Qui suis-je ...

 

 

42 ans, né à Aulnay


Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire

Responsable UMP d'Aulnay et Pavillons-sous-bois

 

pour me contacter,

 

Ethique et toc !

Les électeurs ont besoin de faire confiance.
Pour qu'ils aient confiance, il faut savoir être vrai avec eux.
Pas de langue de bois ,ni de tabou. Pas de fausse promesse, ni de manipulation.
Mais être vrai est difficile parce que les gens n'en ont plus l'habitude.
Mon combat est celui de la vérité, même dans l'adversité !

N'hesitez pas à

Me suivre ailleurs ...

bouton-facebook.jpeg

bouton-twitter.jpg

Bienvenue à Aulnay !

Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 16:37

Lors du dernier conseil municipal, le 20 novembre dernier, nous avons eu droit en ouverture du conseil municipal, après la fin des audits qui n'ont rien révélé de fumeux, à un bilan de l'action en terme de coopération décentralisée. Et quel bilan !


Rappelons les faits. En mai dernier, le maire et son adjoint à la coopération décentralisée, annoncent une coopération avec l'Algérie, le Maroc, le Mali et Amsterdam. À l'époque, j'avais été très critique sur cette façon,sous couvert d'ouverture sur le monde, d'aller dépenser de l'argent ailleurs sans être bien capable de définir les retombées de cette coopération. Surtout quand on a fait campagne sur les difficultés des aulnaysiens et dans la période actuelle, cela me semblait ni prioritaire ni indispensable.


À l'époque, le maire et son adjoint me trouvait sectaire pour ne pas dire plus à cause des choix qu'ils avaient fait en terme de pays alors que je critiquais la mesure dans son ensemble. Je ne suis d'ailleurs pas un opposé de cette coopération mais je ne la vois pas comme eux. Si les choix du Maroc, du Mali et de l'Algérie sont judicieux pour une partie de notre population, le Portugal, la Pologne l'auraient été tout autant, bien plus qu'Amsterdam. Enfin dans un monde comme le notre, si l'on veut jouer cette carte, il est difficilement compréhensible de ne pas jouer la carte de l'Asie et de l'Amérique. La Chine, l'Inde, ou les Etats-Unis sont des nations dont nous avons à apprendre. Chacun voit bien à travers ces quelques exemples que le débat n'a même pas eu lieu, que les choix sont purement clientélistes même si dans l'absolu ils ont du sens.


Le souci, bien sûr c'est que cela n'est pas gratuit car cela nécessite d'y aller, de recevoir également, de suivre les choses, d'en faire publicité. D'autant que la plupart du temps, les villes ne servent que d'intermédiaires à des projets qu'elles ne géreront pas. or l'image ne suffit pas .


Voici donc que début juin, l'adjoint à la coopération décentralisée s'envole avec quelques personnes pour la ville de Ghazaouet près d'Oran, dans l'ouest algérien, au bord de la mer. Ville qui n'a pas été choisie par hasard, selon ce même adjoint, 68% des algériens présents à Aulnay viendrait de cette région. Vrai, faux, peu importe c'est invérifiable à moins d'avoir un fichier que la loi interdit. Le choix encore une fois , vu comme cela trouve une certaine justification, mais on peut également y voir la façon de s'assurer le soutien d'une communauté de votants.


Au conseil municipal du mois de mai, à 15 jours du départ, nous n'avions ni programme, ni budget, cela sentait largement l'improvisation. Au conseil municipal du mois de juin, 20 jours après le retour, nous demandions un bilan qui n'a jamais été fourni. Récemment encore dans un de mes articles, je signalais que cette coopération s'était résumée à un « petit tour » et puis plus rien.


De là à penser que cela a suscité une réaction d'orgueil chez certains, il n'y a qu 'un pas. En effet à la vue du petit film « bilan », on s'aperçoit que toutes les parties explicatives ont été tournées il y a vraiment peu. L'entrepreneur de « souvenir du passé » filmé dans le cimetière devant les chrysanthèmes, donc au mois de novembre, l'adjoint à la coopération décentralisée filmé devant l'exposition en mairie commencée depuis 3 semaines... bref des images à postériori mélangées à quelques photos du voyage qui démontre une certaine dose d'amateurisme.


Ce fameux petit film « bilan » présenté donc jeudi 20 novembre pose d'autres problèmes que ceux déjà évoqués. En effet, hormis, une succession de photos ou l'adjoint à la coopération décentralisée est pris sous toutes les coutures (au pied de l'avion, assis à une table, à une autre, qui serre la main, puis une autre, etc) rien de concret, rien de réel, seuls quelques commentaires pour justifier des plans sur la comète. Comme l'a dit Hervé Suaudeau, sur monaulnay.com, que je ne cite pas tous less jours, indépendance oblige, ce fut un désastre.


Si je veux bien croire que ce n'était pas un voyage d'agrément (je fais de nombreux déplacements professionnels, je sais ce que c'est), ce « bilan » a toutes les marques du voyage d'agrément. Inadmissible amateurisme, sensation d'être dans le vrai quoiqu'il arrive, rien à justifier quelles que soient les critiques... incompréhensible en fait.


Bien évidemment l'un des angles de la justification de nos nouveaux « chers » élus, c'est l'ouverture sur le monde qui n'aurait jamais existé à Aulnay. C'est oublié que la Ville a toujours soutenu de très nombreuses initiatives et seulement elle. En effet, nos collèges et nos lycées ont très souvent des liens avec des établissements scolaires étrangers, des échanges qui fonctionnent très bien sans que la mairie s'en mêle. Nombre d'associations ont elles aussi des projets, des actions en dehors de notre territoire au bénéfice de populations souvent plus démunies que nous, et très souvent en Afrique. Cette coopération là, très décentralisée et non très centralisée par le maire et son adjoint existait depuis longtemps et elle était basée sur la volonté de nos simples concitoyens et non sur la volonté incontournable d'un élu, aussi légitime soit-elle. Je ne suis pas sûr que cette centralisation soit bénéfique.


