Qui suis-je ...

 

 

44 ans, né à Aulnay


Conseiller Municipal
Ancien Adjoint au Maire

Responsable UMP d'Aulnay

 

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Ethique et toc !

Les électeurs ont besoin de faire confiance.
Pour qu'ils aient confiance, il faut savoir être vrai avec eux.
Pas de langue de bois ,ni de tabou. Pas de fausse promesse, ni de manipulation.
Mais être vrai est difficile parce que les gens n'en ont plus l'habitude.
Mon combat est celui de la vérité, même dans l'adversité !

N'hesitez pas à

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Bienvenue à Aulnay !

Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 19:48

En ce début d'année 2012, je vous présente mes meilleurs voeux de bonheur, de santé et de réussite.

 

L'année 2011 aura été une année d'épreuve pour beaucoup. La crise mondiale s'est encore amplifiée, emportant plusieurs économies européennes et plongeant des populations entières dans la crainte et la difficulté. Cette année aura aussi permis de réaliser à quel point la politique menée par le gouvernement et le Président a largement protégé nos concitoyens. Diminution de 25 % des retraites, de 15% des salaires de la fonction publique, réduction drastique des allocations chômage et familiale, chômage à 20%, augmentation considérable des impôts, voilà les recettes que beaucoup de nos voisins ont dû prendre pour ne pas faire faillite. En France, aucune de ces mesures n'a été prise et ce qui nous a protégé. Cela a eu toutefois un coût : l'explosion de notre dette.Toutefois nous devrons rembourser.

 

C'est pourquoi 2012 sera une année déterminante pour l'avenir de notre pays et notre avenir à tous. Le débat présidentiel va permettre à chacun de juger des programmes des candidats. Mais il va surtout permettre de savoir qui pourra dans les prochaines années tenir la barre alors que la tempête économique qui boulverse le monde n'est pas près d'être terminée.

Le sang froid, la capacité à se faire entendre de ses grands partenaires sans les sous-estimer, à prendre des décisions plus impopulaires les unes que les autres, ce seront malheureusement les qualités les plus importantes si ce n'est indispensables du prochain président. Il est capital que chacun en prenne bien conscience, les capacités du candidat seront bien plus importantes que ses promesses ou sa sympathie.

 

Aux aulnaysiens, je souhaite qu'ils puissent s'exprimer librement sans qu'on leur reproche sans cesse et qu'ils puissent reprendre la main sur le destin confisqué de leur ville. Je ne reviendrai pas sur le clientélisme maintes fois dénoncé, sur la gestion partisane parfois même communautariste des problèmes, sur la communication excessive qui cache la misère des solutions, sur la gestion financière calamiteuse qui nous mène tout droit à la ruine. La situation devenant de plus en plus critique alors que les marges de manoeuvre se réduisent, nous allons vivre une année difficile mais assurément riche en révélations.

 

Que chacun profite de la grande joie des moments partagés avec sa famille, nous en aurons tous besoin.

 

A bientôt pour se souhaiter à nouveau et de vive voix : Bonne année 2012 !

 

Par Frank CANNAROZZO
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 08:00

Mercredi 14 décembre, une réunion en comité restreint du conseil de quartier de la cité de l’Europe s’est tenue.

 

Un certain nombre de choses étaient à l’ordre du jour, notamment une réunion de présentation du projet de construction sur le terrain de l’ancien garage Renault.

 

La Ville a demandé au promoteur de venir présenter aux habitants du quartier son projet. Il ne semble pas décidé à le faire ou alors il se fait beaucoup attendre. La majorité municipale ne veut pas le présenter elle-même car elle sent bien que c’est un mauvais projet. Elle a toutefois signé le permis de construire après qu’un litige juridique ait été engagé par le promoteur contre la Ville.

 

Ce projet de restaurants de type Quick, KFC et asiatique couplés à une petite supérette n’est pas en soi une aberration, ou trouve ce genre de « package » à bien des endroits. Mais dans le contexte de réaménagement global de toute la zone et compte-tenu des surfaces concurrentes existantes, ce projet apparait depuis le début comme une énorme « connerie ».

 

D’abord, l’arrivée prochaine d’ici quelques années de la gare du Grand Paris au pied du rond-point de l’Europe va bouleverser tout l’environnement. Le maire a même renoncé à créer les 17 000 m2 d’activités prévues au départ sur le boulevard urbain, signe que le bouleversement pourrait être massif. Alors comment comprendre qu'on laisse faire ce « petit » projet au regard du reste sans qu’il n’ait aucune cohérence avec l’ensemble ? On est encore une fois dans la politique « patchwork » sans vision globale. Toujours une « connerie ».

 

Ensuite, l’environnement tout proche comporte, même si on exclut les commerces d’O Parinor tout prêt, des commerces qui visent la même clientèle. Il y en a le long de la rue Jacques Duclos, juste en face de la cité, autour du centre commercial des Etangs tout prêt, et d’autres sont prévus dans l’aménagement du nouveau cœur de quartier de la Rose des vents à quelques centaines de mètres de là. On peut penser ce qu’on veut de la qualité des commerces actuels, ils ont en tous cas leur utilité, portent des emplois et ont des clients. La période actuelle n’est, en plus, pas propice à une extension des dépenses de consommation dans le secteur de la restauration. Sans compter que l’activité du café Saddaka, au coeur de la cité de l'Europe est soutenue financièrement par la ville … Bref toujours une « connerie ».

