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44 ans, né à Aulnay


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Mon combat est celui de la vérité, même dans l'adversité !

Bienvenue à Aulnay !

Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 11:56

Ce dossier est un poison dans tous les sens du terme. Et il devient de plus en plus difficile de s'exprimer sur ce sujet car tout le monde soupçonne tout le monde de ne pas vouloir le faire avancer. L'amiante fait peur à juste titre mais la durée de ce dossier fait plus peur encore, car le temps et les intempéries sont devenus les premiers dangers.

En septembre, une réunion d'experts avait proposé un plan de déconstruction qui devait démarrer le 27 novembre. Globalement il était proposé d'étancher le batiment B (a priori le plus pollué) en bouchant les trous les plus gros (à l'aide de platre par ex), de filmer une partie du batiment difficile à étancher (à l'aide d'un film de polyane). En second lieu, il s'agissait d'y installer un système de mise sous dépression du batiment en controlant les entrées d'air par la toiture aujourd'hui fuyarde. Cette dépression a pour objectif d'empecher toute fibre d'aller vers l'extérieur lors du dépoussiérage. Cette technique et classique et facile à controler. D'ailleurs des tests de fuite par fumée et de dépression étaient prévus pour ordonner la suite des opérations. Enfin pendant tout le chantier était prévu à la fois la mesure permanente de la dépression avec un seuil d'alerte et des capteurs de fibres dans l'air environnant le chantier.

Sur le papier tout me semble presque conforme. Je dis presque parce que le temps ét l'état de la structure me semblent de plus en plus une cause possible d'échec de ce plan. En effet, entre les fibres collées partout sur l'intérieur de la structure, structure qui se détériore, ou sur la toiture, qui elle est attaquée par l'age et les intempéries, je crains que l'étanchéité possible ne suffise pas.

De plus des découvertes sont encore réalisées sur le chantier alors que quantité d'experts est passée par là. Il faut d'ailleurs encore attendre d'autres expertises pour pouvoir poursuivre, et notamment dire si tous les autres batiments doivent subir le même sort. Franchement sans y perdre son latin il y a de quoi y perdre sa patience.

Pour ma part, deux éléments me semblent plus importants que les autres pour faire face à tout changement de situation :

  • il faut aujourd'hui accepter qu'il faille aller vite car les batailles d'experts ou de responsabilités laissent le champ libre à la dégradation des batiments et donc accelère le danger. Bientôt nous n'aurons plus à savoir si les experts de l'année d'avant avaient raison,  l'évolution est forcément défavorable.

  • la concommitance des fibres libres et de l'état du batiment devenant incompatible, il me semble urgent de "fixer" cette situation, de l'empecher de se dégrader le temps de prendre la bonne décision, de bien faire s'exercer les responsabilités. Pour cela, je préconise depuis longtemps le fait de "vitrifier" les surfaces intérieures et extérieures du batiment, toiture comprise, aifn de "figer" les fibres dans un matériau solide. Cela pourrait se faire avec des polyuréthanes, des polyacryliques, ou d'autres polymères. Certes cela ne dépouissière pas et cela ne déconstruit pas. Mais cela permet de metre à l'abir de surprise pendant quelques mois, laissant le temps au chantier d'étanchéité, de dépoussiérage puis de déconstruction de se dérouler avec moins de risque et dans une durée excluant la précipitation.

Mais je ne suis pas expert en amiante, et le Maire comme moi-même ne pouvons porter auprès des autorités que des exigences de résultats (pas de fibres dans l'air environnant, déconstruction rapide) et non de moyens. La semaine dernière le Maire a une nouvelle fois affirmer et porter cette exigence, nous attendons maintenant la décision du Préfet.

Il semble également qu'avec les associations qui suivent de très pres ce dossier, nous commencions enfin à nous comprendre, à la fois parce que l'urgence s'impose à tous mais aussi parce qu'à force de discussions les divergences et les incompréhensions s'aplanissent.

Ainsi par exemple, le mot "confinement" employé par ces associations comme par les experts ne recouvrait pas souvent la même chose, mélangeant l'exigence du terme et le moyen d'y arriver. Longtemps les associatifs pensaient que seule une bulle totale permettrait de couvrir en toute sécurité le chantier garantissant la sécurité aux riverains. Et pendant autant de temps, chaque fois que l'on trouvait cette solution non viable, on était soupçonné de vouloir minimiser les coûts ou de couvrir les torts  de l'exploitant. La semaine dernière, nous avons pu faire comprendre que ce qui nous inquiétait , nous Ville, dans cette solution, ce n'était pas le coût (une complication de plus il est vrai), mais les risques ultérieurs.

  • Je m'explique, la solution "bulle" est souvent employée pour des batiments à dépoussierer mais non à démolir. En effet la solidité de la bulle repose avant tout sur le fait que son support doit trouver des points d'ancrage sur la structure. Or si on démolit celle-ci, il y a un moment ou cela pose problème. Bien sûr il est possible d'avois une exo-structure plus solide mais le sol étant pollué il est difficile de l'ancrer sans risquer une nouvelle pollution.

  • D'autre part cette bulle va avoir une portance telle que la moindre petite tempête risque de la déchirer ou de la retourner chez les riverains. Cela peut paraitre excessif mais si cela arrive il n'y a aucune parade, les fibres collées à la bulle seront dehors.

  • Enfin, rien n'exclut un accident avec un engin de chantier au moment de la déconstruction. Si un engin  perce la bulle ou si un mur s'écroule sur un pan de celle-ci, nous aurons également les conditions d'une pollution sans aucune solution.

Pour ma part, techniquement, j'adhère à la solution de la dépression, le tout est de s'assurer de sa permanence et de la neutralisation de l'état actuel du bati. Espérons que les prochaines décisions iront dans le sens de l'intérêt général.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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