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44 ans, né à Aulnay


Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire

Responsable UMP d'Aulnay

 

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Ethique et toc !

Les électeurs ont besoin de faire confiance.
Pour qu'ils aient confiance, il faut savoir être vrai avec eux.
Pas de langue de bois ,ni de tabou. Pas de fausse promesse, ni de manipulation.
Mais être vrai est difficile parce que les gens n'en ont plus l'habitude.
Mon combat est celui de la vérité, même dans l'adversité !

Bienvenue à Aulnay !

Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /Jan /2007 14:18

Après que Drancy et Le Bourget aient mis en place la gratuité de la cantine scolaire, des parents aulnaysiens se sont interrogés sur l'opportunité de faire de même à Aulnay. La réponse demande donc des éclaircissements.

 

Tout d'abord le terme de "gratuité" est inapproprié, celui qui convient est : "financé pas l'impôt". En effet les coûts restent les mêmes et si ce ne sont pas les bénéficiaires qui payent le service alors il faut bien que la collectivité le fasse.

 

Il convient également de distinguer plusieurs types de services publics et le financement qui en découle :

  • les services publics obligatoires généraux, comme par exemple l'état civil, sont financés par la collectivité donc par l'impôt.
  • les services publics obligatoires individualisés, comme par exemple la collecte des ordures ménagères, sont financés en partie par l'impôt pour ce qui est des investissements et par les bénéficiaires à un tarif unique.
  • les services publics non obligatoires individualisés, comme c'est le cas de la restauration scolaire, sont financés par l'impôt pour ce qui est des investissements et du fonctionnement et par les bénéficiaires pour ce qui est de ce qui est consommé.

Il faut considérer comme normal dans le cas de services, même publics, pour lesquels les usagers ont le choix d'en bénéficier ou pas, que ces bénéficiaires en supportent une charge supérieure à ceux qui n'en profitent pas du tout.

Prenons par exemple le cas de l'Espace culturel Jacques  Prévert. Il est municipal, il diffuse du cinéma et des spectacles auxquels chacun est libre de venir ou pas. La solidarité s'exprime à travers l'impôt pour ses investissements, son entretien, son personnel.  La présentation des oeuvres n'est elle pas gratuite et assumée par les bénéficiaires. Il va de soi que pour celui qui ne va jamais au cinéma ou au théatre pour diverses raisons, il ne serait pas juste de le faire participer à l'usage d'autrui. C'est une question d'équité. La solidarité doit s'exercer mais dans une certaine limite.

 

Revenons à la restauration scolaire à Aulnay.

 

5800 repas sont servis chaque jour. 10341 élèves sont scolarisés en primaire (maternelles et élémentaires). Mais il faut noter qu'il n'y a pas d'enfant en liste d'attente ce qui montre que personne n'est exclu de ce système.

Le prix de revient d'un repas pour la ville est  de 9.70 euros. Il comprend à la fois le coût des denrées alimentaires et du personnel. Ces dépenses s'élèvent à près de 4 600 000 euros pour le personnel (215 personnes) et à près de 1 200 000 euros pour les denrées alimentaires.

Actuellement les familles payent selon leur revenu. Leur quote-part est calculée à l'aide du quotient familliale, tel que formulé par la CAF. 6 tranches existent de 0.64 à 3.89 euros. Cela fait une participation moyenne par enfant de 2.60 euros par repas, soit 26.8 % du prix de revient du repas, celle qui correspond à la part des denrées alimentaires.

Pour que le tableau soit complet, il faut ajouter que la Ville a investit 4 757 571 euros entre 2002 et 2005 pour la rénovation des offices et restaurants scolaires.

Il est donc facile avec cela de se rendre compte que la plus grande partie du prix des repas (les charges de personnel) est pris en charge par la Ville donc la solidarité des aulnaysiens et que seul revient aux bénéficiaires le coût même des denrées alimentaires. C'est cet équilibre entre solidarité et quote-part individuelle qui rend le système équitable.

Notons par ailleurs qu'il est assez néfaste de faire croire aux gens que les choses peuvent être gratuites, car elles ont une valeur, que des gens travaillent pour cela et que quoiqu'il arrive il faut bien les financer.  Derrière ce qui peut paraitre séduisant se cache parfois une autre réalité ...

Enfin pour être complet la Ville travaille à faire disparaitre les 6 tranches de l'actuel barême au profit d'un système totalement proportionnel au revenu sans effet d'échelon.

 

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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