 

Enfin, ce ne sont pas des activités qui «rapportent »  beaucoup d’emplois. Ce sont souvent des emplois peu qualifiés et dont les horaires décalés sont la règle. Or les habitants alentour espèrent beaucoup de nouveaux emplois qui permettent des évolutions et non un maintien de l’absence de perspectives. Des emplois industriels ou de services ouvriraient de formidables espoirs. De plus bon nombre d’habitants se plaignent souvent de nuisances de soirée ou nocturnes, or ces activités fonctionnent surtout le soir et parfois assez tard. Elles ne seront donc pas de nature à répondre à leurs attentes sur ce point. Toujours une « connerie ».

 

Le pire est que les habitants du conseil de quartier n’y sont pas du tout favorables et qu’il semblerait que leur avis soit partagé par le plus grand nombre. On se demande donc quels bénéfices la Ville et  les habitants pourraient en tirer. Et franchement on ne voit pas.

 

Pour ma part, j'ai proposé au conseil de quartier de demander une étude d'impact économique sur les commerces locaux. Cette proposition a reçu l'assentissement de tous.

 

Je pense par ailleurs qu'il faut tout faire pour que ce terrain soit inclus dans le projet du Grand Paris et donc mettre autour d'une même table, le propriétaire, le promoteur, la Ville, l'EPFIF et la Société du Grand Paris.

 

J'ai donc écris au maire à ce sujet. Vous pouvez consulter ici ce courrier.

 

 

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Mes interventions
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 22:00

Mardi 13 décembre, j'ai pu assister à la réunion publique que la Ville organisait suite à la pression de l'Association de Défense du Quartier de la Croix-Blanche.  Les aulnaysiens s'y étaient rendus nombreux puisque toutes les chaises étaient occupées, soit plus de 250.

 

Rappelons qu'en juin dernier, la Ville avait présenté un projet qui avait été considéré comme totalement inacceptable par les habitants. Je n'avais pu y assister, étant à l'étranger pour raisons professionnelles, mais les commentaires qui me furent rapportés étaient catastrophiques.

 

A la suite de cela, le maire et son équipe s'entêta dans une démarche faussement consultative qui demandait aux habitants triés sur le volet de choisir entre 3 options, toutes aussi inacceptables les unes que les autres.

 

Plusieurs habitants se sont alors décidés à monter une association, et je fus de ceux qui leur conseilla de le faire. En effet, naturellement ces habitants se tournèrent vers nous, opposition municipale. Mais si nous pouvions politiquement soutenir leur démarche de refus de ce projet, pour autant il était important qu'il forme une association  qui défendrait le point de vue des citoyens sous un autre angle que politique.

 

Et ce fut effectivement la bonne solution puisqu'en 3 mois, Benjamin Giami, Severine Delamare, Alain Canet, respectivement président, vice-président et trésorier de cette association, ont réuni plus de 1200 signatures contre ce projet. Et encore ces 3 mois couvrent 2 mois d'été ! Il faut les féliciter de leur ténacité.

 

Le maire, qui les a reçu il y a donc quelques semaines, a compris le risque important qu'il avait pris et a donc décidé de reculer et de remettre à plat tout le projet. Mieux vaut tard que jamais.

 

Certes ce projet de seulement 45 à 65 logements dans sa jauge initiale n'est rien à côté de projets plus importants comme celui de la rue Fernand Herbaut, de Mitry-Princet ou de l'Hotel de Ville, mais après de très nombreux conflits sur tous ces projets, le ras le bol est arrivé à un point ou la mobilisation massive prend enfin. Je fais le pari que cela sera utile pour tous les aulnaysiens sur tous les autres projets.

 

Mardi soir, la soirée commença donc par un mea culpa du maire sur sa méthode. Quand je pense que cela fait 3 ans qu'on le lui dit, on se dit qu'il n'a peut-être pas l'esprit aussi vif et ouvert que ce qu'il essaie de le faire croire. Quelques aulnaysiens se sont ensuite exprimés mais assez peu parce que la soirée n'avait absolument pas été préparée et qu'aucun fil conducteur ne permettait au débat de se dérouler. Beaucoup en sont partis déçus et frustrés, avec le sentiment de l'avoir fait reculer, sans être certains qu'il n'ait pas renoncé à se passer de leur avis. Tout repose sur l'action de cette association qui sera, à mon sens, la clé de voûte de la réussite ou de l'échec de ce projet.

 

Pour ma part, je pense que le maire et nombre de ces élus n'ont pas compris une chose : quand on achète une maison ou un appartement, son lieu d'implatation, son environnement compte tout autant que le logement lui-même. Et comme la plupart des habitants, mis à part quelques riches élus de la majorité (eh oui il y en a !), achètent à crédit sur plusieurs dizaines d'années, le premier critère de choix est la stabilité de cet environnement. Quand on investit, qu'on fait des  travaux d'amélioration, qu'on y élève ses enfants, on veut avoir de la visibilité sur 10 ans. Et c'est justement ce que le maire négligeait.

 

La deuxième réelle inquiétude des habitants tient à cette impression de mitage auquel se livre le maire, à cause du fait qu'il achète tout et partout sans bien même savoir ce qu'il en fera. Et comme il lui faut à chaque fois modifier les règles d'urbanisme, le fameux Plan Local d'Urbanisme, tout le monde a l'impression qu'il joue au monopoly et qu'il change les règles au gré du jeu. Plus personne n'a donc confiance sur la nécessaire stabilité des règles d'urbanisme. Plus personne ne croit le maire quand il dit que les règles ne changeront pas ou que leur changement n'aura aucune influence !

