42 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
À 20 heures au réfectoire de l'école du Bourg 1 avait lieu la première d'une série de réunions publiques appelées « réunions publiques des conseils de quartier ».
Mais l'affichage n'a pas survécu au premier quart d'heure. Les conseillers de quartier se sont exprimés à travers un communiqué lu par Hervé Suaudeau pour dire en gros qu'il s'agissait d'une réunion publique du maire à laquelle les conseillers de quartier avaient été gentiment invités.
Le rêve a toujours une fin.
Malgré les propos rassurants du maire et de Philippe Gente sur la liberté d'expression respectée (manquerait plus que ça, bien que ...), le sursis n'a été que de courte durée :
Le maire a comme toujours monopolisé la parole 80% du temps, il a rendu responsable tout le monde sauf lui des misères aulnaysiennes, cacher la vérité pour ne pas réveiller la salle. Juste une habitude.
Le gros sujet de la soirée a été comme à l’accoutumée, l’urbanisme et la frénésie irrépressible du maire à vouloir construire partout. Je vais donc faire un point complet sur ce sujet.
Je préempte, tu préemptes, il préempte …
Construire partout ? Sur l’une des diapositives, une information importante était donnée : 7m€. C’est la valeur des préemptions que la ville a réalisée en 18 mois.
Est-ce beaucoup ? Oui, habituellement nous y consacrions environ 2 m€ par an.
Pourquoi une telle différence ? Jusqu’en 2007, la ville ne pouvait préempter ou acheter que sur ses fonds propres, ce qui réduit évidemment les possibilités d’action.
Mais cela a aussi une vertu, c’est que l’on ne préempte pas à tout va sans avoir vraiment de projet, ce qu’exige par ailleurs la loi. En effet une ville ne peut pas préempter pour empêcher tel ou tel de réaliser une opération conforme au code de l’urbanisme, sinon on imagine que cela peut rapidement devenir un moyen de pression inéquitable.
Depuis 2007 et la révélation faite à monsieur Huchon de la crise du logement en Ile de France (300.000 demandes de logements), la région a mis en place un établissement public foncier capable d’aider les communes dans leur maîtrise du foncier. En clair, la région apporte de l’argent pour acheter les terrains à la place des villes et les garde 5 ans maximum jusqu’à ce qu’un projet naisse.
L’ancienne majorité n’a pas eu l’occasion de disposer de ce dispositif très récent mais l’actuelle majorité a saisi l’occasion. Sur le fond elle a eu raison, il est dommage de se priver de l’argent des autres (boutade bien sûr, c’est tout de même nos impôts régionaux qui ont augmentés de plus de 65 % avec monsieur Huchon). La région a donc signé avec la ville une enveloppe de 17 m€.
Mais il y a 3 conditions que le maire oublie trop souvent de préciser, un mensonge par omission pour « ne pas heurter la sensibilité du public », comme dit l’avertissement télévisuel.
ce n’est pas une subvention mais une sorte de crédit-revolving qu’il faudra bien rembourser. Si la région achète, il faudra que l’opération faite sur le terrain permettre de dégager un excédent équivalent pour qu’elle retrouve ses fonds. Dans le cas contraire, c’est nous qui paierons la différence. On ne sait donc pas aujourd’hui ce que cela représentera comme charge demain.
ce portage financier ne dure que 5 ans. Si rien n’est fait dans ce délai, le terrain sera revendu et au mieux nous aurons bloqué la situation. Certainement utile dans certains cas mais cela peut aussi amener à la stagnation voire à la régression de certains quartiers pour cause de non renouvellement urbain pourtant nécessaire. Car il ne faut pas se leurrer, nous n’avons pas, ni la ville ni l’office public de l’habitat, les capacités de construire au rythme des préemptions actuelles. On engrange pour faire très volontaire aujourd’hui mais on sera obligé d’en revendre une partie.
la région ne réalise pour nous ces préemptions qu’à la condition que ces opérations servent à la revitalisation de l’activité économique et la construction d’au moins 30 % de logements sociaux dans les opérations. Evidemment ce second critère est quasiment tabou et n’a nullement été indiqué à la salle lundi soir.
Bref on préempte à tout va pour marquer la volonté du maire de maîtriser l’urbanisme mais au bout du compte :
Nous n’avons aucune certitude de ce que cela nous coutera si les opérations ne sont pas financièrement équilibrées.
