44 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
Le conseil municipal du jeudi 8 décembre possédait une belle pépite de démagogie comme on n'en avait pas vu depuis longtemps : la création d'un observatoire des engagements !
De quoi s'agit-il ? il s'agit de réunir un collège d'aulnaysiens "indépendants", "représentatifs" qui aura des moyens municipaux propres, un accès à tous les documents municipaux pour "juger" des actions mises en oeuvre. Vu sous cette angle, on se prend à rêver ! On est à la veille de Noêl et on prendrait presque Segura pour le père Nôel !
Mais voilà l'expérience qui dure depuis 2008 et les annonces faites ne peuvent pas rassurer.
D'abord, qu'est-ce qu'un aulnaysien indépendant ? Qui décidera qu'il est indépendant ou non ? Le maire a même hier soir proposé que les élus proposent des personnes qui seraient cooptées. Qui peut croire que les élus proposeront des personnes dont on pourrait garantir l'indépendance ? C'est de la fumisterie.
Ensuite, qu'est-ce qu'un aulnaysien représentatif ? Va-t-on fouiller dans leur vie pour savoir s'ils sont bien les représentants de leur quartier, de leur communauté, de leur génération, de leur catégorie socio-professionnelle ? Evidemment que non. Et si l'on revient à la proposition du maire décrite plus haut, on imagine aisément qu'elle ne permet toujours pas de répondre à cet objectif.
Seul Alain Amédro avati une propostion qui tenait la route : un panel choisi par un institut de sondage.Eh bien, même cette bonne proposition a été repoussée ! Cela prouve à quel point les objectifs d'indépendance et de représentativité ne sont absolument pas recherchés.
L'autre absurdité de cet observatoire qui ne sera ni représentatif, ni indépendant, est le fait qu'il aura accès à tous les documents qu'il demandera alors même que les élus, représentatifs de leurs concitoyens, se voient sans cesse refuser l'accès à ces mêmes documents.
Il faut le savoir. Chaque que nous faisons une demande, nous essuyons un refus et quantités d'informations et de documents sont découverts dans les réunions publiques, les conseils de quartiers, le magazine Oxygène. Depuis le début de ce mandat, pour ne pas avoir à débattre réellement sur le fond, documents à l'appui, avec les autres élus, la majorité municipale fait tout pour contourner le Conseil Municipal. Une stratégie qui n'a qu'un seul but : déposséder le Conseil Municipal de son intérêt et priver l'opposition municipale d'expression.
Enfin qaund on voit ce que sont devenus les conseils de quartiers qui devaient être la panacée démocratique, on peut craindre le pire. Tous ceux qui ne recevaient jamais de réponses à leurs questions, à qui on faisait comprendre qu'il fallait être constructif, en clair faire acte d'allégeance, ont fini par démissionner. Il en fut de même pour la concertation sur le projet de Mitry-Princet qui n'a réuni que 240 habitants et des assises de la Ville qui en ont réuni 140 !
Bref on dépense à tout va pour faire valoir le peu de réalisations municipales. Et c'est bien connu moins il y en a plus il faut les étaler !
Segura n'est décidément pas le père Noêl ...
Comme d'habitude, ce conseil fut long, de 20h à 3H30 du matin. Deux raisons à cela : le maire surcharge allègrement l'ordre du jour, dans lequel chaque question anodine devient un interminable débat. La seconde raison est le fait que le maire ne sait jamais s'exprimer en moins de 20 minutes quelque soit le sujet et son importance. Ce conseil n'a pas dérogé à la règle. Le maire fait toutefois beaucoup d'effort pour réduire le temps de parole... des autres.
C'est vrai que je ne suis pas le dernier pour m'exprimer, j'aime débattre et défendre mon point de vue mais sur ce plan nous sommes tous battus !
Je ne veux pas, passer ici le détail de toutes les délibérations, chacun peut visionner en totalité sur le site de la ville les débats, mais simplement revenir sur 5 moments importants.
1. une personne de plus qui fuit la majorité municipale :
Mme Ait-Kedache a démissionné en début de conseil de son mandat. Trop de travail, etc. En coulisse chacun sait qu'il n'y a plus une majorité et que les déchirements et les confrontations ont été rudes pour savoir qui seraient les nouveaux adjoints au maire.
Mais avec la brêche ouverte par les Verts il faudra s'attendre à plusieurs autres départs.
2. les indemnités des élus sont toujours les mêmes, c'est à dire au maximum :
Alors que nous sommes en temps de crise, les élus de la majorité auraient pu faire un effort, ils ne l'ont pas fait. Certes en rebattant les cartes avec les nouveaux adjoints et trois conseillers délégués de moins, la somme globale baisse d'environ 50 000 €.
Mais tout de même, 715 000€ pour se payer une telle majorité, en pleine déconfiture, incapable de faire avancer la ville, c'est vraiment très cher payé ! Rappelons que l'ancienne majorité d'avant 2008 ne percevait que 285 000€...
3. un nouveau projet immobilier d'une horreur absolue :
Sous notre majorité, nous avions engagé un projet de construction de logements collectifs entre les Etangs et le stade Vélodrome. La crise et une pollution du sous-sol au machefer et aux boues noires ont arrêté les promoteurs. Le maire a relancé le projet et trouvé un autre promoteur. Jusque là rien d'anormal.
Le problème est que la maquette du projet est d'une architecture des plus douteuse.
On va construire des cubes posés sur des cubes plus petits, les uns à côté des autres. Le retour des années 60 ! Je suis intervenu pour demander qu'on revoit l'architecture, mais non le maire veut aller vite... Donc on va construire des cages à lapins. Ca se passe comme ça à Aulnay-sous-bois !
4. On va nous raconter une histoire ... :
Le maire recrute à un an de l'élection cantonale à laquelle il veut se présenter, un nouveau directeur de la communication et un adjoint . Evidemment il s'agit de deux socialistes pur jus dont un proche d'Harlem Desir.
