Vendredi 19 octobre 2007
5
19
/10
/Oct
/2007
23:11
Le Conseil Municipal du 27 septembre dernier a voté une délibération instaurant, l’un des premiers Conseils pour les Droits et Devoirs des
Familles (CDDF) en réponse à la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance.
Cette loi fait suite à une série de textes législatifs qui depuis 1997 reconnaît de plsu en plus la connaissance et la compétence du maire dans
les problématiques de prévention et de traitement de la délinquance. Ce dernier texte instaure donc un Conseil pour les Droits et Devoirs des Familles (CDDF présidé par le Maire. Ceui-ci
peut « entendre une famille, à l’informer de ses droits et devoirs envers l’enfant et à lui adresser des recommandations destinées à prévenir des comportements susceptibles de mettre
l’enfant en danger ou de causer des troubles pour autrui ».
Car chacun sait bien aujourd’hui que le problème majeur qui se présente à nous est un problème d’encadrement de nos enfants et
adolescents. Ce déficit d’encadrement est celui de notre société, citoyens adultes, enseignants, mais il est avant tout un déficit d’encadrement familial. Ce conseil a donc pour but de résoudre
des situations ou les enfants, les adolescents sont en danger parce qu’ils suivent le mauvais chemin et qu’eux-mêmes sont en difficulté.
Bien sûr, certains diront, et pourquoi pas plus de profs, plus de travailleurs sociaux, plus de … et on pourrait le penser. Mais ces moyens
déjà présents n’ont pas su endiguer le phénomène. Et celui-ci ne se joue d’ailleurs pas l’école et les travailleurs sociaux agissent après détection quand les situations sont suffisamment graves
pour réclamer l’attention de l’institution prise dans son ensemble.
Or les élus locaux, ont acquis une place précieuse auprès de la population. Combien de fois aurais-je voulu, devant des situations portées à ma
connaissance pouvoir intervenir auprès des parents pour rétablir les règles, et leur donner les clés d’entrée vers un service capable de traiter leur problème. Car bien évidemment nos services
sociaux traitent par priorité les dossiers les plus difficiles, comme la justice d’ailleurs, mettant ainsi notre seuil de tolérance des dérives à un niveau que nous ne devrions pas
accepter.
Ce conseil n’est donc pas un organe de jugement, il n’a pas de pouvoir de sanction, même s’il peut dans les cas jugés graves mais non repérés
par les services de justice, interpellé ces derniers pour un traitement adéquate. Il n’est pas non plus un organe de stigmatisation puisque les séances sont à huis clos et que les informations ne
peuvent, sous peine de poursuites pénales, n’être utilisées ni par quelqu’un d’autre ni dans un autre but que celui indiqué par la loi.
Sa constitution n’est pas encore effectuée mais comme l’indique le texte, étant à vocation de protection de l’enfance et de prévention de la
délinquance, ni la police ni la justice n’y siégeront. Ce sont donc les services sociaux qui autours du Maire seront les acteurs de ce nouveau dispositif.
Vous avez dit ...