Qui suis-je ...

 

 

42 ans, né à Aulnay


Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire

Responsable UMP d'Aulnay et Pavillons-sous-bois

 

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Ethique et toc !

Les électeurs ont besoin de faire confiance.
Pour qu'ils aient confiance, il faut savoir être vrai avec eux.
Pas de langue de bois ,ni de tabou. Pas de fausse promesse, ni de manipulation.
Mais être vrai est difficile parce que les gens n'en ont plus l'habitude.
Mon combat est celui de la vérité, même dans l'adversité !

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Bienvenue à Aulnay !

Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 11:00

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, j’interviens souvent 3 à 4 fois par an pour une association « dialogue et citoyenneté » qui travaille pour le service de probation du tribunal de Bobigny.

 

Cette association intervient auprès de ceux qui ont été condamnés à une sanction légère (TIG) comme plus lourde (quelques années d’emprisonnement). Il s’agit, à  travers de ce qu’on appelle des stages de citoyenneté, de leur faire rencontrer tous les acteurs institutionnels mais aussi des spécialistes de l’expression (corporelle ou linguistique) afin mieux leur faire comprendre le rôle de la société et comment s’y réinsérer.

 

C’est un objectif capital car à côté de l’inévitable sanction, dont je suis un fervent partisan, il faut aussi préparer la sortie, elle aussi inévitable.

 

Cela fait donc 5 ans maintenant, que je me mets à disposition de cette association pour expliquer le rôle des élus et des décisions que nous devons prendre. J’ai ainsi rencontré, des personnes libres mais sanctionnées pour des choses mineures, comme des personnes incarcérées pour des choses majeures que ce soit, à la maison d’arrêt de Villepinte comme au centre pénitencier de Villejuif.

 

C’est parfois dur mais humainement enrichissant. Connaître les erreurs des autres apprend à en faire moins, et quand on fait de la politique comprendre c’est assurément mieux décider et agir.

 

Vendredi 29 janvier, cette association intervenait cette fois dans un collège de notre ville, le collège Pablo Neruda,  auprès des délégués des classes de 4ème et 3ème. Cette intervention, à la demande du principal visait à leur faire comprendre également ce qu’est un citoyen.

 

Je me suis donc retrouvé, avec les deux personnes de cette association (des gens absolument extraordinaires), devant une vingtaine de jeunes de 13 à 16 ans.

 

Le dialogue, comme toujours fut difficile à entamer, mais très vite les questions ont fusé et l’intérêt est monté.

 

  • Comment ça fonctionne (la mairie) ?
  • Pourquoi je ne suis pas d’accord avec le maire (parfois si quand même) ?
  • Est-ce que je veux être président de la république ?
  • Peur ou pas peur dans le quartier ?
  • Trop de violence dans le quartier ?
  • Que fait la police ?
  • Pourquoi la police vient ?
  • etc

 

En fait il y avait deux types d’intervenants : ceux qui avaient des choses à dire et ceux qui voulaient les empêcher de le dire. Ainsi ceux qui avouaient avoir parfois peur se faisait « rectifier » par ceux qui n’avaient pas peur, par exemple.

 

Ce qui fut très instructif, c’était de voir en fait l’intérêt grandissant d’une partie des collégiens qui petit à petit comprenait que leurs questions peuvent trouver des réponses.

 

Ce fut également de voir comment, alors qu’ils ne pensaient eux-mêmes avoir aucun rôle à jouer, ils en sont venus à envisager que leurs paroles et  leurs actes pouvaient avoir de l’importance.

 

Le débat s’est terminé sur le problème des « courses » de motos entre les immeubles. Là s’est fait jour une vrai difficulté : celle de percevoir ce qui est bien et mal, ce qui peut mettre en danger soi-même ou autrui, ce qui est de la responsabilité des adultes et non d’un « gamin » aussi habile soit-il sur une moto.

 

Les ados sont turbulents, on le sait tous pour y être passé. Ils ont besoin de se construire une identité en partie contre le monde des adultes. Mais ce que les deux responsables associatifs et moi-même avons vu relève d’autre chose.

 

On a vu des enfants qui n’ont pas conscience d’en être, qui pensent être l’égal des adultes tant sur le plan du droit que du pouvoir de décision.

 

On a vu des enfants qui ne font plus le lien entre leurs décisions et leurs conséquences, qui ne font plus de différence entre le danger volontaire et le risque inhérent.

 

On a vu des enfants qui refusaient la décision contraire des adultes ,au seul prétexte que s’amuser était aussi important que risquer sa vie mais aussi celle des autres.

 

Bref, un vaste débat qui n’a pas fini de poser la question : comment avons-nous éduqué cette génération ? Et la question a son importance parce qu’ils vont eux aussi devoir en éduquer une !

 

C’est pour moi, un vrai recul de civilisation. Car si l’homme construit une société pour y vivre à sa façon, il forge aussi la conscience qu’il fait partie d’un groupe qui poursuit d’autres objectifs que son simple plaisir, son simple bonheur, son simple confort. Or cette conscience disparaît.

 

Que les enfants n’y soient pas tout à fait sensibles n’est pas forcément étonnant, mais qu’ils se comportent comme si cela leur était totalement étranger est beaucoup plus inquiétant.

 

Toutefois, restons sur une note positive.

 

D’abord il y a, comme avec cette association, des gens qui font un formidable travail de développement de cette conscience et les derniers mots de quelques uns des gamins qui se trouvaient là m’ont fait entrevoir l’espoir : « M’sieur, c’est bien ce que vous faites ! »

 

Cela vaut le coup de poursuivre.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Mes interventions
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 10:56
Une soixantaine de personnes s’était déplacée malgré la concurrence du chef de l’Etat à la télévision.

 

Nous avons rappelé en début de réunion que nous n’avions pas l’habitude de faire des promesses mais qu’en cette année 2010, nous assurions tout le monde de notre combativité face à un maire pour qui la démocratie se résume à un mot.