On oublie jamais vraiment ses travers... Le pire n'est pas là, non il y a pire. Voilà que le maire lance un nouveau marché pour la communication de la ville (celle-ci serait-elle un échec ?). Et tenez vous bien, pour la première fois, on nous a demandé de voter un marché sans plafond maximum ! En clair, il peut dépenser sans compter. Et comme l'a précisé son adjointe aux finances, les limites sont celles du budget. On n'est pas rassuré, on a même peur, vu les dégats déjà faits !
Le 11 mai dernier, lors d'un bureau municipal en mairie, les élus ont reçu un document sur la nouvelle communication de la ville. Là c'est pire que tout, la démagogie avec un grand D. Il y est écrit noir sur blanc, que 2010 et 2011 est le moment de "raconter une histoire aux aulnaysiens".
Mes chers concitoyens, vous êtes devenus des petits enfants à qui le Père Segura va raconter une histoire... Là aussi j'ai peur.
5. On réfléchit à la sécurité :
Le ponpon de la soirée, il faut bien l'avouer. Monsieur Annoni a fait un point sur le travail de la commission municipale mis en place par le maire au sujet de la sécurité.
Mais il y a un mais . Toutes les questions traitées dans cette commission sont déja traitées par le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance auquel participe tous les acteurs.
Comme le maire ne le réunit quasiment jamais, ignore nos partenaires, se fâche parfois avec eux, ignore leurs conseils, le voilà à faire une commission pour légitimer ses positions idéologiques et faire de la comm sur Oxygène.
Pour ne pas faire trop long , je vous recommande le visionnage des débats sur ce sujet au cours du quel je suis intervenu deux fois pour rappeler les erreurs et les errements sans compter le retard de deux ans pris sur cette question.
Suivez ce lien pour cela et placez le curseur sur 3h05 pour avoir la bonne séquence qui dure jusqu'à 4h00.
Jeudi 29 janvier avait lieu le premier conseil municipal de l'année, un conseil important puisque monsieur Segura y présentait on premier budget. Tout le monde s'attendait à une bataille de chiffres, d'interprétation des chiffres, à la confrontation de deux visions des choses. Pour une fois, la confrontation n'a pas eu lieu.
En effet, toute l'opposition avait décidé de se ranger derrière une déclaration commune lue par Gérard Gaudron pour signifier notre très fort mécontentement et quitter le conseil sans même discuter d'aucune délibération. C'est à la fois grave et difficile mais c'est à la hauteur de ce qui se joue derrière les illusions de monsieur Segura. Cette décision ne fut pas facile à prendre, nous agita quatre jours durant jusqu'au dernier moment, mais il y a des moments ou il faut savoir dire stop !
Une démocratie au rabais
Il s'agit en premier lieu de démocratie. Pour qu'elle fonctionne, celle-ci a des règles qu'il faut respecter. En l'occurence, il nous faut constater qu'avec répétition, le maire s'en affranchit. Pour comprendre, il faut expliquer le fonctionnement du conseil municipal.
Les habitants ne perçoivent du travail de la majorité et de l'opposition que leurs joutes verbales ou leurs arguments dans les réunions publiques ou au conseil municipal. Pourtant il y a tout un travail préliminaire indispensable afin que les élus puissent juger pleinement de la justesse des décisions à prendre. Il est clair que si le élus sont mal informés, ils prendront de mauvaises décisions.
Le fonctionnement du conseil municipal est régi pat plusieurs articles du code général des collectivités territoriales. Chacun peut consulter ce code sur legifrance.fr. Des articles importants L2121-8 à 28 décrivent notamment les obligations d'information du conseil ainsi que leur délais. Pour résumer, les conseillers doivent être informés des affaires de la commune et quand celles-ci induisent des délibérations, dans un délai de 5 jours francs sauf cas d'urgence.
Depuis de très nombreuses années, le conseil municipal forme en début de mandature des commissions communales thématiques, environ 3 ou 4, qui traitent des affaires de la commune et qui passent en revue les délibérations avant le conseil municipal. Ces commissions sont composées des élus au prorata de leur représentation au conseil. Par habitude, le conseil municipal d'Aulnay se tient le jeudi et ces commissions ont lieu le lundi, laissant un délai raisonnable aux conseillers pour se faire un avis, se renseigner plus amplement et ainsi voter justement au conseil municipal. Le maire actuel a conserver ces conventions, il a donc le devoir de les faire fonctionner à défaut de les remplacer par d'autres.
Le conseil municipal peut aussi créer des commissions particulières pour traiter de sujets importants, ce fut le cas il y a plusieurs année pour suivre le dossier « CMMP ».
alors quel est l'objet du délit ? Depuis la rentrée de septembre, ces commissions se tiennent un peu en dilettante. En effet, à plusieurs reprises, certains de nos élus convoqués à ces fameuses commissions se sont retrouvés à la porte de la mairie, attendant plus de 30 minutes que quelqu'un vienne ouvrir sans que personne ne s'inquiète de quoique ce soit. Au bout de plusieurs fois, forcément on commence à penser que nous ne sommes pas les bienvenus ou que notre présence est tellement accessoire qu'il ne vaut pas la peine que l'on s'en soucie. Soit nous en avions pris acte.
Au mois de décembre, je me suis d'ailleurs retrouvé tout seul 30 minutes avec madame Blaza venue comme moi à une commission. Au bout de ce délai est apparu monsieur Morel, seul. Pas de messieurs Amedro, Hernandez, Defait et j'en passe. Le problème, c'est que nous étions à deux doigts de partir et que le explications de monsieur Morel ont été plus que succinctes puisqu'ils n'avaient pas les réponses de ses collègues. Celui-ci s'est excusé de son retard, affirmant qu'on aurait dû être prévenu. Bref une commission sans grand intérêt mais passons.
Pour ceux qui sont un peu au courant de la façon dont cela se passe en mairie et dans les services municipaux, on peut dire que c'est un joyeux bordel, ou chacun improvise, décide puis est contredit par un autre. Les services sont pour certains dans le flou le plus total ou soumis à des aléas décisionnels tels qu'ils en perdent leur latin. Compte-tenu de cet état de fait, nous avions mis cela sur le dos cette organisation fantaisiste. Les choses ont commencé à devenir clair le 18 décembre lors du conseil municipal.