Alors tout cela ne serait pas bien grave si le maire et son adjoint ne criaient pas au loup quand un des rédacteurs du blog « réussir l'avenir ensemble » critiquait vertement sur un ton des plus caustique ce fameux voyage. À quel loup ? Au loup du racisme bien sûr ! Car le fait de ne pas être d'accord avec ce voyage, avec le film de promotion de son adjoint, devrait faire de nous tous des racistes. Car le fait de faire de l'humour, même acide sur ce voyage, devrait faire de nous des racistes.


Mais qu'auraient trouvés à dire Sa Majesté Ségura et Le Prince Laouedj, si la coopération avait commencé à Amsterdam ? Que nous étions anti-hollandais ? Ridicule mais polémique à souhait. Remarquez bien que je connais aussi au PS des anti-hollandais, autant que des anti-royal, sûr qu'ils s'y connaissent en haine de l'autre...


Alors mes chers amis ,sachez-le, à Aulnay, Sa Majesté Ségura et Le Prince Laouedj, ont interdit tout humour, tout jeu de mots qui ternirait leur action. Bientôt nous serons fouettés en place publique pour oser porter le regard sur eux!


Je crains personnellement pour l'interdiction du « Canard Enchaîné » ou de « Charlie Hebdo » dans nos kiosques aulnaysiens, même s'ils sont bien plus productifs en jeu de mots et en humour décapant !


Je crois tout de même qu'ils hésiteront pour le « Canard Enchaîné », cela peut servir une seconde fois ! À noter d'ailleurs que le titre « le gaudron et les plumes » référence à une pratique raciste ne les avaient absolument pas fait frémir d'un seul cil, nos « chers » futurs élus ! Le racisme c'est bien connu, c'est toujours chez les autres !


Ah les bonnes vieilles recettes de Mitterand ont encore de l'avenir chez les socialistes d'Aulnay.


Et vive Sa Majesté !

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /2008 19:40

Pour la première fois de ma vie, je vais passer l'enceinte d'une prison, demain matin. Il s'agit de celle de Villepinte. En effet, depuis plusieurs années, je participe à des modules de citoyenneté vis à vis personnes condamnées à des TIG ou à de petites peines pour des délits mineurs. Et demain ce sera à la prison !


A chaque séance, je dialogue avec les personnes sur les questions de citoyenneté, de politique (au sens non partisan), d'élus, etc. C'est souvent assez abrupte mais toujours très instructif. J'apprends beaucoup sur les raisons qui les ont amenés à cette condition et sur leur regard sur la société et sur les élus.



je vous en dirai plus après...

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Mes interventions
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 23:35

Chacun remarquera que pendant 9 mois de cette nouvelle majorité, je n'ai pas parlé une seule fois de sécurité. Ou plutôt si. En début de mandat, alors que des incidents avaient eu lieu sur le quartier de Mitry, j'avais au conseil municipal donné quelques conseils au maire et à son conseiller délégué.

 

Personne ne pourra donc dire que j'ai abusé de ma parole sur ce sujet ou mis de l'huile sur le feu.

 

Aujourd'hui, la situation est grave. Je mettrais de côté l'horrible meurtre commis mercredi dernier, il faut respecter la douleur de la famille.

 

Pour être juste, il faut dire que la situation générale de lutte contre la délinquance s'est améliorée. Grâce à qui ?

 

Grâce d'abord à un travail policier de longue haleine, qui à force de monter des dossiers contre les multirécidivistes, finit par payer.

 

Grâce ensuite à la réforme du code pénal qui a instauré les peines plancher pour justement ces mêmes multirécidivistes.

 

Les deux conjugués ont eu l'effet que tout le monde attendait depuis très longtemps : mettre à « l'ombre », comme on dit, ceux qui faisait de la délinquance leur métier, et dissuader très fortement ceux qui pensaient en faire le leur.

 

Il faut se réjouir de cette baisse générale qui ne reflète pourtant pas totalement la réalité, il n'y a en effet pas une délinquance mais des délinquances.

 

Pendant tout mon mandat précédent, j'ai fait mienne une idée simple mais forte : une multiplicité de situations nécessitent une multitude de réponses adaptées. Ainsi nous avons organisé notre politique afin d'avoir à notre disposition tous les types de réponses de la prévention la plus élémentaire à la répression nécessaire.

 

Pendant toutes ces années nous avions construit avec la prévention spécialisée des liens précieux, des objectifs et des méthodes communes. Nous avions avec les collèges et les lycées nouer les liens nécessaires. Nous avions avec la police nationale des liens de confiance, indispensable à la bonne compréhension du rôle et de l'action de chacun. Nous mis en œuvre par nous même des moyens de médiation, de police e de vidéosurveillance afin d'améliorer la sécurité quotidienne.

 

De 2001 à 2005,  ce combat acharné nous a permis d'obtenir une baisse de 21 % des faits de délinquance, près de 1000 faits par an. A partir de novembre 2005, bon nombre de choses ont changé et une délinquance encore plus jeune, plus dure, s'est développée nécessitant une nécessaire réadaptation. Aujourd'hui, la police nationale semble disposer à nouveau d'outils juridiques adaptés.

 

Dès le début de son mandat, le maire a sur ce sujet fait de la pub : une cellule de veille tous les mardis dans le bureau du maire. Incroyable !

Pour tout dire, les services de police nationale et municipale ainsi que la direction de la prévention et de la sécurité de la ville se réunissaient déjà tous les mardis matin depuis de très nombreuses années.

Seule la prévention spécialisée n'assistait pas à cette réunion, afin de respecter son devoir de réserve dans la communication des informations qu'elle possède.

 

Aujourd'hui cette cellule de veille du mardi n'a plus de sens, car plus rien ne s'y échange. La police nationale y délègue un agent sans plus, ayant malheureusement vite compris le peu d'utilité de ce nouveau système publicitaire.

 

Aujourd'hui les relations sont même tendues entre le cabinet du maire et la police nationale, anéantissant du même coup des années de travail.