 

Malgré le contexte international et national difficile, nous avons également rappelé que la grande déception et la grande frustration que G.Segura a entrainé jusque dans ses rangs ne doivent pas être oubliées.

 

Aussi, alors que l’année va commencer par un rendez-vous électoral, il est important de signifier à l’intéressé  à cette occasion que les aulnaysiens ne sont pas d’accord avec la politique qu’il mène.

 

Alain Ramadier, candidat aux élections régionales a expliqué l’importance de la région dans le domaine des transports, de la formation, du développement économique et des lycées principalement.

 

Dans tous ces domaines les aulnaysiens comme les franciliens attendent toujours 12 ans après l’arrivée de M.Huchon, une quelconque amélioration malgré 80% d’augmentation des impôts. Quel bilan !

 

Le bilan de 2009

 

Nous sommes ensuite revenus sur les principaux évènements locaux de 2009.

 

Concernant la décision du Conseil d’Etat de ne pas annuler les élections alors que le tribunal administratif l’avait fait, nous avons rappelé qu’une décision de justice, del la plus haute autorité administrative, ne peut pas être contestée.

 

Toutefois, nous avons montré par un document paru au journal officiel en 1999 combien la proximité politique entre le rapporteur qui avait été chargé de notre dossier et le maire était grande, très grande. Une suspicion telle qu’elle n’assoiera vraiment jamais la légitimité du maire.

 

C’est à se demander s’il ne devrait pas monter un club avec Thierry Henry…

 

Nous sommes revenus ensuite sur le problème des finances de notre ville, le maire ayant dit dans une des réunions de quartier (Croix-Rouge, me semble-t-il) qu’il avait fallu économiser 2.9 m€ en fin d’année pour boucler le budget. Pas vraiment rassurant.

 

Nous avons également informé les habitants que la fin de la PIM et de la M2E faisaient beaucoup de vagues dans leur personnel mais aussi dans la population du nord de la ville. Les promesses de substitutions n’y font rien, chacun craint maintenant la mise en place d’un processus de clientélisme à outrance.

 

A cette occasion, nous avons fait part d’un courrier arrivé dans ma boite aux lettres personnelle la veille de noël concernant la M2E. Ce courrier rédigé par une ancienne salariée proche de G.Segura et qui ne mâche pas ses mots pour mes collègues G.Gaudron et J.Chaussat fait un portrait au vitriol de la méthode Segura à la M2E qualifiant de pire qu’avant la situation.

 

J’ai longtemps hésité à publier cette lettre que je ne peux authentifier et que l’auteur réel réfuterait peut-être aujourd’hui. Je ne l’attribue donc à personne de précis mais elle est tellement vraie dans ce qu’elle rapporte de l’ambiance, des méthodes et des résultats que je pense qu’elle doit être portée à la connaissance de tous. Je ne partage forcément tout ce que dit cette lettre mais c’est à vous de juger.

 

Nous avons également abordé ce grave problème de crédibilité du maire dans les quartiers nord de la ville. Les promesses excessives, inconsidérées mais surtout personnelles faites et non tenues empoisonnent de plus en plus le climat obligeant à plusieurs reprises le maire à faire usage de la police municipale pour encadrer ses « sorties ». Du jamais vu à Aulnay.

 

Le point sur l’urbanisme

 

Dans un premier temps, nous avons rappelé les données qui ont amené à l’élaboration du plan local d’urbanisme et à son vote par notre majorité en janvier 2008 :

 

Environ 150 logements par an se sont construits entre 1999 et 2004. Ce rythme ne permettait pas le maintien de la population aux alentours des 80-85 000 habitants. Afin de maintenir ce niveau, d’offrir aux aulnaysiens qui veulent continuer à se loger sur Aulnay, le nombre de constructions devait être porté à 250 à 300 par an.

 

Nous avons donc défini 4 objectifs au PLU :

  • Répondre à la demande locale de logements
  • Maintenir Aulnay entre 80 et 85 000
  • Préserver la zone pavillonnaire en acceptant la densification du centre
  • Avoir un fort moyen de contrainte

 

Nous sommes revenu sur cette fameuse contrainte : le droit de préemption urbain renforcé. Le 15 mars 2007 soit 9 mois avant le vote du PLU, nous avions voté ce droit sur l’ensemble de la zone centre qui allait être concernée par la possibilité de densifier. Ce droit permet à une ville sur une zone délimitée de définir des objectifs urbains particuliers et de préempter si les opérations immobilières qui s’y montent ne concourent pas à la réalisation de ces objectifs.

 

Évidemment cela nécessite des moyens financiers.

 

En visualisant sur une carte l’ensemble des achats, préemptions, projets de constructions menés par la ville elle-même ou à travers la Région, on ne perçoit pas de concentration de moyens pour agir sur cette zone mais plutôt :

 

  • Une boulimie très couteuse ( 6M€ pour la Région et 5M€ pour la ville !)
  • Des projets tout azimut
  • Pas de vision globale et réfléchie

 

Le Maire et son équipe se réfugient souvent derrière le PLU pour pourfendre les projets actuels. Comme nous l’avons déjà dit et écrit, certains projets comme ceux de la rue Coulemont ou Herbault peuvent effectivement être considérés comme induits par le PLU. Nous avons donc notre part de responsabilité.

 

Mais comment ignorer que ces projets qui ne sont apparus qu’au premier trimestre 2008 auraient pu si le maire actuel l’avait voulu être stoppés par la préemption ?

 

Dans le même temps la carte montre que sur de nombreux autres secteurs (rue des saules, avenue des pavillons, avenue de la croix-blanche), aucun promoteur ne menace puisque toutes ces zones sont classées pavillonnaires. Le meilleur est que le seul promoteur qui veulent construire des immeubles dans ces zones n’est autre que le maire lui-même !