Ce soir-là, sur la table, donc en dehors du délai obligatoire des 5 jours, se trouve une délibération très importante concernant l'achat du terrain du CMMP. Nous reviendrons sur son importance. Non seulement elle est hors délai, mais en plus la commission réunit le lundi n'en a évidemment pas parlé. Or chacun comprend qu'une décision comme celle-là ne se prend pas en deux jours, que la négociation dure forcément plus longtemps ne serait-ce qu'au regard des enjeux financiers. Mais nous avons eu droit au silence radio.
Compte-tenu de l'importance de l'opportunité d'une sortie acceptable, nous avons tout de même voté cette délibération bien que nous étions en mesure de la faire repousser légalement à un conseil ultérieur. Franchement on ne peut pas être plus soucieux de l'intérêt général au détriment du règlement.
Là ou cela a commencé à se corser, c'est quand est arrivé l'invitation à la réunion publique du 23 janvier sur le même sujet. J'ai écris au maire pour le groupe d'opposition afin de lui signifier que nous n'étions pas dupes du manège et que nous attendions de sa part la transmission des éléments du dossier. La surprise fut importante à cette réunion. En effet, elle était bien préparée et tous les acteurs du dossier bien au courant. J'ai pu après celle-ci discuté avec le directeur de pact 93 qui m'a fait part de suffisamment d'éléments, notamment une visite au ministère de la santé, qui démontrent à l'évidence que le dossier est traité ainsi depuis plusieurs semaines. J'ai pu aussi discuté avec le maire, pour lui rappeler gentiment que dans ce dossier notre soutien ne peut être que s'il joue la transparence. Sa réponse fut simple, la décision avait été prise 8 jours avant le conseil de décembre et il nous a volontairement écarté du dossier pour que nous ne puissions rien y faire. Bref il jouera perso. Inutile de dire que cela est inadmissible.
Depuis un communiqué des associations nous informe qu'ils ont eu droit à une réunion très détaillée en mairie le 19 janvier. Devinez si nous en étions prévenus ? Évidemment non.
N'aurait-il pas eu le temps de nous réunir, nous les membres du conseil ou simplement les conseillers qui siègent à la commission municipale apte à traiter ce dossier ? Entre le 18 décembre et le 23 janvier ? Non il n'a vraiment pas pu, il y avait une réunion publicitaire (pardon, publique) à monter !
La semaine avant le conseil municipal, les choses sont devenues encore plus ridicules au point de nous décider à boycotter le conseil municipal. Alors que ce conseil traitait du budget et des effectifs de la ville, voilà que nous sommes averti le jeudi soir par courrier que les commissions concernant les finances et le personnel sont avancés au vendredi soir. Un peu juste non ?
Du coup seul Jacques Chaussat pourra pour nous se rendre à la commission finances après avoir négocier de changer l'horaire pour être disponible. Tout de même trop juste pour étudier un budget de plusieurs centaines de pages en moins de 24h !
Après négociation, la commission du personnel a pu, elle, être reculée la veille du conseil. Seulement nos deux conseillères qui se sont rendues à cette commission ont attendu 30 minutes dans la salle sans que jamais personne ne les prévienne que celle-ci était annulée. Quelqu'en est été la bonne raison, il est inadmissible de prévenir les conseillers de la majorité et pas ceux de l'opposition. Non seulement ce n'est pas élégant mais c'est même méprisant.
Bien sûr tous ces incidents ne paraissent pas grand chose quand on les regarde séparément mais leur répétition accélérée, les excuses oubliées, les mensonges sur le dossier du CMMP sont autant d'éléments qui démontrent deux choses : le maire ne respecte pas la loi et il couvre cela par le mensonge.
On est alors en droit de se poser la question : combien de règlements, de lois ne respecte-t-il pas pour assouvir sa soif de gestion ultra-personnelle ?
Le mensonge budgétaire
je ne m'étalerai pas sur tout le budget, mon confrère Jacques Chaussat est bien meilleur que moi en la matière. Ce qui m'inquiète c'est avec quel culot le maire a annoncé un discours budgétaire dans les conseils de quartier des mois de novembre -décembre et comment il pratique l'inverse dans on budget. Je n'aime pas cette illusion permanente qu'il jette devant les aulnaysiens, c'est faire preuve du plus profond mépris à leur égard.
J'ai assisté à tous les conseils de quartier et j'ai entendu comme tous les aulnaysiens quatre choses :
il faut investir plus
il faut baisser les frais de fonctionnement
il faut baisser les frais de personnel
il ne faut pas augmenter les impôts
or le budget voté le 29 janvier dit ceci :
la dette passera de 44,5 M€ en 2008 à 54,5 M€ en 2009 et compte tenu des emprunts prévus en 2009 à 66 M€ en 2010 soit 49% de dette en plus en 2 ans !
Les frais de fonctionnement vont passer de 146M€ en 2008 à 155M€ en 2009 soit 6,23% de plus ! Vous me direz pourquoi pas, mais quand on sait que la croissance prévue dans la zone Euro est de l'ordre de - 1,8 %, cela veut dire que nos frais vont augmenter de + 8% par rapport à nos recettes probables. Une catastrophe ...
les frais de personnel vont eux passer de 87 M€ en 2008 à 90 M€ en 2009. 3 M€ qui correspondent évidemment aux fameux emplois que monsieur Segura n'a jamais réalisé. Si il avait dit juste 3! oit ils sont payés 1M€ chacun soit il est un sacré menteur ! À vous de voir...
Au total des totaux, l'année prochaine, il faudra assurément augmenter les impôts, d'autant que la crise économique n'épargnera pas Aulnay.
Alors vous comprenez que quand on nous prend pour des imbéciles au mépris des règles qui régissent notre démocratie locale, quand on vous prend pour des imbéciles par de si gros mensonges aux conséquences désastreuses pour votre, notre pouvoir d'achat, vous comprenez qu'il faille dire stop !
Nous ne sommes plus, vous n'êtes plus que des pigeons devant ce maître des illusions : Gérard Segura...