 

Aujourd'hui, la prévention spécialisée, qui dépend pourtant du département, dont monsieur Ségura est conseiller général, est désemparée devant beaucoup d'ignorance, voire d'incompétence.

 

Aujourd'hui, l'équipe de médiation est quasiment décimée, des agents mutés sous prétexte d'avoir travaillés avec moi. Des instructions inexistantes, pas de ligne de conduite, avec par-dessus le marché l'intervention de personnes non qualifiées mais investies par le maire lui-même tels des messies.

 

Aujourd'hui, la police municipale en est réduite à regarder le paysage, sans savoir si elle doit ou ne pas intervenir. La seule chose qu'on lui demande est de ne pas déranger.

 

Tout cela ne serait pas si grave et l'on pourrait croire que j'exagère si cela n'avait de conséquences directes.

 

Le quartier de Mitry est ainsi depuis le début de ce mandat en proie à une dérive sans précédent. Certes ce quartier a vécu des soubresauts graves mais rares. Aujourd'hui ce qui s'y passe est fort différent. Nous sommes à la sixième rixe importante en 9 mois, des espèces de règlements de comptes entre bandes rivales qui pensent que le pavé leur appartient à présent.

 

Le 12 novembre dernier, un jeune homme de 19 ans a pris deux coups de couteau après s'être réfugié dans une boutique en tentant d'échapper à ses poursuivants.

 

Le 22 octobre, ce fut une même bagarre qui mêla plus de 50 personnes et qui eut pour conséquence des blessés légers et le saccage d'une bonne cinquantaine de véhicules.

 

En septembre, ce fut là encore un règlement de compte qui abouti également à un blessé par arme blanche.

 

La répétition à intervalles très réguliers de ce type d'incidents en dit long sur le fait que nos outils de prévention ne fonctionnent plus du tout, que les outils d'alerte sont incapables de répondre dans les délais nécessaires, qu'il ne reste plus que la seule solution policière pour rétablir la situation.

 

Un incompréhensible gâchis qui n'a qu'une seule origine : l'ignorance des nouveaux maîtres d'Aulnay.

 

Il y a 8 jours tout juste, une réunion de crise, réunie à la demande du principal du collège Neruda fit un constat accablant : les rixes régulières entre les deux quartiers sont en train de pousser les parents d'élèves à quitter Aulnay pour préserver leurs enfants. Inadmissible mais pourtant réel.

 

C'était bien la peine de nous servir l'excellente connaissance des problèmes sociaux, de la jeunesse, des réseaux sur le terrain, pour arriver à un tel désert de résultats !

 

C'était malheureusement à prévoir quand on connaît la façon dont monsieur Ségura et consorts comprennent les problèmes de sécurité. Et cela ne va pas s'arranger.

 

Chers aulnaysiens, il va nous falloir être résistants !

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 21:25

On s’était aperçu que la municipalité aimait le spectacle (concert à 113 000€, 6h40 de conseil municipal en direct sur le net, un journal municipal toutes les semaines, un article du parisien tous les 4 matins…), sa dernière initiative en date va nous faire franchir une nouvelle étape !

 

Au début du mandat, on nous annonçait une grande révolution dans les transports en commun, la remise en cause globale du réseau de bus, la mise en place lignes intra-muros (ben oui, pourquoi ne pas rester entre nous ?), j’en passe et des meilleures.

 

8 mois plus tard, voilà donc la fameuse révolution : un bus va faire le tour de la ville !

 

Et quel tour, puisque ce bus va relier la gare et toutes les zones d’activités économiques entre elles. Au premier coup d’œil, on se dit que cela pourrait être une bonne idée et l’on se prend à se demander pourquoi on ne l’aurait pas fait plus tôt.

 

Pui en réfléchissant bien, on s’aperçoit que chaque zone d’activité est déjà irriguée par un bus qui part de la gare. Comme chacun sait, les salariés qui vont de la gare à ces zones pour travailler, travaillent très très rarement dans plusieurs zones à la fois (pour dire vrai, c’est encore moins que cela). On se demande bien alors ce qui les pousserait à prendre ce bus plutôt que leur direct. Visiter peut-être ?

 

Puis alors la majorité sort de nouveaux arguments : ce bus passe par nos quartiers en même temps alors qu’il n’existe pas de direct de chaque quartier vers chaque zone. Ah oui c’est vrai, mais alors est-ce que avec une ou deux transversales améliorées par rapport à aujourd’hui, cela ne faisait pas l’affaire ? Sûrement mais adieu le « Aulnay on tour ».

 

A ce moment, on sent poindre l’aspect inter-quartiers que ce bus apporte avec cet espèce de sentiment puéril que grâce à un bus qui passe par tous les quartiers, il nous prendraient, à nous aulnaysiens, de descendre le dimanche à chaque arrêt pour faire quelques photos souvenirs et discuter avec les autochtones. Drôle de vision.

 

Pour dire vrai ce fut une des idées premières de ce projet, et la boucle passait beaucoup plus à l’intérieur de la ville. Elle avait l’avantage d’être plus courte et de desservir de façon transverse les quartiers. Pas forcément complètement justifié mais pas idiot non plus, nous aurions pu en discuter. Mais une fois celui-ci présenté à la région pour obtenir une subvention, la région fut catégorique : pas de subvention si cela ne favorise pas le développement économique. Donc on retourna à la planche à dessin et on traça le bus sans but mais avec subvention à travers les zones d’activité.

 

Bref on préfère faire n’importe quoi, pourvu qu’on ait les subventions. Ce n’est pas grave, « c’est nous qui paye » comme disait Coluche.

 

D’autant que la fameuse boucle pour ne pas être trop longue par rapport aux bus directs s’autorise un énorme crochet manquant le quartier de Nonneville. Pourquoi ? Cette zone est-elle sur-desservie par les transports en communs ? Les salariés qui y vivent n’ont-ils qu’à prendre leur voiture ? Les aulnaysiens de cette partie de la ville sont-ils si affreux à regarder que le « Aulnay on tour » ne puisse y passer ?

