Gérard Ségura vient de commencer sa campagne électorale, et comme d’habitude, il utilise les mêmes et grossières
ficèles. L’homme croit qu’il suffit de parler plus fort et plus longtemps que les autres. L’homme croit qu’il suffit d’énoncer quelque chose pour que cela devienne une vérité. L’homme croit qu’il
faut toujours y rajouter un peu d’inutile complexité appelée « technique » pour faire illusion sur sa connaissance des dossiers.
Je suis un peu dur mais vous verrez dans ces quelques lignes que son incommensurable culot n’a pas de limite…
Sa campagne a commencé avec un petit journal hebdomadaire, au demeurant pas mal conçu, qui a pour but d’asseoir auprès de la population un
sentiment de maitrise des dossiers municipaux. Evidemment, il s’agit toujours de dossiers pour lesquels la municipalité fait preuve selon lui de passivité voire d’incompétence. En résumé
« ah si c’était moi, vous verriez ce que vous verriez ! »
Le problème est juste qu’il navigue sans cesse entre méconnaissance et tartuferies, non pas qu’il ne connaisse pas les dossiers mais simplement
qu’avec quelques omissions et conclusions de mauvaise foi, il nous ferait croire que les nains de jardin sont responsables du trou dans la couche d’ozone !
Alors voici plusieurs exemples :
Dans son numéro 1, il dit dans un petit coin : « vague d’insécurité autour de la gare, mais que fait la
ville ? ».
Ah bon ! Me suis-je étonné, je ne suis pas au courant. Au début je me suis dit : « ce n’est pas bien, tu n’as rien fait et en plus
tu n’es même pas au courant ». Mais renseignements pris auprès de l’observatoire local et de la police, l’augmentation des faits relève du rêve ou de la supercherie je ne sais pas.
Finalement en fouillant un peu plus on s’aperçoit qu’il existe bien une augmentation relevé par l’observatoire départemental des transports. Cette augmentation est relevée dans la gare et non en
dehors, voilà donc le subterfuge, et évidemment le cher monsieur oublie de dire que cela relève de l’organisation de la police ferroviaire dont l’action est coordonnée par le contrat
départemental de sécurité dans les transports ! Curieux, non, pour un vice-président du conseil général de mettre les miettes chez son voisin et de ne pas se rappeler qu’il était chargé de
les ramasser ! Voilà comment avec une omission et une demi-vérité, on construit une conclusion aussi sûre que la météo : la municipalité a encore failli !
Cela ne serait pas grave si derrière cela, il n’y avait pas tout de même des victimes. Mais la décence est absente de son
dictionnaire.
Dans son numéro 3, il dit, écrit en gros pour faire plus vrai : « la municipalité ne veut pas d’un nouveau collège, elle préfère que les
élèves du parc s’entassent ».
Ah oui ! Les élus municipaux ont leurs enfants (c’est mon cas) ou leurs petits enfants, comme leurs amis ou leur famille dans ce collège et
dans d’autres mais il s’en moque. Cela ne les intéresse pas, ils préfèrent s’engueuler avec leurs amis qui leur disent : « alors ça vient ? ».
Mais là aussi une omission et un oubli des responsabilités suffisent à tailler un nouveau costume ! Pour l’omission, il faut remonter aux
sources de ce dossier. L’éducation nationale veut, à juste titre un 7ème collège sur Aulnay pour desserrer l’étau du collège du parc. Le conseil général demande donc à la ville
8000 m2. Compte-tenu de ce que sont les terrains disponibles au sud de la commune, à moins de mettre les gens dehors, ce
n’est pas facile. Contre mauvaise fortune, bon cœur, la ville propose le terrain situé à la limite avec Bondy qui est aujourd’hui le stade de tir à l’arc Henri Berteaux. L’emplacement n’est pas
le plus idéal mais il faut bien avancer. Une fois l’accord pris sur ce terrain, surgit une nouvelle demande, compte tenu de la proximité avec Bondy, le nouveau collège recevra de 150 à 200
bondinois. Quelle surprise ! le collège du parc déborde de 1200 élèves, l’éducation nationale ne construit plus que des collèges de 600 élèves, plus humains et plus facile à gérer, et le
nouveau collège ne répondrait donc pas à la demande initiale, rééquilibrer le collège du parc. La municipalité a défendu bec et ongles un collège de 600 aulnaysiens, seul capable de garantir que
le collège du parc retrouvera sa taille normale. Et cela est bien sûr sans compter les données démographiques qui aboutiront à ce que ces deux collèges dépassent leurs effectifs de
base.
