44 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
Lundi soir, je suis allé à la première réunion sur l’agenda 21 qui se tenait au Cap. A part la vingtaine de groupies habituels de Super Segura, il y avait tout juste une autre vingtaine de personnes.
La quantité ne fait pas la qualité mais on a connu des séances bien plus pleines dans cette salle. Est-ce du désintérêt pour le développement durable, ou pour le maire qui, depuis plusieurs semaines, fuit la cravate pour faire plus « pop » ?
En 2007, juste avant la campagne municipale, Super Segura avait rasé sa moustache. « pour faire plus jeune » disaient ses proches. Voilà qu’à nouveau candidat, conscient d’avoir à présent une image lointaine des habitants et de leurs préoccupations auxquelles il ne peut pas répondre, il nous joue le coup du maire « populaire ». Ça marche ? Les groupies s’interrogent. Et les autres ? À peine un regard.
La soirée a commencé par une présentation faite par un cabinet extérieur. Le climat se réchauffe, on va tous y passer comme en 2003… si on ne meurt pas de chaud, on va mourir noyé par la montée des eaux ou empoisonné par la pollution. Je résume mais le portrait était noirci à l’envie histoire de nous dire qu’heureusement super segura est là.
Personnellement, je trouve ce genre de présentation catastrophique plus encline à nous entrainer dans la déprime plutôt que dans l’envie d’agir. D’autant plus que quantité de documentaires télévisuels ont déjà mis en évidence les dégâts considérables relatifs à l’expansion de l’espèce humaine. En rajouter n’est vraiment pas utile, ceux qui sont dans la salle sont souvent déjà convaincus.
Bien peu de place fut fait aux initiatives qui, partout dans le monde, donnent des résultats probants. Pourtant c’est en montrant ce qu’on fait ailleurs, comment ils l’ont fait et quel impact cela a, que l’on peut motiver des gens ignorants de ces initiatives.
Bien peu de place fut fait également aux intitulés des groupes de travail, au pourquoi de la répartition et ce qu’on attendait réellement des gens. Tout juste a-t-on su que cela aurait lieu en novembre et décembre. Bien trop court pour une réflexion approfondie des habitants. Si court que seuls les habitués et les spécialistes pondront les idées.
Bref je suis déçu. Encore une consultation à la Fantômas.
Mais qu’aurions-nous fait me direz-vous, qu’avons-nous fait même ? Eh bien j’avais avec les services de la ville lancé l’agenda 21 à la fin 2004. Eh oui ce n’est pas une nouveauté. A l’époque nous avions fait un diagnostic fin de notre environnement, un recensement des bonnes pratiques à la ville, créer une direction du développement durable, et mis en place un plan d’action pour les services de la ville.
De 2005 à 2007, tous les services de la ville se sont petit à petit mis à faire du développement durable, et toutes les nouvelles opérations ont intégré cette nouvelle façon de voir. C’est ainsi que toutes les nouvelles constructions ont intégré la « haute qualité environnementale » (HQE), que les pesticides ont quasiment disparu des pelouses, que la maison de l’environnement est née.
Bref, nous avions lancé la première étape : apprendre nous-mêmes à faire du développement durable, devenir exemplaire avant de donner des leçons à nos concitoyens. Mieux savoir de quoi on parle avant d’en parler aux autres…
Malheureusement pour nous, la période électorale des élections municipales nous a empêchés de mener la seconde étape : la concertation avec les habitants qui est lancée aujourd’hui. En effet le code électoral interdit de lancer de nouvelles opérations de communication qui profite à un candidat juste avant les élections. Vous me direz que Super Segura est bien candidat à l’élection cantonale de mars prochain et qu’il le fait quand même.
C’est bien là la différence entre lui et moi. Je respecte les règles parce que sinon on ne peut pas demander aux autres de les respecter. Mais comme dit le proverbe : « bien mal acquis ne profite jamais ». J’avertirai donc la commission nationale des comptes de campagne, sur ce sujet comme de nombreux autres…
Mais ce n’est pas le plus surprenant, on n’est malheureusement habitué à ses écarts. Le plus surprenant est dans le journal que nous avons reçu dans nos boites aux lettres sur cet agenda 21. On y trouve 19 exemples d’engagement de la ville dans cette démarche. C’est bien, cela correspond au fait de démontrer que l’on est exemplaire.
Là ou le bas blesse, c’est que 15 de ces exemples ont été réalisés par nous entre 2004 et 2008. Seuls 2 exemples sont venus s’ajouter depuis que super segura est maire : la subvention de 300 € pour s’équiper en solaire ou éolien (7) et le bio dans les menus scolaires (13). 2 autres sont des farces (15 et 16). Pensez-vous qu’on aurait juste la décence de rappeler l’engagement municipal depuis 2004 ? bien sûr que non, on s’approprie et on truque.
