44 ans, né à Aulnay
Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire
Alors que le weekend pascal est traditionnellement un moment passé en famille, avec ses enfants notamment, à Aulnay certains s'ennuient visiblement au point de déverser leur haine.
Vendredi, des aulnaysiens nous avertissaient de propos injurieux pour la religion musulmane écrit en grande largeur sur le muret d'un équipement municipal rue Auguste Renoir. L'injure faisant face à une école primaire mais étant aussi positionnée sur un des trajets qui mène à la mosquée de la Rose des Vents, avait évidemment pour but d'en choquer un maximum. Pitoyable bétise.
Ce genre d'actes entraine à la fois l'humiliation des croyants visés mais entraine aussi chez certains une radicalité contre laquelle nous essayons pourtant de lutter.
Samedi matin, la permanence de l'UMP était recouverte du rouge des affiches de Mélenchon et du Front de Gauche. Là encore, c'est une provocation dont le message est clair : Vous n'avez pas le droit d'avoir une opinion différente de la nôtre . Les réactions à gauche sont assez ubuesques. D'un côté, on entend bien et on lit bien les condamnations, mais dans le même temps, personne n'est à l'origine de cela. Pour un peu on dirait que l'UMP produit les affiches de Mélenchon pour meiux se censurer !!! Là encore, c'est pitoyable.
Si je fais le lien entre ces deux affaires qui n'en ont pas du point de vue des entités visées, c'est parce qu'elles relèvent de la même méthode et de la même justification : nier à autrui le droit d'avoir une opinion politique ou religieuse différente.
La majorité avait étouffé depuis longtemps toute critique contre elle, d'autres passent maintenant à la vitesse supérieure : éliminer ceux qui ne pensent pas comme eux.
Vous pouvez charger ici le communiqué de presse que j'ai envoyé dès hier à la presse et aux blogs locaux.
Jeudi 22 mars, le conseil municipal avait à se prononcer sur la clôture des comptes 2011 et sur le budget 2012. Comme chaque année, en présentant la clôture des comptes en même temps que le nouveau budget, la majorité municipale réalise la pirouette qui lui permet d’équilibrer son budget.
Chaque fin d’année, la non-réalisation des projets votés auparavant et les coupes sombres dans les services municipaux, sont les seuls moyens de trouver les moyens financiers d’assurer le budget suivant. Mais la dette gonfle, et les remboursements deviennent si importants qu’ils menacent réellement les finances de notre ville et donc notre avenir.
Une dette qui ne cesse d’enfler
+ 132% en 5 ans, c’est un record ! La majorité précédente avait eu le souci de désendetter fortement la ville, en prévision d’une période plus chargée en investissement, suite à la signature en 2004 du Programme de Rénovation Urbaine. Ainsi à la fin 2007, la dette s’élevait à 44 millions d’€. À la fin de l’année 2012, la majorité actuelle prévoit qu’elle sera de 102,75 millions d’€. C’est trop pour notre ville, on le verra plus tard.
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Année |
Dette |
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2007 |
44 |
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2008 |
46,59 |
|
2009 |
54,23 |
|
2010 |
65,07 |
|
2011 |
84,33 |
|
2012 |
102,75 |
Sources : comptes administratifs 2010, 2011, budget 2012. En millions d’€
L’argument « massue » utilisé sans cesse par Gérard Segura est qu’il est obligé d’investir parce que la majorité précédente n’investissait pas assez. C’est faux, nous allons le voir, mais surtout cela permet d’éviter tout débat sur cet endettement grandissant.
Budget contre compte administratif
Le budget est certes important pour une commune, il est l’acte financier qui permet de réaliser ce que l’on a décidé. Toutefois, il revêt une dose d’incertitude assez forte car nul ne peut prédire la situation économique, les rentrées fiscales, le bon déroulement des travaux, l’évolution du coût des matières premières ou des ressources.
Pour cette raison, il est toujours plus intéressant de s’attacher au compte administratif, qui lui clôture les comptes de l’année précédente. Il rend parfaitement compte de la réalité, il laisse de côté les promesses du budget pour traduire concrètement l’action publique.
Ici nous nous concentrerons donc sur les comptes administratifs 2010 et 2011 qui nous permettent d’avoir une vision globale sur la période 2008-2011. Le budget 2012, associé aux comptes administratifs permet lui de traduire la tendance pour les années qui viennent.
Plus d’investissements aujourd’hui ?
Alors qu'en est-il vraiment des investissements décrits comme si conséquents de cette majorité?
Tout d’abord, il faut savoir que dans les documents présentés à la population, le montant des investissements annoncés est toujours celui que la majorité prévoit et jamais celui qui est réellement réalisé. Ainsi elle affiche souvent un montant supérieur de 25% à la réalité à venir. Le taux de réalisation des investissements, comme on dit, est donc un bien meilleur instrument de lecture que le chiffre prometteur du budget.
Le tableau suivant permet de mieux comprendre.
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Année |
Crédits inscrits |
Taux de réalisation |
Investissements réels |
|
2008 |
46,43 |
66,61 |
30,92 |
|
2009 |
51,25 |
64,55 |
33,08 |
|
2010 |
52,70 |
63,51 |
33,47 |
|
2011 |
58 ,36 |
63,81 |
37,24 |
|
2012 |
52,80 |
? |
? |
Sources : comptes administratifs 2010, 2011, budget 2012. En millions d’€
On s’aperçoit donc qu’il est très difficile d’investir plus de 33 millions d’€ en moyenne chaque année. Deux raisons à cela : il y a toujours des imprévus dans les chantiers de réalisation, et si l’on veut que les choses soient bien faites avant et pendant les chantiers, il convient d’avoir du personnel qualifié et en nombre pour les suivre. Chaque ville a ses limites, pour Aulnay, il est difficile de réaliser plus de 33 millions d’€ sans prendre des risques importants.
