lénifiants discours sur l'importance des pays sans foi ni loi dans la compétition mondiale, ce ne sont pas ces pays là qui nous dépassent ! Ce sont tout simplement des pays qui comme nous appliquent finalement des règles sociales et environnementales fort peu éloignées des nôtres.
Un exemple de plus qui montre que la gauche n'est toujours pas capable de donner le gout de l'effort, du travail, seule possiblité pour les gens de grimper par l'ascenseur social et devenir un peu plus aisé. Hollande montre ainsi que lui est ses amis n'ont toujours pas fait le choix du progrès cher à leur coeur mais de la stagnation, voire de la régression. Une régression royale mais une régression quand même...
Vous avez dit ...