Qui suis-je ...

 

 

42 ans, né à Aulnay


Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire

Responsable UMP d'Aulnay et Pavillons-sous-bois

 

pour me contacter,

 

Ethique et toc !

Les électeurs ont besoin de faire confiance.
Pour qu'ils aient confiance, il faut savoir être vrai avec eux.
Pas de langue de bois ,ni de tabou. Pas de fausse promesse, ni de manipulation.
Mais être vrai est difficile parce que les gens n'en ont plus l'habitude.
Mon combat est celui de la vérité, même dans l'adversité !

Bienvenue à Aulnay !

Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /2006 22:30

Mardi dernier, j'étais invité à Bruxelles par la communauté française à participer à un colloque qui traitait de l'habitat et de la sécurité. J'y ai reçu un excellent accueil et ai pu avoir des échanges très constructifs avec nos amis belges. Voici donc le programme et le diaporama que j'avais préparé ainsi que les commentaires attenant. 

 

 Les Rencontres Techniques du Réseau Logement

 
 
Sécurité dans l’habitat
 
 
Mardi 12 septembre 2006 à la Communauté Française
Boulevard Léopold II, 44 – 1080 Bruxelles
 
PROGRAMME
 
La journée sera animée par Charles MERTENS, Inspecteur général, MRW DGATLP
 
8h30       Accueil des participants
8h50       Ouverture
Jan CLAES, Membre Comité Directeur de la section «Réseau Logement»
9h           Introduction : De quels « outils » dispose le Bourgmestre?
Thibault CEDER, Conseiller, Union des Villes et Communes de Wallonie (UVCW)
9h30       Etude de cas : les émeutes dans les banlieues en France, actions et enseignement
Frank CANNAROZZO, Maire adjoint chargé de la sécurité, Ville d’Aulnay sous Bois
10h15     Débat
10h35     Pause-café
10h50     Le point sur le Réseau Logement et son avenir
Charles MERTENS, Président du Comité Directeur du Réseau Logement
11h05     Faut-il « investir » dans la vidéosurveillance ?
Jacques JOURQUIN, Directeur Technique, Le Foyer Ixellois
Cédric MOURLON BEERNAERT, Chubb Security System
11h20     Vidéo-surveillance et vie privée : les limites juridiques. Aperçu
Dominique VERCRUYSSE, Coordinateur de l’A.L.S., Conseiller juridique et financier de l’A.L.S. Section ConstruBru
11h50     Débat
12h10     Contrat de sécurité et de prévention
Diane THIBAUT, Chef du service Prévention Vols auprès de la Direction générale Sécurité et Prévention du Ministère de l’Intérieur
12h40     Débat général
13h         Clôture de la rencontre
13h05     Déjeuner compris

1.
Mesdames, messieurs,
C’est avec plaisir que je viens devant vous exposer un dossier délicat qui touche le cœur même de nos villes. Vous avez pu voir également à travers les écrans de télévision combien ce sujet touche durement notre pays. Aulnay n’a pas été épargné et nous avons même eu à déplorer des incidents graves. Vous me permettrez donc d’exposer comment cela s’est déroulé, comment cela s’est résolu et comment sur le long terme il nous faut penser l’urbanisme et l’habitat pour éviter un certain nombre de causes et permettre également une meilleure régulation.
Avant de commencer, vous me permettrez de me présenter. Je suis frank cannarozzo, adjoint au maire chargé des questions de sécurité et d’environnement mais également président du conseil de quartier de la Plaine, le plus peuplé de la ville (35 000 habitants sur 80 00000).
 
2.
Je vais dérouler mon propos suivant les points suivants.
Je vais vous parler avec passion de ma ville et de ce sujet important.
« La politique, si elle n’est le rêve des génies, est d’ordinaire la causette des imbéciles » disait Philippe de CHENNEVIÈRES. Alors je vais tenter mes chers amis de nous éviter la seconde catégorie.
 
3.
Tout autour de cette planète, les frontières naturelles, les zones fertiles ont en grande partie décidé de l’avenir des hommes, avant que ceux-ci ne se procurent les moyens techniques de se déterminer par leur propre volonté.
Combien de batailles ont été livrées pour le contrôle de points stratégiques? Combien de fortification ont été construites pour assurer la sécurité et la prospérité?
Notre histoire toute entière montre à quel point nous attachons d’importance à notre bien commun, notre territoire et combien sa gestion engendre passion et ambition.
Aujourd’hui, sous nos latitudes, la paix a fait son œuvre et la politique d’aménagement du territoire a remplacé les cartes d’état major.
Les lumières de la ville ont attiré et attirent encore des flux migratoires importants. Cela a toujours amené à modifier nos villes dans le sens de l’extension. Mais l’univers a beau être en extension, cela ne permet guère de continuer.
La politique de la ville s’est donc fixé comme objectif la rénovation urbaine, manière de répondre aux attentes d’aujourd’hui avec les contraintes d’hier.
Aulnay, conduit depuis 20 ans une politique dynamique et continue dans ce domaine et se traduit aujourd’hui par un PRU choisi par l’ANRU.
 