Une seconde donnée est aussi capitale pour comprendre ce que revèlent réellement ces investissements. Car dans ce chiffre entre aussi bien les nouvelles réalisations, que les travaux d’entretien du patrimoine ou les achats immobiliers.
Le tableau suivant montre quelle a été la répartition sur les dernières années et ce qui est prévu pour l’année 2012.
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Année |
Investissements réels ou prévus |
Rénovation urbaine |
Achats immobiliers |
Solde réel |
|
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2010 |
33,47 |
10,7 |
3,5 |
19,3 |
|
|
2011 |
37,24 |
7,5 |
5,9 |
23,8 |
|
|
2012 |
35,55 ? |
10,9 |
3,4 |
21,2 |
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Sources : comptes administratifs 2010, 2011, budget 2012. En millions d’€
La rénovation urbaine préparée, signée et démarrée par l’ancienne municipalité est une charge importante mais elles surtout une obligation subie par l’actuelle majorité. Ses seules marges de manœuvre, sur ce sujet, consistent à revoir encore et encore les projets, histoire de prouver qu’elle y joue un rôle. Elle est surtout confrontée, soyons juste avec elle, à une envolée des coûts de construction et à une très grande frilosité des grands du BTP durant ces temps de crise.
Les achats immobiliers démontrent quant à eux, la volonté de l’exécutif municipal de vouloir tout régenter au point de vouloir tout acheter. On ne trouve d’ailleurs pas dans ce tableau ce que l’Etablissement Public Foncier de la Région Ile-De-France (EPFIF) a acquis pour nous. Une mauvaise habitude qui à la fois froisse fortement la population mais aussi qui immobilise beaucoup d’argent alors qu’il manque par ailleurs.
Ce qui est important ici, c’est de comprendre qu’une fois retenues les sommes obligatoirement consacrées à la rénovation urbaine et celles sacrifiées dans une partie interminable partie de Monopoly, la majorité actuelle ne peut investir qu’environ 21 millions d’€ par an. Il faut noter que c’est exactement ce que qu’investissait réellement chaque année l’ancienne majorité que Gérard Segura accusait d’avoir sous-investit. Comme quoi le principe de réalité s’impose à tous.
Aulnay manque-t-elle de moyens ?
Le paradoxe, c’est qu’Aulnay continue à voir s’accroitre ses ressources. Le discours de Gérard Segura qui consiste souvent à faire de l’Etat le responsable de son inaction, de ses promesses non tenues se heurte ici à la réalité.
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Année |
Impôts et taxes |
Dotations et participations |
Total |
évolution |
|
2008 |
94,95 |
53,58 |
148,53 |
|
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2009 |
98,37 |
53,25 |
151,62 |
+2,1% |
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2010 |
99,51 |
53,20 |
152,71 |
+0,7% |
|
2011 |
94,72 |
64,83 |
159,55 |
+4,5% |
|
2012 |
93,45 |
60,18 |
153,63 |
|
Sources : comptes administratifs 2010, 2011, budget 2012. En millions d’€
Les chiffres sont assez clairs, Aulnay, sur le plan des impôts et taxes, comme sur le plan des dotations de l’Etat, ne voit pas ses ressources décroitre malgré les réformes fiscales. Certes, avec moins d’impôts récoltés et plus de dotations de l’Etat, la commune perd un peu de son indépendance financière, il faut bien l’avouer. Ce n’est d’ailleurs pas une bonne chose mais la priorité est aujourd’hui alléger le coût du travail si on ne veut pas le voir disparaitre tout simplement. Une grande réforme fiscale s’avèrera nécessaire pour remettre à plat un système de financement des collectivités très ancien et exemple type du mille–feuilles.
Il convient donc de retenir que quoique dise Gérard Segura, les ressources financières d’Aulnay ont été assurées ces dernières années. Les chiffres 2012 n'étant que
des prévisions, il faudra attendre le compte administratif 2012 pour arrêter leur montant définitif.
Quel est donc le problème ?
Il est en fait double car nous sommes rentrés dans une spirale infernale. Plus nous empruntons pour investir, plus nous devons rembourser et plus nous devons rembourser, moins nous avons d’argent pour investir ce qui nous oblige à emprunter.
Le premier problème est donc lié au fait que nos investissements sont de plus en plus financés par de l’emprunt et de moins en moins par notre épargne. Le tableau suivant le montre très douloureusement.
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Année |
Part des emprunts |
Part d’autofinancement |
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2008 |
43,66% |
36,21% |
|
2009 |
32,46% |
25,51% |
|
2010 |
44,82% |
16,03% |
|
2011 |
63,10% |
10,81% |
Sources : comptes administratifs 2010, 2011, budget 2012.
Si la part des emprunts est certes considérablement élevée, ell est surtout la conséquence de la part toujours plus faible d’autofinancement. Elle démontre le fait que nous avons de moins en moins d’argent disponible. On fait les fonds de tiroir, mais combien de temps pourra-t-on le faire ?
Le second problème est évidemment celui du remboursement de notre dette. Le tableau suivant est là encore très révélateur de l’extrême tension financière de la ville.
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Année |
Capital à rembourser |
Intérêts à rembourser |
Total à rembourser |
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2008 |
3 |
0,9 |
3,9 |
|
2009 |
3,1 |
1,2 |
4,3 |
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2010 |
4,1 |
1,4 |
5,5 |
|
2011 |
4,2 |
1,6 |
5,8 |
|
2012 |
6,6 |
3 |
9,6 |
Sources : comptes administratifs 2010, 2011, budget 2012. En millions d’€.
Chacun peut comprendre à la lecture de ces chiffres que les 58 millions d’€ supplémentaires empruntés depuis 2008 par Gérard Segura nous coûte cher, très cher.
