44 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
Tout le monde connaît cette comédie qui est en train de devenir une réalité à Aulnay.
En effet lors du dernier conseil municipal du 26 juin, une délibération proposée par la majorité avait retenue notre attention. Il s'agissait de verser à l'association iadc (institut aulnaysien de développement culturel) qui gère les structures culturelles de la ville une subvention de 113 000 € supplémentaires. Bigre, ce n'est pas loin du million (de francs, bien sûr), ça !
Motif : le concert de Bernard Lavillier organisé le 22 juin, pour la fête de la musique. « Y en a qui font plaisir mais pas gratuit ! »
Nous avons protesté, indiqué notre désaccord et voté contre. En effet :
Certains pourront dire évidemment que cela valait le coup. Peut-être mais à titre de comparaison je voudrais donner deux chiffres, à vous de juger :
Cette majorité qui aime tant à dire que nous n'avons pas assez investi, qui trouve sans cesse que je ne suis pas gentil de pointer leurs dépenses inutiles ne change visiblement pas de cap.
Elle continue à privilégier des dépenses de fonctionnement en tenant un discours d'investissement, des dépenses non durables en essayant de faire du développement durable. L'opération « je fais plaisir à tout le monde au cas où on revote » continue avec l'option « tiroir-caisse » ouvert.
Si vous avez une idée pour une autre vedette de gauche mais qui prend cher, n'hésitez pas, écrivez à monsieur Segura, il saura trouver l'argent... Le nôtre bien entendu.
La nouvelle majorité avait affirmé sa volonté en redécoupant la ville en 12 quartiers d'être plus près des habitants, de leur permettre de plus s'impliquer dans la vie locale. 12 réunions ont été tenues et il convient d'en tirer un premier bilan.
Pour ma part j'ai pu compte-tenu de mon agenda, me rendre à 8 d'entre-elles, ou j'ai écouté et limité la plupart du temps mes interventions à une seule pour ne pas donner l'impression d'un conseil municipal bis. Généralement j'ai exposé mon point de vue soit pour répondre à une attaque en règle de la part de monsieur Segura, soit pour expliquer une décision prise par le passé, soit pour approfondir un thème qui faisait débat.
La fréquentation
Elle fut très variable d'un conseil à l'autre et il faut y distinguer les aficionados, ceux qui sont de
toutes les réunions, de ceux que cela a réellement mobilisés. Si la municipalité semble pencher pour une participation de plus de 1000 personnes, j'ai, pour ma part avec quelques autres, tenu une
comptabilité exacte de ces réunions afin de réellement en connaître l'impact. Nous sommes arrivés à près de 700 personnes en dehors des élus, des administratifs et des fameux
aficionados.
Ce score n'est d'ailleurs pas ridicule et cache une certaine disparité à laquelle nous reviendrons. Je l'ai ainsi exprimé à philippe gente, qui est chargé de ces conseils, car il ne me parait pas opportun de « gonfler » les chiffres pour faire plus joli.
Certaines réunions notamment dans les quartiers nord ont vraiment attiré peu de monde comme ce fut le cas à l'école Croix-Rouge ou seulement 12 habitants du quartier se sont déplacés. Les réunions au Cap ont quant à elles déplacé 50 personnes à chaque fois. Seule la réunion d'ambourget était vraiment plus fournie ou 75 personnes étaient présentes.
Les réunions les plus fournies ont eu lieu dans les quartiers pavillonnaires, la dernière réunion à Vercingétorix ayant été la plus attractive de ce point de vue avec 110 personnes.
Des fréquentations, tout à fait convenables, dans la droite ligne des réunions de ce type tenues par l'ancienne majorité. Un bon point et la preuve d'une certaine continuité.
L'ambiance
Elle a en fait évolué au fur et à mesure que ces réunions se produisaient. Les premières, dans les quartiers nord, étaient souvent des suites d'incantation (on va vous écouter, si si, ...), d'attaques contre le bilan de l'ancienne majorité (on ne peut pas faire ce qu'o na promis à cause du bilan qu'on nous laisse...) et de banalités (il faut résoudre le problème du chômage...). Rien de nouveau sous le soleil. Le public de ces premières réunions était d'ailleurs tout acquis à la cause de monsieur Segura, certains nous faisant même remarquer que comme on avait perdu, il fallait qu'on disparaisse. Malheureusement comme nous revenions, ils ont fini par nous glisser qu'il fallait un sacré courage pour revenir sur les terres de sieur Segura, et le contredire aimablement devant ses supporters. Courage ? Non, c'est juste notre rôle d'être également les élus de tous, y compris de ceux qui n'ont pas hier voté pour nous.
