44 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
9h00 : rencontre avec des condamnés au service de probation de Pantin.
Une fois de plus l'association "Dialogue et Citoyenneté" qui travaille avec les services de probation (Justice) du département pour les stages de citoyenneté avait fait appel à mes services pour une rencontre de 2h avec des condamnés.
Une dizaine de personnes de 20 à 50 ans étaient présentes. Comme d'habitude, nous ne connaissons pas les motifs de leur condamnation. Nous ne sommes pas là pour les juger (ils l'ont déjà été) mais pour leur expliquer ce qu'est être un citoyen, ce qu'est l'engagement politique, ce qu'est le rôle d'un élu.
Pour cette séance, je me suis retrouvé avec l'Adjointe au maire Verte de Montreuil, chargée des questions de tranquillité publique. Nous nous sommes retrouvés sur de nombreux points de vue. Parfois la réalité s'impose à tous.
Les conversations ont beaucoup tourné autour de l'exemplarité de l'Etat, des politiques, du rôle que
chacun avait à jouer, du fait de résister aux tentations consuméristes, de la théorie du complot des grandes multinationales toutes puissantes et de l'écologie.
Les débats furent très riches. Pas forcément facile d'expliquer que dans un monde imparfait, on n'a
pas forcément d'excuses pour mal se comporter, et que chacun de nos actes contribue au bien-être général ou au contraire à la dérive. Bref comment se défaire de l'infleunce de la société pour
simplement décider en son âme et conscience que faire le bien n'a pas de prix.
Prochaine séance en juin.
18h00 : conseil du quartier de l'Europe.
Pour la seconde fois consécutive, je ne peux m'y rendre, mon travail ne me permet pas toujours d'être là ou je le voudrais. Les thématiques de l'hygiène et de la propreté sont à l'ordre du jour.
Au début du mandat, tout le monde se plaignait de la prolifération des rats. On avait beau dire que les travaux d'importance sur tout le périmètre de la rénovation urbaine obligeaient les colonies de rats à se déplacer, et que les rats s'adaptaient de façon très rapide aux stratégies d'élimination, les gens pensaient qu'on ne faisait rien.
Je me rappelle le maire expliquer qu'avec lui et les intenses campagnes de dératisation, les choses allaient changer. Mais rien n'y fait, même dans ce domaine il est impuissant.
21h00 : débat sur la réforme des retraites à Montfermeil.
Arnaud Robinet, député de la Marne et chargé de ce dossier à l'UMP était venu présenté l'état des lieux et des réflexions sur ce sujet épineux.
Alain Ramadier, notre collègue conseiller municipal est également chargé de ce dossier dans notre département.
L'état des lieux est malheureusement simple, il va manquer 30 milliards par an (minimum) dans les années qui viennent pour atteindre 100 milliards par an en 2050. C'est loin ? Oui mais quand on sait, qu'on sait depuis plus de 20 ans, ce n'est plus si loin.
Plus assez de cotisants pour les nombres de pensionnés, des pensionnés qui vivent beaucoup plus longtemps, une démographie incapable de rattraper ce déficit sur la génération qui vient.
Dans le privé, on part en moyenne à 61,5 ans mais à 57 dans le public, ce qui donne une moyenne générale à 59. Bref avec une retraite à 60 ans et 162 trimestres, la réalité qui en découle est celle-là.
Chacun connait les 3 pistes classiques :
L'UMP propose de ne pas toucher à la première solution, de n'intervenir sur la seconde que si nécessaire et donc de privilégier la troisième solution.
Le régime par répartition pourrait rester la règle mais on évoluerait vers un système de retraite par point (comme pour les complémentaires) système plus lisible, plus simple et qui permet de ne plus se poser les questions de quelle période de référence prend-on pour le calcul de la pension. Toute la carrière compte.
Xavier Lemoine, le maire de Montfermeil a ajouté une autre piste tout à fait logique, celle du retour d'une politique familliale capable de changer la donne sur la génération suivante. Sûr que cela ne résoud pas l'actuel problème mais elle permet aussi d'éviter de creuser le trou de la génération suivante.
Personnellement, j'ai plaidé en faveur d'une soumission aux cotisations sociales de tous les revenus. Nous savons que dans le privé comme dans le public, les primes, les intéressements, participations, stock-options (même si le nombre de bénéficiaires n'est pas le même!), ne sont soumis qu' à des prélèvements libératoires mais pas aux cotisations. Certes cela ne nous fera pas plaisir mais il faut y passer sinon nous aruons le choix entre un allongement des cotisations très important ou à un couplage avec une augmentation des cotisations.
Le sujet de la taxation des banques ou des stock-options a été évoquée mais quand on regarde les sommes en jeu, cela relèverait de la goutte d'eau. Si tous les revenus, travail comme capital doivent contribuer, il serait illusoire et tout simplement démagogique de faire croire aux Français qu'il suffirait de cela. Un seul exemple : 2 milliards de stock-options distribuées chaque année. Même si on les taxait dans leur totalité, on arriverait au mieux à 2 milliards, pas de quoi boucher 1/10 ème du trou !
Une donnée importante fait aussi beaucoup réfléchir. Si en 1981, l'âge de la retraite était resté à 65 ans, notre régime de retraite serait toujours à l'équilibre... Bref ce que nous avons gagné hier va nous couter beaucoup plus cher aujourd'hui.
17h30 : conseil d'école à Croix-Rouge 1
Le dernier conseil de l'année. Toujours une équipe enseignante très motivée malgré des difficultés persistantes ( que je n'exposerai pas ici confidentialité oblige).