 

Tout le monde commence à comprendre qu’en fait personne n’est à l’abri même en zone pavillonnaire puisque le maire achète et préempte partout tel un joueur de Monopoly. Avec notre argent bien sûr !

 

Le point sur la sécurité

 

Nous avons ensuite exposé le sujet de la sécurité car nous assistons à un démantèlement global de tous les outils construits au fur et à mesure des années :

 

  • Plus de collaboration avec nos partenaires. Le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance ne s'est réuni qu'une seule fois en deux au lieu de tous les six mois. Il est pourtant le lieu ou se construit une politique concertée avec la justice, la police, l'éducation nationale, entre autres.
  • Réduction drastique des outils de régulation et de prévision. En effet l'observatoire local de la tranquillité a disparu tout comme le correspondant de la ville avec la justice et le correspondant social au commissariat qui permettaient l'un et l'autre d'accompagner les victimes dès le début d'une plainte et de les conseiller dans l'évolution de leur dossier ou leur apporter le soutien psychologique nécessaire.
  • Pas de vision ou plutôt une vision dangereuse. Le maire a exposé une incroyable ineptie dans le journal « le Monde » qui consiste à tout mettre ne œuvre pour ne jamais faire intervenir la police ! Pour cela il veut utiliser les médiateurs en première ligne. Il appelle ça la « riposte graduée ». Quelle dangereuse fumisterie !

 

En notre temps nous avions construit la « réponse graduée » qui consiste à répondre à un problème par l'outil le mieux adapté. Par exemple, on répond à une altercation entre deux collégiens par des médiateurs, un tapage nocturne par la police municipale et à un délit, quel qu'il soit, par la police nationale. Bref une meilleure adaptation pour une meilleure résolution.

 

À l'inverse la « riposte graduée » du maire va mettre en danger les personnels qui n'ont pas les formations pour intervenir pour tout type de situation. Un médiateur est un médiateur pas un policier et vice-versa, leur faire confondre leur rôle et leurs missions c'est les amener à coup sûr à prendre des risques inconsidérés.

 

Ah quand l'idéologie prend le dessus, on est sûr de faire n'importe quoi.

 

La soirée s’est ensuite terminée autour d’un pot.

 

Vous pouvez consultez ici le powerpoint de la soirée. Attention les liens ne fonctionneront pas mais vous pouvez retrouver ces liens dans l'article présenté ici.


Prochaine réunion le 22 février à la même heure (20h) et au même endroit (salle Gainville) !

 

 

 

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Mes actions
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 21:12
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Vendredi soir, je me suis rendu comme 180 aulnaysiens, à la réunion animée par les 8 associations dont la majorité s'est formée ces deux dernières années pour s'opposer aux projets de construction en cours sur la ville.

Ce sujet inquiète énormément parce que malgré tout ce que peut dire le Maire, les projets arrivent comme des cheveux sur la soupe, sans la concertation promise et saupoudrés de tel façon que personne ne peut percevoir le dessein final.

Les associations ont exposé chacune leur sujet d'inquiétude (j'espère être exhaustif)  :

  • le projet de la rue Coulemont
  • le projet de la rue Herbault
  • le projet de la cité Arc-en-ciel
  • le projet de la rue des Saules
  • le projet de l'avenue des Pavillons

Toutes les associations se sont réunies en un collectif pour obtenir une révision du Plan Local d'Urbanisme. Mais elles veulent surtout que les projets soient stoppés en attendant une vraie concertation.

Alors soyons clair tout de suite sur la responsabilité de l'ancienne et la nouvelle majorité dans ces projets.

Pour les deux premiers (Coulemont et Herbault), les responsabilités sont partagées. En effet le PLU que nous avions construit pour les 20 ans qui viennent  poursuivait trois objectifs :

  • répondre à une grande partie de la demande locale en logements
  • maintenir Aulnay entre 80 et 85 000 habitants
  • assurer la sauvegarde du tissu pavillonnaire en acceptant la densification du centre-ville

Dans ces deux premiers cas, il faut admettre que le PLU a été l'élément déclencheur de ces projets. Ce qui ne veut pas dire que ceux-ci pouvaient forcément être autorisés.

Car si nous avions bien voté le PLU avec les objectifs que j'ai décris nous avions aussi pris le soin dès le 15 mars 2007 de voter un droit de préemption urbain renforcé sur ces mêmes zones de façon à nous assurer un moyen de contrainte majeur. Ce droit permet à la Ville de préempter si les projets que montent les promoteurs ne s'inscrivent pas dans les objectifs décrits par ce droit de préemption. Vous pouvez d'ailleurs consulté ici ce document.

Autant le dire, le Maire actuel ,élu deux mois après le vote du PLU n'a pas fait usage de ce droit pour modifier ces projets. Il porte donc la responsabilité de l'état actuel des dossiers.


Mais pour les 3 autres projets, et il y en a beaucoup d'autres, le PLU n'est pas en question. Aucun promoteur n'essaie de construire le béton que le Maire annonce réprouver. Non le promoteur dans les 3 cas, c'est lui même. Et le pire, c'est que pour deux de ces cas ( rue des Saules et avenue des Pavillons), le PLU n'autorise même pas les projets de construction d'immeubles qu'il veut.

Enfin comme l'ont rappelé nombre d'associatifs, le Maire à travers la modification très importante du PLU faite l'année dernière, a grandement favorisé le bétonnage par deux mesures :
  • la diminution du coefficient d'occupation des sols qui va permettre de réduire considérablement les espaces verts privés au bénéfice de l'agrandissement des logements.
  • l'augmentation de 5 mètres de la profondeur possible pour construire des immeubles (passage de 10 à 15 mètres)

Le Maire a donc beau se cacher derrière les défauts du PLU actuel, il les a accentué et là ou les promoteurs ne peuvent rien faire (zone pavillonnaire oblige), eh bien il s'en charge lui-même.

Bref il n'aime pas le béton des autres mais il aime imposer le sien !