Nous n’avons pas les moyens financiers de construire tout ce qui est annoncé à moins que l’oph fasse de très gros emprunts que les locataires ou les aulnaysiens devront payer.
Nous allons encore augmenter le parc de logements sociaux alors qu’on n’en manque pas et qu’il manque justement des logements en accession à la propriété.
Nous avons besoin de logements
C’est vrai. En 2004, une série d’études urbaines avaient été lancé sur 5 thèmes pour savoir comment changer le plan d’occupation des sols (pos) en plan local d’urbanisme (plu) :
Le développement des commerces
Le développement économique
Le développement des transports
Le développement de l’habitat
La préservation du cadre de vie
Ce ne sont pas les intitulés exacts mais ils représentent bien ce qui a été fait.
L’étude sur le développement de l’habitat montrait bien la problématique aulnaysienne. Nous avons un grand parc social, 37% des logements, dans lequel vivent presque 50% des aulnaysiens. Nous avons à côté de cela un grand parc de maisons et appartements occupés par des propriétaires, ce parc étant plutôt d’un niveau moyen à élevé en prix du m2.
Les urbanistes nous ont indiqué, à l’époque, qu’il y avait un gros trou dans ce qu’on appelle le logement intermédiaire, qui permettrait de relier ces deux habitats qui trônent chacun à un bout du parcours résidentiel. On appelle ainsi les logements privés en location ou en accession à la propriété dont les prix au m2 permettent de sortir du logement social sans faire d’effort financier démesuré.
Ces mêmes urbanistes projetaient que si on ne construisait pas ces logements au rythme de 250 par an (au lieu de 100), la population diminuerait de 800 âmes par an. Pourquoi ?
Il y a deux raisons à cela.
Le nombre moyen d’habitants par foyer diminue de façon constante. Il était d’environ 2.4 personnes par foyer en Ile de France. Mais il était de 2.8 à Aulnay. Cela s’explique par le fait que presque plus personne n’héberge ses parents âgés, que les enfants veulent partir plus vite du foyer et que les couples séparés nécessitent évidemment le double de logement pour le même nombre de personnes. Comme ces tendances ne sont pas en baisse, la taille des foyers diminue mécaniquement.
La seconde est que le prix du m2 à l’achat à Aulnay est élevé et qu’il pousse ceux qui voudraient faire leur premier achat immobilier à le faire plus loin, là ou les prix sont plus bas. Evidemment on sait bien que les prix suivent la loi de l’offre et de la demande et on comprend donc d’autant mieux la nécessité de construire des logements de ce type.
La conclusion de cette étude était simple à résumer : il faut construire des logements privés à prix intermédiaires pour faire baisser le prix du marché et permettre à ceux qui veulent passer du logement social à la propriété de le faire à Aulnay. On dégagerait ainsi par conséquence la place nécessaire dans le logement social.
A chaque occasion publique, le maire ne rappelle qu’un morceau de la vérité : il manque des logements (sociaux bien sûr) et nous perdons 800 habitants par an (il ajoute solvables et capables d’acheter, nous reviendrons sur cette contradiction dans son discours).
Mais il ne dit pas que :
L’étude préconisait des logements intermédiaires comme on vient de le voir.
La perte d’habitant était une projection sur plusieurs années si rien n’était fait.
Les habitants qui partent, ne cherchent pas du logement social mais veulent acheter.
Nous perdons des habitants ?
Reprenons 3 informations importantes pour nous faire une idée :
Nous perdrions selon l’étude de 2004, 800 personnes par an si nous construisions 150 au lieu de 250 logements par an.
Le recensement dévoilé en janvier 2008 de l’INSEE confirme qu’Aulnay a regagné des habitants (81200).
La demande du nombre de logements hlm est passée de 1500 début 2006 à 3000 début 2009.
Alors comment peut-on expliquer que l’on perdrait d’habitants, que l’INSEE ne le verrait pas et que les demandes de logements doubleraient avec une telle diminution du nombre de demandeurs potentiels ? À moins que tous ces demandeurs ne soient pas aulnaysiens.