 

Il y a une troisième conséquence terrible pour la Ville, c'est celle de notre santé financière. Le maire a laissé des millions d'€, certainement plus de 15, dans des préemptions et des acquisitions insistantes. Résultat, notre santé financière est très dégradée à la veille d'une époque ou il faudra dépenser moins. Nous avons fait un grand pas vers la faillite.

 

Enfin, il est capital de rappeler que les habitants qui ont investi dans des endroits agréables ne peuvent pas être blamés pour vouloir défendre leur environnement. Ils ont raison. Et on ne doit pas leur opposer le besoin en logement ou en mieux vivre des autres habitants. Ces derniers ont droit à mieux et c'est un devoir de tout faire pour cela. Mais on n'habille pas Jacques en déshabillant Paul. On ne doit pas opposer le bien-être des uns au mal-être des autres. L'objectif doit être au contraire de réhausser tous les quartiers de la ville  au même niveau des meilleurs. Il faut même le dire haut et fort, tous les aulnaysiens méritent mieux et non pas le minimum que le maire leur propose.

 

J'espère en tous cas que cette nouvelle étape va permettre, par l'intermédiaire de cette association, de mettre en place une nouvelle méthode dont toutes les autres associations pourront se saisir pour que tous les projets suivent la même voie : celle de la discussion et de la raison.

 

Vous trouverez ici le communiqué de presse que j'ai publié à ce propos.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 08:00

C'est le nouveau sujet politique à la mode, le Graal de l'intégration et de la démocratie locale : le droit de vote des étrangers aux élections locales, c'est à dire municipales.

 

J'ai l'impression de revenir 31 ans en arrière puisque cette proposition faisait déjà partie du programme commun de la gauche que Mitterand porta en 1981. Rien que cela devrait nous amener à une réflexion plus profonde qu'une simple réponse par oui ou non. Car si cela était si simple, si important, si évident, pourquoi cela n'a pas été fait par Mitterand en deux mandats de 7 ans ?

 

On ne peut s'empêcher de rapprocher à nouveau cette proposition de l'arrivée d'une échéance électorale majeure, l'élection présidentielle. D'ailleurs cette proposition aurait eu du sens à la veille d'élections locales mais quel intérêt pour les étrangers concernés puisqu'ils ne pourront pas voter à l'élection présidentielle.

 

Je pense avant tout que la Gauche vise deux objectifs à travers cette proposition aujourd'hui:

 

 

  • Le premier est avant une question d'arithmétique électorale. La gauche croit en une parfaite perméabilité entre les électeurs de droite et ceux d'extrême-droite. Or s'ils peuvent partager parfois les mêmes craintes, ils ne partagent pas les mêmes solutions.  Et c'est aussi oublier que la tête de turc préférée de Miss Le Pen est Nicolas Sarkozy. Celle-ci a tout intérêt à un échec de la droite aux élections présidentielles, elle prospèrerait de plus belle. Dans cette affaire la gauche cherche clairement à donner à Miss Le Pen l'occasion de gagner des voix.

 

 

 

  • Le second est encore une question d'arithmétique électorale. En effet, en parlant des étrangers qui ne votent pas mais qui le pourraient, ceux-ci vivant pour la plupart depuis longtemps sur notre territoire, la gauche s'adresse surtout à leurs enfants qui eux sont français et votent ou peuvent voter. Il s'agit de leur dire que s'ils votent pour la gauche, la gauche offrira un nouveau droit à leurs parents. On habille cela d'une pointe de bonté et le tour est joué.

 

 

C'est tellement caricatural, démagogique et électoraliste que je ne peux m’empêcher d’y répondre cette fois sur le fond.

 

D’abord sur les odieuses insinuations que la gauche lance contre ceux qui ne sont pas d’accord avec elle sur cette question. Voici un court extrait d’un texte qui n’est pas le mien mais qui est démonstratif de cette démarche :

 

« La présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration posent aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables.

 

Quand la concentration devient très importante la crise du logement s'aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d'aide sociale nécessaire pour les familles immigrées plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes peuplées d'ouvriers et d'employés. L'enseignement est incapable de faire face et les retards scolaires augmentent chez les enfants, tant immigrés que français. Les dépenses de santé s'élèvent. »

 

Ces phrases sont extraites de la lettre de Georges Marchais au Recteur de la Mosquée de Paris commise en 1980. Et l’on comprend bien ici que prises isolément de leur contexte, elles pourraient faire passer l’ancien secrétaire général du PC pour un vilain raciste. Il ne l’était pourtant pas.

 

La gauche utilise sans cesse cette méthode qui consiste à oublier le contexte, les questions que les journalistes posent, les phrases qui précèdent et celles qui suivent. Elle arrange sans vergogne ce que les autres disent pour toujours en faire le même portrait. Cela prouve à quel point elle manque d’arguments pour toujours vouloir travestir ses adversaires.

 

Sur le fond à présent :

 

Rappelons que sur le sol français nous disposons, tous, français et étrangers, de plusieurs types de droit : les droits au travail, au logement, à l’éducation, aux allocations familiales, aux régimes sociaux (chômage, maladie, retraite), à la santé, aux élections syndicales, à la formation d’associations. Tout n’est pas parfait, mais ces droits sont reconnus à tous ceux qui vivent en France dès lors qu’ils sont en règle sur le plan de leurs papiers, en fait de leur identité. En clair, seul le droit de vote aux élections locales et nationales n’est pas délivré aux étrangers.


On ne peut pas dire, au regard de cet état des lieux, que les « non-français » seraient mis à l’écart de la société. Laisser sans cesse à penser que la France serait une terre de mauvaise accueil est un mensonge et une erreur grave. Alors le droit de vote aux élections locales est-il le dernier maillon d’une intégration réussie ?