Tout le monde connaît cette comédie qui est en train de devenir une réalité à Aulnay.
En effet lors du dernier conseil municipal du 26 juin, une délibération proposée par la majorité avait retenue notre attention. Il s'agissait de verser à l'association iadc (institut aulnaysien de développement culturel) qui gère les structures culturelles de la ville une subvention de 113 000 € supplémentaires. Bigre, ce n'est pas loin du million (de francs, bien sûr), ça !
Motif : le concert de Bernard Lavillier organisé le 22 juin, pour la fête de la musique. « Y en a qui font plaisir mais pas gratuit ! »
Nous avons protesté, indiqué notre désaccord et voté contre. En effet :
Certains pourront dire évidemment que cela valait le coup. Peut-être mais à titre de comparaison je voudrais donner deux chiffres, à vous de juger :
Cette majorité qui aime tant à dire que nous n'avons pas assez investi, qui trouve sans cesse que je ne suis pas gentil de pointer leurs dépenses inutiles ne change visiblement pas de cap.
Elle continue à privilégier des dépenses de fonctionnement en tenant un discours d'investissement, des dépenses non durables en essayant de faire du développement durable. L'opération « je fais plaisir à tout le monde au cas où on revote » continue avec l'option « tiroir-caisse » ouvert.
Si vous avez une idée pour une autre vedette de gauche mais qui prend cher, n'hésitez pas, écrivez à monsieur Segura, il saura trouver l'argent... Le nôtre bien entendu.
Le nouveau maire lance la coopération décentralisée, notre argent aussi va se décentraliser...
La loi de décentralisation autorise les collectivités locales à organiser une coopération décentralisée avec des collectivités étrangères. La nouvelle majorité a décidé de s'y lancer. Soit. Sur le fond, il n'y a pas de mal à nouer des liens culturels, sportifs, économiques avec des collectivités étrangères, mais je ne suis pas sûr que le législateur pensait à des communes comme Aulnay-sous-Bois quand il a écrit ces textes. Car en dehors d'un traditionnel jumelage, notre positionnement dans la région parisienne n'offre ni position touristique ni spécificité économique capable de drainer des intérêts capitalistiques étrangers. Mais disons, pourquoi pas.
Le problème est la façon dont entend le faire la municipalité nouvellement installée. Rappelons d'abord que celle-ci a été élue en s'appuyant sur les difficultés à vivre de nombreux aulnaysiens avec des problèmes de revenus, de logements, d'emplois, d'éducation. Ces problèmes réclament des réponses qui nécessitent d'investir l'argent des aulnaysiens à Aulnay et non ailleurs.
Que donc allons-nous faire avec de la coopération décentralisée ? Investir à l'étranger ? Mais pour quel retour financier sur le territoire aulnaysien ? Certainement pas à la hauteur de la dépense. Participer à des opérations sur place ? Alors il faudra encore augmenter le budget des frais de fonctionnement, ce sera ça en moins pour les services à destination des aulnaysiens.
Il faut d'ailleurs savoir, que nombre d'associations montaient souvent des projets humanitaires envers des pays d'Afrique notamment que la ville cofinançait. Mais ce cofinancement avait une valeur. D'abord il était conditionné par le fait que les organisateurs se trouvaient d'autres financements. Ensuite, il récompensait l'effort fait, souvent par des jeunes, pour se prendre en main et aller aider quelqu'un ailleurs. Ici la prise d'assaut de tout ce pan de coopération par la ville va totalement tarir les initiatives des ces associations qui n'auront d'autres choix que de se plier aux priorités municipales pour exister.
Derrière le discours du type « ouvrons-nous à l'extérieur » se cache en fait l'ambition de briller comme un ministre de la République reçu à l'étranger avec les honneurs. Mais l'envie de prestige coute cher surtout quand on a été élu pour servir plus simplement ses concitoyens.
Imaginez donc que la majorité annonce sans rire qu'une délégation aulnaysienne de 7 personnes va partir une semaine en Algérie dans les semaines qui viennent pour voir ce qu'ils pourront bien faire avec une commune de la côte algérienne. Et le plus sérieusement du monde, on nous affirme que cela ne coutera presque rien et que c'est promis on n'en profitera pas pour faire du tourisme !
Imaginez donc qu'on nous annonce également que l'on fera de même avec le Maroc, le Mali et c'est confirmé avec Rotterdam aux Pays-Bas. A une semaine le séjour, cela ne fera pas moins de 4 semaines de déplacement par an à l'étranger de nos "chers" nouveaux élus. Car bien sûr, il faudra entretenir les relations et une visite annuelle s'imposera.
Et les aulnaysiens pendant ce temps là ? Ils attendront que les pères noël reviennent chargés de cadeaux.
L'opposition à laquelle j'appartiens s'est abstenue de voter une telle délibération. Car si la loi l'autorise (pour cela nous n'avons pas voté contre), ce n'est nullement la priorité que les aulnaysiens attendent.
Je ne peux m'empêcher de terminer par cette nouvelle maxime : « si vous manquez de vacances, la prochaine fois, inscrivez vous sur la liste de gauche aux élections municipales d'Aulnay. Il y a 4 semaines garanties ! »
Comme être élu n'est pas un emploi, il n'y a pas de contrat de travail et l'élu ne touche pas un salaire mais des indemnités. Ces indemnités servent à couvrir les frais qu'engendre son mandat : ses frais de téléphone, d'essence, de restaurant, etc. Bref tout ce qu'on appelle ses frais de représentation. Il n'a pas droit par exemple aux notes de frais sauf cas très particuliers.
Ces indemnités ont un montant plafonné par la loi et elles sont fonction de la taille de la commune. Elles sont calculées par rapport à un indice de la fonction publique et suivent donc parfaitement son évolution.
Revenons à jeudi dernier.
La majorité a souhaité mieux partager les tâches des élus entre non pas 14 adjoints comme précédemment mais entre 20 adjoints + 13 conseillers délégués. C'est un choix parfaitement défendable. Mais les indemnités sont en très forte inflation.