 

Aucune explication, ou plutôt si, il n’y a pas de zones d’activités économiques et comme ça rendrait le temps de parcours non concurrentiel, eh bien tant pis.

 

Est-ce que tout cela est bien grave mon capitaine ? Oui et non.

 

Non parce qu’après tout, chacun continuera à prendre son bus habituel, que quelques personnes y trouveront leur compte et que comme il part plus de 1000 bus de la gare chaque jour, en rajouter une vingtaine ne se verra pas vraiment.

 

Oui pour au moins 3 raisons :

 

Les chantres de la démocratie participative qui promettaient maintes consultations des habitants, ont oublié qu’il y avait des aulnaysiens à consulter. Cela va même plus loin parce qu’il n’y a pas non plus d’étude de marché pour savoir si cela intéresse vraiment quelqu’un, et qu’il n’y a pas non plus d’étude d’impact sur le reste du réseau pour savoir si certaines lignes vont subir une idiote concurrence. Je dis idiote parce qu’au bout du  compte, c’est nous qui paieront le déficit !

 

Le coût pour la commune donc pour nous tous est exorbitant ; 2 000 000€ par an, parce qu’à cause de ce que j’ai dis plus haut, aucun transporteur n’y croit et ne souhaite mettre en péril sa situation à cause de notre petit caprice. Comme si nous roulions sur l’or !

 

Le temps de parcours moyen calculé est de 60 minutes pour faire le tour de la boucle dans les moments calmes. Coupons la poire en deux, nous mettrons donc un minimum de 30 minutes quoiqu’il arrive pour aller au lieu tant désiré. Or aucun bus direct ne met se temps là pour desservir même les coins les plus reculés de notre commune dans les mêmes moments. Et que dire en cas d’embouteillages.

 

Bref, pas d’études, un coût faramineux et un temps de parcours non concurrentiel !

 

Tout juste peut-on espérer de ce bus qu’il serve à ceux qui veulent faire un somme sans avoir peur de se retrouver au terminus ou qu’il devienne le lieu privilégié d’un speed dating aulnaysien !

 

Ce qui est vraiment gênant c’est qu’il va encore falloir sortir le chéquier sans être sûr que cela soit véritablement utile. Tout juste une sale habitude !

 

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 19:10

Au fur et à mesure de mes contacts avec les aulnaysiens, la question revient souvent : pourquoi concentrez-vous vos critiques sur les dépenses de la nouvelle majorité et non sur la mise en œuvre de son programme ?


C'est vrai que personnellement je suis attaché à la dépense utile quand il s'agit d'argent public mais pas seulement.


Je suis un homme de droite, parce que je suis attaché à l'esprit de responsabilité individuelle. J'accorde une grande importance au fait qu'en toute circonstance, chacun a la liberté d'agir de bonne ou de mauvaise manière. Je ne suis pas de ceux qui considèrent que les circonstances, la société, effacent totalement cette responsabilité individuelle.


Je suis un homme libéral, parce que je suis attaché au droit de chacun à disposer de son présent et de son avenir. Les droits de l'homme sont fondamentalement l'expression de ce libéralisme sociétal. Je ne suis pas de ceux qui considèrent que plus on empile les règles mieux on résout nos problèmes, laissant à la société le soin de nous déterminer.


La majorité actuelle, monsieur Ségura en tête, est de gauche, et l'on pourrait s'attendre à un affrontement droite-gauche classique. En fait il n'en est rien.


Tout d'abord, il faudrait savoir quel type de gauche décide du sort des aulnaysiens. La question n'est pas tranchée car le passé de monsieur Segura laisse planer le doute sur sa philosophie politique. Ses amis sont toujours mal à l'aise pour parler de ses 15 années passées dans les rangs de l'extrême gauche trotskiste, (ça me rappelle Jospin, qui avait un frère...). Mal à l'aise, parce que si monsieur Segura est aujourd'hui un parfait élu du parti socialiste, il a conservé des méthodes peu en vogue dans ce même parti. C'est parfois en étant très démocratique que l'on permet à quelques uns, plus opportunistes que démocrates, d'arriver au pouvoir.


Mais laissons de côté les problèmes internes du parti socialiste local, dans lequel bon nombre font les autruches pour ne pas voir la réalité. Parlons du programme mis en œuvre à la mairie.


Nous allons vivre le 20 novembre prochain, le 7ème conseil municipal de la nouvelle majorité et nous pouvons faire un petit bilan programmatique :


  • La coopération décentralisée : un petit tour en Algérie et puis plus rien. Pas de bilan, pas de retombées, pas même de communication.


  • Le logement : les opérations annoncées étaient déjà prévues par l'ancienne majorité. Tout juste a-t-on vu les logements municipaux rétrocédés à l'ophlm, mais cela ne fait aucune création.


  • L'emploi : c'est le désert, pas un même un mirage à l'horizon. Sauf pour une trentaine d'amis, récompense oblige.


  • Les transports : la création d'un bus qui va faire le tour de la ville pour 2 millions € sans aucune plus value pour les aulnaysiens, mais nous y consacrerons un article spécial.


  • La communication : un oxygène toutes les semaines qui ressemblent comme deux gouttes d'eau dans sa forme et sa rédaction aux tracts de la campagne électorale. A croire que ce sont les mêmes qui les rédigent. La retransmission en direct du conseil municipal, pendant lequel on voit une majorité exprimée ses vraies divergences (entre verts, communistes, et socialistes, on ne pense vraiment pas pareil) ou se taire devant le maitre des lieux.


  • La jeunesse : de nouveaux locaux provisoires sur mitry, et la réouverture de l'antenne jeunesse de la rose des vents à une tranche plus jeune peuvent être salués. Mis à part cela les jeunes de nos quartiers attendent toujours.