J’entends ce qu’on nous dit sur les étrangers européens. Mais il faut renverser les choses. Cette mesure a été prise dans tous les pays européens en même temps pour que la citoyenneté européenne commence à signifier quelque chose. Et à l’heure où l’on voit que l’Europe politique doit naitre, on comprend aisément que ce fut le bon choix. Demain les citoyens européens auront à trancher des problèmes à l’échelle du continent, à choisir ensemble leur destin, le vote de tous apparaitra alors comme une évidence.


Il n’en est évidemment pas de même pour le reste du monde. Quels autres pays accepteraient la réciprocité ? Quels autres pays y auraient intérêt ? On a beau se creuser la tête, on ne voit vraiment pas ! D’ailleurs, dans quel autre pays renonce-t-on à associer le droit de vote et la nationalité ? Uniquement dans ceux pour lesquels la naturalisation est rare ou impossible.


J’entends aussi ce qu’on nous dit sur l’aspect local. C’est certes le texte porté par le Sénat mais ce n’est pas le texte porté par le PS qui lui va plus loin, puisqu’il revendique également le droit d’éligibilité. Alors on justifie ce droit de vote local par le fait que les étrangers de nos communes sont concernés par les problèmes locaux. Certes, c’est une évidence. Mais ne profitent-ils pas d’une politique sociale gérée par le département, de transports gérés par la Région, d’écoles gérées par l’Etat ? Qu’est-ce qui justifierait de s’arrêter aux élections locales plutôt que cantonales ou régionales ? En fait rien. Ce serait même la suite logique dont on voit bien qu’elle serait inéluctable.

 

J'entends encore ce qu'on nous dit sur le fait que ces étrangers paient leurs impôts et qu'il serait devenu malsain d'accepter cette participation et de leur refuser ce nouveau droit. Mais alors ne faudrait-il faire voter que ceux qui paient l'impôt ? Les étudiants, les chomeurs, les Rmistes, les retraités, tous ceux qui ne paient pas d'impôt devraient-ils alors se voir retirer leur droit de vote ? Et ceux qui paient plus d'impôts devraient-ils pouvoir voter deux fois plus ? Depuis quand le critère de l'argent devrait-il devenir la référence du droit ? Drôle de nouvelle idée de gauche !

 

Imaginons maintenant que tout le monde puisse voter. Quel intérêt aurons-nous les uns et les autres à « rester » français ? Peut-être pourrions-nous choisir des nationalités plus « appropriées » en fonction de nos intérêts particuliers ? « Ma sœur habite au Québec, si je peux éviter le visa, ce sera sympa ! », « mes parents ont une maison au Maroc, pour la succession plus tard, ce sera mieux », « en étant suisse, on trouvera naturel que j’ai aussi un compte en banque là-bas », etc. à l’heure où on doit mobiliser tous les français autour d’un effort national, comment le pourrait-on si être français n’apporte plus aucun droit particulier ? Qu’est-ce que devient la communauté nationale ? Elle disparait au profit des nationalités pour convenance personnelle. Ce serait le début des nationalités de confort et non d'engagement.


Enfin il serait bon d’interroger justement les étrangers sur la raison qui les poussent à ne pas se naturaliser alors qu’ils vivent depuis des dizaines d’années en France. On trouverait là une mine de réflexion pour le futur et pour la fameuse question de l’intégration. De ma petite expérience, l’attachement à une partie de la famille vivant dans le pays d’origine, l’acquisition de biens dans le pays d’origine et la question du lieu de sépulture n’y est pas pour rien. Cela se comprend mais ces questions ne peuvent prendre le pas sur la question de l’appartenance à la communauté nationale et sur le fait de vouloir participer à l’écriture de son destin.


Pour terminer je voudrais rappeler ce qu’est la réalité  de la naturalisation en France et en Europe qu’un excellent article du journal Le Monde du 7 novembre dernier exposait. Depuis plus de dix ans, c’est le Royaume-Uni, suivi de la France puis de l’Allemagne qui naturalise le plus, c'est-à-dire plus de la moitié des naturalisations de toute l’Union Européenne à eux trois. 203 000 pour le Royaume-Uni, 136 000 pour la France et 96 000 pour l’Allemagne en 2010. Comment dire alors que nos pays ne sont pas accueillants pour ces nouveaux venus ? Comment comprendre que chaque année 776 000 étrangers font eux le choix volontaire de devenir des européens à part entière ?


Pour toutes ces raisons, le vote des étrangers aux élections locales est une très mauvaise idée, capable de déliter l’esprit même de nationalité, de supplanter le choix volontaire de participer à la communauté nationale. La raison devrait amener la gauche à moins de démagogie à la veille d’élections importantes et à moins de paresse intellectuelle dans une période ou l’union nationale est une condition de la réussite de la France. Le droit de vote ne se donne pas sans contrepartie et la contrepartie, c’est la nationalité.

 

J'epère que les étrangers de France ouvriront les yeux sur cette manipulation et prendront la seule décision valable : prendre la nationalité française pour voter !

 

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu nationale
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 09:38

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Le STIF organe qui gère pour la Région Ile de France les transports a voté une nouvelle augmentation des tarifs. La troisème en 3 ans.

 

Apès 3,9% en 2010, 2,7% en 2011, voici venir 1,5% en janvier et 2,5% en juillet. Globalement cela nous fera 11% d'augmentation en 3 ans. Et pourtant la qualité de service n'augmente toujours pas ! Le taux d'irrégularité du service sur le RER B par exemple à été de 19,9% en 2010 !!!