Et les associatifs l'ont bien compris d'où leur combat.

A titre personnel, je me suis aussi prononcé lors de cette soirée pour une révision du PLU, il faut se rendre à l'évidence des défauts doivent être gommés, mais aussi pour que ce projet soit tranché par la population sous forme d'un référendum.

En effet je peux penser avoir raison, le Maire, ou quiconque également. Mais c'est par un projet de 280 millions d'euros, qu'aujourd'hui nous réparons les erreurs d'urbanisme commises il y a 50 ans sur le nord de la Ville. Alors pour que personne ne fasse une erreur aussi énorme,  je veux qu'un référendum détermine le destin collectif qui va nous lier pour les 20 ans qui viennent.

Est-ce finalement trop vouloir ?

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Mes propositions
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 16:53
Jeudi soir, les militants de l'UMP, du Parti Radical et du Nouveau Centre d'Aulnay et Pavillons-sous-bois se sont réunis autour de Patrick Toulmet, notre tête de liste départementale. Pendant 2 heures, ils ont pu échanger avec ce dernier et Alain Ramadier, conseiller régional sortant.

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Les points forts du programme sont avant tout de concentrer les moyens colossaux de la Région (4,5 Milliards + autant pour les transports, le STIF, soit 9 milliards) sur 6 axes essentiels pour le quotidien des franciliens :
  • Les transports
  • Le logement
  • Le développement économique et l'emploi
  • L'enseignement et la formation
  • Le développement durable
  • La sécurité
Tout cela en cohérence avec le Grand Paris.


Enfin un programme cohérent, réaliste loin du saupoudrage et de l'inefficacité d'Huchon et son équipe pendant 12 ans !

Chacun doist se poser une seule question devant ces élections :
Dans tous ces domaines, la Région a-t-elle améliorée les choses en 12 ans ?

La réponse est simple : Non.


Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 08:29
Lundi à 20h à la salle Gainville, l'Opposition municipale tiendra sa 4ème réunion ouverte à la population.

Il s'agit pour nous chaque dernier lundi de chaque mois, d'expliquer à ceux qui ne pas les réponses à leurs questions sur la politique municipale, ni au Conseil Municipal (ou le Maire réduit sans cesse notre temps de parole), ni dans le journal "sans oxygène",  ce qu'est justement cette politique.

A chaque fois nous parlons des sujets d'actualité locale, nous exposons nos arguments appuyés par des documents publics (les délibérations et décisions du conseil municipal) et nous nous concentrons sur les faits.

Il s'agit aussi à permettre à tous ceux qui ont été échaudés par les réunions des conseils de quartier de pouvoir réellement dire leur sentiment sans recevoir les remontrances acerbes de la majoriité actuelle.

Cette réunion est donc ouverte à tous ceux qui doutent, s'inquiètent, ou simplement veulent se renseigner sur la politique municipale.

Cette initiative que j'ai prise dès septembre dernier ne dément pas son succès puisque toutes ces réunions ont rempli la salle Gainville à chaque occasion. Comme quoi la demande de pluralité d'avis que le Maire ignore a besoin de s'exprimer.

Aulnaysiens ! A lundi ...
Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'agenda
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 13:58
Ce matin, les aulnaysiens ont accueilli sur le marché de la gare, les candidats de la liste UMP-Nouveau Centre.

Patrcik Toulmet, tête de liste en Seine-Saint-Denis était entouré d'Aude Lagarde, conseillère régionale sortante et seconde de liste, Martine Valleton, également conseillère régionale sortante et de Thierry Meignen, candidat et conseiller municipal de Blanc-Mesnil.

Acueillis par Gérard Gaudron, député, Jacques Chaussat, conseiller général et moi-même, ils étaient venus sur les terres d'Alain Ramadier, conseiller régional sortant et troisième sur la liste d'union.

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L'accueil fut chaleureux malgré les températures, même le soleil était au rendez-vous !

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Sur la photo, Jean-Luc Millard (Drancy) et Sébastien Foy (Le Bourget), aux côtés des candidats, venus soutenir les militants aulnaysiens dans leur distrubution du bilan catasrophique de la Région en terme de transport.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 21:51
Cette année, j'ai souhaité vous présenter mes voeux en vidéo, époque oblige !


(Si cela ne charge pas, vous pouvez cliquer sur ce lien  pour télécharger)

C'est une première pour moi, et un exercice pas facile !

Allez, très bonne année.
Par Frank CANNAROZZO
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 18:42

Dans tous les conseils de quartier le maire l'a annoncé : il veut supprimer la police municipale de nuit. C'est idiot mais soit, il faut bien qu'il compose avec les "anti-police municipale" de sa majorité. L'unité de sa majorité est peut-être à ce prix, un prix bien élevé pour les aulnaysiens.

Mais il y a plus grave. Dans le même temps, on voit doucement la police municipale glisser vers des "missions" de "protection".

En effet le 11 novembre dernier, une fois la cérémonie terminée, les policiers municipaux ne sont pas retournés à leur mission habituelle, mais ils sont restés devant l'entrée du gymnase Ambourget ou se déroulait le repas auquel le maire participait. Cela m'avait semblé curieux car inhabituel.

Le 24 novembre dernier, lors de l'inauguration du centre social du Gros Saule, quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver 6 policiers municipaux pour "assurer" la surveillance des lieux dans lequel le maire devait venir. C'est bien la première fois que je vois ce genre d'inauguration requérir la présence policière.

Le plus incroyable, mais aussi et tout simplement illégal fut la présence de policiers au conseil municipal du 19 novembre dernier. Ce conseil, sur volonté du maire (et aussi à cause de la très belle expo en mairie) se déroulait à la Rose des Vents dans le gymnase du collège Victor Hugo. Au démarrage du conseil, je fus frappé par la présence de trois policiers municipaux, en civil, dans le staff municipal derrière le maire. En effet, il n'est pas utile et il est même scandaleux de faire siéger les élus sous contrôle policier, mais en plus la loi interdit aux policiers municipaux d'être en tenue civile pendant leur service (article 9 de la loi de 1999 sur les polices municipales).