Le plus écolo des 2 n’est finalement pas celui qu’on croit.
Venons-en au fond maintenant des thèmes retenus et des actions à mener. Rien qu’à voir les 5 thèmes fourre-tout, on sent bien qu’à moins de se poser plusieurs années, il sera impossible de faire quelque chose de cohérent et de complet.
D’autant que dans un certain nombre de cas, cela frôle la lapalissade :
Améliorer la sécurité, accroître les emplois, aider les familles… franchement on pensait que c’était l’objet même de la politique, développement durable ou pas. Visiblement le maire n’a toujours pas de projet municipal et il compte sur les habitants pour lui filer quelques idées.
Les questions fondamentales sont plus simples que ces fourre-tout car il y a des leviers bien plus faciles à actionner et surtout plus efficaces.
Espérons que le bon sens de nos concitoyens amènera plus de clarté dans les ateliers qui se montent parce que Super Segura et son adjoint Defait ont plutôt l’air de nager en eau trouble…
L'Association des Peintres et Sculpteurs Aulnaysiens présentait vendredi soir son exposition d'automne. Certaines oeuvres très belles démontrent la qualité des amateurs aulnaysiens de cette association.
Je vous fais partager en image mon coup de coeur pour cette scupture :
Bravo à l'association et tous ces artistes passionnés !
Le numéro du 30 juillet 2010 de France Football consacre les pages 42 et 43 à un enfant d'Aulnay : Alou Diarra. L'article dépeind un Alou combatif sur le terrain et dans la vie.
Mais dans un encadré intitulé " son rêve le plus fou", on lit avec surprise quelques réflexions qui en disent long sur les promesses intenables du maire.
Jugez plutôt :
Un certain nombre d'élus aulnaysiens ont une présence forte sur le terrain auprès des aulnaysiens. Mais cette présence est toujours difficile à quantifier.
je me suis posé la question de la présence de ces mêmes élus sur la toile. Celle-ci se quantifie plus facilement même si elle n'a aucun lien avec la présence sur le terrain. Mais elle donne une idée des personnalités qui à la fois "fréquentent" la toile mais aussi dont on "parle" le plus.
Je vous livre donc le verdict du jour de Google que vous pouvez vous-même testé à condition de mettre les prénoms et noms entre guillemets pour "eviter" le bruit.
1. Alain Amédro : 12700 citations
2. Frank Cannarozzo : 8940 citations
3. Gérard Segura : 8510 citations
4. Gérard Gaudron : 5740 citations
5. Ahmed Laouedj : 3370 citations
6. Alain Ramadier : 3090 citations
Les autres élus disposent de moins de 1000 citations.
Derrière ce jeu de mot qui rappelle deux films qui portent ce même titre, se cache un article publié récemment dans le journal et qui m'a étonné par son ton plus que judicieux. Et j'ai vraiment envie de le faire partager en cette période où l'on oublie les conséquences de ce que l'on souhaite...
bonne lecture !
Chronique d'abonnés
DSK ne sera pas candidat à l’élection présidentielle
par CHRISTIAN T., paysan
27.09.10
Au milieu des années
90, Le Monde diplomatique avait rapporté la phrase de DSK : « Le problème de la gauche, c’est ses électeurs. Ils ne sont pas fiables ». Masse qui gonfle dans l’opposition, masse
qui se dégonfle dès qu’elle a gagné. Masse qui alors s’abstient ou va picorer, pour une part non négligeable, à l’extrême droite et à l’extrême gauche uniquement contestataire.
Un peu avant 1990, Anthony Burgess avait écrit que le drame de la gauche était ses promesses.
Les deux critiques convergent : la gauche électorale est fâchée avec la durée. Elle promet beaucoup à des électeurs qui la croient, sans recul, et s’évaporent après déception.
Ce qui vaut pour les électeurs ne vaut pas nécessairement pour les dirigeants qui regrettent cette volatilité ou l’exploitent. DSK regrette la volatilité de son électorat et se méfie des
dirigeants socialistes qui en profitent le temps d’une longue campagne électorale.
DSK n’est pas fâché avec la durée, DSK n’est pas fâché avec les chiffres. DSK connaît l’importance de conserver la notation AAA de la France ou, au minimum, que la notation de la France soit
identique à celle des USA. DSK sait qu’en 2012, 1 % d’intérêt d’emprunt en plus, c’est à moyen terme 18 milliards de charges en plus, 2 % c’est 36 milliards, 4 % c’est plus que le
produit de l’IRPP. DSK sait que la conséquence d’un recul sur l’âge du départ en retraite, ce serait 18 milliards à trouver pour les retraites en 2018, mais, surtout, l’abaissement de la note de
la France, le décrochage net d’avec les USA et l’Allemagne, et quelques dizaines de milliards à trouver pour compenser.