A l’extrême limite
La situation peut-elle durer longtemps ainsi ? Non. Une seule raison à cela, la loi oblige les collectivités locales à rembourser leurs emprunts sur leur fonds propres. Logique si on ne veut pas qu’elles empruntent pour rembourser d’autres emprunts.
Notre souci majeur est que nos fonds propres, qu’on appelle épargne nette en comptabilité communale, n’ont été à la fin 2011 que de 9,9 m d’€. Juste de quoi couvrir les 9,6 m d’€ que nous devrons rembourser en 2012.
Compte-tenu des emprunts supplémentaires prévus pour 2012, on peut prévoir qu’en 2013 nous devrons rembourser entre 11 et 12 m d’€. il faudra donc que l’épargne nette soit supérieure à ce montant.
Or quand on voit l’extrême difficulté que la majorité a eu à boucler ce budget, au point de communiquer dans le journal Le Parisien sur un budget de « rigueur », on imagine mal comment elle fera l’année prochaine.
Tous les services municipaux se plaignent de coupures drastiques dans leurs budgets, les heures supplémentaires des agents ne sont plus payées, les services rendus aux aulnaysiens se réduisent en conséquence.
L’année prochaine un seul choix s’imposera à l’exécutif municipal : ne pas réaliser les investissements prévus ou réduire encore les services rendus aux aulnaysiens.
En un seul mandat, Gérard Segura aura réussi le tour de force de tripler l’endettement, de faire disparaitre notre autofinancement et de nous mettre en situation de ne même pas pouvoir rembourser nos dettes sauf à faire les coupes les plus sombres de l’histoire de notre ville.
La fin est proche, plus qu’on ne le pense, même si le mandat va à son terme.
Mardi soir, le conseil municipal s'est réuni pour voter sur ce projet. Je me suis, comme mes collègues abstenu parce que plusieurs de nos questions restent sans réponse. Mais surtout nous avons un désaccord de fond sur la façon de concevoir la ville.
A la question de la dynamique économique à créer sur la zone d'implantation de ce projet, le maire a exposé une vision de séparation des fonctions urbaines : d'un coté l'économique, de l'autre l'habitat. Je ne partage pas du tout cette vision qui a sans cesse amené tous les abords de nos villes à se ressembler et à faire de nos quartiers d'habitation de simples dortoirs.
Cette vision oblige aussi nos concitoyens à se transporter sans cesse pour y accéder parce que plus rien n'est à portée. Hormis l'industrie qui ne peut s'implanter en coeur de ville, je défends une vision de mixité des fonctions urbaines : habitats, loisirs et secteurs économiques côte à côte, ensemble. oici l'iCe désaccord de fond m'a amené comme bien d'autres à m'abstenir de soutenir ce projet.
Voici l'intervention que j'ai faite en conseil à cette occasion qui explique en détails les points faibles de ce dossier :
Projet crucial que nous n’aurions pas mené de cette façon, mais auquel nous participerons pour éviter qu’un projet d’une telle ampleur ne devienne pas une immense difficulté pour le futur. A la fin de ce projet, la plupart des élus qui sont ici, dans ce conseil, n’auront plus aucune responsabilité et donc rien ne doit être, à ce propos, décidé à la légère.
Comme je l’ai dit en commission, sur ce projet, la recherche du compromis politique entre toutes les tendances de notre conseil, la recherche du vrai compromis avec les habitants, n’est pas accessoire, elle est obligatoire. Aussi je demande à ce que la commission fonctionne de façon permanente sur ce projet et non à chaque obligation de consultation. Tout devra être discuté, déminé.
Je ferai 2 remarques de forme et 8 remarques de fond :
Sur la forme donc :
1. La délibération précise, en page 3, que la commission a donné un accord unanime. Ce n’est pas exact. J’ai formulé en commission des conditions à mon accord. Aucune n’apparait dans la délibération. Pourtant elles ont été débattues en commission sans être repoussées. Je demande donc qu’elles figurent dans la délibération. Il n’est pas normal que la délibération ne reflète pas la pleine réalité.
2. Ensuite ce qui est présenté n’est pas le procès-verbal de la commission mais un compte-rendu. En effet, les interventions qui ont été faites sont résumées et non reprises dans leur intégralité comme cela est la règle pour un procès-verbal. Précisons d’ailleurs que comme le veut la règle, un procès-verbal doit être approuvé par ces membres, or celui-ci n’a même pas été envoyé aux membres. Je demande donc à ce que ce document soit nommé compte-rendu et non procès-verbal ou si c’est un procès-verbal, vous devrez repousser le vote pour que les membres de la commission puissent l’approuver.
Je précise par ailleurs que j’ai déjà fait ces mêmes remarques dans la commission municipale qui a précédé le conseil le 20 février et que 15 jours plus tard ce n’est toujours pas rectifié. Soit les commissions ne servent plus à rien et alors il ne faut plus les convoquer, soit vous tenez compte des demandes justifiées de ces membres. J’espère simplement que c’est un oubli.
Sur le fond je vais donc reprendre les réserves que j’ai exposées pour émettre un avis favorable:
1. Le fait que seule une société ait répondu l’appel d’offre m’a beaucoup interpelé. Mr Challier a eu beau m’expliquer que ce genre de projet est spécial et que peu d’acteurs savent y répondre, cela fait un peu court. Ensuite le fait que ce soit Deltaville, entreprise avec laquelle nous travaillons déjà ne rassure pas plus. Je constate que sur un tel projet, de grande envergure, nous n’avons pas su attirer d’autres investisseurs que ceux avec lesquels nous avons déjà des liens étroits. Ce n’est pas rassurant, cela démontre une grande frilosité de la part des grands investisseurs vis-à-vis d’Aulnay et de la façon dont vous engagez ce projet.