 

La dernière augmentation est évidemment prétextée à cause de la hausse de la TVA de 5,5 à 7%. Pourtant cela ne fait qu'1,5% d'écart et pas 4%!

 

A noter encore que cette augmentation est scindée en 2 : une petite partie au 1er janvier avec les hausses traditionelles et la plus grosse partie au 1er juillet après les élections législatives ...

 

J'ai eu beau chercher dans les progammes électoraux des Socialistes et des Verts candidats à l'élection régionale de 2010 pour savoir s'ils nous avaient prévenu de ce coup de bambou. La réponse est non. La crise déjà présente en 2010 ne peut pas non plus servir de prétexte ou alors il aurait fallu annoncé la couleur.

 

Allez soyons heureux, pour des RER en rose et vert, tout le monde est prêt à payer plus cher !

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 20:03

Le conseil municipal du jeudi 8 décembre possédait une belle pépite de démagogie comme on n'en avait pas vu depuis longtemps : la création d'un observatoire des engagements !

 

De quoi s'agit-il ? il s'agit de réunir un collège d'aulnaysiens "indépendants", "représentatifs" qui aura des moyens municipaux propres, un accès à tous les documents municipaux pour "juger" des actions mises en oeuvre. Vu sous cette angle, on se prend à rêver ! On est à la veille de Noêl et on prendrait presque Segura pour le père Nôel !

 

Mais voilà l'expérience qui dure depuis 2008 et les annonces faites ne peuvent pas rassurer.

 

D'abord, qu'est-ce qu'un aulnaysien indépendant ? Qui décidera qu'il est indépendant ou non ? Le maire a même hier soir proposé que les élus proposent des personnes qui seraient cooptées. Qui peut croire que les élus proposeront des personnes dont on pourrait garantir l'indépendance ? C'est de la fumisterie.

 

Ensuite, qu'est-ce qu'un aulnaysien représentatif ? Va-t-on fouiller dans leur vie pour savoir s'ils sont bien les représentants de leur quartier, de leur communauté, de leur génération, de leur catégorie socio-professionnelle ? Evidemment que non. Et si l'on revient à la proposition du maire décrite plus haut, on imagine aisément qu'elle ne permet toujours pas de répondre à cet objectif.

 

Seul Alain Amédro avati une propostion qui tenait la route : un panel choisi par un institut de sondage.Eh bien, même cette bonne proposition a été repoussée ! Cela prouve à quel point les objectifs d'indépendance et de représentativité ne sont absolument pas recherchés.

 

L'autre absurdité de cet observatoire qui ne sera ni représentatif, ni indépendant, est le fait qu'il aura accès à tous les documents qu'il demandera alors même que les élus, représentatifs de leurs concitoyens, se voient sans cesse refuser l'accès  à ces mêmes documents.

 

Il faut le savoir. Chaque que nous faisons une demande, nous essuyons un refus et quantités d'informations et de documents sont découverts dans les réunions publiques, les conseils de quartiers, le magazine Oxygène. Depuis le début de ce mandat, pour ne pas avoir à débattre réellement sur le fond, documents à l'appui, avec les autres élus, la majorité municipale fait tout pour contourner le Conseil Municipal. Une stratégie qui n'a qu'un seul but : déposséder le Conseil Municipal de son intérêt et priver l'opposition municipale d'expression.

 

Enfin qaund on voit ce que sont devenus les conseils de quartiers qui devaient être la panacée démocratique, on peut craindre le pire. Tous ceux qui ne recevaient jamais de réponses à leurs questions, à qui on faisait comprendre qu'il fallait être constructif, en clair faire acte d'allégeance, ont fini par démissionner. Il en fut de même pour la concertation sur le projet de Mitry-Princet qui n'a réuni que 240 habitants et des assises de la Ville qui en ont réuni 140 !

 

Bref on dépense à tout va pour faire valoir le peu de réalisations municipales. Et c'est bien connu moins il y en a plus il faut les étaler !

 

Segura n'est décidément pas le père Noêl ...

 

Voici le communiqué de presse publié à ce propos.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Le conseil municipal
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 19:31

En septembre dernier, au conseil municipal était présenté le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la politique de sécurité de la ville entre 2005 et 2009.


Le rapport n’était pas bon et j’avais alors critiqué une méthode totalement fallacieuse qui consistait à ignorer les acteurs de l’époque et à demander l’avis de nos successeurs ! Ubuesque !


C’est ainsi qu’on arrive à un rapport bourré d’erreurs, de fausses conclusions, d’interrogations sans réponse et finalement d’un parti pris inacceptable.


Pire, ce rapport nous avait été présenté comme impartial. Or il se trouve que nous avions, avec Gérard Gaudron transmis des documents qui contredisaient ce que le rapport exposait. Ils ont eux aussi été ignorés. Drôle de méthode.


Compte-tenu de cela, mes adversaires politiques, le maire en tête, Miguel Hernandez, toujours prompt à jouer au petit procureur du peuple, et Henri Annoni, premier adjoint aussi incompétent que grande « gueule », pensaient tenir LE moyen de me faire taire à jamais. Preuve s’il en était qu’ils n’avaient aucun autre moyen de me museler. Mais voilà nous ne sommes pas en Union Soviétique et je ne terminerai pas dans un goulag.


Comme je n’ai pas ma langue dans ma poche, j’ai donc rassemblé toutes les données contradictoires à ce fameux rapport, les témoignages d’une quinzaine d’acteurs, et je les ai transmis à la chambre régionale des comptes en leur disant ma façon de penser et que l’éthique imposait qu’elle poursuive ses investigations.