DSK sait qu’un succès socialiste à la présidentielle et le respect de la promesse de revenir à la retraite à 60 ans déclencheraient une tempête difficile à maîtriser. Il voudra bien être
« le sauveur » qui devra recoller les morceaux, il ne veut pas être le responsable de la catastrophe.
L’hypothèse la plus réaliste est un succès de Martine Aubry à la présidentielle puis des écolo-socialistes aux législatives, immédiatement suivi d’un retour symbolique à la retraite à 60 ans et
d’une suppression tout aussi symbolique du bouclier fiscal, car il faudra bien donner du grain instantané aux électeurs. Symbole pour les électeurs, mais également symbole pour les riches,
symbole pour les banques qui, n’en doutent pas ont déjà des plans de replis pour échapper à une éventuelle sur taxation, symbole enfin pour toutes nos élites nomades. Il ne faudra pas deux ans
pour déclarer la pause. En urgence, dès l’automne, il sera fait appel à tous les socialistes capables de calmer l’étranger et les Français. Ce sera Manuel Vals à l’intérieur, DSK Premier
Ministre, Hollande à la Justice, Lamy aux Finances, Moscovici ou Collomb au budget ce gouvernement aura la tâche d’expliquer aux Français que l’âge légal de départ en retraite sera porté à 65 ou
67 ans.
publié dans "Le Monde" le 27/09/2010
Lundi 27 septembre à 20h, l'opposition municipale tiendra sa première réunion publique de rentrée, à la salle Gainville, rue de Sevran, à côté de l'école de Musique.
Au menu de cette réunion :
N'hésitez pas venir avec vos mais ou tout ceux qui veulent entendre un autre son de cloche que celui du désormais célèbre journal municipal "Mutagène".
Ce matin, le journal "Le Parisien" s'est fait l'écho du communiqué que je leur avais envoyé à propos de l'agression des policiers municipaux. Le titre est un peu accrocheur mais je ne le réfute pas.
En effet, j'ai, il y a plusieurs mois, dénoncé avec force le démentèlement rampant de la police municipale en réduisant ses effectifs. Quelques policiers de moins ont eu pour conséquence que la nuit les policers interviennent à 3, dont un "garde" le volant (c'est incontournable), au lieu de 4. Evidemment ce cas de figure les rend plus vulnérables.
L'agression d'il y a dix jours est l'une des conséquences directes de cette diminution des effectifs. Le maire en
est, par sa décision aveugle, responsable moralement.
Et le fait que l'agresseur s'en tire à si bon compte me pose problème. Au delà de l'agression elle même, s'il advenait que cet acte reste impuni, nul doute qu'il serait un signal fort pour tous ceux qui pensent pouvoir "se faire du bleu marine".
La question est posée et j'espère un jour avoir une réponse après les démentis.
Voici donc pour une fois la copie de l'article du Parisien :
La presse s'en était fait l'écho, trois de nos policiers municipaux se font agresser le week-end dernier lors d'une banale intervention. Je connais très bien les agents en question. Je connais également leur sérieux et leur qualité de service.
Lorsque des cas de violences urbaines se produisent, rarement tout de même, ils sont préparés à agir et réagir en conséquence. Mais dans le cas d'un banal tapage nocturne dans un bar, leur vie comme celle de personne d'autre ne devrait être en danger.
Le dialogue est toujours la première action des policiers municipaux et il est assez rare qu'ils doivent agir par la force.
Ceci dit depuis deux ans que monsieur Segura est maire, les contestations d'autorité sont montées en flèche et il n'est pas rare que nos agents ne puissent plus exercer normalement leurs missions. Dommage parce qu'ils sont là pour nous.
Dans le cas présent, plus que l'agression elle-même, c'est le traitement de l'affaire qui est très curieux. L'agresseur principal, le propriétaire du bar, comme les autres ont été identifiés. Les faits ont été clairement établis.
En situation normale, quelqu'un qui se fait violemment agresser, et dont l'agresseur est identifié, voit ce dernier mis en garde à vue.
Mais là le propriétaire était ressorti du commissariat le lendemain avant même que les policiers aient fini de déposer. Et le lundi il rouvrait son commerce comme si de rien n'était.
Là ou cela se corse, c'est que le monsieur en question n'est pas n'importe qui. Il se dit proche du maire, il s'en est d'ailleurs vanté avant d'agresser les policiers. L'est-il vraiment ? Je n'en sais rien mais il était tout de même sur la liste électorale municipale du maire. Forcément cela suppose des liens et cela en créé.