2. Alors même que nous avions fait des remarques, en tous cas j’en avais fait pour que le contenu technique de l’offre soit renforcée, quelle ne fut pas ma surprise de voir que les négociations ultérieures à l’avis de la commission n’avait porté que sur un point, le plan financier. Et là, on découvre qu’une clause de sortie du programme a été ajoutée à la fin de la première partie du projet et elle est uniquement basée sur la rentabilité de l’opération. Un seul investisseur intéressé, une clause de sortie rapide pour le cas où les choses tourneraient mal ajoutée à la dernière minute. Franchement tout est fait pour ne pas nous donner confiance dans votre projet.
3. Le manque de détails sur une grande partie des zonages prévus est problématique. Ok pour le fait qu’elles ne sont pas toutes acquises mais du coup une bonne moitié du projet n’est pas présentée, ce qui revient à nous demander de voter pour un projet quasiment inconnu.
4. La partie « dynamique économique » est le parent pauvre, très pauvre du projet. On se contente de « virer » Bricoman et de le remplacer par quelques bâtiments dont le contenu reste non identifié. Absolument rien sur la création d’activités tout au long de l’axe CD115. Créer 2000 logements, c'est-à-dire attirer 5000 personnes, sans être capables d’offrir sur place de quoi trouver du travail, c’est à la fois, fabriquer des dortoirs et surcharger des transports déjà saturés, mais aussi assurer des conditions de tensions sociales liées à une concentration humaine démunie de perspectives économiques. Sur ce plan le projet doit être non pas annexé mais révisé. Je ne soutiendrai pas ce projet si des engagements sérieux ne sont pas pris ce soir par notre conseil et s’ils ne sont pas explicitement réitérés à l’aménageur.
5. La partie « habitat » montre là aussi de mauvais signes. J’ai entendu Mr Challier sur le fait qu’on était que sur des plans de principe mais rien ne vient pourtant me rassurer. Je le dis avec la plus grande fermeté, je n’accepterai pas de modèles d’aménagement urbain qui s’éloignerai de la forme traditionnelle de nos villes, celle que nos concitoyens plébiscitent, celle qu’ils recherchent. Nous avons dû investir 300 m€ dans la rénovation de l’erreur urbaine des années 60, nous ne pouvons pas nous permettre d’agir dans le même esprit urbain. Les immeubles jetés comme des légos au milieu d’un ilot vert présenté comme paradisiaque sur un plan ne peuvent pas être la vision urbaine de ce projet. Je veux là aussi des engagements fermes sur l’urbanisme pour voter ce projet.
6. Le projet ne précise rien sur les ratios acquisitions/locations, intermédiaire/sociale et il faut rapidement s’y atteler. Nous devons avoir comme objectif de maximiser l’acquisition, même sociale parce que la propriété, c’est s’assurer la fidélité des habitants, c’est s’assurer un meilleur entretien des bâtiments, c’est assurer aux habitants un patrimoine à transmettre à leurs enfants. L’habitat social à vie ne peut pas être la seule perspective que nous ayons à proposer à nos habitants. Et pour l’instant je ne vois rien dans vos projets qui actionne l’ascenseur social. J’attends donc là encore, ce soir, que notre conseil fixe les ratios que nous devons imposer à l’aménageur.
7. Enfin sur le stationnement, le projet présente des dispositions minimum qui me paraissent totalement insuffisantes. On se contente de ce que les promoteurs devront faire par rapport aux logements construits. On fait comme si ces nouveaux habitants ne recevaient personne, comme si les commerçants n’avaient pas de clients, comme si en cas d’activités économiques ajoutées, les salariés ne pouvaient utiliser que les transports en commun. Si la réduction de l’emprise de la voiture peut être un objectif en partie partagé, il faut pour autant tenir compte d’une réalité : tout ne peut pas se faire à vélo ou en transport en commun. Il faut donc faire à la voiture la place qui est nécessaire. Celle-ci deviendra de plus en plus propre et l’indépendance qu’elle offre restera dans les années qui viennent un atout dont nos concitoyens n’entendront pas se passer. Il nous faut donc là aussi des engagements dès ce soir.
Notre vote dépendra des réponses que vous nous apporterez. Pour résumé, nous demandons :
1. Que la délibération soit rectifiée pour tenir compte des conditions posées lors de la séance de la commission
2. Que le procès-verbal soit transformé en compte-rendu ou que le procès-verbal soit soumis à l’approbation des membres avant le vote du conseil.
3. Que la commission soit réunie très régulièrement pour définir les modifications à apporter au projet et suivre en direct les propositions de l’aménageur.
4. Que toutes les zones soient précisées et discutées au plus vite avant le démarrage du projet.
5. Que la partie économique soit considérablement étoffée.
6. Que la partie habitat tende à une forme urbaine classique pour rompre la différence nord-sud.
7. Que l’acquisition soit privilégiée.
8. Que la partie stationnement soit optimisée pour tenir compte des réalités.
9. Que la population soit consultée à chaque étape du projet.
Rappelons que seulement 400 personnes ont été rencontrées, 273 avis recueillis, ce qui est donc une consultation ratée de la population. Aussi et je vous le demande, soumettez ce projet, avant qu’il démarre, à la population par référendum. Il n’est pas possible de décider d’un aménagement qui impactera notre ville sur les 30 ou 40 prochaines années, qui concerne directement l’environnement de plus de 15 000 habitants, sans que leur avis leur soit formellement demandé.
Je vous rappelle ce que j’ai dit en préambule. Parce que la majorité des élus présents dans cette salle n’auront plus aucune responsabilité à la fin de ce projet, vous avez le devoir de rechercher dans cette enceinte le compromis politique et avec la population le compromis démocratique.
Aussi, je demande qu’un référendum soit organisé en septembre 2012 sur ce projet présenté dans sa totalité à la population.
L'incroyable atrocité a eu lieu : des enfants ont été tués à cause de leur origine. Rien ne peut le justifier et l'Etat, la Justice devra être implacable pour cette raison-là.