Le dernier point est à lui seul révélateur, Aulnay ne perd pas d’habitants, c’est un fantasme pour justifier la construction massive que veut réaliser le maire. En fait le solde naturel (naissances – décès) à Aulnay s’élève à 1000 / an ce qui couvre largement les départs.
D’ailleurs, il ne dit jamais comment il pourra répondre aux 3000 demandes qu’il évoque toujours pour tout justifier.
Il y a aujourd’hui un peu moins de 30000 logements à Aulnay pour 81200 habitants recensés. Répondre aux 3000 demandes, cela veut dire construire 3000 logements soit 10% de plus qu’aujourd’hui. Le maire dit qu’il va limiter les constructions à des immeubles de 20 appartements environ. Cela fera donc 150 immeubles. 150 ! À vous d’imaginer comment cela pourra se faire pour répartir l’équivalent de presque tous les logements de la rose des vents sur le territoire aulnaysien.
D'autant qu'en considérant que chaque immeuble de 20 logements coûterait environ 3 m€ à construire, cela veut dire que promoteur public et privé doivent mettre sur la table 450 m€. c'est 2 fois le montant consacré à la rénovation urbaine sur notre ville, autant dire que la somme est tout simplement colossale. Et même si cette somme était réunie et les opérations réalisées, cela signifierait qu'il faudrait trouver des acheteurs et des locataires pour un montant au moins équivalent, difficile de croire cela.
C’est à mon avis tout bonnement impossible, à moins de faire d’Aulnay, Saint-Denis. Alors de deux choses l’une, soit le maire ment aux 3000 demandeurs en leur faisant croire qu’avec lui ils auront un logement, soit le maire ment à tous les habitants en oubliant de dire ce que sera la conséquence de ces 3000 logements. A vous de voir !
Le plan local d’urbanisme voulu par l’ancienne majorité
Une fois qu’on a compris qu’on a besoin de logements pour répondre à notre demande interne sans vouloir croître forcément en nombre d’habitants, on comprend également que l’ancien pos ne pouvait pas réaliser ce compromis.
Un PLU n’est pas la vision de l’année prochaine mais la vision à 20 ans. Il détermine le devenir de la ville à long terme et non pas en fonction des simples intérêts du moment, fut-il électoraux. Si nous avions agi ainsi, le plu n’aurait rien changé au sud et aurait laissé dans la galère les aulnaysiens du nord, pour caricaturer. Ce ne fut pas le cas. Nous avions pris la responsabilité d’engager un processus de construction mais avec la mesure du temps.
Le choix qui s’est offert à nous a été le suivant :
Soit on laisse construire de façon diffuse dans le tissu pavillonnaire (60% du territoire) des petits immeubles de 2 ou 3 étages et par proximité cela s’étendra sans cesse.
Soit on concentre, on densifie avec des immeubles un peu plus grands sur des axes précis et délimités, préservant ainsi le reste du tissu pavillonnaire.
Nous avons choisi la seconde solution. C’est la seule qui permet un contrat viable avec les habitants. L’autre solution amènera assurément la vente massive des pavillons et la disparition de notre cadre de vie particulier.
Alors où construire ?
Il faut construire sur les grands axes déjà urbanisés, les grands axes de circulation et les axes commerçants.
Je veux prendre 3 exemples :
Le boulevard de Strasbourg. Ce grand axe commerçant, le dernier ayant cette qualité dans le département, manque de clients et petit à petit de diversité commerciale. En construisant sur cet axe et autour, on assurera la pérennité du commerce et donc de la qualité de vie.
La rue jules princet et tout le cd115. Cet axe traversant tout notre commune du sud-ouest au nord-est n’est pas aujourd’hui d’une relative beauté. Il est en même temps un axe parfois commerçant, un gros axe de transport en commun et une artère vitale. Il paraît évident que sur cet axe, la densification pourrait se réaliser avec une amélioration du cadre urbain.
La rue jacques Duclos et tout le CD44. on peut tenir exactement le même raisonnement que précédemment tant là aussi l’aspect décousu du tissu urbain sur cette rue rend nécessaire d’harmoniser l’urbanisme.
C’est justement le long de ces grandes zones que le plu organise la densification urbaine pour les 20 ans qui viennent.
Alors que construire ?