Pour être clair voici un petit tableau qui résume la situation, en euros bien sûr:
|
|
ancienne équipe |
nouvelle équipe |
||
|
|
nombre |
indemnités |
nombre |
indemnités |
|
maire |
1 |
3500 |
1 |
5025 |
|
adjoints |
14 |
1458 |
20 |
1980 |
|
conseillers |
0 |
0 |
4 |
1169 |
|
conseillers |
0 |
0 |
9 |
540 |
|
total /mois |
|
23800 |
|
54161 |
|
total /année |
|
285600 |
|
649932 |
|
différence |
|
364332 |
||
|
+ 128% |
||||
Scandale ou pas scandale ?
Ce n'est pas un scandale d'élargir l'équipe et que chacun reçoive une indemnité en fonction de sa participation.
Mais le scandale est qu'au bout du compte les adjoints qui finalement se déchargent sur leurs conseillers délégués se soient tout de même accordés 500 € chacun d'augmentation !!! Le maire s'est quant à lui augmenter de 1500 € de plus par mois !!!
C'est bien la recette du « travailler moins pour gagner beaucoup plus » !
Comment expliquer à nos concitoyens que la nouvelle équipe coute au total 128% de plus que l'ancienne équipe ? Pour quels bénéfices ?
Personne ne peut imaginer que cette faramineuse augmentation sera en rapport avec le travail que fournira la nouvelle équipe.
A l'heure ou les français pleurent leur pouvoir d'achat, les élus de gauche de notre ville ne s'en plaignent pas ! Certains raillaient la droite bling-bling, eh bien voici la gauche bling-bling à la mode Segura !
Ce n'est qu'une partie de ce que la gauche a l'habitude de faire, nous verrons dans un autre article comment elle augmente les frais de fonctionnement de façon inconsidérée.
Au fait, qui paie ? Nous les aulnaysiens. Comment ? En diminuant les autres services aux aulnaysiens, en investissant moins ou en augmentant les impôts. Les paris sont ouverts !
Hier soir avait lieu le premier conseil municipal après l’élection du maire par celui-ci. La salle était pleine. Pleine évidemment de supporters du nouveau maire mais aussi de nos amis fidèles qui eux assistent aux conseils municipaux depuis des années. Les nouveaux supporters vont-ils tenir la distance ? En effet, auparavant ils ne venaient jamais, ils avaient forcément mieux à faire que de s’intéresser à la vie municipale. Maintenant, on ne sait s’ils sont là parce qu’ils ont eu une « révélation » ou s’ils attendent quelque chose du nouvel exécutif pour leur petite personne. D’ailleurs, il y avait une petite collation à la fin, c’est toujours ça de pris !
C’est d’ailleurs assez curieux d’y revoir, des gens qui, pendant des années, ont fait les faux-culs, en faisant courbettes et critiques sévères de la gauche, et qui le vent tournant se retrouvent grands amis de monsieur SEGURA.
Je pense ainsi à un entrepreneur pour qui j’avais beaucoup de respect et qui vomissait la gauche qui n’avait rien fait pour les banlieues et les jeunes. Le voilà maintenant au premier rang, riant des petits mots de monsieur SEGURA comme l’on fait au spectacle. Pitoyable situation.
Je pense aussi à ce vice-président d’association que j’ai soutenu dans ses initiatives et qui faisait bonne figure parce qu’il avait besoin de moi. Le voilà maintenant également au premier rang, heureux comme un pape. Il devait repenser à toutes ces saloperies qu’il balance à présent sur le net, sous divers pseudos, sait-on jamais…
Je pense enfin à ce président d’honneur, d’une association de jeunes musulmans qui ont offert leurs voix au plus offrant pendant les élections. Des années durant nous avons travaillé ensemble sur des projets caritatifs à destination des quartiers nord, je les ai soutenus dans leurs initiatives à vocation sociale. Mais voilà, il fallait plus, il fallait soutenir des projets cultuels. Un élu, une mairie se doivent d’être laïcs. Monsieur SEGURA n’a pas fait tant de difficulté.
J’arrête là pour aujourd’hui les portraits mais j’en ferai d’autres, il est important que les gens sachent comment les petits arrangements entre amis font basculer une élection.
Revenons au maire. Nous avions à voter les pouvoirs que par délégation le conseil municipal confie au maire. Et quelle surprise ! Les délégations proposées étaient les mêmes que celles que nous avions proposé en 2001 et en 2003. Rien d’étonnant me direz-vous, sauf que nous avions eu droit à l’époque à une vive diatribe de monsieur SEGURA sur l’étendue considérable de ces pouvoirs concentrés en une seule main. Les 11 de l’opposition avaient alors voté contre. Gérard GAUDRON a bien rappelé à l’intéressé cet épisode. Réponse : "maintenant que je suis maire, ça me va bien". Et un retournement de veste !
Plus tard, nous votions les représentations des élus dans les différentes associations. Monsieur SEGURA, dans son programme électoral et confirmé dans son discours d’investiture avait affirmé qu’il ferait mieux représenter l’opposition. Que nenni, pas un poste de plus. Et là ou il s’était plaint dans la mandature précédente de ne pas voir l’opposition représentée, il n’a offert aucun poste. Retour de manivelle me direz-vous. Certes. Mais c’est là aussi un beau retournement de veste. Et de deux !
Finalement le pouvoir grise vite !
Au passage je serais le représentant de l’opposition dans les structures M2E emploi et entreprises. J’aurais ainsi le plaisir d’admirer le formidable travail qui nous a été promis. Je veux dire, le travail qui a été promis à cette jeunesse qui a vu en monsieur SEGURA, monsieur MATMUT : « avec moi, tout est possible, tout est réalisable ! ». Mais il y aura une facture…
Ensuite, nous avons pu passer aux questions et animer un peu plus une soirée plutôt calme jusque là. En effet, monsieur SEGURA a imposé au conseil de voter l’embauche de trois personnes à son cabinet. Comme vous le savez, j’ai déjà dit que 3 cela faisait beaucoup quand on nomme 20 adjoints, 10 conseillers délégués et qu’on possède une équipe de direction administrative solide et connaissant parfaitement les dossiers. J’ai donc demandé au nom de l’opposition qu’on veuille bien nous justifier une telle dépense. Très franchement on reste sur sa faim, en ayant l’impression que s’ils n’étaient pas là, personne ne ferait rien. Le maire déjà se méfierait-il des initiatives de ses élus ? Pas impossible à entendre certains d’entre eux en coulisses. Les coulisses, c’est toujours bien, c’est là qu’on apprend le plus de choses.