4.
Avec 1600 ha, Aulnay est l’une des plus grandes villes de seine saint denis. Sa situation géographique lui donne des atouts indéniables. L’axe paris Roissy est le lieu d’un développement économique intensif, qui s’est d’abord traduit par les métiers de la logistique et du transport, mais qui sûrement évolue vers toute une panoplie de services aux personnes et aux entreprises. 
80300 aulnaysiens profite d’une économie bien développée avec 3200 entreprises dont 3 d’entres elles influent largement sur la vie locale: PSA, L’Oréal et le centre commercial régional parinor.
La ville attire et profite en même temps d’un tissu de transport très conséquent. Avec la gare, en centre ville, la plus fréquentée de tout l’est parisien, et de grandes voies routières qui encadrent quasiment la ville, Aulnay dispose d’une position privilégiée pour continuer à rayonner.
 
6.
Le développement de l’habitat peut se résumer à trois périodes.
Jusqu’en 1906, Aulnay est une commune constituée de terres agricoles et des résidences secondaires des parisiens déjà en mal de plein air. À l’époque, la commune compte 4417 habitants.
Jusqu’en1936, sous l’impulsion du chemin de fer et de l’industrie la population monte à 31763 habitants.
Puis à partir de 1954 vont fleurir sur les terres agricoles du nord de la commune, les premiers ensembles HLM chargés d’accueillir la population drainée en masse.
Cette extension au nord trouvera ses limites avec la création de grands espaces verts protégés et de multiples zones industrielles qui assureront emplois et ressources fiscales.
De quoi rendre tout le monde heureux, mais c’était sans compter sur l’influence grandissante de trois phénomènes: la crise économique, la non maîtrise des flux migratoires, le poids de l’urbanisme.
 
7.
Sur ces photos, on distingue nettement la coupure entre les deux types d’habitat, pavillonnaire au sud et de grands ensembles d’habitats collectifs au nord. Cette frontière semble apaisée par une bande verte entre les deux, alors qu’au final elle constitue pour les habitants un obstacle supplémentaire au rattachement au reste de la ville.
 
8.
Même si les familles et les actifs forment bien la majeure partie de la population, Aulnay se trouve devant un défi démographique que d’autres connaissent : une population retraitée qui s’agrandit et une jeunesse importante dont la confiance dans l’avenir doit être renforcée.
Vous comprendrez aisément que notre politique locale réclame les moyens d’assurer à nos anciens la quiétude à laquelle ils aspirent, à nos familles les services et les loisirs indispensables à leur développement, à nos jeunes les moyens d’entrer dans notre société par la grande porte.
 
9.
Économiquement, Aulnay et ses habitants ont su tirer profit des opportunités. Ainsi les taux d’activité et de chômage montrent que dans un environnement départemental défavorisé, la ville reste très proche de la moyenne régionale.
Il faut y voir un attachement particulier à cet aspect, pour ne pas dire une obsession.
La fidélité de grands industriels comme PSA et L’ORÉAL présents sur le territoire depuis maintenant 40 ans démontre d’ailleurs que nous savons choyés ceux que nous considérons comme des partenaires.
Enfin l’activité commerciale est d’ampleur avec un centre ville d’une qualité enviée et l’un des centres commerciaux parmi les 10 plus importants de France avec 18 millions de « visiteurs » par an.
 
10.
Sur l’écran, vous pouvez voir combien la ville a toujours eu la volonté de transformer son habitat hérité des années 60. Mais cette suite ininterrompue depuis 24 ans montre aussi que chaque dispositif sous-estimait la situation, nécessitant de se poursuivre sous une autre forme.
Il faut penser bien sûr qu’à chaque étape, c’est bien l’urbanisme et l’habitat qui sont visés mais qu’en fait personne n’ose aller jusqu’au bout, jusqu’à refaire la ville.
Finalement beaucoup de temps aura été perdu car des demi-mesures s’ajoutant à des demi-mesures n’ont jamais de grandes mesures. En cela le PRU actuel est une chance, grâce à un financement équivalent à ces 20 dernières années pour une période de 6 ans seulement.
 
11.
La confiance des citoyens se construit certes dans le temps mais il faut avouer que mettre une génération à opérer les modifications nécessaires est difficile à supporter ou tout simplement à admettre. Dans le même temps il faut se rendre compte que la dégradation a été progressive et donc il en a été de même pour la prise de conscience et les financements.
Ces raisons imposent donc de changer la donne rapidement.
 
