44 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire

Une fois par mois, dans cette même salle, à 20h, nous nous exprimerons sur les délibérations et décisions municipales ainsi que sur les grands dossiers locaux du moment. La prochaine réunion aura lieu le lundi 26 octobre.
Une fois par mois peut paraître bien peu, mais la majorité municipale ne souhaite évidemment que l’on s’exprime plus. Sous prétexte de réserver à chaque mouvement politique le même sort, nous n’avons pas pu obtenir plus de 2 heures par mois ! Évidemment l’égalité s’arrête là sur le papier puisque la majorité n’hésite pas à permettre à leurs groupes politiques de profiter des réfectoires d’école ou de salles en mairie. Mais comme on le sait la fumeuse démocratie participative a bien des limites.
Ce lundi, près de 100 personnes sont donc venues discuter des conseils municipaux de septembre et de juillet. 4 grands sujets ont été évoqués :
La coopération décentralisée :
Les habitants ont exprimé leur scepticisme par rapport à ces opérations dont les retours pour les aulnaysiens sont plus qu’hypothétiques. C’est une position que nous comprenons parfaitement pour l’avoir longuement exposé au conseil municipal. Nous avons à cette occasion expliqué que nous avons, après discussion des élus de l’opposition, accordé notre soutien conditionnel à la mission pour la paix qui doivent se dérouler en Israël et Palestine. Le maire ayant avancé notre consultation sur les projets de ce type et la participation pleine et entière d’un de nos membres, nous avons acquiescé afin d’exercer à la fois notre regard critique en amont mais aussi notre rôle de contrôle.
L’avenir nous dira si le maire tient parole.
La sécurité :
Ce sujet reste vif car la position municipale est d’un flou des plus artistiques. Chacun sait, comme le dernier conseil municipal l’a montré, que les communistes et les verts sont pour des raisons idéologiques opposés au maintien de la police municipale, de la vidéosurveillance et de la télésécurité. Il semble même que ces élus aient demandé la fin de ces trois dispositifs.
Bien sûr aujourd’hui, le débat poli et officiel se fait autour du coût et des résultats. Dommage que ces questions ne se posent que pour ce service et pas pour la dispendieuse politique associative ou de communication publicitaire et j’en passe.
Les aulnaysiens restent très attachés à ces services car ils savent qu’ils ne peuvent être remplacés et qu’ils montrent le surcroît d’efficacité attendue pour, rappelons-le, moins de 4% du budget de la ville !
Le plan local d’urbanisme :
La politique municipale en la matière fait tout simplement peur. On préempte à tout va, dans tous les secteurs, et on veut construire à chaque fois la même chose : « 360 logements dont 30 % de logements sociaux », les termes du contrat qui nous lient avec la région.
Mais voilà, les consultations préalables n’existent pas, les conseils de quartier sont informés à la marge, et surtout quand plus rien n’est modifiable.
Le meilleur exemple en est évidemment la cité arc-en-ciel, ou malgré ce qu’il avait dit au conseil de quartier, le maire a fait signé le permis de construire le 31 juillet au milieu de l’été sans avoir représenté sa copie à des habitants hostiles. Maintenant ils ne sont plus hostiles mais furieux. Le feu ainsi allumé n’est pas prêt de s’éteindre.
Le climat délétère qui règne dans les services municipaux :
Il y a 18 mois, pendant la campagne électorale aux employés municipaux de se méfier du « dirigisme éclairé ». Cette mise en garde fut plus que prémonitoire puisque les employés municipaux subissent de plein fouet cette façon de faire et qu’il devient de plus en plus difficile pour eux de le supporter.
Alors que le rôle des élus est de définir les missions, les objectifs, les délais et de fournir les moyens, aujourd’hui ceux-ci nient aux cadres comme aux employés leurs qualités et leur compétences. De très nombreux cadres jusqu’au directeur général des services sont partis et les nouveaux se braquent déjà.
Cette gestion qui ne transparaît pas encore aux yeux des aulnaysiens aura pourtant un résultat : démotiver le personnel, faire partir les bons éléments et au bout du compte servir plus mal les aulnaysiens. Une situation qui devrait nécessiterait une plus forte attention des syndicats…
Les personnes présentes ont pu échangés avec nous sur ces sujets et étaient plutôt satisfaites de recevoir enfin une information différente de la litanie municipale actuelle.
Rendez-vous donc le 26 octobre prochain, même lieu, même heure pour un autre échange !
Le monde des bloggeurs, c’est ainsi qu’on appelle ceux qui surfent, racontent ce qu’ils veulent quand ils veulent sur l’internet, en particulier les blogs est en émoi.
Ramenons cet émoi à sa juste valeur : tout le monde n’est pas au courant. D’ailleurs le fameux, ou fumeux journal « Oxygène » qui se targue d’être à la pointe de l’information n’a pas relevé dans ses pages, même pas dans son top ou flop, l’incident majeur de la blogosphère ! Aie ! Est-ce le fruit du hasard ou le signe d’une pravda (vérité en russe) bien muselée ? Quand on sait que le maire ne laisse rien au hasard…
Revenons à l’événement. Nos amis de Monaulnay.com, assidus observateurs souvent partiaux à mon goût, mais je leur pardonne, de la vie publique locale ont fait une étonnante découverte : une certaine Cindy, bloggeuse attentionnée, ardente critique de l’opposition municipale, fervente partisane de la politique municipale a commis un crime de lèse majesté : elle a menti.
En fait, Cindy a reproché à l’adjoint au maire vert Alain Amédro d’utiliser les moyens municipaux pour dire son désaccord avec le maire sur le dossier de l’urbanisme, plus particulièrement de la cité arc-en-ciel. Ces reproches ont été formulés longuement dans un commentaire sur Monaulnay justement.
La charge était effectivement sévère et m’a choqué au point que non pas je veuille défendre mon collègue vert, il est assez grand, mais je dénonce la méthode et la lénifiante tendance de n’être que la voix de son maitre.
Le vrai petit scandale est que la célèbre Cindy qui depuis à peu près un an erre sur les blogs avec ses commentaires viciés n’est autre qu’ une adjoint socialiste !
Je ne vais pas me réjouir que la majorité se déchire sur ce dossier, c’est bien assez pitoytable d’en arriver là. Mais c’est surtout le signe d’une soi-disant concertation, démocratie qui n’existe en fait que sur le papier. Nous y reviendrons une autre fois.
Alors qui est donc le corbeau, celui qui dénonce chez Alain Amédro un opposant déguisé en collègue de la majorité ? Voilà l'adjointe auxx finances obligée de se désigner. Savoir qu'elle s'est "travestie" 18 mois durant sur la toile dénote d'un état d'esprit qui ne me rassure pas sur sa façon de gérer nos finances publiques.
Mais ce qui importe plus c’est de se demander ce que peut bien signifier au bout d’un an et demi, ce genre de comportement à la fois teinté d’hypocrisie (« bonjour tu vas bien ? » au bureau municipal et « hors de ma vue, espèce de ... » à l’extérieur sous un pseudo) et d’un aveu d’impuissance à faire de ce collectif d’élus une vraie majorité.
Ce qui importe c’est aussi l’incapacité de ces élus à assumer le nécessaire compromis au détriment de la simple idéologie, c’est aussi la démonstration que seuls quelques-uns décident en trompant leurs propres collègues afin de s’assurer la maîtrise de tout. C’est ce qui entraîne la nécessité pour les autres de dévoiler au grand jour des désaccords profonds.
C’est tout simplement grave, un dysfonctionnement majeur, le signe que tous ceux qui ne seront pas d’accord seront considérés comme des parias, des traitres. Sûrement une application à la lettre du socialisme à la russe, à la chinoise, à la coréenne ou à la cubaine (pour ne citer que ceux-là). Vivement la perestroïka !
Le 9 septembre dernier, je me suis rendu en compagnie de Séverine maroun et Gérard Gaudron sur le chantier du cmmp. Monsieur Beckmann nous a accueillis bien gentiment afin de nous donner un maximum d’informations sur le déroulement de celui-ci.
Rappelons que le maire avait promis de bien informé la population par un bungalow installé près du chantier et de réunir la commission municipale ad hoc pour que chacun puisse avoir le bon niveau d’informations.
Le bungalow est bien là depuis juillet mais éternellement fermé, quant à la commission, elle ne s’est jamais réunie. Nous sommes encore dans le virtuel mais avec Gérard Segura c’est une habitude…
Nous avons pu voir que l’ensemble des précautions, pour le personnel comme pour les riverains avaient été prises, avec mis à part les sas, les systèmes de traitement de l’air, de l’eau et les capteurs d’air qui scrute la moindre présence de fibre dans l’air. Ainsi l’air et l’eau sont filtrés à 5 µm et la dépression organisée sous les 5000 m2 de bâches sera de 15 à 20 Pa et assurée par deux groupes de 50 000m3/h chacun.
Pour ce qui est des analyses préalables, nous avons été informés que des traces de zircon ont effectivement retrouvés mais qu’elles restent très inférieures aux normes sauf à un endroit ou aurait sûrement été entreposé un sac.
Pour mémoire, cette pollution était déjà connue puisque le zircon avait été découvert par les premières analyses réalisées par l'ancienne municipalité.
Pour ce qui est de l’amiante, des analyses poussées dans l’école, dans les gouttières de l’école ainsi que dans les parterres de l’école qui longent le bâtiment du cmmp n’ont pas révélé de présence de fibres d’amiante (50 carottages). Une bonne nouvelle qui vient corroborer toutes celles faites précédemment.
12 ouvriers vont travailler en permanence sur ce chantier qui va débuter par le bâtiment C2 avant de passer sur le B. ils sont évidemment alimentés en air extérieur et équipés de dosimètre de radioactivité, au cas où.
Le chantier est à l’évidence bien maîtrisé et les risques sont bien pesés. Les visites des services sanitaires comme de l’inspection du travail sont hebdomadaires, ce qui en dit long sur la surveillance dont fait l’objet celui-ci. Si tout se passe comme prévu celui-ci se terminera en février ou mars.
A cette occasion, je veux rappeler que même si j’ai pu avoir des désaccords avec les associations de riverains sur la façon de traiter ce chantier, je ne peux que me réjouir qu’il soit en bonne voie de résolution. J’ai toujours eu deux craintes par rapport à cette méthode de confinement sur un bâtiment voué à la destruction : est-on sûr que tout tiendra en cas de grosse tempête, est-on sûr qu’un accident de chantier ne mettra à bas toutes les mesures de protection (déchirement du confinement). Monsieur Beckmann m’a rassuré par rapport à tout cela, j’espère donc que cela se passera bien.
Pour ce qui est du coût, il semble que le périmètre actuel de dépollution de l’ensemble des bâtiments et de la couche superficielle de terre (10cm) s’élève à 3.3 m€ auxquels il faudra ajouter le traitement du sol sur une profondeur aujourd’hui inconnue.
La très faible participation du cmmp au coût global de l’opération est toutefois un sacré accroc au principe du pollueur-payeur, d’autant que celui-ci soustrait le cmmp à tout autre paiement. En clair tous les coûts précédents et futurs resteront quoiqu’il en soit à notre charge. Une lourde charge.
Mais restons positif, le fait de faire disparaître cette pollution ne peut qu’être salué. Au-delà des différences et des désaccords entre les uns et les autres, c’est une mesure de justice pour ceux qui en ont souffert et ceux qui se sont battus.
Chacun va pouvoir faire une pose importante avec sa famille autour des enfants. Ce moment de bonheur partagé permet de dépasser les difficultés quotiennes.
Mais à un moment où la crise mondiale n'épargne personne, c'est aussi l'occasion de soutenir les plus démunis.
Bonnes fêtes à tous.
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