J’ai demandé également qu’il récuse une équipe de « chargés de mission » qui erre en ville en diffusant et en réclamant des informations, sans en être réellement autorisés ou alors dans le plus grand secret. Extraordinaire monsieur SEGURA qui fait semblant qu'il ne sait rien, alors que ce sont deux de ses très proches collaborateurs de la campagne électorale. Mais la façade doit rester propre…
Enfin, nous avons demandé des excuses pour cette minable accusation de monsieur DEFAIT, qui devrait relire LAFONTAINE (la grenouille et le bœuf). En effet le 28 mars dernier sur monaulnay.com, celui-ci annonçait que tous les dossiers et tout le matériel informatique avait disparu, laissant entendre que les vilains anciens élus étaient partis avec tout cela sous le bras. Imaginez donc, emporter des choses qui ne vous appartiennent pas cela s’appelle du vol ! Heureusement que monsieur SEGURA dans sa grande mansuétude a assuré que comme il était dans la majorité il ferait ce qu’il veut, la justice peut l’importe !
Pas d’excuses donc mais la reconnaissance implicite d’une erreur puisque le matériel informatique avait été placé dans les services techniques et qu’aucun dossier n’avait disparu sauf un qu’il cherchait encore. Heureusement avec 3 membres de cabinet, la recherche sera rapide ! Ce cher monsieur DEFAIT a cru bon d’ajouter que je ne savais pas lire. Il va sûrement ouvrir une école de lecture socialiste …
Finalement le pouvoir grise vite ! Je l’ai déjà dit je crois mais en plus c’est contagieux.
En fin de séance, deux motions ont été présentées par la majorité, l’une sur le Tibet et l’autre sur l’école.
Sur le Tibet nous avons tous voté pour, sauf les communistes. Les pros de la démocratie l’aiment surtout quand elle est populaire comme en Chine. Pourtant notre cher collègue AMEDRO, porteur de cette motion, avait bien pris soin d’enlever le mot « communiste » pour caractériser la dictature chinoise. Il avait oublié qu’ils lisaient entre les lignes. On a d’ailleurs eu droit à une superbe intervention de monsieur DEFAIT pour justifier les propos de Ségolène ROYAL sur la rapidité de la justice chinoise ! Le pompon, je vous dis, en rouge en plus !!!
Sur l’école, ce fut l’occasion d’avoir une vaste tirade anti-gouvernementale que nous n’avons d’ailleurs pas voté. Il y a en effet, bien évidemment, une grande confusion entre la défense de l’école et l’attaque en règle contre le gouvernement que nous ne pouvons cautionner. Chacun à gauche, les profs en particulier, y est allé de son couplet sur la fin de l’école, oubliant que l’école d’aujourd’hui fabrique 150 000 sans formation et un paquet d’autres qui savent à peine se débrouiller devant autre chose qu’une play-station ou un téléphone portable ! Des moyens, vous dis-je, il en faut plus ! Éternel discours de gosses jamais sortis de l’école. "Faire mieux" sans toujours courir après le "toujours plus", ce n’est pas gagné !
Je reviendrais plus tard dans un autre article sur l’école car loin de moi l’idée qu’il n’y a pas de choses à entendre mais les débats à deux sous basés uniquement sur les points de vue sans jamais avoir de données au milieu, c’est juste pour ceux qui aiment s’écouter.
Monsieur SEGURA était d’ailleurs tout content de ce pseudo débat typique du parti socialiste : « chacun a un avis sur tout, mais chacun a surtout un avis » comme disait Coluche.
Mais il faut que je rectifie une petite injustice que le directeur de cabinet de monsieur SEGURA m’a faite remarquer. Récemment je le décrivais comme un apparatchik du parti socialiste. Il semblait peiné de cela car me dit-il « il ne siégeait plus au conseil national du parti socialiste depuis plus de 3 ans ». Diantre le blog du parti socialiste n’est même pas à jour ! Quelle surprise ! Remarquez 3 ans de retard pour le parti socialiste c’est encore en dessous de la réalité.
Mais rendons à César ce qui est à César, monsieur PALOMO apparaît comme un homme sympathique et compétent. Pas étonnant qu’il ne siège plus au conseil national du parti socialiste ! Cher ami, sans rancune, je m’excuse.
Vivement le prochain conseil !
Pendant la campagne, monsieur Segura exposait sans cesse qu'en fait la Municipalité devait changer car les services rendus aux
habitants étaient insuffisants, voire mauvais. Bien, il a gagné et il découvre comment la machine fonctionne. Et c'est assez drôle.
1. Le champion de la connaissance a besoin de beaucoup de conseillers.
Gérard Gaudron avait un directeur de cabinet, point d'autre personnel pour fortifier son image et gérer les dossiers. Il gérait en direct avec ses adjoints, et la direction général des services
municipaux les dossiers. Une relation faite à la fois de confiance mais aussi de très bonne connaissance des dossiers des uns et des autres.
Monsieur Segura lui n'en est pas là. Lui qui a loué une vision partagée avec ses colistiers et une bonne connaissance des dossiers a décrété le couvre-feu sur le débat . En effet, il a
annoncé à tous ses élus et tous les directeurs de la ville que désormais "tout passerait par son cabinet". Fini les décisions prises par les élus en concertation ou sur propositions des services
municipaux. Et quel cabinet, 3 personnes y travaillent et bientôt 4. Les frais du cabinet vont donc être multipliés par 4 !!! Allons-y gaiement, c'est les aulnaysiens qui régalent ...
Ils avaient voté pour des élus qui devaient gérer leur ville, et ils se retrouvent avec 3 ou 4 apparatchik du parti socialiste qui vont gérér la ville comme si elle était une annexe du cabinet de
monsieur Bartolone, nouveau "chef" du département ! D'ailleurs, certains élus de la majorité commence à sentir pesant le poids de ce gros cabinet qui régente tout.