  • Les associations : on assiste à un nettoyage en règle. On subventionne plus largement des associations qui, pendant la campagne électorale, penchaient du côté du « bon » candidat. On oblige certaines autres à embaucher des « proches » de façon à s'assurer un certain contrôle. On dit à d'autres qu'il n'y a plus de place pour elles.


  • La démocratie : les conseils de quartier mis en place démarrent. Même si je n'étais d'accord avec leur découpage, il faut attendre de voir de quoi ils seront capables. Pour l'instant, à noter tout de même le renoncement à un budget (bien sûr puisque la loi ne le prévoyait pas, juste un petit mensonge) et une organisation pléthorique qui risque de tourner à la paralysie.


Pour le reste, aucune réelle initiative n'a été prise. Ceci dit pour être juste, la majorité des délibérations votées ces 6 derniers conseils municipaux découlent des décisions de l'ancienne majorité. Ce qui explique d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu de grandes explications sur ces sujets puisqu'il y a une grande continuité.


Alors contre quelles initiatives de gauche pourrions-nous nous battre ? Les annonces faites dans oxygène qui n'ont jamais été présentées au conseil municipal ? C'est juste la démocratie réduite à sa plus simple expression : une « démo » tout simplement. Elle a l'air bien, mais c'est juste pour attirer le chaland.


S'il est vrai qu'en 8 mois, nous n'avons pas vu le début de la mise en œuvre d'un vrai projet politique, nous avons eu en même temps un spectacle étonnant : une leçon de dépense publique.


Une ville, chacun le sait mais il est bon de le rappeler, ne doit faire ni bénéfice ni déficit, de sorte qu'il n'existe jamais de cagnotte que le suivant mettrait à profit pour mettre en œuvre ses objectifs. La ville d'Aulnay a donc un budget important, près de 200 millions €, ce qui fait sa réputation de ville riche, mais forcément elle a autant de charge pour faire vivre ses salariés, entretenir son patrimoine, fournir des services aux aulnaysiens, investir pour demain.


Dès le début, monsieur Segura, ignorant ce fait ou feignant de l'ignorer, s'inquiéta pour inquiéter les aulnaysiens : mais il n'y pas d'argent dans le bas de laine ! Une façon de dire à tous ceux qui venaient de l'élire qu'il va falloir être très patient et même prier pour ne pas se serrer la ceinture et aux autres qu'heureusement qu'il était là pour s'apercevoir de la supercherie : Aulnay n'a pas de bas de laine !


Les aulnaysiens pourraient nous croire ou le croire, mais c'est plutôt la presse; capital, challenge, le nouvel obs, qui par des critères objectifs démontrent la bonne santé financière de la ville chaque année.


Je me rappelle même, lors d'un des premiers conseils municipaux, la majorité se plaindre de notre gestion en « bon père de famille ». Or c'est en maintenant un investissement constant, raisonné, associé à une parfaite maîtrise de la dette que l'on préserve son avenir.


La crise financière actuelle rappelle à la majorité et aux aulnaysiens une salvatrice mais bien réelle vérité :Aulnay a très peu de dettes, moins de 500 € par habitant, ce qui lui fera passer sans trop de mal la difficile période qui s'ouvre. Investir n'empêche pas d'être prévoyant, voilà une cruelle vérité que la majorité actuelle doit pouvoir méditer.


Si investir fut le maître mot des premiers mois de ce mandat, dans la réalité, ce ne fut pas le cas. Au contraire et c'est ce qui me dérange fortement, d'inutiles dépenses de fonctionnement ont vu le jour.


Cela a commencé avec les fameuses indemnités de la majorité qui en s'augmentant de 127% a eu comme glorieuse conséquence de créer une ardoise de 365 000€ par an. Une paille !


Cela s'est poursuivi par une subvention de 100 000€ supplémentaire à une association pour la sauver du dépôt de bilan après des embauches hasardeuses et des plans sur la comète. Même si celle-ci est aujourd'hui indispensable, les garanties d'une remise à flot définitive ne sont pas là et le risque est reporté aux années suivantes.


Cela s'est également concrétisé par ce fameux concert du 22 juin, à Aulnay on est vraiment plus fort qu'ailleurs car la fête de la musique dure deux jours, qui a couté la bagatelle de 113 000€ supplémentaires. Un beau concert certes mais quand on n'a pas l'argent ...


Cela se traduit également par une trentaine d'embauche d'amis proches, qui ont particulièrement bien aidés pendant la campagne électorale, et qui même s'ils sont en CDD, laisseront une belle ardoise car nous devrons en plus leur payer le chômage à la fin des contrats de 2 x 3 mois. Au bas mot, 800 000€.


Cela prend la forme d'un bus circulaire dont aucune étude ne montre qu'il a un intérêt, à tel point que les transporteurs ne veulent pas le financer et que la ville supportera seul le coût : 2 000 000€ par an. Peut-être que les tickets seront remplacés par ceux du loto...


Et la dernière mais pas des moindres, c'est le coût de la restructuration des bureaux pour les nouveaux élus : 225 000€, rien que ça. Ce chiffrage qui scandalise les salariés de la ville alors qu'eux-mêmes ont parfois besoin de quelques réaménagements de bureaux, est la cerise sur le gâteau.


Vous me direz qu'il fallait les refaire, c'est vrai que certains d'entre nous, ancienne majorité, avaient des bureaux vétustes et du mobilier de plus de 15 ou 20 ans, mais était-ce vraiment là l'important, la priorité ?


Alors bien sûr, certains de la majorité me disent que c'est malsain de parler d'argent, et parfois des aulnaysiens me disent la même chose. Mais doit-on se taire quand on entend un discours vertueux sur la dépense et le comportement et quand on sait que les faits vont à l'encontre de celui-ci ?


Il est de notre devoir, en tous cas c'est le rôle que j'entends tenir, de combattre des comportements qui font que l'argent public ne serve pas prioritairement les administrés, les salariés de la ville, le patrimoine de la ville, les services publics. Si tout travail mérite d'être indemnisé, j'en suis le premier d'accord, il est de rigueur de rester raisonnable. C'est cette déraison, inexplicable et nocive, que je combats. Elle conduit à la dérive, au fait que certains se prennent pour les « propriétaires » et non pour des serviteurs de la cause publique.