Vous pouvez ici lire ce courrier. Je publie également la réponse qui en dit long sur la méthode employée par cette institution : pas de procédure contradictoire ! en clair, elle regarde ce qu’elle veut, elle sélectionne ce qu’elle veut, elle commente ce qu’elle veut sans rechercher l’objectivité.


Ici elle refuse clairement d’interroger les acteurs de ce dossier, elle refuse même de répondre aux questions sur ce qui lui a réellement servi de base pour construire son rapport. Devant tant d’opacité, le doute est permis.


Remarquons encore que la cour écrit clairement dans son courrier que ce rapport s’inscrit dans un processus plus large, un rapport national sur ce sujet. Et comme le révélait le journal « Le Figaro » le 27 septembre, les deux superviseurs de ce rapport sont pour l’un, Jean-Pierre Bayle ex-sénateur socialiste, et pour l’autre, Christian Martin ex-membre du bureau national du PS de 2005 à 2009. Chacun avouera qu’on pouvait faire plus impartial.


Rassurons les aulnaysiens, ce genre d’attaques n’est pas de nature à me détourner de ma tâche, servir au mieux les aulnaysiens.

 

D’ailleurs les professionnels des questions de sécurité ne sont pas dupes. En effet cette année le Centre Interdépartemental de Gestion de la fonction publique a demandé à  4 élus de Seine-Saint-Denis d’être jury du concours de police municipale. Je ferai partie de ces élus. Preuve s’il le fallait que les élus de l’actuelle majorité n’ont aucune crédibilité sur ce sujet.


Nous reviendrons  prochainement sur le vide absolu de la politique municipale en matière de sécurité constaté jour après jour par les aulnaysiens.

 

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : Mes interventions
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 08:00

La crise mondiale de 2008 aura rebattu beaucoup de cartes. Elle aura changé les grands équilibres de ce monde. Elle aura aussi replongé l’Europe dans ses vieux démons, et l’on ne le voit pas encore.

 

On accuse bien souvent à tort la mondialisation de tous les maux. Elle est pratique pour désigner l’autre et ses comportements comme la cause de nos difficultés, fuir nos responsabilités et finalement continuer à subir en maugréant. Cela soulage de s’indigner, de se mettre en colère. Pour certains politiques c’est même l’occasion de surfer sur la morosité ambiante, la peur et la colère.

 

La mondialisation a commencé il y a bien longtemps, et c’est elle qui permet aux uns de rencontrer les autres, de se comprendre, d’échanger et de préférer faire des affaires plutôt que la guerre. En vérité elle a été un immense facteur de stabilité. Elle n’a évidemment pas que des bienfaits et beaucoup en souffrent.

 

Avant cette crise de 2008, on pouvait voir le monde sous l’angle suivant : l’occident (l’Europe et l’Amérique du nord) dominait le monde par trois moyens : un modèle de pensée et de culture, un modèle économique, un modèle politique et démocratique. A travers les médias, nous constations partout l’avancée de ces modèles considérés comme universels. Même les révolutions arabes récentes le démontraient ! Finalement il n’en était rien et le réveil est difficile.

 

Nous pensions que la pensée universaliste, laïque, que la France promeut pouvait s’imposer à tous. Nous pensions que la culture avait vocation à « s’affranchir » des conventions et des pouvoirs pour librement élever le citoyen. Mais le niveau d’évolution de nos sociétés dans ces domaines, nous empêchait de voir que les 2/3 de l’humanité croient en un Dieu d’une façon ou d’une autre, et que leurs comportements et leurs choix sont souvent déterminés par cela ou au nom de cela.

 

Nous pensions que notre façon de faire des affaires était la seule façon de faire et qu’elle se ferait toujours à notre profit. Mais ailleurs les besoins étaient tellement plus criants qu’en Europe qu’un immense rééquilibrage devait forcément s’opérer à notre détriment. Cela ne s’est pas fait au prix d’un conflit armé, mais le résultat est le même.

 

Nous pensions que la démocratie du vieux continent pouvait s’exporter et s’adapter partout. Mais une démocratie suppose des sociétés suffisamment évoluées pour fabriquer des contre-pouvoirs civils, économiques, capables de s’émanciper du pouvoir politique amenant alors celui-ci à développer la négociation, la co-élaboration. Or peu de pays dans le monde ont pu développer ces moyens d’autonomie par rapport au pouvoir central. Du coup, la crédulité des peuples est chaque fois exploitée pour mettre au pouvoir des gens pas toujours bien intentionnés.

 

L’avenir de l’Europe, premier client des asiatiques, notamment de la Chine, est aujourd’hui suspendu au sort de la Grèce. Les USA, autre locomotive malade, voit également dans cette crise européenne, une façon pour la Chine d’imposer insidieusement leur leadership sur la marche du monde. Une concurrence mal vue mais contre laquelle il semble difficile de lutter aujourd’hui.