12.
À travers une telle transformation urbaine, il s’agit à la fois de montrer aux habitants qui n’ont pas eu le choix de leur habitat qu’ils méritent un environnement aussi agréable qu’ailleurs, mais aussi capable d’attirer comme ailleurs la richesse qu’ils pourront partager ensuite.
4 points sont essentiels à cette réussite :
Le fait d’habiter malgré le nombre de ses voisins dans un cadre ou la dimension redevient plus humaine est indispensable. La densification a souvent pour résultat le sentiment de manquer d’espace pour soi.
Le fait d’habiter dans un lieu qui malgré les difficultés économiques passées, regagne en qualité du cadre de vie. Ce point permet de repartir de l’avant.
Le fait d’habiter dans un quartier ou la présence de l’autorité, locale ou nationale, est présente évite à celle-ci d’ignorer les situations concrètes et aux habitants de cultiver le repli sur soi.
Enfin le fait de ramener au sein même de ce quartier des entités économiques, même en création, permet de démontrer que l’emploi n’est pas un rêve inaccessible mais un avenir possible pour soi ou pour ses enfants.
 
13.
Beaucoup pensent à juste titre que la réussite d’un tel projet nécessite plus que de rénover l’habitat et son environnement.
C’est en ce sens qu’Aulnay s’est toujours doté des dispositifs nécessaires à cette réussite.
Ainsi aujourd’hui, tous les sujets d’importance, économie, emploi, sécurité, social font l’objet de plans d’action particuliers qui s’inscrivent à la fois dans des dynamiques locales et nationales.
Comme chaque fois que nous agissons, nous mettons en œuvre les moyens de notre réussite avec ambition et raison.
Une règle d’or pour nous : on ne dépense pas, on investit.
 
14.
S’il ne faut pas ignorer que les quartiers nord de notre ville sont en retard sur le reste de la ville, pour autant la situation est plutôt à l’amélioration. Tout n’est pas résolu mais la direction prise est connue et chacun espère à travers elle. Si ces conditions servent donc de support, il ne faut pour autant pas les considérer comme l’origine du problème.
À Clichy, deux éléments vont se réunir pour embraser le reste du pays:
la mort de deux jeunes après une intervention de police qui se trompe de cibles et qui ne prend pas conscience des risques encourus par les auteurs présumés. En fait rien ne distingue le déroulement de cette intervention de celles d’une intervention en bonne et due forme, seules les conséquences vont différer avec le drame que l’on connaît.
L’arrivée fortuite dans une mosquée qui n’en a pas l’air, d’une grenade lacrymogène lancée par des CRS contre des émeutiers mal placés. L’utilisation de troupes non guidées par des membres de la police locale, l’absence d’éclairage, l’absence de signes religieux distinctifs vont conduire à l’impression d’une « bavure délibérée ».
Pendant les quelques jours difficiles que nous avons traversé, la participation des nos délinquants les plus « affutés » a permis de très vite organiser les actes, leur donner des raisons, des méthodes et des résultats sans grand risque. Car il ne fait aucun doute que l’on n’apprend pas à l’école à faire des cocktails Molotov, renverser des voitures, couper l’éclairage public dans un réverbère ou une armoire électrique, encore moins démarrer une voiture sans les clés. Comprenons nous bien, si le démarrage est bien la conséquence de ce qui se passe à Clichy, le déroulement local prend très vite son indépendance pour exprimer ses raisons locales, celles de sa délinquance. J’y reviendrais.
Sur les 18 bâtiments qui seront touchés par ces émeutiers, 13 sont des bâtiments à vocation économique : concessions et loueurs d’automobiles, restaurants, entrepôts, commerces et banques. Les biens municipaux seront en fait peu touchés et nos dégâts se chiffreront à 1 100 000 euros. S’en prendre ainsi à l’économie locale, c’est nouveau. Et on peut dire qu’à travers cela, c’est bien ce que la ville a de plus vitale que l’on attaque, ce qu’elle a de plus symbolique quand elle est second pôle économique du département.
Après coup, j’ai analysé chaque fait précisément pour comprendre le choix des cibles, et en creusant un peu on trouve rapidement des raisons qui n’ont plus rien à voir avec Clichy. La concession automobile Renault avait déjà été la cible d’un incendie volontaire un an plutôt, et la cité voisine est le lieu d’une mécanique sauvage conséquente que la justice ne réprime pas. De nombreux litiges aux sujets de pièces détachés a servi de prétexte à l’incendie de cette concession. Un restaurant un peu plus loin sur la même rue a fait l’objet d’une tentative de racket, et de menaces sur son bien, sa vitrine a volé en éclat et sans surveillance policière, le lieu aurait brulé. Une banque incendiée dans un autre quartier le fut après le restaurant grec voisin dont le propriétaire avait des différends nombreux avec des jeunes du quartier. Et au plus fort des émeutes, un entrepôt se faisait délester de 80 écrans plats. Bref, rien à voir avec Clichy.
 