Et peu m'importe si cela dérange, car je crois que nos concitoyens sont à même de faire la différence entre les élus qui prennent soin de leur confort avant de servir l'intérêt général et ceux qui servent celui-ci avant de penser à leur confort.


Mais finalement, ce qui dérange réellement la majorité, c'est qu'elle n'a, malgré de nombreuses tentatives, toujours pas trouver le moyen de me faire taire. La liberté (d'expression) reste plus que jamais une valeur indispensable !

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 18:38

Imbuvable ! C'est l'adjectif le plus couramment utilisé par les aulnaysiens pour qualifier le magazine municipal « oxygène ». Certains vont même jusqu'à le nommer « monoxyde de carbone ». Peut-être ne devrais-je pas trop en dire tellement ce journal est devenu le meilleur instrument de propagande de l'opposition municipale à laquelle j'appartiens. Sais-t-on jamais s'il venait à Gérard Segura de nous le faire imputer sur nos prochains comptes de campagne !

 

Trêve de plaisanteries, ce journal commence à poser de sérieux problèmes à bon nombre d'aulnaysiens. Si on peut certes reprocher à l'ancien magazine, une formule moins riche en nombre d'articles, elle avait au moins le mérite de la clarté.

 

Les citoyens ont besoin dans leur rapport avec leurs élus de connaître leurs orientations, leurs projets, autant que la vie de la cité, ce à quoi répondait précisément l'ancienne formule. Bien sûr certains diront qu'il s'agissait de « vendre » la politique de la majorité, je dirais pour ma part qu'il s'agissait de l'expliquer. Et c'est toujours nécessaire.

 

En construisant cette nouvelle formule, la nouvelle majorité a voulu faire croire qu'il s'agissait d'un organe de presse locale « indépendante » jetant son regard sur la ville plutôt qu'un journal municipal. On pourrait très bien adhérer à cette démarche mais elle est ratée.

 

En premier lieu, il ne faut pas s'y tromper, ce journal n'est pas indépendant de la ville, et notamment du maire. En effet, c'est bien la ville qui paie une entreprise pour fabriquer ce journal. Cette entreprise répond donc au besoin de la majorité qui a choisi celle-ci. Il faut aussi savoir que le gérant de cette entreprise, qui signe d'ailleurs une partie des articles de ce magazine est un proche de Gérard Segura. Il suffit pour s'en convaincre, de regarder la photo publiée par le Parisien le 17 mars dernier et prise le soir de l'élection. Les deux hommes, bras dessus bras dessous, partagent visiblement le même bonheur. Pour l'un la mairie, pour l'autre Oxygène ? Nous avons d'ailleurs lors du conseil municipal de septembre émis les plus grandes réserves sur le marché passé avec cette entreprise.

 

En second lieu, ce journal qui devait apparaître comme moins politique fait toute de même la part belle aux articles très politiques. J'entends par là des articles qui ne donnent qu'un point de vue, une opinion qui ne font que servir le maire. J'en ai compté 13 sur les 5 numéros que j'ai sur 6. Bien évidemment l'opposition ne peut y répondre alors que Gérard Segura avait fait des droits de l'opposition un des axes de son discours d'investiture. Mais sa mémoire s'efface déjà. Il faut se souvenir d'ailleurs que pour ne pas permettre à l'opposition de s'exprimer chaque semaine comme la loi le permet, le maire socialiste a refusé d'augmenter le nombre de caractères de notre tribune. Cette augmentation était justifiée puisque le journal était passé de 48 à 64 pages. Mais la démocratie socialiste ne s'embarrasse pas de ce genre de « détail ».

 

En troisième lieu, ce journal se veut une copie conforme de ce que sont les gratuits du genre « 20 minutes » ou « metro » que l'on retrouve sur les lignes de transport. Evidemment cela ne tient pas du tout la comparaison, les pseudo-journalistes ( ils sont une agence de communication et non une société de journalistes) sont loin d'être à la hauteur et leur méconnaissance de la ville entraîne une profonde confusion entre des choses sans importance et celles qui le mériteraient. Il y a même parfois de grossières erreurs  et même quelques mensonges qui démontrent que ce journal n'est jamais qu'un organe de propagande.

 

Dans le numéro 5 à la page 6, on apprend que le maire a eu une entrevue avec la ministre de l'intérieur pour lui parler d'un nouveau commissariat. Eh bien c'est juste faux ! Gérard Segura a juste pu glisser une enveloppe contenant le dossier à la ministre qui montait dans sa voiture. L'article laisse à penser que la ministre aurait alors marqué son intérêt alors que le dossier est allé tout logiquement dans les mains de son directeur de cabinet. Voilà comment on embellit la réalité pour se donner de l'importance.

 

Dans le numéro 6 à la page 2, on apprend que les élections sont annulées pour une simple histoire d'affichettes ! Un beau mensonge par omission ! car si ces affichettes diffamatoires font effectivement partie des motifs de l'annulation, il y en a deux autres. L'un est l'interpellation des électeurs par les militants de Gérard Segura devant un grand nombre de bureaux de vote et l'autre est l'agression d'un délégué de liste du modem par ces mêmes militants. Evidemment le journal passe cela sous silence. On ne se vante pas de ce genre d'illégalités !

 

Ces deux exemples suffisent à démontrer que ce pseudo-journal indépendant n'est que l'organe de presse de Gérard Segura  et qu'il est rédigé par une agence communication qui lui est proche.

 

J'ai toujours considéré que Gérard Segura était un grand manipulateur, ce journal est aujourd'hui son principal instrument ...

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 17:13

Le 2 octobre ouvre un nouvel horizon pour les aulnaysiens mais aussi pour la démocratie.

En effet le juge des élections du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prononcé ce jeudi, l'annulation des élections municipales de mars dernier à Aulnay.