 

Le cas de la Grèce nous apprend 4 choses :

  • ·         L’élargissement à marche forcée de l’Europe ne pouvait pas garantir la stabilité de la zone à long terme
  • ·         L’organisation européenne n’est pas apte à gérer des crises de grande ampleur
  • ·         L’Europe a une chance d’être un partenaire des géants de ce monde mais plus un état européen seul
  • ·         Le choix de l’endettement irraisonné mène forcément à la ruine

Le tableau suivant dresse la dette des pays de l’Union Européenne et des USA à la fin 2010 :

 

Position

Pays

Dettes (en milliards de €)

En % du PIB

1

Grèce

329

144.9%

2

Italie

1843

118.4%

3

Belgique

340

96.2%

4

Irlande

148

94.9%

5

Portugal

161

93.3%

6

Etats-Unis d’Amérique

10179

92.9%

7

Allemagne

2062

83.2%

8

France

1646

81.7%

9

Hongrie

78

81.3%

10

Royaume-Uni

1353

79.9%

11

Autriche

205

71.8%

12

Espagne

642

61%

13

Malte

4

69%

14

Pays-Bas

370

62.9%

15

Chypre

11

61.5%

16

Pologne

195

54.9%

17

Finlande

89

48.4%

18

Lettonie

8

44.7%

19

Danemark

102

43.7%

20

Slovaquie

27

41%

21

Suède

146

39.7%

22

Slovénie

14

38.8%

23

Lituanie

10

38%

24

République tchèque

57

37.6%

25

Roumanie

37

31%

26

Luxembourg

8

19.1%

27

Bulgarie

6

16.3%

28

Estonie

1

6.7%

 

TOTAL

20071

Eurostat oct 2010 

 

La situation est claire, l’Europe et les USA cumulent chacun 10000 milliards de dette. En tête de liste, on retrouve tous les pays qui sont aujourd’hui en situation difficile, ceux dont on doute de leur capacité à rembourser.

 

Et quand on scrute attentivement ce début de liste, on aperçoit toutes les locomotives du monde occidental : USA, Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Italie, etc. les 12 premiers cumulent à eux seuls 18986 milliards d’euros soit 94,6% de la dette globale ! On comprend dans ces conditions que toutes ces grandes nations soient prises d’une crainte terrible : si le premier de cordée tombe, ne risque-t-il pas d’entrainer toute la cordée ?

 

Voilà pourquoi le cas grec est devenu l’urgence du monde occidental et par ricochet de tous ceux, chinois compris, qui ont des échanges commerciaux avec l’Europe mais pas seulement. L’Europe, c’est aussi une diplomatie, une force de stabilité dans un monde incertain et il est capital qu’elle le reste.

 

Je ne reviendrai pas sur la raison de la dette grecque, tout le monde a compris que les comptes publics étant truqués, la fraude fiscale étant un sport national, cela ne pouvait finir que comme cela.

 

Le plan européen, celui porté et même incarné par Merkel et Sarkozy, prévoit que les créanciers privés de la Grèce abandonnent la moitié de leur créance soit 100 milliards sur les 200 initiaux. Reste 150 milliards de dette envers les autres pays européens et le FMI qui ne pourront eux réduire ces créances compte-tenu de l’état de leurs propres finances. C’est un pas énorme.

 

Evidemment, cela ne résout pas le cas grec, et les efforts immenses demandés aux grecs paraissent fous, mais aussi plus nécessaires que jamais. On peut toujours râler sur les travers du système capitaliste, sur les dérives du système financier, sur la cupidité que quelque uns ont érigé au rang de seule raison de vivre, cela ne changera pas l’état des lieux et le fait qu’il faille se résoudre à réduire la voilure.

 

Les Grands de ce monde auront-ils, dans un second temps, la capacité à mieux réguler le petit monde des financiers ? Oui à partir du moment où ils n’en dépendront plus. Si nous avons aujourd’hui peur des agences de notation c’est parce que leur avis reflète la réalité.

 

 Quand nos finances seront assainies, l’avis de ces mêmes agences n’aura plus la même importance, pour ne pas dire aucune importance. Dans le rapport de force qui s’exerce entre ceux qui prêtent et ceux qui ont besoin (nos Etats) on comprend aisément qu’il vaut mieux être en bonne situation pour poser ses conditions.

 

 Ne faisons pas rêver les citoyens avec de doux rêves : nous devons être en bonne situation financière pour pouvoir demain édicter les nouvelles règles du monde financier. Dire l’inverse c’est beau mais c’est illusoire et dangereux.

 

Mais ce n’est pas cet aspect qui est le plus important à ce jour, car je suis sûr que les Grands de ce monde  n’auront pas envie d’être deux fois de suite suspendu à la notation des agences et menacés de faillite par des taux d’intérêts exorbitants.

 

Ce qui est le plus préoccupant, c’est la question du droit d’expression des peuples pour « choisir » leur sort. On a vu cette question se poser au moment où le premier ministre grec proposa un référendum à sa population pour adopter le plan d’extrême rigueur. Les espagnols vont aussi voter dans quelques jours et les italiens ont, eux, renoncé à des élections anticipées.

 

Faut-il donc partout en Europe, interroger les peuples sur la rigueur ? Faut-il faire voter les populations sur ce sujet ?

 

La réponse est difficile. Nous sommes des démocraties, le suffrage universel est donc la règle. Le sujet est d’importance, connaitre l’avis de la population est indispensable. Pour autant, les élus ont un mandat qui a une durée décidée au départ. Cette durée est une protection contre les revirements d’opinion, la tyrannie de l’immédiateté, la pression de ceux qui râlent le plus fort. Et dans des situations difficiles, celles ou les élus doivent prendre des décisions difficiles donc impopulaires, il n’est pas certain qu’il faille se soumettre à justement ces trois travers.

 

Que savons-nous des opinions publiques européennes aujourd’hui ? Elles ont à la fois peur de ne pas sortir de la crise, que celle-ci dure, mais également des mesures nécessaires pour en sortir. Elles le vivent comme le choix entre la peste et le choléra. Difficile dans ces conditions de leur demander leur assentiment. Chacun connait  ce que serait le résultat d’une telle consultation.