Parfois l'ambiance a été plus tendue lorsque notamment je n'étais pas présent et ou monsieur Segura en profitait pour asséner en vérité ses points de vue, respectables certes, mais des points de vue tout de même. Cela a souvent déclenché des réactions d'hostilité ou d'incompréhension de la part de la salle.
Aucune question nouvelle n'a fait son apparition. Toutes les grandes questions ont tourné sur le logement, l'emploi, l'urbanisme, la propreté, la sécurité, l'école, les enfants, le stationnement et la circulation. Elles sont bien sûr essentielles mais ces questions faisaient l'objet des mêmes débats par le passé, leur résolution demande beaucoup plus que des grands principes mais également beaucoup d'humilité tant elles sont complexes et réclament la participation de bien d'autres acteurs.
Au total l'ambiance a été plutôt bonne même si souvent il a fallu rectifier les propos exagérés, inexacts, approximatifs des nouveaux élus, le maire y compris.
Le fond
Ces réunions avaient pour ambition de libérer une parole dite confisquée, une participation dite biaisée, bref faire des vrais conseils de quartier comme l'a dit philippe gente. Ainsi à chaque réunion, celui-ci a-t-il insisté pour dire aux habitants que rien n'était décidé à l'avance sur le fonctionnement de ces conseils et qu'ils attendaient des idées. De ce côté-là, on a pu s'en rendre compte, seuls les habitués des réunions publiques diverses et variées, ceux qui mouillent déjà la chemise dans le tissu associatif, avaient quelques propositions. Le reste des habitants étaient surtout venus trouver des réponses plutôt que faire des propositions. Sur ce point-là, je considère que ces conseils ont été pauvres, les habitants renvoyant ainsi leurs élus à leur responsabilité de décideurs.
Un autre élément fondamental s'est fait jour, c'est cette histoire d'adjoint de conseil de quartier. En effet, la municipalité a décidé, comme l'autorise la loi, de nommer 5 adjoints chargés de ces conseils afin de mieux les faire fonctionner. Deus remarques toutefois, dans l'esprit de la loi, il s'agissait d'adjoints exclusivement consacrés à cette tâche, ce qui n'est pas le cas. Il y a là, à la fois une tromperie mais également la garantie d'un échec programmé. Pour avoir moi-même cumulé délégation et conseil de quartier pendant 5 ans, je peux dire par avance que faire les deux est très difficile. Ce choix est malvenu et pèsera lourd de conséquence sur la disponibilité de ces fameux adjoints.
Pendant ces réunions publiques, nous n'avons d'ailleurs quasiment pas entendu la voix d'un (j'ai retenu une intervention
de monsieur montfort et deux de monsieur hernandez en tout), ce qui montre à la fois leur difficile maitrise du sujet (mais c'est le début, je comprends) mais surtout l'écrasante omnipotence et
omniscience du maire qui a abreuvé la salle d'un monologue parfois très pénible. Et c'est là que nous voyons les limites du système. Alors que ces réunions doivent permettre aux habitants de
s'exprimer soit disant contrairement au passé, on a pu assister à chaque fois à une démonstration professorale du docteur Segura qui explique que cela va mal mais qu'il est arrivé à
temps.
En conclusion, si l'utilité de ces réunions n'est pas à démontrer, leur usage n'a pas été celui annoncé, mais l'occasion de continuer à faire campagne. Cela est par ailleurs pas mal réussi, les gens se laissant prendre par le ton professoral même si parfois la couleuvre vraiment trop grosse a médusé la salle.
Monsieur Segura ne s'y est d'ailleurs pas trompé, les réunions de conseils de quartier sont à peine terminées, qu'il enchaine avec des réunions « point de rencontre » dans chaque quartier ou les habitants peuvent venir poser leurs questions au maire. Ca ne vous rappelle pas les conseils de quartier ?
La campagne électorale a en fait déjà commencé, signe peut-être que la confiance acquise lors des dernières élections n'est pas forcément durable...
Le nouveau maire lance la coopération décentralisée, notre argent aussi va se décentraliser...
La loi de décentralisation autorise les collectivités locales à organiser une coopération décentralisée avec des collectivités étrangères. La nouvelle majorité a décidé de s'y lancer. Soit. Sur le fond, il n'y a pas de mal à nouer des liens culturels, sportifs, économiques avec des collectivités étrangères, mais je ne suis pas sûr que le législateur pensait à des communes comme Aulnay-sous-Bois quand il a écrit ces textes. Car en dehors d'un traditionnel jumelage, notre positionnement dans la région parisienne n'offre ni position touristique ni spécificité économique capable de drainer des intérêts capitalistiques étrangers. Mais disons, pourquoi pas.
Le problème est la façon dont entend le faire la municipalité nouvellement installée. Rappelons d'abord que celle-ci a été élue en s'appuyant sur les difficultés à vivre de nombreux aulnaysiens avec des problèmes de revenus, de logements, d'emplois, d'éducation. Ces problèmes réclament des réponses qui nécessitent d'investir l'argent des aulnaysiens à Aulnay et non ailleurs.
Que donc allons-nous faire avec de la coopération décentralisée ? Investir à l'étranger ? Mais pour quel retour financier sur le territoire aulnaysien ? Certainement pas à la hauteur de la dépense. Participer à des opérations sur place ? Alors il faudra encore augmenter le budget des frais de fonctionnement, ce sera ça en moins pour les services à destination des aulnaysiens.
Il faut d'ailleurs savoir, que nombre d'associations montaient souvent des projets humanitaires envers des pays d'Afrique notamment que la ville cofinançait. Mais ce cofinancement avait une valeur. D'abord il était conditionné par le fait que les organisateurs se trouvaient d'autres financements. Ensuite, il récompensait l'effort fait, souvent par des jeunes, pour se prendre en main et aller aider quelqu'un ailleurs. Ici la prise d'assaut de tout ce pan de coopération par la ville va totalement tarir les initiatives des ces associations qui n'auront d'autres choix que de se plier aux priorités municipales pour exister.
Derrière le discours du type « ouvrons-nous à l'extérieur » se cache en fait l'ambition de briller comme un ministre de la République reçu à l'étranger avec les honneurs. Mais l'envie de prestige coute cher surtout quand on a été élu pour servir plus simplement ses concitoyens.
Imaginez donc que la majorité annonce sans rire qu'une délégation aulnaysienne de 7 personnes va partir une semaine en Algérie dans les semaines qui viennent pour voir ce qu'ils pourront bien faire avec une commune de la côte algérienne. Et le plus sérieusement du monde, on nous affirme que cela ne coutera presque rien et que c'est promis on n'en profitera pas pour faire du tourisme !
Imaginez donc qu'on nous annonce également que l'on fera de même avec le Maroc, le Mali et c'est confirmé avec Rotterdam aux Pays-Bas. A une semaine le séjour, cela ne fera pas moins de 4 semaines de déplacement par an à l'étranger de nos "chers" nouveaux élus. Car bien sûr, il faudra entretenir les relations et une visite annuelle s'imposera.
Et les aulnaysiens pendant ce temps là ? Ils attendront que les pères noël reviennent chargés de cadeaux.
L'opposition à laquelle j'appartiens s'est abstenue de voter une telle délibération. Car si la loi l'autorise (pour cela nous n'avons pas voté contre), ce n'est nullement la priorité que les aulnaysiens attendent.
Je ne peux m'empêcher de terminer par cette nouvelle maxime : « si vous manquez de vacances, la prochaine fois, inscrivez vous sur la liste de gauche aux élections municipales d'Aulnay. Il y a 4 semaines garanties ! »
Comme être élu n'est pas un emploi, il n'y a pas de contrat de travail et l'élu ne touche pas un salaire mais des indemnités. Ces indemnités servent à couvrir les frais qu'engendre son mandat : ses frais de téléphone, d'essence, de restaurant, etc. Bref tout ce qu'on appelle ses frais de représentation. Il n'a pas droit par exemple aux notes de frais sauf cas très particuliers.
Ces indemnités ont un montant plafonné par la loi et elles sont fonction de la taille de la commune. Elles sont calculées par rapport à un indice de la fonction publique et suivent donc parfaitement son évolution.
Revenons à jeudi dernier.
La majorité a souhaité mieux partager les tâches des élus entre non pas 14 adjoints comme précédemment mais entre 20 adjoints + 13 conseillers délégués. C'est un choix parfaitement défendable. Mais les indemnités sont en très forte inflation.
Pour être clair voici un petit tableau qui résume la situation, en euros bien sûr:
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|
ancienne équipe |
nouvelle équipe |
||
|
|
nombre |
indemnités |
nombre |
indemnités |
|
maire |
1 |
3500 |
1 |
5025 |
|
adjoints |
14 |
1458 |
20 |
1980 |
|
conseillers |
0 |
0 |
4 |
1169 |
|
conseillers |
0 |
0 |
9 |
540 |
|
total /mois |
|
23800 |
|
54161 |
|
total /année |
|
285600 |
|
649932 |
|
différence |
|
364332 |
||
|
+ 128% |
||||
Scandale ou pas scandale ?
Ce n'est pas un scandale d'élargir l'équipe et que chacun reçoive une indemnité en fonction de sa participation.
Mais le scandale est qu'au bout du compte les adjoints qui finalement se déchargent sur leurs conseillers délégués se soient tout de même accordés 500 € chacun d'augmentation !!! Le maire s'est quant à lui augmenter de 1500 € de plus par mois !!!
C'est bien la recette du « travailler moins pour gagner beaucoup plus » !
Comment expliquer à nos concitoyens que la nouvelle équipe coute au total 128% de plus que l'ancienne équipe ? Pour quels bénéfices ?
Personne ne peut imaginer que cette faramineuse augmentation sera en rapport avec le travail que fournira la nouvelle équipe.
A l'heure ou les français pleurent leur pouvoir d'achat, les élus de gauche de notre ville ne s'en plaignent pas ! Certains raillaient la droite bling-bling, eh bien voici la gauche bling-bling à la mode Segura !
Ce n'est qu'une partie de ce que la gauche a l'habitude de faire, nous verrons dans un autre article comment elle augmente les frais de fonctionnement de façon inconsidérée.
Au fait, qui paie ? Nous les aulnaysiens. Comment ? En diminuant les autres services aux aulnaysiens, en investissant moins ou en augmentant les impôts. Les paris sont ouverts !
Le conseil municipal de jeudi a été long très long.
Tout d'abord il y avait beaucoup trop de délibérations (84), remarque qui nous a souvent été faite par l'ancienne opposition et majorité actuelle, qui constate ainsi qu'il n'est pas des plus simple de faire un ordre du jour très concis. « Critique aisée mais art difficile » comme dit l'autre !
En second lieu, tous les adjoints qui présentent les délibérations, se lancent avant la lecture de celles-ci dans des explications parfois alambiquées, parfois redisant le contenu de la délibération mais d'une toute autre façon, de sorte qu'on ne sait pas bien quel est vraiment leur message. Bref pas économe en temps.
Auparavant, pour la clarté des débats, les adjoints, dont j'étais, lisaient d'abord la délibération dont la rédaction doit être la plus claire possible (c'est en effet l'acte administratif légal) et apportaient ensuite les compléments, comme des chiffres, des délais, ou un bilan. A la lumière de ce qui s'est passé hier, on avait l'impression que la rédaction des délibérations ne leur plaisaient pas et qu'ils présentaient leur texte personnel pour y remédier. Très bizarre et gourmand en temps encore une fois.
En dernier lieu, il y avait autour de la table du conseil deux personnes qui ont largement usé de leur droit de parole, en l'occurrence notre nouveau maire et votre serviteur. J'avais en effet de nombreuses choses à dire sur les délibérations présentées, et je ne m'en suis pas privé ! J'ai toujours eu une parole libre quand j'étais dans la majorité, cela perdurera dans l'opposition.
Du coup nous avons fini à 1h30 heures du matin, soit 5h30 heures de débat. Le prochain coup, c'est sûr, j'essaierai de faire mieux !
Beaucoup de délibérations présentées n'étaient encore que la conséquence de notre action précédente en matière de subventions sportives ou culturelles par exemple, mais aussi en terme d'urbanisme.
La soirée a été également ponctuée de deux « accrocs »:
L'un a eu lieu en début de soirée sur la coopération décentralisée, pour laquelle je ferai un article plus détaillé sur le fond. En effet dans un précédent article, je dénonçais la précipitation à aller en voyage à l'étranger aux frais du contribuable aulnaysien pour établir des coopérations qui ne sont nullement prioritaires compte tenu des besoins immédiats et directs de nos habitants. Messieurs Segura et Laouedj n'ont évidemment pas apprécié ma position, essayant de me faire passer pour un ... (je tairais le terme qu'ils n'ont osé prononcer) parce que je n'étais pas d'accord avec ces voyages programmés en Algérie, au Maroc ou au Mali. J'ai donc rappeler vertement à monsieur Segura que de telles accusations se devaient d'être fondées devant un tribunal et qu'aucun fait ni discours de ma part dans toute ma carrière ne pouvait étayer de telles accusations. J'ai d'ailleurs demandé vendredi la transcription exacte et rapide de ces propos afin d'envisager une action en justice pour diffamation.
Le second a eu lieu en fin de séance ou monsieur Segura a cru bon « faire le malin » en parlant des questions de sécurité qu'il méconnait, se rangeant derrière les ragots pour énumérer pêle-mêle que lui avait mis en place une cellule de veille, que la vidéosurveillance s'était faite sans concertation avec les policiers, que celle-ci ne fonctionnait pas, que j'avais imposé d'insoutenables roulements aux policiers pour utiliser le système et comble du comble que j'avais fait acheté un camion anti-émeute pour la police municipale à 75000 € ! Rien que ça. Je détaillerai dans un autre article toutes ces questions mais il faut savoir qu'aujourd'hui les relations entre le maire et les forces de police sont terriblement dégradées et que des altercations ont eu lieu rendant désormais très difficile la nécessaire collaboration entre la ville et les forces de police. J'ai là encore dû faire preuve de beaucoup de fermeté pour dénoncer les ignorances, les ragots et les manœuvres.
Enfin, se croyant habile parce qu'hier soir je ne « le lâchais pas d'une semelle », comme on dit, monsieur Segura a cru bon nous interpeller sur le leadership dans notre groupe d'opposition, pensant ainsi nous diviser. Peine perdue ! Gérard Gaudron reste bien notre chef de file, il est d'ailleurs notre président de groupe. Il n'en reste pas moins que je conserve toute ma liberté de parole, ce qui compte c'est que nous soyons unis dans nos positions et nos votes.
Cette soirée fut le début d'une opposition ferme, franche et sans concession. Si nous voterons ce que nous estimerons juste et nécessaire, il n'est pas question pour autant d'abandonner le combat !
Hier soir avait lieu le premier conseil municipal après l’élection du maire par celui-ci. La salle était pleine. Pleine évidemment de supporters du nouveau maire mais aussi de nos amis fidèles qui eux assistent aux conseils municipaux depuis des années. Les nouveaux supporters vont-ils tenir la distance ? En effet, auparavant ils ne venaient jamais, ils avaient forcément mieux à faire que de s’intéresser à la vie municipale. Maintenant, on ne sait s’ils sont là parce qu’ils ont eu une « révélation » ou s’ils attendent quelque chose du nouvel exécutif pour leur petite personne. D’ailleurs, il y avait une petite collation à la fin, c’est toujours ça de pris !
C’est d’ailleurs assez curieux d’y revoir, des gens qui, pendant des années, ont fait les faux-culs, en faisant courbettes et critiques sévères de la gauche, et qui le vent tournant se retrouvent grands amis de monsieur SEGURA.
Je pense ainsi à un entrepreneur pour qui j’avais beaucoup de respect et qui vomissait la gauche qui n’avait rien fait pour les banlieues et les jeunes. Le voilà maintenant au premier rang, riant des petits mots de monsieur SEGURA comme l’on fait au spectacle. Pitoyable situation.
Je pense aussi à ce vice-président d’association que j’ai soutenu dans ses initiatives et qui faisait bonne figure parce qu’il avait besoin de moi. Le voilà maintenant également au premier rang, heureux comme un pape. Il devait repenser à toutes ces saloperies qu’il balance à présent sur le net, sous divers pseudos, sait-on jamais…
Je pense enfin à ce président d’honneur, d’une association de jeunes musulmans qui ont offert leurs voix au plus offrant pendant les élections. Des années durant nous avons travaillé ensemble sur des projets caritatifs à destination des quartiers nord, je les ai soutenus dans leurs initiatives à vocation sociale. Mais voilà, il fallait plus, il fallait soutenir des projets cultuels. Un élu, une mairie se doivent d’être laïcs. Monsieur SEGURA n’a pas fait tant de difficulté.
J’arrête là pour aujourd’hui les portraits mais j’en ferai d’autres, il est important que les gens sachent comment les petits arrangements entre amis font basculer une élection.
Revenons au maire. Nous avions à voter les pouvoirs que par délégation le conseil municipal confie au maire. Et quelle surprise ! Les délégations proposées étaient les mêmes que celles que nous avions proposé en 2001 et en 2003. Rien d’étonnant me direz-vous, sauf que nous avions eu droit à l’époque à une vive diatribe de monsieur SEGURA sur l’étendue considérable de ces pouvoirs concentrés en une seule main. Les 11 de l’opposition avaient alors voté contre. Gérard GAUDRON a bien rappelé à l’intéressé cet épisode. Réponse : "maintenant que je suis maire, ça me va bien". Et un retournement de veste !
Plus tard, nous votions les représentations des élus dans les différentes associations. Monsieur SEGURA, dans son programme électoral et confirmé dans son discours d’investiture avait affirmé qu’il ferait mieux représenter l’opposition. Que nenni, pas un poste de plus. Et là ou il s’était plaint dans la mandature précédente de ne pas voir l’opposition représentée, il n’a offert aucun poste. Retour de manivelle me direz-vous. Certes. Mais c’est là aussi un beau retournement de veste. Et de deux !
Finalement le pouvoir grise vite !
Au passage je serais le représentant de l’opposition dans les structures M2E emploi et entreprises. J’aurais ainsi le plaisir d’admirer le formidable travail qui nous a été promis. Je veux dire, le travail qui a été promis à cette jeunesse qui a vu en monsieur SEGURA, monsieur MATMUT : « avec moi, tout est possible, tout est réalisable ! ». Mais il y aura une facture…
Ensuite, nous avons pu passer aux questions et animer un peu plus une soirée plutôt calme jusque là. En effet, monsieur SEGURA a imposé au conseil de voter l’embauche de trois personnes à son cabinet. Comme vous le savez, j’ai déjà dit que 3 cela faisait beaucoup quand on nomme 20 adjoints, 10 conseillers délégués et qu’on possède une équipe de direction administrative solide et connaissant parfaitement les dossiers. J’ai donc demandé au nom de l’opposition qu’on veuille bien nous justifier une telle dépense. Très franchement on reste sur sa faim, en ayant l’impression que s’ils n’étaient pas là, personne ne ferait rien. Le maire déjà se méfierait-il des initiatives de ses élus ? Pas impossible à entendre certains d’entre eux en coulisses. Les coulisses, c’est toujours bien, c’est là qu’on apprend le plus de choses.
J’ai demandé également qu’il récuse une équipe de « chargés de mission » qui erre en ville en diffusant et en réclamant des informations, sans en être réellement autorisés ou alors dans le plus grand secret. Extraordinaire monsieur SEGURA qui fait semblant qu'il ne sait rien, alors que ce sont deux de ses très proches collaborateurs de la campagne électorale. Mais la façade doit rester propre…
Enfin, nous avons demandé des excuses pour cette minable accusation de monsieur DEFAIT, qui devrait relire LAFONTAINE (la grenouille et le bœuf). En effet le 28 mars dernier sur monaulnay.com, celui-ci annonçait que tous les dossiers et tout le matériel informatique avait disparu, laissant entendre que les vilains anciens élus étaient partis avec tout cela sous le bras. Imaginez donc, emporter des choses qui ne vous appartiennent pas cela s’appelle du vol ! Heureusement que monsieur SEGURA dans sa grande mansuétude a assuré que comme il était dans la majorité il ferait ce qu’il veut, la justice peut l’importe !
Pas d’excuses donc mais la reconnaissance implicite d’une erreur puisque le matériel informatique avait été placé dans les services techniques et qu’aucun dossier n’avait disparu sauf un qu’il cherchait encore. Heureusement avec 3 membres de cabinet, la recherche sera rapide ! Ce cher monsieur DEFAIT a cru bon d’ajouter que je ne savais pas lire. Il va sûrement ouvrir une école de lecture socialiste …
Finalement le pouvoir grise vite ! Je l’ai déjà dit je crois mais en plus c’est contagieux.
En fin de séance, deux motions ont été présentées par la majorité, l’une sur le Tibet et l’autre sur l’école.
Sur le Tibet nous avons tous voté pour, sauf les communistes. Les pros de la démocratie l’aiment surtout quand elle est populaire comme en Chine. Pourtant notre cher collègue AMEDRO, porteur de cette motion, avait bien pris soin d’enlever le mot « communiste » pour caractériser la dictature chinoise. Il avait oublié qu’ils lisaient entre les lignes. On a d’ailleurs eu droit à une superbe intervention de monsieur DEFAIT pour justifier les propos de Ségolène ROYAL sur la rapidité de la justice chinoise ! Le pompon, je vous dis, en rouge en plus !!!
Sur l’école, ce fut l’occasion d’avoir une vaste tirade anti-gouvernementale que nous n’avons d’ailleurs pas voté. Il y a en effet, bien évidemment, une grande confusion entre la défense de l’école et l’attaque en règle contre le gouvernement que nous ne pouvons cautionner. Chacun à gauche, les profs en particulier, y est allé de son couplet sur la fin de l’école, oubliant que l’école d’aujourd’hui fabrique 150 000 sans formation et un paquet d’autres qui savent à peine se débrouiller devant autre chose qu’une play-station ou un téléphone portable ! Des moyens, vous dis-je, il en faut plus ! Éternel discours de gosses jamais sortis de l’école. "Faire mieux" sans toujours courir après le "toujours plus", ce n’est pas gagné !
Je reviendrais plus tard dans un autre article sur l’école car loin de moi l’idée qu’il n’y a pas de choses à entendre mais les débats à deux sous basés uniquement sur les points de vue sans jamais avoir de données au milieu, c’est juste pour ceux qui aiment s’écouter.
Monsieur SEGURA était d’ailleurs tout content de ce pseudo débat typique du parti socialiste : « chacun a un avis sur tout, mais chacun a surtout un avis » comme disait Coluche.
Mais il faut que je rectifie une petite injustice que le directeur de cabinet de monsieur SEGURA m’a faite remarquer. Récemment je le décrivais comme un apparatchik du parti socialiste. Il semblait peiné de cela car me dit-il « il ne siégeait plus au conseil national du parti socialiste depuis plus de 3 ans ». Diantre le blog du parti socialiste n’est même pas à jour ! Quelle surprise ! Remarquez 3 ans de retard pour le parti socialiste c’est encore en dessous de la réalité.
Mais rendons à César ce qui est à César, monsieur PALOMO apparaît comme un homme sympathique et compétent. Pas étonnant qu’il ne siège plus au conseil national du parti socialiste ! Cher ami, sans rancune, je m’excuse.
Vivement le prochain conseil !
Pendant la campagne, monsieur Segura exposait sans cesse qu'en fait la Municipalité devait changer car les services rendus aux
habitants étaient insuffisants, voire mauvais. Bien, il a gagné et il découvre comment la machine fonctionne. Et c'est assez drôle.
1. Le champion de la connaissance a besoin de beaucoup de conseillers.
Gérard Gaudron avait un directeur de cabinet, point d'autre personnel pour fortifier son image et gérer les dossiers. Il gérait en direct avec ses adjoints, et la direction général des services
municipaux les dossiers. Une relation faite à la fois de confiance mais aussi de très bonne connaissance des dossiers des uns et des autres.
Monsieur Segura lui n'en est pas là. Lui qui a loué une vision partagée avec ses colistiers et une bonne connaissance des dossiers a décrété le couvre-feu sur le débat . En effet, il a
annoncé à tous ses élus et tous les directeurs de la ville que désormais "tout passerait par son cabinet". Fini les décisions prises par les élus en concertation ou sur propositions des services
municipaux. Et quel cabinet, 3 personnes y travaillent et bientôt 4. Les frais du cabinet vont donc être multipliés par 4 !!! Allons-y gaiement, c'est les aulnaysiens qui régalent ...
Ils avaient voté pour des élus qui devaient gérer leur ville, et ils se retrouvent avec 3 ou 4 apparatchik du parti socialiste qui vont gérér la ville comme si elle était une annexe du cabinet de
monsieur Bartolone, nouveau "chef" du département ! D'ailleurs, certains élus de la majorité commence à sentir pesant le poids de ce gros cabinet qui régente tout.
2. Le champion du changement est obligé de faire amende honorable.
Cela n'est pas facile, mais maintenant qu'il est maire, monsieur Segura est obligé de dire aux services municipaux que la situation financière est excellente, que beaucoup de choses sont
formidables et qu'il ne les changera pas. certains de ces adjoints découvrant même l'ampleur de ce qui est déjà fait et de ce que nous avions prévus dans les cartons, ne peuvent que lâcher un
"satisfecit". Qaund on disait qu'ils ne connaissaient vraiment pas grand chose...
Alors bien sur, ils assènent des critiques sur des services qu'ils jugent inefficaces mais quel rigolade quand on assiste jeudi dernier à l'allocution de monsieur Segura démontant la M2E au salon
de l'emploi et à celle suivante du sous-préfet, fin connaisseur de ces questions, qui lui rappelle que nous avons le meilleur outil du département et qu'il ne faut pas casser le jouet.
Monsieur Segura oublie juste que ce n'est normalement pas de la compétence de la ville de faire cela mais que nous nous l'avons fait depuis très longtemps. D'ailleurs tout cela a été filmé par
l'équipe qui suit partout notre nouveau "mégalo". Demandez lui le film, vous verrez c'est saisissant !!!
3. Le champion du mieux faire ne sait toujours pas comment faire.
Il va faire mieux, c'est sûr il l'a dit. Mais cela fait maintenant 3 semaines qu'on attend comment. Le pire
c'est que les services municipaux sont paralysés par une grande méconnaissance, une totale improvisation, des indécisions permanentes. Et c'est parfois pire, car dans les services, des
inconditionnels du nouveau maire, se sentent pousser des ailes au point de critiquer le travail de leur collègue, de leur faire des remarques déplacées, voire de les menacer ou de leur cracher au
visage par exemple. Un climat de méfiance, de suspicion s'installe lentement parallèlement à un sentiment de gâchis. Bref la douche froide...
De nombreuses fois, j'ai alerté le nouveau maire sur cette ambiance détestable, sur ces blocages, sur ces énergumènes qui se disent "chargés de mission" sans apparaitre dans aucun organigramme
officiel. J'avais prévenu, maintenant je dénoncerais ces agissements qui répandent et le bordel et la méfiance.
Dire qu'actuellement certains grands pontes des méthodes d'organisation voient dans un certain désordre, une nouvelle forme d'ordre aussi efficace (ils parlent de rangement bien sûr). Eh bien,
ils ont des adeptes qu'ils n'avaient pas soupçonné.
4. Le champion veut plus de communication.
Il disait "dépenses d'image" ou "propagande" quand il était dans l'opposition, mais il a déjà oublié. La communication à Aulnay va grandir, grandir comme la grenouille qui voulait devenir aussi
grosse que le ...
Vous aurez droit bientôt à un somptueux "Oxygène" à la gloire de ... et ce n'est pas fini, ce qui est dans les cartons est hallucinant.
Pour la petite histoire d'ailleurs, je vais vous faire part d'un secret qui n'en est pas un mais qui montrera encore une fois les méthodes que je réprouve. Le soir de son élection, monsieur
Segura a annoncé une première nomination (avant même ses adjoints !!!), la nouvelle directrice de la communication ! Et quelle directrice !
Cette femme est tout simplement l'ancienne directrice adjointe de la communication de la ville d'Aulnay, qui a pendant plus de 9 mois travaillé ainsi tout en étant la directrice de campagne de
monsieur Segura. Bref elle a travaillé comme une taupe pendant des mois, vendant à l'adversaire de son patron les infos nécessaires pour le battre. Incroyable ? Eh bien c'est tout juste vrai.
Dommage de voir une femme pour qui j'avais une sincère sympathie, travailler ainsi pour l'adversaire en donnant le change chaque jour. Et pour quelle raison, par conviction ? Non, comme elle le
dirait elle-même : on ne profitait pas assez des ses compétences, alors elles les a offertes à monsieur Segura. Maintenant c'est elle la directrice, elles est heureuse, le sort des aulnaysiens ne
comptait pas plus que son ambition.
Ah, évidemment j'ai d'autres scoops pour vous mais pas tous à la fois ...
Chacun va pouvoir faire une pose importante avec sa famille autour des enfants. Ce moment de bonheur partagé permet de dépasser les difficultés quotiennes.
Mais à un moment où la crise mondiale n'épargne personne, c'est aussi l'occasion de soutenir les plus démunis.
Bonnes fêtes à tous.
Vous avez dit ...