Alors faut-il y voir l'intervention du maire ou de son entourage pour que ce monsieur bénéficie d'un traitement de faveur ? Je n'ose l'imaginer car le premier devoir du maire est de protéger ses agents. Mais il est aussi clair que quelqu'un a donné un "coup de main".
Voici le tract que nous distribuons en ce moment à ce sujet. Faites circuler...
Mardi dernier, la grève a été assez particulière à Aulnay pour ne pas dire inhabituelle.
Tous ceux qui ont tenté de joindre la Mairie ce jour-là, se sont heurtés à un disque annonçant qu'aucun service n'était joignable. Pourtant des agents municipaux travaillaient.
Mais, comme un petit toutou obéissant aux consignes de la rue de Solférino (le siège du PS), le Maire avait décidé de faire croire que tous les agents municipaux avaient ,comme un seul homme, décidé de battre le pavé parisien contre le "méchant Sarkozy".
Cette rupture, organisée par le Maire, est tout simplement scandaleuse. Elle a transformé les agents municipaux, les moyens municipaux, nos impôts qui financent tout cela, en simples moyens d'un parti politique. Une honte.
Mais comme il n'y a pas de limite pour notre Cher Maire (rappelons que sa majorité nous coûte 715 000€ par an ...), il a aussi poussé à la grève en faisant savoir aux employés municipaux que le jour de grève serait payé.
C'est comme ça que dans l'après-midi du lundi, le nombre de grévistes s'est vu boosté. Et en fin de journée, le Maire se fendait d'une belle affiche devant les maternelles pour dire qu'il n'y aurait pas de cantine pour nos enfants.
Qaund on pense à toutes ces tirades dans Oxygène sur l'immense importance accordé à nos enfants, leur bien-être etc... Pathétique.
Et les parents dans tout cela ? Eh bien il a fallu qu'ils se débrouillent parce qu'ils n'avaient pas été prévenus pas plus que les enseignants. Normal me direz-vous, notre Cher Maire est tellement attaché au bon fonctionnement de l'école.
Beaucoup ont dû se débrouiller sur le moment. Encore un excès de considération pour les parents.
Aulnay deviendrait-elle la prorpiété exclusive de quelques socialistes qui compte en faire ce que bon leur semble ? Les aulnaysiens auront bientôt l'occasion de dire : "non".
En attendant l'Opposition Municipale a distribué ce wek-end un tract dénonçant cette "prise d'otage".
L'information court depuis plusieurs jours : le supermarché Atac du quartier Mitry-Ambourget devrait fermer très prochainement.
Pour ceux qui connaissent ce quartier, c'est la seule moyenne surface de proximité pour plusieurs milliers d'aulnaysiens. C'est aussi la petite locomotive locale qui permet aux autres commerces alentours : boulangerie, etc, de tenir.
Comment en est-on arrivé là ? C'est à se demander, parce que ce n'est pas la première fois que l'enseigne se pose la question de son devenir à cet endroit.
Certes depuis les émeutes de 2005, la zone commerciale avait pris une très mauvaise tournure mais ce n'est pas une raison suffisante, le supermarché étant alors bénéficiaire.
Il est est vrai que sa rentabilité s'est grandement affaiblie après cette période mais la pente avait été remontée. Même si certains voyous laissaient peser des menances de "racket" sur celui-ci, nous avions à l'époque fait beaucoup pour que cette superette reste ouverte.
Nous avions participé à un audit de sécurité interne et externe au magasin puis pris en collaboration avec l'entreprise des décisions importantes :
Bref chacun avait pris ses responsabilités et nous étions en constante communication. Cela a permis d'éviter par au moins deux fois entre 2005 et 2008 la fermeture de ce magasin. La rentabilité s'améliorait à nouveau laissant envisager sereinement la suite.
Je ne peux parler évidemment pour nos actuels chers élus (chers, parce qu'ils nous coutent vraiment très chers : 715 000 €/ an!), mais de toute évidence, ils n'ont pas su faire ce qu'il fallait.
Eux, monsieur Segura en tête, qui avait promis noël chaque matin dans ce quartier, apparaissent de plus en plus comme des lutins farceurs...
C'est regrettable que cela ne fasse plus partie de leur préoccupation, tout occupés qu'ils sont à faire de la communication pour moutons.
Pensons aux habitants qui une fois de plus font les frais de l'inefficacité municipale. Mais la mobilisation permettra peut-être de réveiller nos élus...
Chacun va pouvoir faire une pose importante avec sa famille autour des enfants. Ce moment de bonheur partagé permet de dépasser les difficultés quotiennes.
Mais à un moment où la crise mondiale n'épargne personne, c'est aussi l'occasion de soutenir les plus démunis.
Bonnes fêtes à tous.
Vous avez dit ...