Levons les yeux et regardons ce qu’on fait nos aînés. Boulevard de Strasbourg, route de Bondy, rue Anatole France, jules princet, toutes ces rues comportent des immeubles jusqu’à 6 et 7 étages. Même si le maire n’a toujours rien vu et agite, comme le chiffon rouge, le fait que le PLU permette dans ces zones 7 étages, c’est une réalité et avec des immeubles qui ne datent pas d’hier !
Le PLU autorise donc sur ces zones jusqu’à 7 étages. Cela ne veut pas dire qu’il faille construire 7 étages mais que quand il faut passer d’un immeuble qui en fait 7 à un bout à une maison qui en fait deux à l’autre bout, il faut pouvoir utiliser tout l’éventail. Enfin quand il faut construire entre deux immeubles qui font déjà 6 ou 7 étages, il faut pouvoir faire de même pour harmoniser le paysage urbain.
Nous avons tous des voitures qui dépassent largement les limites de vitesse, cela ne nous oblige pas à rouler au-delà de ces limites. Il en est de même avec le PLU. Il offre un panel de possibilité pour coudre au mieux le tissu urbain, il n’est pas obligatoire de l’appliquer brutalement et bêtement.
D’ailleurs, le maire oublie bien souvent de préciser que c’est bien notre PLU qui établi la possibilité légale d’user de périmètres d’étude pour peser sur les volontés des promoteurs privés. Pour preuve, le PLU d’origine avait été voté avec un premier périmètre d’étude qui longe la voie ferrée d’un bout à l’autre de notre ville, preuve s’il en était besoin que nous n’avions pas l’intention de laisser faire n’importe quoi. Le maire lui aura mis 18 mois pour en établir d’autres, moins pressé finalement que ce qu’il veut bien dire…
Et une délibération de mars 2007 établissait déjà un large périmètre de préemption renforcé sur tout
ce secteur, exactement pour faire face au zèle de quelques promoteurs, dans lequel le maire actuel vient s'inscrire mais il a quelques trous de mémoire...
Social ou pas social ?
Suffit-il de construire du logement social pour être social ? Doit-on construire à Aulnay aujourd’hui du logement social ?
Ma réponse à ces deux questions est non. Suis-je pour autant un opposant au logement social ? Bien sûr que non.
À titre personnel, j'ai pu démarrer dans le logement social et y faire les économies nécessaires à ma première acquisition immobilière. Comme tout le monde, j'ai de la famille et des amis qui vivent dans le logement social, positionner les gens « pour ou contre » LE logement social est donc une ineptie à vocation électoral.
Aulnay, on l'a dit, possède 37% de logements sociaux, 50% des aulnaysiens y vivent. En faire plus serait assurément nous amené sur la pente du toujours plus de logements sociaux, sur la pente d'un seul modèle de logement et de perspective, celle de la stagnation sociale. Bref, un pure gestion de la « misère ».
Mais cela a évidemment des avantages politiques. Cette façon de faire, de gérer la « misère » permet de s'assurer un électorat malléable, bercé par les illusions d'une gauche qui leur promet de bien gérer leur détresse et leurs rêves. Une sorte d'assurance électorale tous risques !
Or l'ambition que nous devon avoir est non pas de gérer la « misère » mais de faire en sorte que chacun se réalise, construise son avenir. En terme de logement cette démarche c'est celle du parcours résidentiel.
Dans une ville comme la nôtre, compte-tenu de sa structure actuelle de l'habitat, l'ambition doit être de construire dans le parc privé des appartements et des maisons abordables par ceux qui veulent quitter le logement social. C'est cela être vraiment social.
Cela ne s'adresse qu'à ceux qui en auront les moyens ? Oui dans un premier temps mais en libérant par dizaines des logements ces personnes permettront à d'autres d'accéder au logement social sans attendre. Ce qui bloque aujourd’hui tout le système, ce n'est pas le le manque de logement social mais le fait que plus personne n'en sorte.
Une autoroute bouchonne parce que les entrées sont supérieures aux sorties pas parce qu'il manque une voie supplémentaire.
Monsieur Segura, champion du logement ?
Il y a de quoi rire ! Rappelons aux aulnaysiens qu'avant d'être maire, il est depuis 1998, conseiller général. Il a géré en tant que vice-président au conseil général, avec ses amis socialistes et communistes ce département. Il a même été, c'est un comble, en charge du logement dans le département. Quand on sait qu'il y a aujourd’hui 77 000 demandes de logements dans le département, on se dit qu'il a parfaitement réussi... à faire croire qu'il faisait quelque chose.