2. Le champion du changement est obligé de faire amende honorable.
Cela n'est pas facile, mais maintenant qu'il est maire, monsieur Segura est obligé de dire aux services municipaux que la situation financière est excellente, que beaucoup de choses sont
formidables et qu'il ne les changera pas. certains de ces adjoints découvrant même l'ampleur de ce qui est déjà fait et de ce que nous avions prévus dans les cartons, ne peuvent que lâcher un
"satisfecit". Qaund on disait qu'ils ne connaissaient vraiment pas grand chose...
Alors bien sur, ils assènent des critiques sur des services qu'ils jugent inefficaces mais quel rigolade quand on assiste jeudi dernier à l'allocution de monsieur Segura démontant la M2E au salon
de l'emploi et à celle suivante du sous-préfet, fin connaisseur de ces questions, qui lui rappelle que nous avons le meilleur outil du département et qu'il ne faut pas casser le jouet.
Monsieur Segura oublie juste que ce n'est normalement pas de la compétence de la ville de faire cela mais que nous nous l'avons fait depuis très longtemps. D'ailleurs tout cela a été filmé par
l'équipe qui suit partout notre nouveau "mégalo". Demandez lui le film, vous verrez c'est saisissant !!!
3. Le champion du mieux faire ne sait toujours pas comment faire.
Il va faire mieux, c'est sûr il l'a dit. Mais cela fait maintenant 3 semaines qu'on attend comment. Le pire
c'est que les services municipaux sont paralysés par une grande méconnaissance, une totale improvisation, des indécisions permanentes. Et c'est parfois pire, car dans les services, des
inconditionnels du nouveau maire, se sentent pousser des ailes au point de critiquer le travail de leur collègue, de leur faire des remarques déplacées, voire de les menacer ou de leur cracher au
visage par exemple. Un climat de méfiance, de suspicion s'installe lentement parallèlement à un sentiment de gâchis. Bref la douche froide...
De nombreuses fois, j'ai alerté le nouveau maire sur cette ambiance détestable, sur ces blocages, sur ces énergumènes qui se disent "chargés de mission" sans apparaitre dans aucun organigramme
officiel. J'avais prévenu, maintenant je dénoncerais ces agissements qui répandent et le bordel et la méfiance.
Dire qu'actuellement certains grands pontes des méthodes d'organisation voient dans un certain désordre, une nouvelle forme d'ordre aussi efficace (ils parlent de rangement bien sûr). Eh bien,
ils ont des adeptes qu'ils n'avaient pas soupçonné.
4. Le champion veut plus de communication.
Il disait "dépenses d'image" ou "propagande" quand il était dans l'opposition, mais il a déjà oublié. La communication à Aulnay va grandir, grandir comme la grenouille qui voulait devenir aussi
grosse que le ...
Vous aurez droit bientôt à un somptueux "Oxygène" à la gloire de ... et ce n'est pas fini, ce qui est dans les cartons est hallucinant.
Pour la petite histoire d'ailleurs, je vais vous faire part d'un secret qui n'en est pas un mais qui montrera encore une fois les méthodes que je réprouve. Le soir de son élection, monsieur
Segura a annoncé une première nomination (avant même ses adjoints !!!), la nouvelle directrice de la communication ! Et quelle directrice !
Cette femme est tout simplement l'ancienne directrice adjointe de la communication de la ville d'Aulnay, qui a pendant plus de 9 mois travaillé ainsi tout en étant la directrice de campagne de
monsieur Segura. Bref elle a travaillé comme une taupe pendant des mois, vendant à l'adversaire de son patron les infos nécessaires pour le battre. Incroyable ? Eh bien c'est tout juste vrai.
Dommage de voir une femme pour qui j'avais une sincère sympathie, travailler ainsi pour l'adversaire en donnant le change chaque jour. Et pour quelle raison, par conviction ? Non, comme elle le
dirait elle-même : on ne profitait pas assez des ses compétences, alors elles les a offertes à monsieur Segura. Maintenant c'est elle la directrice, elles est heureuse, le sort des aulnaysiens ne
comptait pas plus que son ambition.
Ah, évidemment j'ai d'autres scoops pour vous mais pas tous à la fois ...
Le 22 mars dernier, le Conseil Municipal s'est réuni en séance extraordinaire pour élire son nouveau maire, ses adjoints
et donner délégation au maire.
Je passerais sur le protocole qui veut qu'un certain nombre de personnes, ancien maire, doyen, nouveau maire, se succèdent à la présidence de la séance pour me concentrer sur l'essentiel de cette
première session.
Monsieur Segura et son équipe ont gagné certes, mais dans la salle certains n'avaient toujours pas compris que la bataille étant terminée, il fallait remballer les colibets, les mesquineries, les
manifestations bruyantes. Mais bon, disons que c'était la première et que cela ne se reproduira pas. Cela ne parait rien, mais le conseil municipal c'est le lieu du débat entre les élus qui
représentent les habitants et pas le lieu de spectacle ou les habitants peuvent se permettre par leur attitude de perturber tel ou tel. C'est un lieu sacré et il faut qu'il reste ainsi pour la
sérénité des débats.
Monsieur Segura avait beaucoup promis pendant la campagne, aux aulnaysiens mais aussi à ses colistiers. Monsieur Boulanger qui fut son colistier et son candidat pour la cantonale sud a été ce
jour-là la première victime de la "real politik" : les promesses sont plus faciles à faire qu'à tenir.
En effet, la veille au soir, j'ai reçu par e-mail comme une bonne cinquantaine de personnes, un communiqué de monsieur Boulanger annonçant qu'il quittait la majorité à peine élue parce que
messieurs Laouedj et Segura n'avaient pas respecté leur parole : faire de lui, un des 20 adjoints au maire.
