Dimanche 28 octobre 2007
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20:00
Fadela Amara construit actuellement son plan "Marshall" pour les banlieues avec Christine Boutin. Depuis plusieurs semaines, une série de rencontres territoriales sur ce sujet est organisée en
France. A chaque fois, des associations, des élus et des institutions sont appelées à parler dde leurs pratiques, de leurs expériences qui fonctionnent. Comme le dit elle-même Fadela
Amara, il ne s'agit pas de faire un constat de plus mais de rassembler les bonnes pratiques, ce qui marche pour en faire un plan capable de répondre durablement.
Mercredi dernier, ces rencontres territoriales étaient organisées à Aulnay, prenière ville de Seine-Saint-Denis à recevoir ce débat. Le député-maire Gérard Gaudron a ouvert la rencontre avec le
sous-préfet du Raincy à 17h30 à l'Ecole de Musique. La salle était pleine, dans laquelle avaient pris place beaucoup d'associations d'Aulnay mais aussi d'alentours, des institutions comme
l'Education Nationale, mais aussi des entrepreneurs.
Pour ma part j'ai eu comme mission et comme honneur d'accueillir mesdames Amara et Yade qui avant de venir conclure cette rencontre voulait faire un tour des quartiers nord de la ville. C'est ainsi
que vers 17h45, jai pu accueillir au côté du préfet de Setine-Saint-Denis, nos deux ministres. Dans un premier temps, elles ont pu visiter l'accueil aux demandeurs d'emploi à la M2E. Elles ont posé
beaucoup de questions concernant l'intérêt des jeunes et ce qui leur permettaient de réussir.
Ensuite, nous sommes allés à pieds à travers la Rose des Vents jusqu'à l'allée de la Bourdonnais ou une famille avait accepté de recevoir les deux ministres pour un échange sans fard avec quelques
habitants du quartier. En décrivant en chemin à Mme Amara, les travaux en cours sur le quartier, j'ai pu m'apercevoir de la très bonne connaissance de la ministre en la matière.
C'est une famille originaire du Togo (si mes souvenirs sont exacts) qui nous a accueillie. Plusieurs mères de famille étaient là également ainsi que quelques jeunes enfants de celles-ci. La
présidente de l'association Femmes-Relais, très active sur le quartier était présente également.
Après la séance photo interminable, chaque journal voulant "sa" photo et voulant poser "la" même question, nous avons pu enfin nous retrouver pour une discussion à bâton rompu sur la place des
femmes dans le quartier, sur l'école et l'échec scolaire, sur les jeunes dans leur recherche d'emploi. L'ambiance a été très conviviale et les ministres très détendues.
Nous sommes ensuite descendus pour rejoindre les véhicules afin de rejoindre la renconctre à l'Ecole de Musique. Là 4 jeunes, habitués à tenir les murs, ont tenu à honorer leur réputation de "sales
gosses" en interpelant grossièrement les ministres. Fadela Amara, dont tout le monde connait le franc-parler et l'énergie, a vertement répliqué car visiblement, ces 4 là n'étaient pas là pour
discuter mais plutôt pour se faire "mousser" devant les caméras.
Pendant le retour vers la rencontre, j'ai eu l'occasion de partager la voiture de Rama Yade. C'est ainsi qu'elle m'a décris les difficiles négociations au Darfour, dont elle débarquait à peine.
Elle a partagé également sa voiture avec une jeune fille du quartier qui voulait assiter aux rencontres territoriales. Une jeune femme, bien décidée mais d'une gentillesse naturelle étonnante.
Lors de la rencontre avec les associations, les ministres n'ont pas été épargnées par quelques uns, y allant de leur petite anecdote pour essayer de tirer des généralités. on supporte souvent mal
l'amalgame quand il nous dessert, mais on en abuse souvent quand il peut nous servir !
Fadela Amara a fait preuve de beaucoup de détermination et je dois dire qu'elle m'a réellement séduit par son discours, volontaire, républicain, mettant l'Etat mais aussi les habitants de nos
villes et particulièrement les jeunes devant leur responsabilité. Ainsi certains lui ont reproché d'avoir surnommé son plan le "plan anti-glandouille", mais comme elle l'a dit si l'Etat doit
permettre, personne ne doit se contenter de "glandouiller" en attendant les allocations.
J'ai eu un grand plaisir à passer ces deux heures avec ces deux ministres, et j'ai pu découvrir la sincérité de leur engagement comme la qualité de leur vision. Le Président ne s'est pas trompé...
Vous avez dit ...