Ce département est depuis son origine en 1964 à gauche. Dans ce pays, les majorités se sont succédées et elles se disputent souvent la paternité des échecs. Mais dans ce département, ce n'est pas le cas. Aussi il est donc logique de penser que si aujourd’hui il cumule tous ces handicaps, toute cette misère, c'est bien soit parce que la gauche l'a voulu soit parce qu'elle n'a jamais su réussir. Dans un cas comme dans l'autre, elle a unique responsabilité de la détresse des habitants de ce département.
Maintenant qu'Aulnay est soumis à la même sauce, il faut craindre le pire.
Vous l'aurez compris, monsieur Segura joue un jeu dangereux pour l'avenir de notre commune en instrumentalisant la « misère » des uns, la crise du logement, pour mener une seule politique, celle qui lui permettra de s'éterniser à la tête de cette ville.
C'est aux aulnaysiens qu'il appartient maintenant de faire échec à cela. Pour ma part je serai toujours là pour dénoncer et combattre.

Une fois par mois, dans cette même salle, à 20h, nous nous exprimerons sur les délibérations et décisions municipales ainsi que sur les grands dossiers locaux du moment. La prochaine réunion aura lieu le lundi 26 octobre.
Une fois par mois peut paraître bien peu, mais la majorité municipale ne souhaite évidemment que l’on s’exprime plus. Sous prétexte de réserver à chaque mouvement politique le même sort, nous n’avons pas pu obtenir plus de 2 heures par mois ! Évidemment l’égalité s’arrête là sur le papier puisque la majorité n’hésite pas à permettre à leurs groupes politiques de profiter des réfectoires d’école ou de salles en mairie. Mais comme on le sait la fumeuse démocratie participative a bien des limites.
Ce lundi, près de 100 personnes sont donc venues discuter des conseils municipaux de septembre et de juillet. 4 grands sujets ont été évoqués :
La coopération décentralisée :
Les habitants ont exprimé leur scepticisme par rapport à ces opérations dont les retours pour les aulnaysiens sont plus qu’hypothétiques. C’est une position que nous comprenons parfaitement pour l’avoir longuement exposé au conseil municipal. Nous avons à cette occasion expliqué que nous avons, après discussion des élus de l’opposition, accordé notre soutien conditionnel à la mission pour la paix qui doivent se dérouler en Israël et Palestine. Le maire ayant avancé notre consultation sur les projets de ce type et la participation pleine et entière d’un de nos membres, nous avons acquiescé afin d’exercer à la fois notre regard critique en amont mais aussi notre rôle de contrôle.
L’avenir nous dira si le maire tient parole.
La sécurité :
Ce sujet reste vif car la position municipale est d’un flou des plus artistiques. Chacun sait, comme le dernier conseil municipal l’a montré, que les communistes et les verts sont pour des raisons idéologiques opposés au maintien de la police municipale, de la vidéosurveillance et de la télésécurité. Il semble même que ces élus aient demandé la fin de ces trois dispositifs.
Bien sûr aujourd’hui, le débat poli et officiel se fait autour du coût et des résultats. Dommage que ces questions ne se posent que pour ce service et pas pour la dispendieuse politique associative ou de communication publicitaire et j’en passe.
Les aulnaysiens restent très attachés à ces services car ils savent qu’ils ne peuvent être remplacés et qu’ils montrent le surcroît d’efficacité attendue pour, rappelons-le, moins de 4% du budget de la ville !
Le plan local d’urbanisme :
La politique municipale en la matière fait tout simplement peur. On préempte à tout va, dans tous les secteurs, et on veut construire à chaque fois la même chose : « 360 logements dont 30 % de logements sociaux », les termes du contrat qui nous lient avec la région.
Mais voilà, les consultations préalables n’existent pas, les conseils de quartier sont informés à la marge, et surtout quand plus rien n’est modifiable.
Le meilleur exemple en est évidemment la cité arc-en-ciel, ou malgré ce qu’il avait dit au conseil de quartier, le maire a fait signé le permis de construire le 31 juillet au milieu de l’été sans avoir représenté sa copie à des habitants hostiles. Maintenant ils ne sont plus hostiles mais furieux. Le feu ainsi allumé n’est pas prêt de s’éteindre.
