Je l'avais dit sur le ton de l'humour, Gérard Segura ne renonce devant aucune méthode, et son avant dernier journal, le 6ème en est encore la preuve. Tenez bon, vous en avez jusqu'à noël
!
Mais cette fois, il s'attque à des faits graves qui ne peuvent souffrir l'illusion. Je vais donc, contrairement à lui, exposer des arguments et des détails, puisqu'il se contente d'énoncer
les choses comme des évidences.
1. Les violences sur le quartier de l'Europe du début novembre :
Quelle erreur de comparer ces incidents à ceux de 2005 !!! Peut-être même ,Gérard Segura, aurait-il voulu que cela se reproduise, nul doute que cela aurait été électoralement payant. Je pèse
mes mots et m'en expliquerait plus loin.
Ces incidents n'avaient rien à voir, ni par leur origine, l'accident de deux jeunes en fuite sur une moto volée, ni par leur ampleur, la participation de quelques dizaines de personnes,
ni par leur résultat, quelques feux de voitures et de poubelles, doublés d'agressions. Est-il vraiment être si incompétent ou joue-t-il à faire peur ?
Aucune condamnation de sa part n'a été entendue contrairement à ce qu'il annonce, ni à la presse, ni dans le quartier. J'ai même pu voir un journaliste scandalisé par les propos
irresponsables qu'il a tenu les premiers jours en laissant planer lui-même le doute sur l'accident. En tant que responsable politique, on doit s'en remettre à l'autorité judiciaire, et c'est à la
famille de faire valoir ses droits de justiciable. Comment peut-on imaginer qu'un homme qui aspire aux plus hautes fonctions locales, émette le doute sur des choses aussi graves, sans avoir le
moindre élement, alors qu'il sait que ce doute entretien le désordre et la violence ?
Après que le rapport d'expertise judiciaire ait été connu et que l'audition du passager de la moto a confirmé la thèse de l'accident, le voilà du côté de la fermeté. Opportuniste jusqu'au
bout.
Alors que la ville dès les premiers jours a fait usage de tous ses médiateurs, de ses animateurs du centre social, a travaillé avec l'association d'insertion du quartier, avec le bailleur et avec
les éducateurs du conseil général, il n'était pas souhaitable que Gérard Segura essaie de jouer un rôle qu'aucune autorité ne lui confère.
Il est déjà assez difficile aux autorités dans des cas comme celui-ci de pouvoir doser fermeté et dialogue, sans que quelqu'un d'autre y mette son grain de sel, sans même avoir en main les éléments
nécessaires à la résolution, pour pouvoir faire un papier en fin de semaine ! Cela relève d'un dangereux amateurisme.
Je le dis avec la plus grande force, ses méthodes dans cette histoire n'ont fait qu'ajouter de la confusion dans les esprits de ceux que nous nous efforcions de ramener à la raison, avec fermeté et
dialogue. Tout cela pour tenter d'en tirer un profit politique... inqualifiable !
2. la vidéosurveillance
Gérard Segura annonce tout de go que c'est une impasse, que les caméras ne marchent pas, que la police municipale ne peut pas intervenir efficacement et que le cablâge est déficient !!! Mais ou
va-t-il chercher tout cela ?
Une impasse ? Pourtant des faits de trafics de cannabis, des vols avec violence, des tags, ou des incendies volontaires ont pu être résolus grâce à ce dispositif. Certes, il n'est pas encore à son
meilleur rendement, puisqu'il ne couvre encore qu'une faible partie du territoire et qu'il faudra renforcer les équipes qui surveillent les écrans. Nous avions pris les précautions dès le départ de
ne pas annoncer une solution miracle mais un outil complémentaire dans la lutte contre la délinquance. Il faut à présent poursuivre.
3 caméras sur 24 ont subi des dégradations, ce qui reste un taux faible par rapport aux habituelles dégradations que subissent ce genre d'outil. Celles-ci seront réparées dans les mois qui
viennent, pas franchement de quoi fouetter un chat surtout quand comme lui on n'y croit pas.
La police municipale n'a certes pas les prérogatives de la police nationale, mais les agents sont tous assermentés par le procureur de la république, autorisées par la commission ad hoc à
visualiser les images. Dans la pratique, tout fait délictueux, quelqu'il soit, porté à leur connaissance par la vidéosurveillance, leur donne le droit d'intervenir dans le cadre du flagrant délit.
Aucun problème n'existe donc, il faut juste que les caméras regardent les bonnes choses au bon moment.
Le cablage serait déficient ? Là encore, c'est une méconnaissance totale de la chose qui lui fait conclure une énormité. En effet, il sous-entend que les choses ne fonctionnent pas et ne peuvent
fonctionner correctement. En fait après avoir une petite conversation avec lui, je m'inquiétais réellement de tant d'erreurs, il confond le fait que nous n'ayons pas encore relié la
vidéosurveillance de la police municipale à la police nationale avec une déficience virtuelle !
En fait cette liaison coutait à elle seule près du quart du cout du premier projet et nous l'avions remise à plus tard, au profit de plus de caméras dès le premier projet. En effet les deux polices
ayant une liaison téléphonique spéciale en permanence, cela ne semblait pas si indispensable . Cette liaison sera d'ailleurs réalisée sur la seconde tranche qui vient de démarrer. Et grâce à
Mme Alliot-Marie elle sera payée à moitié par le ministère de l'Intérieur. Finalement notre patience aura eu un effet secondaire, un moindre cout. Pas si mal pour le contribuable !
3. Une nounou et un enfant renversé sur un passage clouté devant l'école du Bourg.
Question simple de Gérard Segura : mais que fait la ville ? Bientôt on pourra lire que c'est moi ou le député-maire, qui conduisait la voiture !!!
Devant un tel accident, doit-on vraiment engagé une polémique stérile ? Il se trouve qu'une personne était bien prévue pour la traversée mais qu'à cause d'un contre-temps, elle est arrivée
avec 15 minutes de retard! Même si la ville sécurise grâce à ce type d'agents 19 points de traversée sur la ville, on ne peut faire reposer la réalisation d'un accident sur la présence ou l'absene
d'un tel dispositif ! Au début de cette année, un policier municipal qui remplaçait un de ses agents a lui aussi été renversé par une moto en essayant de sauver un enfant. A-t-il eu droit à un
petit mot de Gérard Ségura ? Non, bien sûr!
Devant toute nos écoles, il est capital que les adultes, les parents, jouent leur rôle d'encadrant, avec leurs enfants et ceux des autres, que la ville soit présente ou pas. Nous ne vivons
pas dans une société ou tout doit reposer uniquement sur la puissance publique et sur l'impuissance des citoyens. En outre quelque soit le dispositif, rien n'empèche un chauffard, de se soustraire
aux règles, uniforme ou pas.
J'ai par ailleur pu assurer la famille de notre soutien et des remontrances qi ont été faites à l'agent en question. Agents que je me dois de féliciter pour leur action quotidienne malgré le
mépris de certains parents qui n'éhsitent parfois pas à les traiter comme des moins que rien, ou les pousser à coups de pare-chocs !!!
Je veux donc vous dire ici mon indignation devant cette lamentable exploitation de faits divers dans le but de faire de l'adhésion électorale !!! Et ce n'est pas fini...
Vous avez dit ...