Je vous conseille de regarder la vidéo du conseil municipal en question à partir de 9 minutes pour vous apercevoir qu'il avoue leur présence par le risque d'incidents avant de se rattrapper en affirmant que dans ce quartier il ne risquait iren. Ces paroles en disent évidemment long sur sa tranquillité d'esprit. Et ces actes montrent à quel point la loi n'a aucune importance pour lui.

Nous avons donc écrit au Procureur de la République ainsi qu'au Préfet pour demander d'appliquer les sanctions nécessaires devant ce genre d'agissement. Certains se rappelleront sûrement qu'au conseil municipal précédent le maire me reprochait de lui dire qu'il "débordait". Eh bien cet exemple le démontre une fois de plus.

La conclusion est simple : les aulnaysiens pourront bien se passer de la police municipale la nuit car le maire a lui besoin d'une "protection" quand il se déplace dans les quartiers nord de la ville...

Vous pouvez lire ici le communiqué de presse ainsi que le courrier adressé aux Institutions.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 18:53

À 20 heures au réfectoire de l'école du Bourg 1 avait lieu la première d'une série de réunions publiques appelées « réunions publiques des conseils de quartier ».

 

Mais l'affichage n'a pas survécu au premier quart d'heure. Les conseillers de quartier se sont exprimés à travers un communiqué lu par Hervé Suaudeau pour dire en gros qu'il s'agissait d'une réunion publique du maire à laquelle les conseillers de quartier avaient été gentiment invités.

 

Le rêve a toujours une fin.

 

Malgré les propos rassurants du maire et de Philippe Gente sur la liberté d'expression respectée (manquerait plus que ça, bien que ...), le sursis n'a été que de courte durée :

Le maire a comme toujours monopolisé la parole 80% du temps, il a rendu responsable tout le monde sauf lui des misères aulnaysiennes, cacher la vérité pour ne pas réveiller la salle. Juste une habitude.

 

Le gros sujet de la soirée a été comme à l’accoutumée, l’urbanisme et la frénésie irrépressible du maire à vouloir construire partout. Je vais donc faire un point complet sur ce sujet.

 

Je préempte, tu préemptes, il préempte …

 

Construire partout ? Sur l’une des diapositives, une information importante était donnée : 7m€. C’est la valeur des préemptions que la ville a réalisée en 18 mois.

 

Est-ce beaucoup ? Oui, habituellement nous y consacrions environ 2 m€ par an.

 

Pourquoi une telle différence ? Jusqu’en 2007, la ville ne pouvait préempter ou acheter que sur ses fonds propres, ce qui réduit évidemment les possibilités d’action.

 

Mais cela a aussi une vertu, c’est que l’on ne préempte pas à tout va sans avoir vraiment de projet, ce qu’exige par ailleurs la loi. En effet une ville ne peut pas préempter pour empêcher tel ou tel de réaliser une opération conforme au code de l’urbanisme, sinon on imagine que cela peut rapidement devenir un moyen de pression inéquitable.

 

Depuis 2007 et la révélation faite à monsieur Huchon de la crise du logement en Ile de France (300.000 demandes de logements), la région a mis en place un établissement public foncier capable d’aider les communes dans leur maîtrise du foncier. En clair, la région apporte de l’argent pour acheter les terrains à la place des villes et les garde 5 ans maximum jusqu’à ce qu’un projet naisse.

 

L’ancienne majorité n’a pas eu l’occasion de disposer de ce dispositif très récent mais l’actuelle majorité a saisi l’occasion. Sur le fond elle a eu raison, il est dommage de se priver de l’argent des autres (boutade bien sûr, c’est tout de même nos impôts régionaux qui ont augmentés de plus de 65 % avec monsieur Huchon). La région a donc signé avec la ville une enveloppe de 17 m€.

 

Mais il y a 3 conditions que le maire oublie trop souvent de préciser, un mensonge par omission pour « ne pas heurter la sensibilité du public », comme dit l’avertissement télévisuel.

 

  1. ce n’est pas une subvention mais une sorte de crédit-revolving qu’il faudra bien rembourser. Si la région achète, il faudra que l’opération faite sur le terrain permettre de dégager un excédent équivalent pour qu’elle retrouve ses fonds. Dans le cas contraire, c’est nous qui paierons la différence. On ne sait donc pas aujourd’hui ce que cela représentera comme charge demain.

 

  1. ce portage financier ne dure que 5 ans. Si rien n’est fait dans ce délai, le terrain sera revendu et au mieux nous aurons bloqué la situation. Certainement utile dans certains cas mais cela peut aussi amener à la stagnation voire à la régression de certains quartiers pour cause de non renouvellement urbain pourtant nécessaire. Car il ne faut pas se leurrer, nous n’avons pas, ni la ville ni l’office public de l’habitat, les capacités de construire au rythme des préemptions actuelles. On engrange pour faire très volontaire aujourd’hui mais on sera obligé d’en revendre une partie.

 

  1. la région ne réalise pour nous ces préemptions qu’à la condition que ces opérations servent à la revitalisation de l’activité économique et la construction d’au moins 30 % de logements sociaux dans les opérations. Evidemment ce second critère est quasiment tabou et n’a nullement été indiqué à la salle lundi soir.

 

Bref on préempte à tout va pour marquer la volonté du maire de maîtriser l’urbanisme mais au bout du compte :

 

  • Nous n’avons aucune certitude de ce que cela nous coutera si les opérations ne sont pas financièrement équilibrées.

  • Nous n’avons pas les moyens financiers de construire tout ce qui est annoncé à moins que l’oph fasse de très gros emprunts que les locataires ou les aulnaysiens devront payer.

