Mardi 23 février 2010
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14:35
Cette campagne ne passionne pas les Français. C'est en tous cas ce que disent souvent les
journalistes. En réalité, les Français s'y perdent un peu parce que certains voudraient qu'ils se perdent en chemin.
A force de vouloir donner une signification nationale à toutes les élections, on a fini par éclipser l'intérêt de chaque élection. Pourtant on y perd déjà avec ce mélange des genres. A la fois,
on fait comme si on rejouait sans cesse chaque année la Présidentielle, en espérant un quelconque changement qui ne peut pas avoir lieu à chaque scrutin; mais en plus on a des élus qui ne sentent
nullement investis de leur vraie mission puisqu'ils sont élus pour des considérations qui n'ont rien à voir avec leur élection.
Ce faisant on décridibilise tout le système, et on prépare encore plus de frustation chez les citoyens par rapport à leur élus.
Un bon exemple de cette dérive est le cas de notre tête de liste en Seine-Saint-Denis, Bruno Beschizza. Parce qu'il est policier, immédiatement nos adversaires politiques y voient un prolongement
de N. Sarkozy, ministre de l'Intérieur. Parce qu'il est policier, nos adversaires y voient l'empreinte de la répression. Parce qu'il est policier, nos adversaires ne voient même plus le
reste.
Mais peut-on encore considérer que policier n'est pas un "sale" métier ? Peut-on considérer que cet homme est avant tout un habitant de notre département ? Peut-on considérer que cet homme
est un père qui comme les autres cherche le meilleur pour ses enfants ?
Son parcours, celui d'un enfant de la République, est exemplaire et montre encore la capacité de notre République à intégrer d'où qu'on provienne. Je vous laisse écouter le discours de Bruno au Bourget, sans faux semblants.
Aux urnes, citoyens !
Par Frank CANNAROZZO
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Publié dans : L'actu nationale
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