J'ai ressenti une immense émotion devant une telle horreur car tous les enfants peuvent craindre que leur origine, leur religion fassent d'eux les victimes anonymes de la barbarie.
Ma pensée va à leurs familles, bléssées du coup le plus dur qu'on puisse leur porter.
N'oublions pas non plus ces soldats, dont les origines semblent aussi la raison de leur assassinat, qui avaient choisi le drapeau de la France pour couvrir leur idéal.
En tuant des enfants, des hommes pour leur origine, en frappant l'Armée comme l'Ecole, c'est la Démocratie, c'est la République, c'est la France et les Français qu'on vise.
Que toutes ces victimes reposent en paix.
Peu de nos concitoyens assistent ou regardent le conseil municipal. Pourtant celui-ci nous en apprend toujours beaucoup sur les méthodes de notre maire actuel.
Comme chacun le sait, je suis un opposant acharné de ce dernier. Parfois nos concitoyens en oublient les raisons et parfois même les ignorent. Il était donc temps pour moi de rappeler les principes auxquels je suis attaché et que le maire a allègrement bafoué, ciment de mon combat contre lui.
Car je ne fais pas parti de ceux qui pensent que la fin justifie les moyens. L'enfer est pavé de bonnes intentions a-t-on coutume de dire et ce n'est pas parce que monsieur Segura est doué pour jouer le misérabilisme qui l'obligerait lui, le pauvre maire, à avoir recours à des moyens excessifs que cela se justifie. Tous les extrémistes de tous poils se justifient toujours par rapport à cette fin censée capitale. On sait ou cela mène : à la dérive autoritaire, à la dictature.
Comme le maire n' a de cesse par des attaques sournoises de m'accuser sans évidemment me laisser la possibilité de répondre au cosneil municipal, la démocratie fait partie de son vocabulaire mais pas de sa pratique, j'ai donc pris la plume.
Vous pouvez lire ici ce courrier qui sans nul doute vous éclairera sur le sens de mon combat et sur les méthodes regrettables que le maire utilise sans cesse.
Nous verrons bien si le prochain conseil municipal de jeudi lui aura permis d'y réfléchir !
En ce début d'année 2012, je vous présente mes meilleurs voeux de bonheur, de santé et de réussite.
L'année 2011 aura été une année d'épreuve pour beaucoup. La crise mondiale s'est encore amplifiée, emportant plusieurs économies européennes et plongeant des populations entières dans la crainte et la difficulté. Cette année aura aussi permis de réaliser à quel point la politique menée par le gouvernement et le Président a largement protégé nos concitoyens. Diminution de 25 % des retraites, de 15% des salaires de la fonction publique, réduction drastique des allocations chômage et familiale, chômage à 20%, augmentation considérable des impôts, voilà les recettes que beaucoup de nos voisins ont dû prendre pour ne pas faire faillite. En France, aucune de ces mesures n'a été prise et ce qui nous a protégé. Cela a eu toutefois un coût : l'explosion de notre dette.Toutefois nous devrons rembourser.
C'est pourquoi 2012 sera une année déterminante pour l'avenir de notre pays et notre avenir à tous. Le débat présidentiel va permettre à chacun de juger des programmes des candidats. Mais il va surtout permettre de savoir qui pourra dans les prochaines années tenir la barre alors que la tempête économique qui boulverse le monde n'est pas près d'être terminée.
Le sang froid, la capacité à se faire entendre de ses grands partenaires sans les sous-estimer, à prendre des décisions plus impopulaires les unes que les autres, ce seront malheureusement les qualités les plus importantes si ce n'est indispensables du prochain président. Il est capital que chacun en prenne bien conscience, les capacités du candidat seront bien plus importantes que ses promesses ou sa sympathie.
Aux aulnaysiens, je souhaite qu'ils puissent s'exprimer librement sans qu'on leur reproche sans cesse et qu'ils puissent reprendre la main sur le destin confisqué de leur ville. Je ne reviendrai pas sur le clientélisme maintes fois dénoncé, sur la gestion partisane parfois même communautariste des problèmes, sur la communication excessive qui cache la misère des solutions, sur la gestion financière calamiteuse qui nous mène tout droit à la ruine. La situation devenant de plus en plus critique alors que les marges de manoeuvre se réduisent, nous allons vivre une année difficile mais assurément riche en révélations.
Que chacun profite de la grande joie des moments partagés avec sa famille, nous en aurons tous besoin.
A bientôt pour se souhaiter à nouveau et de vive voix : Bonne année 2012 !
Mercredi 14 décembre, une réunion en comité restreint du conseil de quartier de la cité de l’Europe s’est tenue.
Un certain nombre de choses étaient à l’ordre du jour, notamment une réunion de présentation du projet de construction sur le terrain de l’ancien garage Renault.
La Ville a demandé au promoteur de venir présenter aux habitants du quartier son projet. Il ne semble pas décidé à le faire ou alors il se fait beaucoup attendre. La majorité municipale ne veut pas le présenter elle-même car elle sent bien que c’est un mauvais projet. Elle a toutefois signé le permis de construire après qu’un litige juridique ait été engagé par le promoteur contre la Ville.
Ce projet de restaurants de type Quick, KFC et asiatique couplés à une petite supérette n’est pas en soi une aberration, ou trouve ce genre de « package » à bien des endroits. Mais dans le contexte de réaménagement global de toute la zone et compte-tenu des surfaces concurrentes existantes, ce projet apparait depuis le début comme une énorme « connerie ».
D’abord, l’arrivée prochaine d’ici quelques années de la gare du Grand Paris au pied du rond-point de l’Europe va bouleverser tout l’environnement. Le maire a même renoncé à créer les 17 000 m2 d’activités prévues au départ sur le boulevard urbain, signe que le bouleversement pourrait être massif. Alors comment comprendre qu'on laisse faire ce « petit » projet au regard du reste sans qu’il n’ait aucune cohérence avec l’ensemble ? On est encore une fois dans la politique « patchwork » sans vision globale. Toujours une « connerie ».
Ensuite, l’environnement tout proche comporte, même si on exclut les commerces d’O Parinor tout prêt, des commerces qui visent la même clientèle. Il y en a le long de la rue Jacques Duclos, juste en face de la cité, autour du centre commercial des Etangs tout prêt, et d’autres sont prévus dans l’aménagement du nouveau cœur de quartier de la Rose des vents à quelques centaines de mètres de là. On peut penser ce qu’on veut de la qualité des commerces actuels, ils ont en tous cas leur utilité, portent des emplois et ont des clients. La période actuelle n’est, en plus, pas propice à une extension des dépenses de consommation dans le secteur de la restauration. Sans compter que l’activité du café Saddaka, au coeur de la cité de l'Europe est soutenue financièrement par la ville … Bref toujours une « connerie ».
Enfin, ce ne sont pas des activités qui «rapportent » beaucoup d’emplois. Ce sont souvent des emplois peu qualifiés et dont les horaires décalés sont la règle. Or les habitants alentour espèrent beaucoup de nouveaux emplois qui permettent des évolutions et non un maintien de l’absence de perspectives. Des emplois industriels ou de services ouvriraient de formidables espoirs. De plus bon nombre d’habitants se plaignent souvent de nuisances de soirée ou nocturnes, or ces activités fonctionnent surtout le soir et parfois assez tard. Elles ne seront donc pas de nature à répondre à leurs attentes sur ce point. Toujours une « connerie ».
Le pire est que les habitants du conseil de quartier n’y sont pas du tout favorables et qu’il semblerait que leur avis soit partagé par le plus grand nombre. On se demande donc quels bénéfices la Ville et les habitants pourraient en tirer. Et franchement on ne voit pas.
Pour ma part, j'ai proposé au conseil de quartier de demander une étude d'impact économique sur les commerces locaux. Cette proposition a reçu l'assentissement de tous.
Je pense par ailleurs qu'il faut tout faire pour que ce terrain soit inclus dans le projet du Grand Paris et donc mettre autour d'une même table, le propriétaire, le promoteur, la Ville, l'EPFIF et la Société du Grand Paris.
J'ai donc écris au maire à ce sujet. Vous pouvez consulter ici ce courrier.
Mardi 13 décembre, j'ai pu assister à la réunion publique que la Ville organisait suite à la pression de l'Association de Défense du Quartier de la Croix-Blanche. Les aulnaysiens s'y étaient rendus nombreux puisque toutes les chaises étaient occupées, soit plus de 250.
Rappelons qu'en juin dernier, la Ville avait présenté un projet qui avait été considéré comme totalement inacceptable par les habitants. Je n'avais pu y assister, étant à l'étranger pour raisons professionnelles, mais les commentaires qui me furent rapportés étaient catastrophiques.
A la suite de cela, le maire et son équipe s'entêta dans une démarche faussement consultative qui demandait aux habitants triés sur le volet de choisir entre 3 options, toutes aussi inacceptables les unes que les autres.
Plusieurs habitants se sont alors décidés à monter une association, et je fus de ceux qui leur conseilla de le faire. En effet, naturellement ces habitants se tournèrent vers nous, opposition municipale. Mais si nous pouvions politiquement soutenir leur démarche de refus de ce projet, pour autant il était important qu'il forme une association qui défendrait le point de vue des citoyens sous un autre angle que politique.
Et ce fut effectivement la bonne solution puisqu'en 3 mois, Benjamin Giami, Severine Delamare, Alain Canet, respectivement président, vice-président et trésorier de cette association, ont réuni plus de 1200 signatures contre ce projet. Et encore ces 3 mois couvrent 2 mois d'été ! Il faut les féliciter de leur ténacité.
Le maire, qui les a reçu il y a donc quelques semaines, a compris le risque important qu'il avait pris et a donc décidé de reculer et de remettre à plat tout le projet. Mieux vaut tard que jamais.
Certes ce projet de seulement 45 à 65 logements dans sa jauge initiale n'est rien à côté de projets plus importants comme celui de la rue Fernand Herbaut, de Mitry-Princet ou de l'Hotel de Ville, mais après de très nombreux conflits sur tous ces projets, le ras le bol est arrivé à un point ou la mobilisation massive prend enfin. Je fais le pari que cela sera utile pour tous les aulnaysiens sur tous les autres projets.
Mardi soir, la soirée commença donc par un mea culpa du maire sur sa méthode. Quand je pense que cela fait 3 ans qu'on le lui dit, on se dit qu'il n'a peut-être pas l'esprit aussi vif et ouvert que ce qu'il essaie de le faire croire. Quelques aulnaysiens se sont ensuite exprimés mais assez peu parce que la soirée n'avait absolument pas été préparée et qu'aucun fil conducteur ne permettait au débat de se dérouler. Beaucoup en sont partis déçus et frustrés, avec le sentiment de l'avoir fait reculer, sans être certains qu'il n'ait pas renoncé à se passer de leur avis. Tout repose sur l'action de cette association qui sera, à mon sens, la clé de voûte de la réussite ou de l'échec de ce projet.
Pour ma part, je pense que le maire et nombre de ces élus n'ont pas compris une chose : quand on achète une maison ou un appartement, son lieu d'implatation, son environnement compte tout autant que le logement lui-même. Et comme la plupart des habitants, mis à part quelques riches élus de la majorité (eh oui il y en a !), achètent à crédit sur plusieurs dizaines d'années, le premier critère de choix est la stabilité de cet environnement. Quand on investit, qu'on fait des travaux d'amélioration, qu'on y élève ses enfants, on veut avoir de la visibilité sur 10 ans. Et c'est justement ce que le maire négligeait.
La deuxième réelle inquiétude des habitants tient à cette impression de mitage auquel se livre le maire, à cause du fait qu'il achète tout et partout sans bien même savoir ce qu'il en fera. Et comme il lui faut à chaque fois modifier les règles d'urbanisme, le fameux Plan Local d'Urbanisme, tout le monde a l'impression qu'il joue au monopoly et qu'il change les règles au gré du jeu. Plus personne n'a donc confiance sur la nécessaire stabilité des règles d'urbanisme. Plus personne ne croit le maire quand il dit que les règles ne changeront pas ou que leur changement n'aura aucune influence !
Il y a une troisième conséquence terrible pour la Ville, c'est celle de notre santé financière. Le maire a laissé des millions d'€, certainement plus de 15, dans des préemptions et des acquisitions insistantes. Résultat, notre santé financière est très dégradée à la veille d'une époque ou il faudra dépenser moins. Nous avons fait un grand pas vers la faillite.
Enfin, il est capital de rappeler que les habitants qui ont investi dans des endroits agréables ne peuvent pas être blamés pour vouloir défendre leur environnement. Ils ont raison. Et on ne doit pas leur opposer le besoin en logement ou en mieux vivre des autres habitants. Ces derniers ont droit à mieux et c'est un devoir de tout faire pour cela. Mais on n'habille pas Jacques en déshabillant Paul. On ne doit pas opposer le bien-être des uns au mal-être des autres. L'objectif doit être au contraire de réhausser tous les quartiers de la ville au même niveau des meilleurs. Il faut même le dire haut et fort, tous les aulnaysiens méritent mieux et non pas le minimum que le maire leur propose.
J'espère en tous cas que cette nouvelle étape va permettre, par l'intermédiaire de cette association, de mettre en place une nouvelle méthode dont toutes les autres associations pourront se saisir pour que tous les projets suivent la même voie : celle de la discussion et de la raison.
Vous trouverez ici le communiqué de presse que j'ai publié à ce propos.
C'est le nouveau sujet politique à la mode, le Graal de l'intégration et de la démocratie locale : le droit de vote des étrangers aux élections locales, c'est à dire municipales.
J'ai l'impression de revenir 31 ans en arrière puisque cette proposition faisait déjà partie du programme commun de la gauche que Mitterand porta en 1981. Rien que cela devrait nous amener à une réflexion plus profonde qu'une simple réponse par oui ou non. Car si cela était si simple, si important, si évident, pourquoi cela n'a pas été fait par Mitterand en deux mandats de 7 ans ?
On ne peut s'empêcher de rapprocher à nouveau cette proposition de l'arrivée d'une échéance électorale majeure, l'élection présidentielle. D'ailleurs cette proposition aurait eu du sens à la veille d'élections locales mais quel intérêt pour les étrangers concernés puisqu'ils ne pourront pas voter à l'élection présidentielle.
Je pense avant tout que la Gauche vise deux objectifs à travers cette proposition aujourd'hui:
C'est tellement caricatural, démagogique et électoraliste que je ne peux m’empêcher d’y répondre cette fois sur le fond.
D’abord sur les odieuses insinuations que la gauche lance contre ceux qui ne sont pas d’accord avec elle sur cette question. Voici un court extrait d’un texte qui n’est pas le mien mais qui est démonstratif de cette démarche :
« La présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration posent aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables.
Quand la concentration devient très importante la crise du logement s'aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d'aide sociale nécessaire pour les familles immigrées plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes peuplées d'ouvriers et d'employés. L'enseignement est incapable de faire face et les retards scolaires augmentent chez les enfants, tant immigrés que français. Les dépenses de santé s'élèvent. »
Ces phrases sont extraites de la lettre de Georges Marchais au Recteur de la Mosquée de Paris commise en 1980. Et l’on comprend bien ici que prises isolément de leur contexte, elles pourraient faire passer l’ancien secrétaire général du PC pour un vilain raciste. Il ne l’était pourtant pas.
La gauche utilise sans cesse cette méthode qui consiste à oublier le contexte, les questions que les journalistes posent, les phrases qui précèdent et celles qui suivent. Elle arrange sans vergogne ce que les autres disent pour toujours en faire le même portrait. Cela prouve à quel point elle manque d’arguments pour toujours vouloir travestir ses adversaires.
Sur le fond à présent :
Rappelons que sur le sol français nous disposons, tous, français et étrangers, de plusieurs types de droit : les droits au travail, au logement, à l’éducation, aux allocations familiales, aux régimes sociaux (chômage, maladie, retraite), à la santé, aux élections syndicales, à la formation d’associations. Tout n’est pas parfait, mais ces droits sont reconnus à tous ceux qui vivent en France dès lors qu’ils sont en règle sur le plan de leurs papiers, en fait de leur identité. En clair, seul le droit de vote aux élections locales et nationales n’est pas délivré aux étrangers.
On ne peut pas dire, au regard de cet état des lieux, que les « non-français » seraient mis à l’écart de la société. Laisser sans cesse à penser que la France serait une terre de mauvaise accueil est un mensonge et une erreur grave. Alors le droit de vote aux élections locales est-il le dernier maillon d’une intégration réussie ?
J’entends ce qu’on nous dit sur les étrangers européens. Mais il faut renverser les choses. Cette mesure a été prise dans tous les pays européens en même temps pour que la citoyenneté européenne commence à signifier quelque chose. Et à l’heure où l’on voit que l’Europe politique doit naitre, on comprend aisément que ce fut le bon choix. Demain les citoyens européens auront à trancher des problèmes à l’échelle du continent, à choisir ensemble leur destin, le vote de tous apparaitra alors comme une évidence.
Il n’en est évidemment pas de même pour le reste du monde. Quels autres pays accepteraient la réciprocité ? Quels autres pays y auraient intérêt ? On a beau se creuser la tête, on ne voit vraiment pas ! D’ailleurs, dans quel autre pays renonce-t-on à associer le droit de vote et la nationalité ? Uniquement dans ceux pour lesquels la naturalisation est rare ou impossible.
J’entends aussi ce qu’on nous dit sur l’aspect local. C’est certes le texte porté par le Sénat mais ce n’est pas le texte porté par le PS qui lui va plus loin, puisqu’il revendique également le droit d’éligibilité. Alors on justifie ce droit de vote local par le fait que les étrangers de nos communes sont concernés par les problèmes locaux. Certes, c’est une évidence. Mais ne profitent-ils pas d’une politique sociale gérée par le département, de transports gérés par la Région, d’écoles gérées par l’Etat ? Qu’est-ce qui justifierait de s’arrêter aux élections locales plutôt que cantonales ou régionales ? En fait rien. Ce serait même la suite logique dont on voit bien qu’elle serait inéluctable.
J'entends encore ce qu'on nous dit sur le fait que ces étrangers paient leurs impôts et qu'il serait devenu malsain d'accepter cette participation et de leur refuser ce nouveau droit. Mais alors ne faudrait-il faire voter que ceux qui paient l'impôt ? Les étudiants, les chomeurs, les Rmistes, les retraités, tous ceux qui ne paient pas d'impôt devraient-ils alors se voir retirer leur droit de vote ? Et ceux qui paient plus d'impôts devraient-ils pouvoir voter deux fois plus ? Depuis quand le critère de l'argent devrait-il devenir la référence du droit ? Drôle de nouvelle idée de gauche !
Imaginons maintenant que tout le monde puisse voter. Quel intérêt aurons-nous les uns et les autres à
« rester » français ? Peut-être pourrions-nous choisir des nationalités plus « appropriées » en fonction de nos intérêts particuliers ? « Ma sœur habite au
Québec, si je peux éviter le visa, ce sera sympa ! », « mes parents ont une maison au Maroc, pour la succession plus tard, ce sera mieux », « en étant suisse, on trouvera
naturel que j’ai aussi un compte en banque là-bas », etc. à l’heure où on doit mobiliser tous les français autour d’un effort national, comment le pourrait-on si être français n’apporte plus
aucun droit particulier ? Qu’est-ce que devient la communauté nationale ? Elle disparait au profit des nationalités pour convenance personnelle. Ce serait le début des nationalités de
confort et non d'engagement.
Enfin il serait bon d’interroger justement les étrangers sur la raison qui les poussent à ne pas se naturaliser alors qu’ils vivent depuis des dizaines d’années en France. On trouverait là une mine de réflexion pour le futur et pour la fameuse question de l’intégration. De ma petite expérience, l’attachement à une partie de la famille vivant dans le pays d’origine, l’acquisition de biens dans le pays d’origine et la question du lieu de sépulture n’y est pas pour rien. Cela se comprend mais ces questions ne peuvent prendre le pas sur la question de l’appartenance à la communauté nationale et sur le fait de vouloir participer à l’écriture de son destin.
Pour terminer je voudrais rappeler ce qu’est la réalité de la naturalisation en France et en Europe qu’un excellent article du journal Le Monde du 7 novembre dernier exposait. Depuis plus de dix ans, c’est le Royaume-Uni, suivi de la France puis de l’Allemagne qui naturalise le plus, c'est-à-dire plus de la moitié des naturalisations de toute l’Union Européenne à eux trois. 203 000 pour le Royaume-Uni, 136 000 pour la France et 96 000 pour l’Allemagne en 2010. Comment dire alors que nos pays ne sont pas accueillants pour ces nouveaux venus ? Comment comprendre que chaque année 776 000 étrangers font eux le choix volontaire de devenir des européens à part entière ?
Pour toutes ces raisons, le vote des étrangers aux élections locales est une très mauvaise idée, capable de déliter l’esprit même de nationalité, de supplanter le choix volontaire de participer à la communauté nationale. La raison devrait amener la gauche à moins de démagogie à la veille d’élections importantes et à moins de paresse intellectuelle dans une période ou l’union nationale est une condition de la réussite de la France. Le droit de vote ne se donne pas sans contrepartie et la contrepartie, c’est la nationalité.
J'epère que les étrangers de France ouvriront les yeux sur cette manipulation et prendront la seule décision valable : prendre la nationalité française pour voter !
Le STIF organe qui gère pour la Région Ile de France les transports a voté une nouvelle augmentation des tarifs. La troisème en 3 ans.
Apès 3,9% en 2010, 2,7% en 2011, voici venir 1,5% en janvier et 2,5% en juillet. Globalement cela nous fera 11%
d'augmentation en 3 ans. Et pourtant la qualité de service n'augmente toujours pas ! Le taux d'irrégularité du service sur le RER B par exemple à été de 19,9% en 2010 !!!
La dernière augmentation est évidemment prétextée à cause de la hausse de la TVA de 5,5 à 7%. Pourtant cela ne fait qu'1,5% d'écart et pas 4%!
A noter encore que cette augmentation est scindée en 2 : une petite partie au 1er janvier avec les hausses traditionelles et la plus grosse partie au 1er juillet après les élections législatives ...
J'ai eu beau chercher dans les progammes électoraux des Socialistes et des Verts candidats à l'élection régionale de 2010 pour savoir s'ils nous avaient prévenu de ce coup de bambou. La réponse est non. La crise déjà présente en 2010 ne peut pas non plus servir de prétexte ou alors il aurait fallu annoncé la couleur.
Allez soyons heureux, pour des RER en rose et vert, tout le monde est prêt à payer plus cher !
Chacun va pouvoir faire une pose importante avec sa famille autour des enfants. Ce moment de bonheur partagé permet de dépasser les difficultés quotiennes.
Mais à un moment où la crise mondiale n'épargne personne, c'est aussi l'occasion de soutenir les plus démunis.
Bonnes fêtes à tous.
Vous avez dit ...