  • Nous allons encore augmenter le parc de logements sociaux alors qu’on n’en manque pas et qu’il manque justement des logements en accession à la propriété.

 

Nous avons besoin de logements

 

C’est vrai. En 2004, une série d’études urbaines avaient été lancé sur 5 thèmes pour savoir comment changer le plan d’occupation des sols (pos) en plan local d’urbanisme (plu) :

  • Le développement des commerces

  • Le développement économique

  • Le développement des transports

  • Le développement de l’habitat

  • La préservation du cadre de vie

Ce ne sont pas les intitulés exacts mais ils représentent bien ce qui a été fait.

 

L’étude sur le développement de l’habitat montrait bien la problématique aulnaysienne. Nous avons un grand parc social, 37% des logements, dans lequel vivent presque 50% des aulnaysiens. Nous avons à côté de cela un grand parc de maisons et appartements occupés par des propriétaires, ce parc étant plutôt d’un niveau moyen à élevé en prix du m2.

 

Les urbanistes nous ont indiqué, à l’époque, qu’il y avait un gros trou dans ce qu’on appelle le logement intermédiaire, qui permettrait de relier ces deux habitats qui trônent chacun à un bout du parcours résidentiel. On appelle ainsi les logements privés en location ou en accession à la propriété dont les prix au m2 permettent de sortir du logement social sans faire d’effort financier démesuré.

 

Ces mêmes urbanistes projetaient que si on ne construisait pas ces logements au rythme de 250 par an (au lieu de 100), la population diminuerait de 800 âmes par an. Pourquoi ?

Il y a deux raisons à cela.

 

Le nombre moyen d’habitants par foyer diminue de façon constante. Il était d’environ 2.4 personnes par foyer en Ile de France. Mais il était de 2.8 à Aulnay. Cela s’explique par le fait que presque plus personne n’héberge ses parents âgés, que les enfants veulent partir plus vite du foyer et que les couples séparés nécessitent évidemment le double de logement pour le même nombre de personnes. Comme ces tendances ne sont pas en baisse, la taille des foyers diminue mécaniquement.

 

La seconde est que le prix du m2 à l’achat à Aulnay est élevé et qu’il pousse ceux qui voudraient faire leur premier achat immobilier à le faire plus loin, là ou les prix sont plus bas. Evidemment on sait bien que les prix suivent la loi de l’offre et de la demande et on comprend donc d’autant mieux la nécessité de construire des logements de ce type.

 

La conclusion de cette étude était simple à résumer : il faut construire des logements privés à prix intermédiaires pour faire baisser le prix du marché et permettre à ceux qui veulent passer du logement social à la propriété de le faire à Aulnay. On dégagerait ainsi par conséquence la place nécessaire dans le logement social.

 

A chaque occasion publique, le maire ne rappelle qu’un morceau de la vérité : il manque des logements (sociaux bien sûr) et nous perdons 800 habitants par an (il ajoute solvables et capables d’acheter, nous reviendrons sur cette contradiction dans son discours).

 

Mais il ne dit pas que :

  • L’étude préconisait des logements intermédiaires comme on vient de le voir.

  • La perte d’habitant était une projection sur plusieurs années si rien n’était fait.

  • Les habitants qui partent, ne cherchent pas du logement social mais veulent acheter.

 

Nous perdons des habitants ?

 

Reprenons 3 informations importantes pour nous faire une idée :

 

  • Nous perdrions selon l’étude de 2004, 800 personnes par an si nous construisions 150 au lieu de 250 logements par an.

  • Le recensement dévoilé en janvier 2008 de l’INSEE confirme qu’Aulnay a regagné des habitants (81200).

  • La demande du nombre de logements hlm est passée de 1500 début 2006 à 3000 début 2009.

 

Alors comment peut-on expliquer que l’on perdrait d’habitants, que l’INSEE ne le verrait pas et que les demandes de logements doubleraient avec une telle diminution du nombre de demandeurs potentiels ? À moins que tous ces demandeurs ne soient pas aulnaysiens.

 

Le dernier point est à lui seul révélateur, Aulnay ne perd pas d’habitants, c’est un fantasme pour justifier la construction massive que veut réaliser le maire. En fait le solde naturel (naissances – décès) à Aulnay s’élève à 1000 / an ce qui couvre largement les départs.

 

D’ailleurs, il ne dit jamais comment il pourra répondre aux 3000 demandes qu’il évoque toujours pour tout justifier.

 

Il y a aujourd’hui un peu moins de 30000 logements à Aulnay pour 81200 habitants recensés. Répondre aux 3000 demandes, cela veut dire construire 3000 logements soit 10% de plus qu’aujourd’hui. Le maire dit qu’il va limiter les constructions à des immeubles de 20 appartements environ. Cela fera donc 150 immeubles. 150 ! À vous d’imaginer comment cela pourra se faire  pour répartir l’équivalent de presque tous les logements de la rose des vents sur le territoire aulnaysien.

 

D'autant qu'en considérant que chaque immeuble de 20 logements coûterait environ 3 m€ à construire, cela veut dire que promoteur public et privé doivent mettre sur la table 450 m€. c'est 2 fois le montant consacré à la rénovation urbaine sur notre ville, autant dire que la somme est tout simplement colossale. Et même si cette somme était réunie et les opérations réalisées, cela signifierait qu'il faudrait trouver des acheteurs et des locataires pour un montant au moins équivalent, difficile de croire cela.

 

C’est à mon avis tout bonnement impossible, à moins de faire d’Aulnay, Saint-Denis. Alors de deux choses l’une, soit le maire ment aux 3000 demandeurs en leur faisant croire qu’avec lui ils auront un logement, soit le maire ment à tous les habitants en oubliant de dire ce que sera la conséquence de ces 3000 logements. A vous de voir !