Risible me direz-vous, et qu'en ai-je à faire, dirons les autres. Dans cet e-mail, monsieur Boulanger publie une lettre manuscrite signéé monsieur Laouedj, responsable départemental du parti
radical (tout de même), qui confirme ses dires. Une promesse déjà cela se tient, et quand elle est écrite il faut vraiment avoir peu de considération des autres et de soi pour ne pas s'y
tenir.
Pour montrer à quel point, ces hommes n'ont pas de parole, même avec leurs propres camarades, j'ai lu en séance, ce fameux communiqué, après m'être assuré auprès de monsieur Boulanger qu'aucun de
ses ex-amis politiques n'aurait le courage de le faire. Rassurez-vous, la majorité municipale m'en veut beaucoup d'avoir un peu gâché la fête, mais voilà l'honneur pour moi ça compte, mes
origines siciliennes y sont sûrement pour quelque chose.
Plus étonnant, alors que la nouvelle majorité comptait encore 39 membres, l'élection du nouveau maire mis à jour un fait surprenant : deux membres de cette majorité n'ont pas voté pour monsieur
Segura mais pour monsieur Gaudron . Le score fut de 37 voix contre 15 au lieu de 39 contre 13. Une première hallucinante dans l'histoire d'Aulnay !
Ainsi nous savons aujourd'hui que derrière la nouvelle majorité de façade, des élus ne paratagent pas la conception politique de monsieur Segura et même qu'ils auraient préférés la nôtre !
D'ailleurs, en coulisse, nombreux sont les membres de cette majorité qui fustige une campagne dirigiste, au main d'une poignée d'hommes, des méthodes humainement discutables, des marchandages
gênants.
Si cette élection va laisser des traces dans l'ancienne majorité, elle va en laisser aussi dans la nouvelle, qui ne tient qu'à une chose : la main mise obsédante de quelques aparatchik du parti
socialiste, placés dans l'ombre du maire. Out la démocratie participative même dans la majorité !!!
Comme chaque année, la Ville vote dès le mois de décembre son budget de l'année suivante. Cela permet de pouvoir engager dès le début janvier les longues procédures d'appel d'offres aux marchés publics qui plombent de leur délai tous les projets, ici comme ailleurs bien sûr.
Les grandes lignes sont les suivantes :
les impôts municipaux n'augmentent pas (c'est le cas depuis 2004). Toutefois, il faut savoir que la base du taux décidée par l'Etat augmente elle de l'inflation, soit 1.8 %, et que le Conseil Général et la Région vont augmenter dans des proportions considérables, de 15 à 25 %, comme c'est le cas depuis 2004.
le budget de la Ville sera de 190.22 millions d'euros en augmentation de 1.91%, soit un peu plus que l'inflation. A l'intérieur de celui-ci les dépenses seront de 140.27 millions, soit 4.04% de plus, et les recettes de 159.03 millions, soit 3.75 %.
l'augmentation importante des recettes, 3.75%, est le signe que l'économie locale se porte bien, puisque la croissance nationale n'est que de 2.25%. Dans ces recettes, 87 millions proviennent de la fiscalité locale et 35 millions des dotations de l'Etat aux communes, en hausse de 1.39%.
les investissements seront de 31.016 millions d'euros, comme à peu près chaque année, dont 27 millions sont consacrés à de nouveaux programmes et 4 millions à l'entretien du patrimoine et l'achat d'équipement.
la Ville finance à hauteur de 14.56 millions d'euros, soit la moitié, sur ces fonds propres et n'emprunte que 10.25 millions pour compléter cet autofinancement . Le reste, environ 6 millions est composé de subventions.
la Ville a une dette de 22.86 millions d'euros, à laquelle s'ajoute celle du réseau de chauffage soit 8.74 millions. Avec une dette totale de 31.60 millions, on constate qu'il faudrait donc juste une année et 8 mois à la Ville pour rembourser celle-ci, en n'investissant pas bien sûr. c'est un taux d'endetttement les plus faibles de France, qui permet de pouvoir assumer les investissements des années suivantes sans devoir changer la fiscalité.
Comment la Ville répartit ses dépenses (investissements et fonctionnement) ? En voici le détail :
On peut constater que les services normallement dévolus à la Ville, représentent 28.2 % des dépenses en toute logique. Le reste relève bien des choix politiques de la majorité municipale.
On peut alors voir que les dépenses à destination directe des enfants, des jeunes et des familles est considérable si l'on cumule :
les 10.57% dévolus à l'enseignement et la formation
les 6.63 % dévolus à la culture
les 9.15% dévolus aux sports et à la jeunesse
les 9.31% dévolus à la famille
Avec un total de 37.06%, c'est bien la priorité de la Ville, investir dans l'humain et dans l'avenir de nos enfants.
L'urbanisme a évidemment un poids important dans une ville grande comme 4 arrondissements de Paris avec 25.16 % des dépenses.
Enfin les services d'assistance que ce soit à l'activité économique avec 2.68%, à la sécurité avec 3.19% et à la politique sociale et de santé avec 5.02 % montre que l'intervention municipale dans ses domaines représente bien une volonté claire d'agir sans se substituer aux services de l'Etat ou aux services délivrées par des entreprises, des associations ou d'autres acteurs.
Enfin le logement ne représente qu'une part très faible qui correspond à la gestion des demandes, puisque la Ville n'est pas gestionnaire directe de logements. C'est en effet l'OPHLM qui construit et gère le parc de logements publics sur la Ville.
Ce budget marque donc la continuité d'une politique qui veut à la fois que les aulnaysiens trouvent tous les services qu'il leur faut, ainsi qu'une ville plus belle, plus sûre. Cela ne se traduit jamais instantanément mais si l'on se replonge quelques années en arrière, on perçoit assez bien l'amélioration. Bien sûr, la perception n'est pas la même partout parce que la Ville est grande et que l'action publique est d'autant plus lente et difficile que le territoire est grand. Mais d'après les sondages réalisés auprès des aulnaysiens, il semble qu'aujourd'hui tout le monde identifie parfaitement les directions impulsées par l'équipe municipale et le maire Gérard Gaudron. Mieux, il semble bien qu'ils approuvent ces directions, conscient que changer de cap ne mènerait nul part.
Continuons donc à oeuvrer, pour l'intérêt général ...
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