 

Pour comprendre, je vais revenir sur les évènements afin de permettre à chacun d'avoir l'ensemble des éléments.

 

Tout d'abord, il faut indiquer que malgré de nombreuses sollicitations pour savoir ce que contenaient les recours en annulation présentés,  nous n'avons pas communiqué à ce sujet de façon à laisser le tribunal parfaitement exempt d'une exploitation politique des arguments sur la place publique. La justice a donc décidé sereinement  à la vue des faits présentés.

 

Gérard Ségura avait été élu le 16 mars dernier avec seulement 204 voix d'avance sur notre liste conduite par Gérard Gaudron. Le code électoral permet à chacun de porter une contestation du scrutin dans les 5 jours qui suivent.

 

Gérard Gaudron et moi-même, compte tenu des éléments en notre possession, nous sommes donc retrouvés deux jours plus tard chez un avocat pour porter cette contestation au tribunal administratif.

 

Nous avons présenté au juge, trois types d'arguments, appelés motifs ou griefs, pour demander l'annulation :

  • Des arguments concernant des tracts et des affichages diffamatoires produits la veille du vote ou le jour du vote qui empêchaient notre liste de répondre avant que les électeurs ne votent.

 

  • Des arguments concernant l'utilisation par Gérard Ségura, de moyens illégaux pour faire sa campagne.

 

  • Des arguments concernant les pressions exercées sur les électeurs dans certains bureaux de vote, le jour du vote, dans le but des les priver de leur choix. Ces pressions avaient d'ailleurs abouti à des menaces de mort envers certains présidents de bureaux de vote et même à l'agression d'un délégué de liste du modem, qui eut le tympan percé après une gifle d'une rare violence.

 

Je ne veux pas tout détailler mais vous avez ici résumé l'ensemble des 12 griefs exposés au tribunal.

 

Bien évidemment le juge ne croit personne sur parole, et notre demande d'annulation a dû être étayée par des preuves. C'est ainsi que pendant 1 mois après l'élection, nous avons rassemblé tous les éléments factuels capables de démontrer ces arguments. Plus de 50 éléments factuels, comme des procès-verbaux de bureaux de vote, des procès-verbaux de la police nationale, des constats d'huissiers, des témoignages, des tracts, des affiches, etc., ont été présentés au tribunal mais aussi à l'avocat de Gérard Ségura.

 

Ce dernier a eu lui aussi l'occasion de se défendre en faisant également un mémoire pour répliquer à nos arguments et aux éléments présentés. Inutile de vous dire que d'une façon générale, la défense de Gérard Ségura fut simplissime : il niait tout, quand il ne niait pas il n'était pas responsable et les faits n'avaient aucune importance.

 

Moi qui tient des bureaux de vote depuis presque 25 ans, ayant gagné et perdu de nombreuses élections, je dois vous le dire, je n'avais jamais vu une chose pareille.

 

Il a fallu attendre ensuite au mois de juillet que la commission nationale des comptes de campagne valide les comptes des listes présentes aux élections municipales avant que le tribunal s'intéresse réellement à la demande d'annulation. Ce n'est que début septembre que tous les conseillers municipaux d'Aulnay ont reçu du tribunal un avis d'audience publique en date du 24 septembre.

 

Lors de cette audience, les avocats des parties en présence ont pu à nouveau s'exprimer puis ce fut autour du commissaire enquêteur de requérir. Ce commissaire enquêteur, appelé aussi commissaire du gouvernement, est l'équivalent du procureur dans les procédures pénales. C'est évidemment un magistrat professionnel, spécialiste des questions de droit administratif.

 

Ce commissaire a rejeté tous les motifs que nous avions présenté qui à son avis n'avaient pas influencé les électeurs. Car il faut comprendre que le tribunal ne peut annuler les élections que si il a des éléments qui démontrent que les électeurs ont été abusés, manipulés par un camp sans que l'autre ne puisse s'en défendre.

 

Il a ainsi retenu un argument majeur, la présence pendant plus de deux heures sur 9 bureaux de vote d'affiches diffamatoires portant des arguments nouveaux auxquels nous ne pouvions répondre puisque toute propagande est interdite le jour du vote. 9 bureaux de vote, cela fait environ 8000 électeurs inscrits, soit largement de quoi faire basculer un vote !

 

Mais il faut relever un autre élément important du réquisitoire du commissaire enquêteur, c'est l'ambiance lourde, la pression faite sur les électeurs qui selon lui n'a pas permis aux élections de se dérouler normalement.

 

Les juges ont ensuite pris une semaine pour peser l'ensemble des pièces du dossier et prendre leur décision. Celle-ci a donc été prononcée le 02 octobre. Leur verdict est lourd de conséquence pour Gérard Ségura. Certes les élections sont annulées compte tenu de l'affichage diffamatoire évoqué plus haut mais le juge nomme clairement les militants de Gérard Ségura comme responsables des pressions et de l'agression sur le délégué de liste du Modem !

 

Gérard Ségura a donc une responsabilité morale énorme, celle d'avoir laissé agir en toute illégalité ces militants. Tout ça pour une victoire d'une courte tête !

 

Vous trouverez ici les extraits du jugement qui exposent clairement les faits : jugement , jugement suite

 

C'est un message essentiel que la justice vient de lancer : on ne peut pas tout se permettre pour gagner, il faut respecter les règles du jeu.

 

Dans le sport, on sort les dopés et les tricheurs, ici c'est la même chose.

 

A présent Gérard Ségura a décidé de faire appel, c'est-à-dire qu'il va demander au conseil d'Etat de rejuger l'affaire. Cela prendra entre plusieurs semaines et  plusieurs mois. Mais à moins qu'il ne présente des éléments qu'il n'a jamais présenté pour contredire le juge, l'annulation sera confirmée.

 

Pendant ce temps, il reste maire, un maire en sursis, qui va utiliser tous les moyens de la Ville pour se refaire une image. Cela s'appelle gagner du temps.