 

Le plan local d’urbanisme voulu par l’ancienne majorité

 

Une fois qu’on a compris qu’on a besoin de logements pour répondre à notre demande interne sans vouloir croître forcément en nombre d’habitants, on comprend également que l’ancien pos ne pouvait pas réaliser ce compromis.

 

Un PLU n’est pas la vision de l’année prochaine mais la vision à 20 ans. Il détermine le devenir de la ville à long terme et non pas en fonction des simples intérêts du moment, fut-il électoraux. Si nous avions agi ainsi, le plu n’aurait rien changé au sud et aurait laissé dans la galère les aulnaysiens du nord, pour caricaturer. Ce ne fut pas le cas. Nous avions pris la responsabilité d’engager un processus de construction mais avec la mesure du temps.

 

Le choix qui s’est offert à nous a été le suivant :

  • Soit on laisse construire de façon diffuse dans le tissu pavillonnaire (60% du territoire) des petits immeubles de 2 ou 3 étages et par proximité cela s’étendra sans cesse.

  • Soit on concentre, on densifie avec des immeubles un peu plus grands sur des axes précis et délimités, préservant ainsi le reste du tissu pavillonnaire.

 

Nous avons choisi la seconde solution. C’est la seule qui permet un contrat viable avec les habitants. L’autre solution amènera assurément la vente massive des pavillons et la disparition de notre cadre de vie particulier.

 

Alors où construire ?

 

Il faut construire sur les grands axes déjà urbanisés, les grands axes de circulation et les axes commerçants.

 

Je veux prendre 3 exemples :

 

Le boulevard de Strasbourg. Ce grand axe commerçant, le dernier ayant cette qualité dans le département, manque de clients et petit à petit de diversité commerciale. En construisant sur cet axe et autour, on assurera la pérennité du commerce et donc de la qualité de vie.

 

La rue jules princet et tout le cd115. Cet axe traversant tout notre commune du sud-ouest au nord-est n’est pas aujourd’hui d’une relative beauté. Il est en même temps un axe parfois commerçant, un gros axe de transport en commun et une artère vitale. Il paraît évident que sur cet axe, la densification pourrait se réaliser avec une amélioration du cadre urbain.

 

La rue jacques Duclos et tout le CD44. on peut tenir exactement le même raisonnement que précédemment tant là aussi l’aspect décousu du tissu urbain sur cette rue rend nécessaire d’harmoniser l’urbanisme.

 

C’est justement le long de ces grandes zones que le plu organise la densification urbaine pour les 20 ans qui viennent.

 

Alors que construire ?

 

Levons les yeux et regardons ce qu’on fait nos aînés. Boulevard de Strasbourg, route de Bondy, rue Anatole France, jules princet, toutes ces rues comportent des immeubles jusqu’à 6 et 7 étages. Même si le maire n’a toujours rien vu et agite, comme le chiffon rouge, le fait que le PLU permette dans ces zones 7 étages, c’est une réalité et avec des immeubles qui ne datent pas d’hier !

 

Le PLU autorise donc sur ces zones jusqu’à 7 étages. Cela ne veut pas dire qu’il faille construire 7 étages mais que quand il faut passer d’un immeuble qui en fait 7 à un bout à une maison qui en fait deux à l’autre bout, il faut pouvoir utiliser tout l’éventail. Enfin quand il faut construire entre deux immeubles qui font déjà 6 ou 7 étages, il faut pouvoir faire de même pour harmoniser le paysage urbain.

 

Nous avons tous des voitures qui dépassent largement les limites de vitesse, cela ne nous oblige pas à rouler au-delà de ces limites. Il en est de même avec le PLU. Il offre un panel de possibilité pour coudre au mieux le tissu urbain, il n’est pas obligatoire de l’appliquer brutalement et bêtement.

 

D’ailleurs, le maire oublie bien souvent de préciser que c’est bien notre PLU qui établi la possibilité légale d’user de périmètres d’étude pour peser sur les volontés des promoteurs privés. Pour preuve, le PLU d’origine avait été voté avec un premier périmètre d’étude qui longe la voie ferrée d’un bout à l’autre de notre ville, preuve s’il en était besoin que nous n’avions pas l’intention de laisser faire n’importe quoi. Le maire lui aura mis 18 mois pour en établir d’autres, moins pressé finalement que ce qu’il veut bien dire…

 

Et une délibération de mars 2007 établissait déjà un large périmètre de préemption renforcé sur tout ce secteur, exactement pour faire face au zèle de quelques promoteurs, dans lequel le maire actuel vient s'inscrire mais il a quelques trous de mémoire...

 

Social ou pas social ?

 

Suffit-il de construire du logement social pour être social ? Doit-on construire à Aulnay aujourd’hui du logement social ?

 

Ma réponse à ces deux questions est non. Suis-je pour autant un opposant au logement social ? Bien sûr que non.

 

À titre personnel, j'ai pu démarrer dans le logement social et y faire les économies nécessaires à ma première acquisition immobilière. Comme tout le monde, j'ai de la famille et des amis qui vivent dans le logement social, positionner les gens « pour ou contre » LE logement social est donc une ineptie à vocation électoral.

 

Aulnay, on l'a dit, possède 37% de logements sociaux, 50% des aulnaysiens y vivent. En faire plus serait assurément nous amené sur la pente du toujours plus de logements sociaux, sur la pente d'un seul modèle de logement et de perspective, celle de la stagnation sociale. Bref, un pure gestion de la « misère ».

 

Mais cela a évidemment des avantages politiques. Cette façon de faire, de gérer la « misère » permet de s'assurer un électorat malléable, bercé par les illusions d'une gauche qui leur promet de bien gérer leur détresse et leurs rêves. Une sorte d'assurance électorale tous risques !

 

Or l'ambition que nous devon avoir est non pas de gérer la « misère » mais de faire en sorte que chacun se réalise, construise son avenir. En terme de logement cette démarche c'est celle du parcours résidentiel.

