Qui suis-je ...

 

 

44 ans, né à Aulnay


Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire

Responsable UMP d'Aulnay

 

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Ethique et toc !

Les électeurs ont besoin de faire confiance.
Pour qu'ils aient confiance, il faut savoir être vrai avec eux.
Pas de langue de bois ,ni de tabou. Pas de fausse promesse, ni de manipulation.
Mais être vrai est difficile parce que les gens n'en ont plus l'habitude.
Mon combat est celui de la vérité, même dans l'adversité !

Bienvenue à Aulnay !

Lundi 8 mai 2006 1 08 /05 /Mai /2006 19:10

Les maires ont été avec leurs concitoyens les premiers touchés par les émeutes de novembre dernier. Pourquoi ? Parce que leur proximité fait d'eux l'interlocuteur principal voire unique des citoyens, et parce que ces derniers leur demandent aujourd'hui de résoudre tous leurs problèmes, et en premier lieu celui de leur sécurité. Dans la réalité, le Maire n'a souvent pas tous les pouvoirs qu'on lui prête, et sur la question de la sécurité, son pouvoir est très limité alors même que l'Etat a compris lui aussi l'importance de sa vision, de sa connaissance du territoire et sa capacité à mieux répondre que les services concentrés de l'Etat.

 

L'association des Maires de France organise donc à Aulnay cette semaine, un colloque sur les violences de novembre, et surtout les leçons à tirer de cette période dramatique. En voici le programme et les intervenants:

 

 

 

Pour ma part je participerais à l'après midi, non pas que les sujets du matin m'indiffère mais parce qu'il faut aussi que je travaille pour mon employeur.

 

Toutefois voici quelques commentaires que m'inspire ce programme:

  • emploi et discrimination

Chacun sait que la situation de l'emploi est en France bloquée parce que on ne forme pas les gens dont on a besoin et on laisse des tas de jeunes s'engoufrer dans des formations sans issue et d'autres sortir du système scolaire avant même qu'ils n'aient acquis une seule formation.

Avec cela, nous nous retrouvons avec des jeunes sans ressources et sans formation qui s'engagent dans la pauvreté ou dans la délinquance et des jeunes diplomés formés qui mettent trop longtemps pour trouver un job. Du coup toutes les catégories de notre société sont confrontés au problème du chômage.

Cela est pour le cadre général. Dans les quartiers ou nous avons laissé se former des communautés étrangères très fortes, deux problèmes se sont télescopés avec celui pré-cité.

Le premier concerne le fait que les immigrés que nous avons fait venir dans les années 60 - 70, sont venus avec le rêve de repartir plus tard au pays avec de quoi vivre heureux. Mais la crise pétrolière de 74 a cassé ce rêve et a contraint beucoup à travailler plus longtemps pour gagner moins, quand ce n'était pas le chômage.

Pendant ce temps, nous avons fait l'erreur de croire que travailler et se loger siffusaient à réussir  "l'intégration". Or, pour la plupart, ils ont préféré se rapprocher de leur "communauté". Leurs enfants n'ont pu que constater cet échec sans le comprendre.

Le second problème, qui découle du premier, est que ces parents n'ont pas pu aider leurs enfants, à l'école, à choisir une formation, un métier à s'insérer dans la société française. Ces enfants sont devenus souvent les interlocuteurs de leurs parents face à cette société. Soyons sûr que même intégrés, ils portent l'histoire de leurs parents mal intégrés.

Bien sûr, beaucoup réussissent malgré cela, et tant mieux, c'est le résultat de beaucoup d'effort et de trvail récompensé. Mais ils subissent le problème de l'amalgame avec tous ceux qui n'ont pas réussi. Parfois, la discrimination raciale est à l'oeuvre  mais je pense qu'elle n'est pas majoritaire mais la conséquence du manque d'emplois. Celui-ci provoque chez les employeurs, la recherche des meilleurs et comme la plupart de nos enfants d'immigrés sont moins bien formé et en moins grand nombre, ils ont plus de mal à trouver un job.

  • droit au logement et mixité sociale

Dans nos villes, les logements manquent, c'est une évidence. Mais on se trompe souvent du type de logement. En effet beaucoup prétendent q'il manque des logements sociaux pour ceux qui démarrent ou ne peuvent pas se payer un autre type de logement. Mais on oublie trois éléments:

les logements sociaux ont avant tout une vocation transitoire, permettre de démarrer avant de gravir les échelons de l'ascenceur social. Ils n'ont pas vocation à accueillir tout le monde à moins que nous soyons tous pauvres ou modestes.

les logements sociaux ont déjà été construits en grand nombre, et le principal défaut n'est pas leur manque mais surtout leur entretien, ou plutôt leur manque d'entretien, qui amène à une dégradation importante, et donc une image encore plus dégradante pour ceux qui y vivent.

la plupart des gens qui y vivent, souhaitent eux aussi sortir de ces logements de transition, voire de devenir propriétaires. Or la plupart des autres biens immobiliers sont trop chers parce que ceux-là manquent.

Dans une ville comme la nôtre par exemple, il ne manque pas de logements sociaux, 37%, mais bien de logements dits intermédiaires qui permettent justement de faire sortir des logements sociaux, ceux qui peuvnet le faire. Et comme ces logements manquent, il n'y a donc qu'un faible turn-over dans le logement social, donc les demandes dans le logment social ne peuvent pas être satisfaites. En fait l'entrée n'est pas bouchée parce qu'elle n'est pas assez grande mais parce que la sortie est bouchée.

D'autre part, qu'est-ce que cela signifierait de ne cosntruire que des logements sociaux ? Est-ce que ce ne serait pas accepter que notre pays s'appauvrit et que l'ascenceur social n'a plus court ? Même si la situation n'est pas terrible, il me semble qu'il vaut mieux aider les gens à grimper dans la société plutôt qu'à les inciter à rester en "bas". La mixité sociale résultera de cela et pas l'inverse.

  • prévention et sécurité

 Clairement aujourd'hui le Maire est le meilleur acteur public pour porter ces questions sur le terrain. D'abord parce qu'il est le seul à avoir une vision globale de l'action sur son territoire, tous les autres n'ont qu'une action partielle. Enfin parce que c'est le premier contact des citoyens avec leurs élus, et le plus important à leurs yeux.

La difficulté de plus en plus grande pour les services décentralisés de l'Etat à répondre efficacement et rapidement à éloigner beaucoup de citoyens des politiques nationaux. Mais leur besoin de démocratie et de réprésentativité s'est reporté sur les élus locaux. C'est à eux qu'ils ont donné aujourd'hui la charge de leur sécurité, celle que les textes ne leur octroient pas.

De plus si un certain nombre de textes permettent aux maires d'agir dans le cadre de la sécurité et la salubrité publique, aucun textes ne leur permet réellement d'agir dans le cadre de la prévention de la délinquance. Ce qui a pour conséquence à forcer les maires qui se préoccupent de ces questions à préférer les moyens de dissuasion et de répression, c'est à dire ceux auxquels ils ont accès.

Les départements qui ont aujourdh'ui la main mise sur la prévention de la délinquance à travers la prévention spécialisée, n'agissent qu'avec les villes si ils trouvent un accord, sur les objectifs, les teerritoires, les publics et les moyens. Inutile de vous dire que cela n'est pas simple même avec beaucoup de bonne volonté.

Par souci de cohérence, il vaudrait mieux aujourd'hui investir pleinement les maires de cette charge.

Quant au partenariat avec leas autres acteurs, il repose là aussi sur beaucoup de bonne volonté, ce qui est insuffisant. Car à quoi bon signer des accords avec les autres services de l'Etat si leur respect n'est pas la règle. Pour que les choses fonctionnent trois points sont indispensables:

une unité de l'autorité. Or pas facile de savoir qui "commande" quand vosu avez le maire, le préfet, le procureur et l'inspecteur de l'Education Nationale. Chacun décide pour son petit territoire et rie nne l'oblige réellement à agir dans les instances partenariales.

une unité d'objectifs. Or pas facile de définir des objectifs quand la réalité ne peut pas être objectivée. Personne ne veut partager ses données, c'est à dire son savoir avec les autres, rendant plus difficile la définition d'objectifs communs réalisables et evaluables.

une unité de financement. Or pas facile de savoir qui finance quoi et quand, en adéquation avec quelle autre action. Les lignes budgétaires de chaque partenaire ne se mélangent jamais à celles des autres, voire même en sont décalés, de quoi perdre bêtement du temps et de l'énergie.

Voilà quelques pistes ...

 

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Mes actions
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Commentaires

Au terme d'unité d'autorité, d'objectif et de financement , je préfère celui d'union des decisionnaires , objectifs et financements. Le maire peut obtenir plus de pouvoirs de management, mais il n'est pas un spécialiste de chacun des domaines. Il devrait pouvoir associer et impulser plus simplement tous les intervenants concernés. Le terme de table ronde républicaine pose bien l'idée que je tente d'ébaucher avec une nécessité de resultats pour les acteurs convoquès.
Commentaire n°1 posté par Jean-louis le 12/05/2006 à 08h04

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