La discussion avec l’éducation nationale a été raide mais il n’est pas question de céder parce qu’il n’y aura pas de 8ème collège pour
rectifier l’erreur. Voilà pour l’omission.
Maintenant pour les responsabilités, c’est tout bonnement incroyable. Gérard Segura, accuse la municipalité à cause de ce retard d’empêcher des
travaux de rénovation du collège du parc. Alors pour moi qui siège aux collèges Debussy et Gérard Philipe, j’ai failli avoir une attaque ! Debussy réclame des travaux de rénovation massifs
qui ne viennent jamais, Gérard Philipe réclame des travaux sur le toit qui fuit depuis presque son origine, il en est d’ailleurs de même pour le collège de pisan dont le toit fuit à merveille et
qui réclame des caméras dans ses halls car il y a plus d’angles morts que dans un labyrinthe et les surveillants n’en viennent pas à bout. En voyant tout cela, je me suis demandé si finalement ce
n’était l’ensemble des collèges aulnaysiens qui étaient mal traités par le conseil général qui a la charge de leur entretien.
Mais Gérard Segura vous le dira : non, cela n’a rien à voir. Dans un cas c’est la faute de la ville et pour les autres, c’est vraiment la
faute à pas de chance ! les enfants deviennent des otages électoraux …
Dans son numéro 4 il dit, comme une vérité sortie de sa bouche : « le maire vous dit qu’il n’y a rien à craindre et d’ailleurs il
dit que ce n’est pas lui » à propos de l'usine du CMMP.
Il a vraiment raison: ce n’est pas bien de dire que c’est la faute du copain, et d’ailleurs ce n’est pas du tout ce qu’il fait. Revenons avec un
peu plus de décence sur ce dossier grave et compliqué.
Le CMMP pollueur du site et ancien propriétaire a vendu la société Kappa immobilier son site pollué sans que l’état à l’époque ne s’en inquiète.
Je dis l’état car dans ce dossier il est très important de pointer les responsabilités ou elles sont réellement. Ce site étant un site classé, c’est la préfecture qui a la charge de sa
surveillance, même si le site est sur la commune d’Aulnay. Le maire lui dans ce cas est responsable de ce que l’état du bâtiment peut engendrer comme risque pour le voisinage. Compte-tenu de
l’ampleur de la pollution, Kappa et CMMP s’affrontent en justice depuis maintenant 11 ans et à 13 reprises pour savoir ce qui est réellement pollué et qui paye. Inutile de dire que toutes ces
procédures judiciaires ne font en rien avancer le dossier. Mais Gérard Segura affirme que la ville pourrait faire quelque chose. Et il a raison, la ville peut prendre ce qui s’appelle un arrêté
de péril qui dit que les bâtiments sont dangereux et qui rend la démolition immédiate. Mais voilà, le maire l’a pris par 3 fois et le tribunal l’a jugé illégitime considérant sur avis d’experts
que les bâtiments ne risquaient rien. Comme cela ne suffit pas, Gérard Segura affirme : « de la volonté politique suffirait à résoudre ce dossier », expliquant ainsi que nous n’en
avons pas. Mais voilà lui-même, le président du conseil général, son ami Alain amédro conseiller régional, ont usé de tous leurs talents, de toute
leur volonté politique et … rien. Rien ne s’est passé de plus. Avait-il oublié que les juges n’ont que faire de l’avis des politiques ?
Et pour couronner le tout voilà maintenant un savant calcul issu d’une note secrète que personne ne veut révéler : si le maire mettait 2
millions d’euros sur la table, le problème serait réglé, qu’attend-il donc ? En fait, il y a plusieurs années, lorsque seul un bâtiment du site était concerné par la pollution, son
confinement avait été évalué par les experts à 2 millions d’euros. Mais là encore, quelle sublime omission ! Depuis ce sont 3 bâtiments qui sont à confiner et si la ville se chargeait de
tout cela il faudrait aussi qu’elle achète le terrain. Et cela ne tient pas compte de la dépollution du sol qui devra avoir lieu un jour. Au bas mot, il s’agirait plutôt de près ou plus de 10
millions d’euros, une bagatelle quand ce n’est pas son argent.
Là encore, tant de légèreté au profit de son obsession politicienne n’est pas très respectable. Une affaire aussi grave n’a pas à faire l’objet
d’une bataille politique, les riverains comme les victimes valent mieux que cela.
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