 

De plus, l’histoire, pas encore effacée des années 30, nous rappelle comment des consultations démocratiques réalisées dans des conditions aussi difficiles, peuvent conduire les moins démocrates mais surtout les plus radicaux à conquérir le pouvoir.

 

Partout en Europe, les extrêmes reprennent des couleurs et au nom de l’écoute des peuples demandent comme par hasard qu’on les consulte. Ils ont, eux, bien retenu les leçons de l’histoire.

 

Quand le bateau traverse une tempête, il n’est pas opportun de faire voter tous les passagers pour changer de capitaine ou savoir qui aura la priorité dans les canaux de sauvetage en cas de naufrage.

 

Cette explosion démocratique à laquelle pousse les extrêmes est aujourd’hui dangereuse. Elle amènerait à coup sûr plus de risque pour chacun mais elle nous amènerait irrémédiablement sur le chemin de l’affrontement entre les peuples.

 

Chacun doit bien comprendre les risques que nous courrons à laisser parler l’émotion plutôt que la raison et surtout à soutenir les thèses radicales.

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu nationale
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 08:40

fmQuel hasard !

 

Ce matin, en déposant ma fille à l'école, le tract suivant m'a été distribué. Les choses sont assez claires, je vous laisse en prendre connaissance en cliquant sur l'image.

 

Déjà ce week-end, sur le quartier Mitry, les parents en parlaient déjà : écoles plus nettoyées le week-end alors qu'on loue les réfectoires le week-end à des gens qui "oublient" de faire le ménage après, sanitaires sales, papier toilette manquant sans cesse au point que ce soit les enseignants qui ramènent ce dernier pour nos enfants ! Bref un tableau réjouissant après tout le misérabilisme qu'a pu faire le maire sur la question des sanitaires des écoles.

 

De toutes les écoles de la commune provient le même constat, le changement de prestataire n'est pas du tout à la hauteur de ce qui se faisait auparavant. La mairie avait en effet décidé lors du dernier appel d'offre, de changer de prestataire pour "moins cher" si je me souviens bien. "Moins cher" cache parfois "moins de prestations".

 

Je sais qu'on va me dire que beaucoup de sanitaires étaient vétustes et que la nouvelle majorité a accéléré les choses dans ce domaine. C'est vrai, il faut le reconnaitre. Mais rappelons que les réfectoires étaient tout aussi vétustes et que c'est là en priorité qu'avait porté l'effot financier important de la précédente majorité en matière de rénovation du patrimoine scolaire.Chacun peut constater avec aisance que ces réfectoires sont aujourd'hui des lieux plus agréables pour le repas de nos enfants. Les finances actuelles de la Ville le montrent, on ne peut pas tout faire en même temps surtout quand on a autant d'écoles.

 

La question aujourd'hui est toujours celle des priorités : plus de comm ou plus d'actions ?

 

Quand on multiplie son cabinet par 3, qu'on embauche à tour de bras des collaborateurs d'élus, qu'on "étoffe" le personnel de la direction de la communication tout en continaunt à faire appel à de nombreuses agences de comm, qu'on multiplie comme des petits pains les numéros du journal municipal, on ne peut avoir qu'un objectif : plus de comm.

 

Et comme il n'y a pas assez d'argent pour tout faire, ce sont les actions qui trinquent. Allez c'est bientôt Noël, sauf peut-être à SeguraLand...

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 19:12

Pour les aulnaysiens qui ne le savent pas encore, samedi 19 novembre prochain, le maire organise les assises de la Ville au collège Gérard Philipe. Une bonne idée mais tellement bien "calibrée" par le cabinet du maire et une agence de comm que cela tourne à l'apologie de Super Segura !

 

Et vous allez comprendre à quel point il ne recule devant aucun moyen pour réussir sa pub. En effet l'agence de comm chargée de cette journée recrute pour le maire 4 "animateurs" pour passer le micro de main en main pendant cette journée. Jusque là rien d'anormal. Un monsieur intéressé par cette annonce a donc appelé cette fameuse agence pour postuler. la surprise fut de taille : la mairie offre 800 € par personne pour la journée juste pour passer un micro de main en main ! Comme c'est dit dans le document sonore : "3 h de travail effectif tout au plus" . A ce tarif là, tellement indécent, la personne refuse et décide de révéler sur Daily Motion cette énormité.

 

Le lien suivant est à consulter de toute urgence jusqu'au bout, la fin est édifiante, et à faire suivre à tous les aulnaysiens que vous connaissez. Et je vous invite du coup à venir ce samedi constater par vous même un tel gaspillage. La prochaine fois qu'on vous dira qu'il n'y a pas d'argent, vous saurez pourquoi ...

 

 

Mise à jour du 15/11/2011 :

 

Le maire a réagi par communiqué déclarant ne pas être au courant du montant et se distant choqué, renonce à ces fameux animateurs. Dont acte.

 

Il reste un point en suspend : qui avait décidé du montant ?


Dans le document sonore, l'agence dit clairement que la mairie a un budget de 800€ par personne. Cela sous-entend bien que la mairie était à l'origine du montant.


Dans le communiqué du maire, il découvre ...

 

On ne saura jamais la vérité...

Par Frank CANNAROZZO - Publié dans : L'actu locale
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Bonnes Fêtes à tous

Chacun va pouvoir faire une pose importante avec sa famille autour des enfants. Ce moment de bonheur partagé permet de dépasser les difficultés quotiennes.

Mais à un moment où la crise mondiale n'épargne personne, c'est aussi l'occasion de soutenir les plus démunis.

Bonnes fêtes à tous.

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