 

Mais dès que le conseil d'Etat aura confirmé l'annulation, Gérard Ségura perdra son mandat de maire et ce sont des fonctionnaires préfectoraux qui gèreront la ville jusqu'aux nouvelles élections.

 

Il faut donc s'armer de patience et continuer le combat non pas contre une politique inexistante, mais contre les méthodes inacceptables de Gérard Ségura.

 

J'ai toujours été persuadé de cette première victoire, une victoire pour la démocratie !

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /2008 22:28
La semaine dernière, j'ai porté au Maire avec Séverine Maroun, également conseillère municipale, une demande de démission pour l'un de ses adjoint, Pascal Montfort.

je vous laisse en lire le contenu :
demande démission m Montfort.

Sans réponse de la part du Maire, j'en ai donc fait part à la presse. vou pouvez ici consulter
l'article du Parisien.

Monsieur Montfort fait comme si de rien était alors qu'il occulte complètement qu'en tant que trésorier de l'association qui a organisé le fameux voyage, il était le mieux placé pour savoir  que la ville finançait une partie de ce voyage. Il n' a rien fait pour l'éviter, ce qui est très grave.

vous trouverez ci-joint le communiqué envoyé à toute la presse écrite et radio :
communiqué de presse.

La majorité en couvrant des actes répréhensibles démontre ainsi qu'elle se considère au dessus des lois.

Nous devrons lui rappeler que ce n'est pas le cas, bientôt...


Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /2008 09:26
Pour quelques "amis" de plus pourrait être le titre du dernier épisode de la saga socialisite à Aulnay !

En effet, à la fin de  cet été, on découvre avcc stupeur que plus d'une trentaine d'emplois contractuels, ont été créés ces derniers mois, pour des raisons très particulières.

Il y a du travail à la ville d'Aulnay ? Oui mais il y a déjà pléthore de compétences et rien dans les nouvelles actions municipales ne réclame la création de tant de nouveaux emplois !

Alors pourquoi faire ? Les pseudo - chargés de mission sont légion alors que leur mission est déjà prise en charge par les services actuels, et on trouve parfois des missions créées de toutes pièces (elles n'existaient pas avant) presque sur mesure, mais dont on se demande bien à quoi cela peut  servir.

Alors pour qui ? Monsieur  Segura avait promis des emplois à nos jeunes, j'espère qu'il ne pensait  pas à uniquement des emplois dans la collectivité locale, mais en fait on est surpris de voir qui travaille à présent.

Il suffit d'aller par exemple en mairie le soir pour voir déambuler dans les couloirs les nouveaux embauchés. La surprise vient du fait que l'on y  croise uniquement les amis de monsieur le maire, ceux qui ont fait sa campagne. A tel point que même des colistiers non élus et des militants socialistes, retraités de leur état, font parti de la liste des nouveaux embauchés. Hallucinant !

Faut-il aujourd'hui être un "copain", un militant, un socialiste, pour avoir un emploi à la ville d'Aulnay ? Toutes le autres qualités qui font  que les gens doivent être traités sur un pied d'égalité lors du recrutement ont-ils disparu ?

Etre un ami, "avoir fait la campagne", est loin d'être un critère d'embauche qui sert la collectivité et les aulnaysiens.

D'autant que cela aura un coût cconsidérable puisqu'il s'agit d'emplois contractuels équivalents au secteur privé. Quand on a entendu dans tous les conseils de quartier et au dernier conseil municipal, le maire expliquer la dificile  passe budgétaire de la ville, on se pince pour y croire !

L'addition commence à être salée et pour l'instant seul un petit groupe en profite, pas les aulnaysiens.

Déplorable et dangereux...

le communiqué de presse

le tract distribué sur les marchés

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 20:00

Tout le monde connaît cette comédie qui est en train de devenir une réalité à Aulnay.

En effet lors du dernier conseil municipal du 26 juin, une délibération proposée par la majorité avait retenue notre attention. Il s'agissait de verser à l'association iadc (institut aulnaysien de développement culturel) qui gère les structures culturelles de la ville une subvention de 113 000 € supplémentaires. Bigre, ce n'est pas loin du million (de francs, bien sûr), ça !

Motif : le concert de Bernard Lavillier organisé le 22 juin, pour la fête de la musique. « Y en a qui font plaisir mais pas gratuit ! »

Nous avons protesté, indiqué notre désaccord et voté contre. En effet :

  1. la délibération est présentée alors que la dépense a déjà eu lieu. C'est sûrement une nouvelle forme de démocratie.
  2. l'iadc qui organise chaque année la fête de la musique pour la ville n'avait pas prévue cette dépense qui lui a été imposée par la ville sans aucune concertation.
  3. c'est très cher payé pour certes un instant agréable mais est-ce bien raisonnable quand on crie partout qu'on n'a pas d'argent à cause de ces prédécesseurs.

 Certains pourront dire évidemment que cela valait le coup. Peut-être mais à titre de comparaison je voudrais donner deux chiffres, à vous de juger :

  •  Avec un budget d'environ 200 M€ par an la ville dépense en moyenne chaque jour 550000€.
  • Une journée de d'animation du type fête de quartier, journée de l'arbre ou journée de l'exploit qui rassemblent parfois jusqu'à 8000 personnes sur la journée coute environ 15000€.

Cette majorité qui aime tant à dire que nous n'avons pas assez investi, qui trouve sans cesse que je ne suis pas gentil de pointer leurs dépenses inutiles ne change visiblement pas de cap.

Elle continue à privilégier des dépenses de fonctionnement en tenant un discours d'investissement, des dépenses non durables en essayant de faire du développement durable.  L'opération « je fais plaisir à tout le monde au cas où on revote » continue avec l'option « tiroir-caisse » ouvert.

Si vous avez une idée pour une autre vedette de gauche mais qui prend cher, n'hésitez pas, écrivez à monsieur Segura, il saura trouver l'argent... Le nôtre bien entendu.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Le conseil municipal
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Je les soutiens



Abonnez-vous !

  • Flux RSS des articles

Trouvez plus vite

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés