Partager l'article ! Le dernier conseil municipal du 15 mai fut chargé: Le conseil municipal de jeudi a été long très long. Tout d'abord il y ...
44 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
Le conseil municipal de jeudi a été long très long.
Tout d'abord il y avait beaucoup trop de délibérations (84), remarque qui nous a souvent été faite par l'ancienne opposition et majorité actuelle, qui constate ainsi qu'il n'est pas des plus simple de faire un ordre du jour très concis. « Critique aisée mais art difficile » comme dit l'autre !
En second lieu, tous les adjoints qui présentent les délibérations, se lancent avant la lecture de celles-ci dans des explications parfois alambiquées, parfois redisant le contenu de la délibération mais d'une toute autre façon, de sorte qu'on ne sait pas bien quel est vraiment leur message. Bref pas économe en temps.
Auparavant, pour la clarté des débats, les adjoints, dont j'étais, lisaient d'abord la délibération dont la rédaction doit être la plus claire possible (c'est en effet l'acte administratif légal) et apportaient ensuite les compléments, comme des chiffres, des délais, ou un bilan. A la lumière de ce qui s'est passé hier, on avait l'impression que la rédaction des délibérations ne leur plaisaient pas et qu'ils présentaient leur texte personnel pour y remédier. Très bizarre et gourmand en temps encore une fois.
En dernier lieu, il y avait autour de la table du conseil deux personnes qui ont largement usé de leur droit de parole, en l'occurrence notre nouveau maire et votre serviteur. J'avais en effet de nombreuses choses à dire sur les délibérations présentées, et je ne m'en suis pas privé ! J'ai toujours eu une parole libre quand j'étais dans la majorité, cela perdurera dans l'opposition.
Du coup nous avons fini à 1h30 heures du matin, soit 5h30 heures de débat. Le prochain coup, c'est sûr, j'essaierai de faire mieux !
Beaucoup de délibérations présentées n'étaient encore que la conséquence de notre action précédente en matière de subventions sportives ou culturelles par exemple, mais aussi en terme d'urbanisme.
La soirée a été également ponctuée de deux « accrocs »:
L'un a eu lieu en début de soirée sur la coopération décentralisée, pour laquelle je ferai un article plus détaillé sur le fond. En effet dans un précédent article, je dénonçais la précipitation à aller en voyage à l'étranger aux frais du contribuable aulnaysien pour établir des coopérations qui ne sont nullement prioritaires compte tenu des besoins immédiats et directs de nos habitants. Messieurs Segura et Laouedj n'ont évidemment pas apprécié ma position, essayant de me faire passer pour un ... (je tairais le terme qu'ils n'ont osé prononcer) parce que je n'étais pas d'accord avec ces voyages programmés en Algérie, au Maroc ou au Mali. J'ai donc rappeler vertement à monsieur Segura que de telles accusations se devaient d'être fondées devant un tribunal et qu'aucun fait ni discours de ma part dans toute ma carrière ne pouvait étayer de telles accusations. J'ai d'ailleurs demandé vendredi la transcription exacte et rapide de ces propos afin d'envisager une action en justice pour diffamation.
Le second a eu lieu en fin de séance ou monsieur Segura a cru bon « faire le malin » en parlant des questions de sécurité qu'il méconnait, se rangeant derrière les ragots pour énumérer pêle-mêle que lui avait mis en place une cellule de veille, que la vidéosurveillance s'était faite sans concertation avec les policiers, que celle-ci ne fonctionnait pas, que j'avais imposé d'insoutenables roulements aux policiers pour utiliser le système et comble du comble que j'avais fait acheté un camion anti-émeute pour la police municipale à 75000 € ! Rien que ça. Je détaillerai dans un autre article toutes ces questions mais il faut savoir qu'aujourd'hui les relations entre le maire et les forces de police sont terriblement dégradées et que des altercations ont eu lieu rendant désormais très difficile la nécessaire collaboration entre la ville et les forces de police. J'ai là encore dû faire preuve de beaucoup de fermeté pour dénoncer les ignorances, les ragots et les manœuvres.
Enfin, se croyant habile parce qu'hier soir je ne « le lâchais pas d'une semelle », comme on dit, monsieur Segura a cru bon nous interpeller sur le leadership dans notre groupe d'opposition, pensant ainsi nous diviser. Peine perdue ! Gérard Gaudron reste bien notre chef de file, il est d'ailleurs notre président de groupe. Il n'en reste pas moins que je conserve toute ma liberté de parole, ce qui compte c'est que nous soyons unis dans nos positions et nos votes.
Cette soirée fut le début d'une opposition ferme, franche et sans concession. Si nous voterons ce que nous estimerons juste et nécessaire, il n'est pas question pour autant d'abandonner le combat !
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