Le projet d'école qui est en cours de révision tournera autour de 4 axes : maitrise de la langue, des mathématiques, aide aux enfants en difficulté et relation école-famille. Ce projet structurera dès la rentrée les actions de l'école pour 3 ans.
19h00 : commission préparatoire du conseil municipal en mairie
Pas foule pour cette commission ! Marc Morel pour la majorité, Evelyne Blaza pour les Verts, Monsieur Bouslimi pour les services et moi-même.
Notre commission traitant des questions d'urbanisme, de travaux, de sécurité, nous avons eu peu de délibérations et décisions à passer en revue pour ce conseil.
Le plus important fut cette délibération concernant ce scission de terrain près du vélodrome pour lancer un projet de construction de 168 logements. Ce projet que nous avions initié en 2007 a capoté à cause d'une pollution en sous-sol (du mâchefer et des boues noires) qui grevait le cout de construction au point de faire reculer l'un des promoteur (crise oblige).
Dans la nouvelle opération, le maire prévoit en fait de construire en bordure de terrain sur des parties non polluées et de faire un grand parc au milieu évitant ainsi des surcouts importants. L'idée n'est pas mauvaise, mais l'urbanisme proposé pour le futur projet est ce que j'ai vu de plus laid à Aulnay depuis des années : des cubes de béton posés les uns à cotés des autres sur des socles plus étroits.
Comme je l'ai répété au conseil, c'est affreux et il fau td'urgence retravailler la chose. Réponse du maire : pas question, l'urgence prime. Encore une fois la démonstration que la précipitation engendre la bêtise !
20h00 : réunion de Capade à la salle Dumont
Décidément l'urbanisme à Aulnay devient le sujet de toutes les préoccupations. Lundi soir, l'association Capade que préside Alain Boulanger (par ailleurs conseiller municipal) avait organisé une réunion publique de ce thème, avec deux axes forts : l'exigence d'un conseil municipal extraordinaire sur le plu et la problématique du commerce notamment à travers l'implantation d'un Franprix sur le boulevard de strasbourg.
La salle était remplie d'une centaine de personnes. J’avais confirmé à Alain Boulanger ma présence, même si je ne pouvais rester à cause d’une commission municipale d’abord et d’une réunion de l’opposition municipale ensuite.
Clairement le doute qui existait ces derniers mois s’est transformé en crainte pour ceux qui s’intéressent quelque peu à ces questions. Mais pour ceux qui affirmaient déjà leurs craintes, c’est le stade de la colère qui s’annonce. Une colère froide certes mais une colère tout de même.
L’une des questions essentielles de la soirée a été : les oppositions municipales peuvent-elles ensemble faire la demande d’un conseil municipal extraordinaire et l’obtenir ?
Pour ma part j’ai répondu oui et mes collègues sont sur la même longueur d’ondes. En effet à 4 reprises depuis maintenant 1 an et le projet arc-en-ciel, nous avons demandé en conseil municipal la tenue de ce conseil extraordinaire.
Le fait est qu’étant à présent rejoint (non pas politiquement) par les verts dans l’opposition, nous avons le nombre de voix suffisant pour avoir ensemble une exigence commune.
L’intérêt général impose parfois que les clivages politiques s’effacent. Sur cette question, c’est le cas. J’ai donc redis à cette réunion mon attachement à cette démarche commune au-delà de nos étiquettes politiques.
J’ai également rappelé l’impérieuse nécessité de ce débat mais aussi de l’accompagner d’un moratoire. Alors qu’aujourd’hui, nous consacrons 280 m € à réparer les erreurs urbanistiques qui datent de 50 ans, il est inconcevable d’agir dans la précipitation en prenant le risque du même résultat.
Il apparaît clairement que la mobilisation.de nos concitoyens est en train de monter. Le maire a du souci à se faire, beaucoup de souci. Dommage qu’il est autant méprisé l’avis de la population.
20h45 : réunion de l'opposition pour préparer le conseil municipal
Chacun revenant des commissions, nous confrontons nos informations et nos points de vue afin de décider de nos votes.
Deux choses importantes sautent aux yeux :
compte-tenu du vote très tardif du budget (avril 2008) de très nombreux travaux sont en retard et le maire augmente considérablement le nombre de marchés passés sous accord-cadre. Une procédure qui permet certes d'accélérer les choses mais qui permet aussi de ne pas soumettre des sommes considérables à la commission d'appel d'offres, (rectification du 24 mai : en fait la commission ne choisit plus l'attributaire mais reçoit une simple information ce qui revient à laisser au seul maire le choix de l'entreprise et de la somme engagée...) commission pluri-partis sensée s'assurer de l'égalité de traitement entre toutes les offres et d'un choix fait dans l'intérêt de la ville.
La communication devient une priorité à un an de l'élection cantonale: un nouveau directeur de la communication (un socialiste pur jus venu du conseil général), un adjoint à ce même directeur et un marché de moyens de communication sans montant plafonné ! On croit rêver, mais non, le maire aura le droit de dépenser sans compter pour la communication … normal, c'est vous qui payez !

Chacun va pouvoir faire une pose importante avec sa famille autour des enfants. Ce moment de bonheur partagé permet de dépasser les difficultés quotiennes.
Mais à un moment où la crise mondiale n'épargne personne, c'est aussi l'occasion de soutenir les plus démunis.
Bonnes fêtes à tous.
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