Le climat délétère qui règne dans les services municipaux :
Il y a 18 mois, pendant la campagne électorale aux employés municipaux de se méfier du « dirigisme éclairé ». Cette mise en garde fut plus que prémonitoire puisque les employés municipaux subissent de plein fouet cette façon de faire et qu’il devient de plus en plus difficile pour eux de le supporter.
Alors que le rôle des élus est de définir les missions, les objectifs, les délais et de fournir les moyens, aujourd’hui ceux-ci nient aux cadres comme aux employés leurs qualités et leur compétences. De très nombreux cadres jusqu’au directeur général des services sont partis et les nouveaux se braquent déjà.
Cette gestion qui ne transparaît pas encore aux yeux des aulnaysiens aura pourtant un résultat : démotiver le personnel, faire partir les bons éléments et au bout du compte servir plus mal les aulnaysiens. Une situation qui devrait nécessiterait une plus forte attention des syndicats…
Les personnes présentes ont pu échangés avec nous sur ces sujets et étaient plutôt satisfaites de recevoir enfin une information différente de la litanie municipale actuelle.
Rendez-vous donc le 26 octobre prochain, même lieu, même heure pour un autre échange !
Le monde des bloggeurs, c’est ainsi qu’on appelle ceux qui surfent, racontent ce qu’ils veulent quand ils veulent sur l’internet, en particulier les blogs est en émoi.
Ramenons cet émoi à sa juste valeur : tout le monde n’est pas au courant. D’ailleurs le fameux, ou fumeux journal « Oxygène » qui se targue d’être à la pointe de l’information n’a pas relevé dans ses pages, même pas dans son top ou flop, l’incident majeur de la blogosphère ! Aie ! Est-ce le fruit du hasard ou le signe d’une pravda (vérité en russe) bien muselée ? Quand on sait que le maire ne laisse rien au hasard…
Revenons à l’événement. Nos amis de Monaulnay.com, assidus observateurs souvent partiaux à mon goût, mais je leur pardonne, de la vie publique locale ont fait une étonnante découverte : une certaine Cindy, bloggeuse attentionnée, ardente critique de l’opposition municipale, fervente partisane de la politique municipale a commis un crime de lèse majesté : elle a menti.
En fait, Cindy a reproché à l’adjoint au maire vert Alain Amédro d’utiliser les moyens municipaux pour dire son désaccord avec le maire sur le dossier de l’urbanisme, plus particulièrement de la cité arc-en-ciel. Ces reproches ont été formulés longuement dans un commentaire sur Monaulnay justement.
La charge était effectivement sévère et m’a choqué au point que non pas je veuille défendre mon collègue vert, il est assez grand, mais je dénonce la méthode et la lénifiante tendance de n’être que la voix de son maitre.
Le vrai petit scandale est que la célèbre Cindy qui depuis à peu près un an erre sur les blogs avec ses commentaires viciés n’est autre qu’ une adjoint socialiste !
Je ne vais pas me réjouir que la majorité se déchire sur ce dossier, c’est bien assez pitoytable d’en arriver là. Mais c’est surtout le signe d’une soi-disant concertation, démocratie qui n’existe en fait que sur le papier. Nous y reviendrons une autre fois.
Alors qui est donc le corbeau, celui qui dénonce chez Alain Amédro un opposant déguisé en collègue de la majorité ? Voilà l'adjointe auxx finances obligée de se désigner. Savoir qu'elle s'est "travestie" 18 mois durant sur la toile dénote d'un état d'esprit qui ne me rassure pas sur sa façon de gérer nos finances publiques.
Mais ce qui importe plus c’est de se demander ce que peut bien signifier au bout d’un an et demi, ce genre de comportement à la fois teinté d’hypocrisie (« bonjour tu vas bien ? » au bureau municipal et « hors de ma vue, espèce de ... » à l’extérieur sous un pseudo) et d’un aveu d’impuissance à faire de ce collectif d’élus une vraie majorité.
Ce qui importe c’est aussi l’incapacité de ces élus à assumer le nécessaire compromis au détriment de la simple idéologie, c’est aussi la démonstration que seuls quelques-uns décident en trompant leurs propres collègues afin de s’assurer la maîtrise de tout. C’est ce qui entraîne la nécessité pour les autres de dévoiler au grand jour des désaccords profonds.