15.
Le quartier ou se déroule le programme de rénovation, est à mon sens à la fois un immense labyrinthe avec des immeubles de 800 mètres de long, aux formes géométriques et des tours qui surplombent le tout, laissant le loisir d’admirer un paysage qui n’en est pas un. 
Enfin l’isolement crée par cette grande coupure verte, a fini d’accentuer le sentiment de différence avec un urbanisme plus classique qui a fait ses preuves. Voilà pourquoi à mon sens ce labyrinthe isolé est à lui seul d’une influence terrible sur la façon dont les gens qui y vivent peuvent le voir, le vivre et le sentir.
Nul doute que ce type d’urbanisme sans transformation n’est pas de nature à répondre aux besoins inconscients des populations.
 
16.
Je ne veux pas faire le discours habituel et convenu sur le chômage, etc. à mon sens, trois éléments majeurs sont aujourd’hui responsables de ce qui se passe maintenant.
Pendant longtemps les populations qui ont immigré vers la France le faisait pour des raisons économiques et travaillait ici sans se poser de question, un retour hypothétique au pays dans un coin de la tête. Mais du moment qu’elles travaillaient, tout le monde pensait que l’intégration était réussie. Sauf que la condition économique n’était qu’une donnée du problème. Comment a-t-on pu croire simplement qu’on pouvait s’intégrer sans parler la langue du pays d’accueil, sans en connaître les règles, les valeurs essentielles. Au nom du fait que la majorité de ces immigrés venait pour échapper à des situations plus que difficile, nous n’avons pas voulu être exigeants à leur égard sur la suite, celle que nous allions vivre ensemble. Ainsi on voit aujourd’hui des gens qui ont vécu des dizaines d’années en France sans maitriser le français, sans en avoir adopté ses valeurs, et qui se réfugient dans leur communauté pour continuer à exister.
L’enseignement en France est magistral, c’est connu mais il peine par s’adapter aux besoins économiques du présent, parfois même il s’y refuse prétextant que savoir est plus utile que de se nourrir. Mais du coup, 15% de nos jeunes n’ont aucun intérêt à poursuivre leurs études et préfèrent choisir des voies parallèles pour gagner leur vie. Quand aux autres ils cherchent les métiers les plus sûrs, fonctionnaires notamment, car ils ne se sentent pas former pour affronter le monde concurrentiel.
Enfin, face à ceux qui n’ont pas réussi l’intégration, et aux jeunes qui n’ont pas réussi à l’école, nos services adoptent un plan infaillible depuis des années, traiter tout le monde de la même façon. Ce traitement certes très égalitaire, donne le même résultat pour tout le monde, c’est-à-dire un résultat moyen. Un traitement différencié donnerait de meilleur résultat mais ne serait plus égalitaire … il vaut mieux ne pas transiger !
 
17.
Je tire de tout cela 5 enseignements:
Il faut travailler à rendre nos villes plus homogènes à l’intérieur sans pour autant les rendre uniformes. Ce défi n’est pas simple car il suppose de penser et d’agir en terme de réponses aux besoins de proximité et pas seulement en terme d’architecture, vision très réductrice de l’espace de vie.
Ensuite il ne faut pas ignore que rien n’est plus ingérable que les espaces non gérés. Cela signifie que chaque espace doit avoir sa destination, son usage pour qu’il soit perçu comme tel, utilisé comme tel, respecté comme tel.
Enfin, l’urbanisme doit être pensé et organiser pour que le sentiment de sécurité y domine et que l’intervention des secours y soit facilitée.
 
18.
Vous l’avez compris dans mon propos, nous jouons ici une partie importante, comme il s’en joue ailleurs dans d’autres villes. 
L’enjeu de ces transformations urbaines est celle d’un projet de société car beaucoup de nos compatriotes y vivent. Il y a là un moyen de potentialiser ce que l’on laisse dormir au mieux et dériver au pire. En faisant de ces projets des réussites nous contribuerons à transformer de simples habitants en citoyens.
Dans ces quartiers que les urbanistes des années 60 ont conçus en forçant l’homme à s’adapter et non l’inverse, se sont développées des maladies modernes qui poussent les individus à la désespérance, à la haine et à la destruction.
Des maux qui sont contagieux, et que les murs ne retiennent pas. Alors comme nous avons commencé par une citation, vous me permettrez de finir par une autre de Virgile : « labor omnia vincit improbus » c’est-à-dire « un travail opiniâtre triomphe de tout ».
 
Mesdames, messieurs, j’espère vous avoir fait partager ma passion et vous remercie de l’intérêt que vous porterez à Aulnay.
 
 

 

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Mes interventions
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