 

Dans une ville comme la nôtre, compte-tenu de sa structure actuelle de l'habitat, l'ambition doit être de construire dans le parc privé des appartements et des maisons abordables par ceux qui veulent quitter le logement social. C'est cela être vraiment social.

 

Cela ne s'adresse qu'à ceux qui en auront les moyens ? Oui dans un premier temps mais en libérant par dizaines des logements ces personnes permettront à d'autres d'accéder au logement social sans attendre. Ce qui bloque aujourd’hui tout le système, ce n'est pas le le manque de logement social mais le fait que plus personne n'en sorte.

 

Une autoroute bouchonne parce que les entrées sont supérieures aux sorties pas parce qu'il manque une voie supplémentaire.

 

Monsieur Segura, champion du logement ?

 

Il y a de quoi rire ! Rappelons aux aulnaysiens qu'avant d'être maire, il est depuis 1998, conseiller général. Il a géré en tant que vice-président au conseil général, avec ses amis socialistes et communistes ce département. Il a même été, c'est un comble, en charge du logement dans le département. Quand on sait qu'il y a aujourd’hui 77 000 demandes de logements dans le département, on se dit qu'il a parfaitement réussi... à faire croire qu'il faisait quelque chose.

 

Ce département est depuis son origine en 1964 à gauche. Dans ce pays, les majorités se sont succédées et elles se disputent souvent la paternité des échecs. Mais dans ce département, ce n'est pas le cas. Aussi il est donc logique de penser que si aujourd’hui il cumule tous ces handicaps, toute cette misère, c'est bien soit parce que la gauche l'a voulu soit parce qu'elle n'a jamais su réussir. Dans un cas comme dans l'autre, elle a unique responsabilité de la détresse des habitants de ce département.

 

Maintenant qu'Aulnay est soumis à la même sauce, il faut craindre le pire.

 

Vous l'aurez compris, monsieur Segura joue un jeu dangereux pour l'avenir de notre commune en instrumentalisant la « misère » des uns, la crise du logement, pour mener une seule politique, celle qui lui permettra de s'éterniser à la tête de cette ville.

C'est aux aulnaysiens qu'il appartient maintenant de faire échec à cela. Pour ma part je serai toujours là pour dénoncer et combattre.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'agenda
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 18:26


Ce matin, c'était le jour des conseils d'école. Enfin tous n'ont pas eu lieu au même moment  cette fois-ci. Comme conseiller municipal, je siège depuis 8 ans dans les deux écoles primaires Croix-Rouge et depuis 3 ans à la maternelle.

Le conseil d'école de la maternelle a eu lieu le 23 octobre et ce matin avait lieu celui de la primaire 2, celui de la primaire 1 aura lieu lundi soir. Comme à chaque fois, mais c'est toujours particulier à la rentrée avec l'arrivée de nouveaux enseignants et de nouveaux parents, j'ai pu voir des enseignants motivés avec de nombreux et superbes projets :
  • correspondance avec une autre école (à Pierrefitte)
  • maquette électrique
  • tri sélectif et recyclage
  • contes
  • le loup
  • l'Afrique
  • lutte
  • escalade
  • natation
  • chant avec le conservatoire
  • danse avec le centre de danse
  • art visuel avec l'école d'art
et j'en passe...

J'en profite donc pour leur tirer mon chapeau car année après année, j'y trouve toujours de quoi redonner confiance en l'avenir.

Il faut dire aussi que j'ai un attachement particluier pour cette école. En effet, enfant j'habitais aux Etangs et je me rappelle encore le parcours que je faisais à pied pour aller à l'école Croi-Rouge.

Une petite chose tout de même me tracasse et j'espère que l'idée sera abandonnée. Le maire avait évoqué l'année dernière la volonté de changer le nom de cette école car il laissait penser que c'était l'école l'association Croix-Rouge. Evidemment il n'en est rien, c'est le carrefour qui se nommait ainsi sans lien avec cette association, comme il y a le pont de la croix-blanche que personne ne pense à débaptiser. Ce nom fait partie du patrimoine historique de notre ville et il est hors de question de réécrire l'histoire. Pour l'instant rien ne bouge et c'est tant mieux.





Les projets d'urbanisme du maire ne font pas recette, c'est le moins que l'on puisse dire. Alors que dans les 4 derniers conseils municipaux, j'ai réitéré la demande d'un débat préalable avant la mise en chantier des projets, le maire répond toujours la même chose : conseils de quartier. On sait maintenant, ou plutôt on s'aperçoit maintenant que ce n'est que du marketing pour crédules (voir monaulnay.com).

Cet après-midi, ce sont les Verts de la majorité qui montraient sur la Clairière de Balagny leur opposition à encore une fois un projet du maire. Pour le coup, ils ont encore raison, c'est un mauvais projet. Le pire n'est pas là, ils ont affirmé que depuis 10 mois ils insistaient pour que soit traiter un projet alternatif sur le même secteur. Et evidemment démocratie de pacotille oblige, ils n'ont pas même été écoutés.

Nous sommes donc allé avec Séverine Maroun, leur dire notre désaccord avec ce projet, même si pour le coup, nous ne sommes pas d'accord avec leur projet alternatif. En effet il suffit de connaitre les lieux et d'interroger les habitants e la cité Balagny pour entendre qu'encore une fois l'opposition au projet sera forte. Les habitants veulent garder leurs espaces verts, ne veulent surcharger la cité de nouveaux batiments avant que leurs problèmes ne soient réglés.

Pour notre part, nous pensons qu'à moins de 800 mètres sans obstacle de l'autoroute, celui-ci n'étant pas équipé de murs anti-bruit,  ce n'est pas acceptable. que chacun aille voir et surtout écouter pour comprendre.

Bref pas de démocratie avec les habitants, pas d'écoute de l'opposition mais pas plus des composantes de la majorité, nous voilà 20 ans en arrière avant la chute du mur.

Tenez bon le mur est tombé, même à Berlin...

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'agenda
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