C’est tout simplement grave, un dysfonctionnement majeur, le signe que tous ceux qui ne seront pas d’accord seront considérés comme des parias, des traitres. Sûrement une application à la lettre du socialisme à la russe, à la chinoise, à la coréenne ou à la cubaine (pour ne citer que ceux-là). Vivement la perestroïka !
Le 9 septembre dernier, je me suis rendu en compagnie de Séverine maroun et Gérard Gaudron sur le chantier du cmmp. Monsieur Beckmann nous a accueillis bien gentiment afin de nous donner un maximum d’informations sur le déroulement de celui-ci.
Rappelons que le maire avait promis de bien informé la population par un bungalow installé près du chantier et de réunir la commission municipale ad hoc pour que chacun puisse avoir le bon niveau d’informations.
Le bungalow est bien là depuis juillet mais éternellement fermé, quant à la commission, elle ne s’est jamais réunie. Nous sommes encore dans le virtuel mais avec Gérard Segura c’est une habitude…
Nous avons pu voir que l’ensemble des précautions, pour le personnel comme pour les riverains avaient été prises, avec mis à part les sas, les systèmes de traitement de l’air, de l’eau et les capteurs d’air qui scrute la moindre présence de fibre dans l’air. Ainsi l’air et l’eau sont filtrés à 5 µm et la dépression organisée sous les 5000 m2 de bâches sera de 15 à 20 Pa et assurée par deux groupes de 50 000m3/h chacun.
Pour ce qui est des analyses préalables, nous avons été informés que des traces de zircon ont effectivement retrouvés mais qu’elles restent très inférieures aux normes sauf à un endroit ou aurait sûrement été entreposé un sac.
Pour mémoire, cette pollution était déjà connue puisque le zircon avait été découvert par les premières analyses réalisées par l'ancienne municipalité.
Pour ce qui est de l’amiante, des analyses poussées dans l’école, dans les gouttières de l’école ainsi que dans les parterres de l’école qui longent le bâtiment du cmmp n’ont pas révélé de présence de fibres d’amiante (50 carottages). Une bonne nouvelle qui vient corroborer toutes celles faites précédemment.
12 ouvriers vont travailler en permanence sur ce chantier qui va débuter par le bâtiment C2 avant de passer sur le B. ils sont évidemment alimentés en air extérieur et équipés de dosimètre de radioactivité, au cas où.
Le chantier est à l’évidence bien maîtrisé et les risques sont bien pesés. Les visites des services sanitaires comme de l’inspection du travail sont hebdomadaires, ce qui en dit long sur la surveillance dont fait l’objet celui-ci. Si tout se passe comme prévu celui-ci se terminera en février ou mars.
A cette occasion, je veux rappeler que même si j’ai pu avoir des désaccords avec les associations de riverains sur la façon de traiter ce chantier, je ne peux que me réjouir qu’il soit en bonne voie de résolution. J’ai toujours eu deux craintes par rapport à cette méthode de confinement sur un bâtiment voué à la destruction : est-on sûr que tout tiendra en cas de grosse tempête, est-on sûr qu’un accident de chantier ne mettra à bas toutes les mesures de protection (déchirement du confinement). Monsieur Beckmann m’a rassuré par rapport à tout cela, j’espère donc que cela se passera bien.
Pour ce qui est du coût, il semble que le périmètre actuel de dépollution de l’ensemble des bâtiments et de la couche superficielle de terre (10cm) s’élève à 3.3 m€ auxquels il faudra ajouter le traitement du sol sur une profondeur aujourd’hui inconnue.
La très faible participation du cmmp au coût global de l’opération est toutefois un sacré accroc au principe du pollueur-payeur, d’autant que celui-ci soustrait le cmmp à tout autre paiement. En clair tous les coûts précédents et futurs resteront quoiqu’il en soit à notre charge. Une lourde charge.
Mais restons positif, le fait de faire disparaître cette pollution ne peut qu’être salué. Au-delà des différences et des désaccords entre les uns et les autres, c’est une mesure de justice pour ceux qui en ont souffert et ceux qui se sont battus.
Vous avez dit ...